mardi 2 mai 2017

Benoît Lutgen veut mener un combat frontal contre le PTB


Le Vif
Source: Belga
Le président du cdH, Benoît Lutgen, entend mener un combat "frontal" contre le PTB. Il attend des socialistes et des écologistes qu'ils s'engagent clairement à ne pas conclure d'alliance avec le parti de gauche radicale.


Benoit Lutgen © BELGA

Le président des centristes francophones avait déjà indiqué qu'il n'entrerait jamais dans une coalition avec le PTB. Il invoque aujourd'hui, dans un entretien publié mardi par "La Libre", le débat politique français, et les réticences d'une partie de la gauche à appeler à voter pour Emmanuel Macron afin de faire barrage au Front national, pour s'adresser à ses ex-partenaires de l'Olivier qu'il accuse de courir de plus en plus derrière le PTB.
"Le premier rendez-vous, c'est que tout le monde se positionne très clairement à l'égard du Front national ou du PTB. Que l'on dise: moi, démocrate, que je sois socialiste ou écologiste -parce que c'est d'eux dont il s'agit- je ne peux faire d'accords avec des gens qui sont incapable de défendre la démocratie. Sinon, la crédibilité de ces formations sur la défense des valeurs fondamentales sera largement ébranlée. Le combat contre le PTB doit être frontal", a déclaré M. Lutgen.
Depuis quelques mois, l'idée d'une forme de rassemblement des écologistes, des centristes et des libéraux sociaux de DéFI revient dans la presse, même si la forme d'une telle initiative reste particulièrement floue, quand l'initiative elle-même n'est pas démentie par les intéressés.
M. Lutgen évoque mardi une "recomposition du paysage politique". "En tout cas, pas une addition de partis. Il y a un vivier de personnes dans la société qui ont envie de s'impliquer. Le renouveau démocratique se retrouvera dans des formes alternatives de participation".


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA FIN DES PARTIS CHEZ NOUS AUSSI ?

Chez nous aussi, pense M. Lutgen, on se dirige vers une "réorganisation du paysage politique". "Le constat, développe-t-il, c’est le PS et Ecolo qui courent de plus en plus derrière le PTB. Mais il y a aussi un enjeu de démocratie. Avec le rendez-vous français, on voit que l’extrême gauche est incapable de prendre ses responsabilités."
« Je ne ferai pas de coalition avec le PTB, ça, c’est clair. J’avais déjà pris cet engagement avec la N-VA. Je prends le même engagement avec le PTB. »
Une "réorganisation du paysage politique" ? Certes on en parle depuis longtemps en Flandre pu le SPa semble envisager un cartel avec Groen singulièrement Anvers pour déloger Bart De Wever de son hôtel de ville. Mais en Wallonie ?
« Depuis quelques mois, l'idée d'une forme de rassemblement des écologistes, des centristes et des libéraux sociaux de DéFI revient dans la presse, même si la forme d'une telle initiative reste particulièrement floue, quand l'initiative elle-même n'est pas démentie par les intéressés. » Pour le dire sèchement : le FN semble être au PS français, ce que le PTB est au PS de di Rupo.
Décidément les élections présidentielles provoquent une onde choc qui n’épargne pas la Wallonie.  Le « niet » franc et déterminé de Lutgen est intéressant car il semble s’opposer au « oui » implicite de Di Rupo complètement déstabilisé par le succès du PTB. Quo vadis Wallonia ?
MG
BENOÎT LUTGEN : "CHEZ DÉFI, ECOLO, AU CDH, CERTAINS EN ONT MARRE DU CLIVAGE GAUCHE-DROITE"
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ANTOINE CLEVERS( DH)
Le président du CDH Benoît Lutgen annonce que son parti ne gouvernera pas avec le PTB. Selon lui, une "réorganisation du paysage politique" est en cours. Enfin, il faut renouveler, dit-il, les administrateurs de Publifin et Nethys.
La tradition du 1er mai. Sa fête du travail, son Internationale, ses défilés faisandés, ses discours vindicatifs. Et cette agression dont a été victime le porte-parole du PTB, Raoul Hedebouw . Benoît Lutgen, le président du CDH, la "condamne avec la plus grande fermeté". Evidemment. En revanche, sur le fond des messages prononcés lundi, il reste perplexe. A l’entendre, l’affrontement politique entre la gauche et la droite, caricaturé à chaque 1er mai, ne répond plus aux attentes de la population. En France, Emmanuel Macron, à la tête du mouvement "En Marche" qui veut transcender le clivage gauche-droite, est en passe de gagner l’élection présidentielle, le 7 mai, face à l’extrême droite de Marine Le Pen.
Chez nous aussi, pense M. Lutgen, on se dirige vers une "réorganisation du paysage politique". "Le constat, développe-t-il, c’est le PS et Ecolo qui courent de plus en plus derrière le PTB. Mais il y a aussi un enjeu de démocratie. Avec le rendez-vous français, on voit que l’extrême gauche est incapable de prendre ses responsabilités."
VOUS PENSEZ À JEAN-LUC MÉLENCHON ?
Oui. Et au PTB. Si Le Pen devait gagner, ce serait une catastrophe économique et sociale, et ce serait une atteinte à nos libertés. Quand on est démocrate, ne pas prendre ses responsabilités face à l’extrême droite - et Ecolo l’a à peine fait - ce n’est pas acceptable !
VOUS DOUTEZ DE LA SINCÉRITÉ DÉMOCRATIQUE DU PTB ?
Mais je n’ai pas de doute ! Le PTB porte un projet collectiviste où l’Etat est tout puissant et l’être humain écrasé dans ses libertés. Alors, oui, j’accuse ceux qui ne sont pas clairs vis-à-vis du PTB : le PS et Ecolo. Qu’ils soient prêts à faire des coalitions avec des gens qui ne se positionnent pas clairement contre l’extrême droite, c’est inacceptable.
Cela Signifie Que Le CDH Ne Gouvernera Pas Avec Le PTB ?
Je ne ferai pas de coalition avec le PTB, ça, c’est clair. J’avais déjà pris cet engagement avec la N-VA. Je prends le même engagement avec le PTB.

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