lundi 29 mai 2017

Merkel: l'époque "où on pouvait compter les uns sur les autres est quasiment révolue"


AFP
La Libre

Angela Merkel a qualifié de "quasiment révolue" l'époque où la confiance prévalait, dans une apparente allusion à la relation entre l'Europe et les Etats-Unis, mise à rude épreuve lors du voyage en Europe du président américain Donald Trump.
"L'époque où nous pouvions entièrement compter les uns sur les autres est quasiment révolue. C'est mon expérience de ces derniers jours", a dit Mme Merkel lors d'un meeting à Munich, dans le Sud de l'Allemagne.
"Nous, Européens, devons prendre notre destin en main", a-t-elle ajouté. "Nous devons nous battre pour notre propre destin", a poursuivi la cheffe du gouvernement allemand, selon qui les relations avec le président français Emmanuel Macron doivent être d'autant plus étroites.
Angela Merkel s'exprimait dans la capitale bavaroise au lendemain d'un sommet du G7 (Allemagne, France, Italie, Japon, Canada, Etats-Unis, Royaume-Uni) à Taormina, en Sicile, où l'unité des sept pays parmi les plus riches du monde s'est brisée face à un Donald Trump refusant de s'engager en faveur de l'accord de Paris contre le réchauffement climatique.
La chancelière allemande avait d'ailleurs jugé les discussions de vendredi et samedi sur le climat "pas du tout satisfaisantes".
Au cours du premier voyage à l'étranger de sa présidence, M. Trump s'est également rendu à Bruxelles où il a infligé une sérieuse déconvenue à ses alliés de l'Otan en refusant de s'engager explicitement en faveur de leur défense collective.
Il y a aussi qualifié les pratiques commerciales des Allemands de "mauvaises, très mauvaises", selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
AMERICA FIRST VERSUS EUROPE FIRST

Oncle Donald a déjeuné donc jeudi avec Philippe l’énigmatique et rencontré Charles, éternel éberlué. Il a échangé déjà avec les trois religions du livre et dialogué pour conclure avec le pape François, avatar très réussi de ce brave Don Camillo.  Sa longue prise de parole médiocre  sur l’islam nous rappela le lumineux discours du Caire d’Obama. Ce qui visiblement intéresse oncle Donald ce n’est pas tellement la paix au Moyen Orient mais plutôt les plantureux carnets de commande de l’Arabie Saoudite aux fabricants d’armes US : plusieurs centaines de milliards de dollar. De quoi créer, selon lui un million de jobs yankees.
Décidément, il est bon de savoir qu’il y a désormais un  Macron à l’Elysée. Son entrevue avec oncle Donald  fut franche, dit-on, et elle s’est conclue par une singulière poignée de main. Oncle Donald exige que ses « alliés » européens payent leur quote-part de l’OTAN, et que les Allemands cessent d’inonder le marché américain de millions de bagnoles made in Germany : America first.
Les Européens regrettent déjà l’ancien président qui à défaut de marcher sur les eaux était rassurant et convivial. L’avantage c’est que ceci cumulé à l’arrivée de Macron à l’Elysée resserre et réchauffe le lien franco- allemand et ranime le flambeau européen. "Nous, Européens, devons prendre notre destin en main déclara Angela  : Europe first, enfin.
MG 


MACRON SUR SA POIGNÉE DE MAIN AVEC TRUMP: «CE N’EST PAS INNOCENT»
Le Soir 


Les deux « nouveaux » présidents ont échangé une poignée de main insolite – longue et appuyée – ce jeudi à Bruxelles, sous l’œil des caméras du monde entier.
• © AFP

Dans un entretien publié ce dimanche dans l’hebdomadaire français le « Journal du Dimanche », Emmanuel Macron revient notamment sur sa poignée de main avec le président américain Donald Trump en marge de leur entrevue à Bruxelles. «  Ma poignée de main avec lui, ce n’est pas innocent, ce n’est pas l’alpha et l’oméga d’une politique mais un moment de vérité  », a confié le président de la République française. «  Il faut montrer qu’on ne fera pas de petites concessions, même symboliques, mais ne rien surmédiatiser non plus  », explique-t-il.
Les deux « nouveaux » présidents ont échangé une poignée de main insolite – longue et appuyée – ce jeudi à Bruxelles, sous l’œil des caméras du monde entier. La séquence a largement été reprise. Dans le « JDD », Emmanuel Macron constate également que «  Donald Trump, le président turc ou le président russe sont dans une logique de rapport de forces, ce qui ne me dérange pas. Je ne crois pas à la diplomatie de l’invective publique mais dans mes dialogues bilatéraux, je ne laisse rien passer, c’est comme cela qu’on se fait respecter  ».

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