mardi 20 juin 2017

C’est Bruxelles que la crise du PS assassine


PAR BÉATRICE DELVAUX 
Le Soir

La structure de la Région est depuis des années dénoncée par la Flandre comme propice au gaspillage budgétaire, à la multiplication des mandats inutiles et à l’inefficacité.CET ARTICLE RÉSERVÉ AUX Les tourments du PS ne mettent pas en danger que le parti, ses militants et ses cadres. Ils causent aussi une déflagration terrible sur Bruxelles, la Ville et la Région. Les deux sont sous les tirs nourris et assassins du nord du pays, qui trouve désormais la justification rêvée pour exiger la grande réforme institutionnelle de la capitale, qu’il réclame depuis très longtemps.
La Flandre a toujours considéré la Région bruxelloise si pas avec dédain, du moins avec désamour, et surtout un très gros regard critique. La structure de la Région, avec ses 19 communes et ses six zones de police, est depuis des années dénoncée par la Flandre comme propice au gaspillage budgétaire, à la multiplication des mandats inutiles et à l’inefficacité. Nombre de Flamands ont d’ailleurs toujours refusé l’idée de Bruxelles Région à part entière, estimant qu’elle échouait dans la démonstration de la raison d’être de sa complexité et de son millefeuille institutionnel. Notons que les Wallons n’en pensaient pas moins, mais le scandale Publifin les empêche aujourd’hui de se joindre à l’hallali.
Que ce soit les problèmes d’insécurité (pour nombre de Flamands, Bruxelles, c’est Chicago), la chute de plaques de béton dans les tunnels, la mise en place chaotique du piétonnier, la saleté des rues ou le développement de foyers de radicalisme : tout est vu à l’aune de la non-coordination des zones de police et des niveaux de pouvoir, de la rivalité entre des bourgmestres de couleurs politiques différentes.
En ligne de mire : l’argent donné à Bruxelles pour se refinancer qui serait donc très mal utilisé et la toute-puissance socialiste et francophone.
Qui aura désormais les arguments pour défendre la Région bruxelloise contre ce procès en règle qui lui est à nouveau fait, dès lors que les affaires du Samusocial et autres (on a eu droit cette semaine au réseau d’ASBL opaques, aux structures hospitalières d’apparence bidon, aux mandats juteux, quid demain ?) donnent aux Flamands la corde pour tuer les outils et les politiques mises en place depuis des années ?
Cruelle ironie. Les errements socialistes sont en train de miner l’édifice bruxellois qu’ils ont souvent été les plus fervents à défendre et à ériger. Yvan Mayeur voulait remettre sa ville sur la carte du monde, Philippe Close voulait en faire un pôle d’animation culturelle, touristique et économique de premier plan, Rudi Vervoort veut créer un musée d’art contemporain à même de développer la zone du Canal : tout cela et tant d’autres choses sont au cœur d’une stratégie PS désormais crucifiée par l’impression d’avoir été dévoyée à des fins de pouvoir et d’enrichissement personnel. C’est très dur pour le PS, mais c’est terrible pour Bruxelles. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« C’EST TERRIBLE POUR BRUXELLES. » 

Si on lit bien l’analyse de Béatrice Delvaux, Bruxelles serait, à l’évidence la première bénéficiaire d’un éloignement du PS des manettes de la gouvernance. « La structure de la Région est depuis des années dénoncée par la Flandre comme propice au gaspillage budgétaire, à la multiplication des mandats inutiles et à l’inefficacité. » « En ligne de mire des Flamands : l’argent donné à Bruxelles pour se refinancer qui serait très mal utilisé et la toute-puissance socialiste et francophone. » « C’est très dur pour le PS, mais c’est terrible pour Bruxelles. »
Question : l’initiative singulière de Lutgen est-elle de nature à corriger le tir en mettant fin brutalement à l’Etat PS à Bruxelles et aussi en Wallonie ? C’est un tournant, un moment crucial pour le destin de Bruxelles et celui de la région wallonne. Il se pourrait que ceci entraîne le déclin de l’Etat Ps et peut être même le déclin du puissant parti socialiste miné par les affaires et paralysé par un président lobotomisé. Pascal Delwit : « le PS menace de se réduire à la taille d’un parti moyen autour de 20%. »
Le MR empêtré lui aussi dans une affaire De Decker (qu’un PS aux abois va tout faire pour transformer en affaire Reynders) n’est sans doute pas le chevalier blanc capable de relever ce formidable défi comme Olivier Maingain semble l’avoir deviné. Il exige l’éloignement de De Decker mais aussi celui de Milquet. Clever.
Mais que se passera-t-il si le MR refuse de s’allier au CDh ?
Le chaos ? 
Et quid d’une éventuelle alliance entre un PS dirigé par Magnette et le MR qui surprendrait tout le monde, mettrait le CDh hors-jeu pour de bon et serait de nature à débloquer les tensions entre le fédéral et les régions francophones ? Ce serait évidemment une manière de renforcer la position du premier ministre MR Charles Michel face à l’encombrante N-VA. Les silences médiatiques de Bart De Wever sont assourdissants. L’heure est à l’audace politique. Droite et gauche ensemble sur base de déclarations gouvernementales à compromis, comme désormais à Paris et à Berlin depuis longtemps.
Compromis à la belge ? Consensus pour sauver l’essentiel ? Pourquoi pas ?
MG 


CRISE POLITIQUE: EN COMMUNAUTÉ FRANÇAISE, LES TENSIONS S’AGGRAVAIENT
BOSCO D'OTREPPE 
La Libre Belgique 



Cours de philosophie et de citoyenneté, formation initiale des enseignants, décret Paysage, fusion UCL-Saint-Louis… Au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (ex-Communauté française), sur bien des dossiers, les relations entre le PS et le CDH n’étaient plus optimales; les divergences étaient même objectives et idéologiques.
LA LIBERTÉ D’ASSOCIATION AU CŒUR DES DÉBATS
Au niveau de l’enseignement secondaire, le dossier qui a cristallisé le plus de tensions fut celui du cours de philosophie et de citoyenneté. En début de législature, dans la déclaration de politique communautaire, le deal conclu avait été celui de garder dans l’enseignement officiel une heure de religion ou de morale, et d’organiser (sauf pour les parents qui feraient le choix de deux heures) une heure de citoyenneté. Le décret Citoyenneté a respecté cet accord, mais le PS ne s’en est jamais contenté, et a encouragé les parents, parfois de manière très active, pour qu’ils choisissent les deux heures de citoyenneté. L’objectif du PS reste de mettre fin, à terme, au cours de religion. Le CDH n’a jamais accepté ces offensives socialistes et laïques. La place à accorder au religieux dans l’espace public a donc toujours envenimé les relations entre les deux partenaires.
AU NIVEAU DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, LES DOSSIERS ÉPINEUX ÉTAIENT MOINS SYMBOLIQUES, MAIS PLUS IMPORTANTS.
On retrouve dans l’organisation de la formation initiale des enseignants (qui a mis beaucoup de temps à atterrir en mai dernier), dans le suivi du décret Paysage (qui a réorganisé l’enseignement supérieur en 2013), ou dans le dossier de la fusion entre l’UCL et Saint-Louis une divergence notable entre les deux partenaires. Alors que le CDH met en avant la liberté d’association des acteurs, le PS souhaitait l’encadrer par les logiques territoriales définies par décret. Sans oublier que la fusion entre l’UCL et Saint-Louis a réveillé des relents de guerre entre piliers catholiques et laïques.
Étrangement, c’est le dossier le plus complexe de la législature, le Pacte pour un enseignement d’excellence, qui a échappé aux divergences entre le PS et le CDH. Cela n’a cependant pas suffi à convaincre totalement le terrain.
LES ÉCOLES DANS L’EXPECTATIVE
Quel est désormais l’avenir de ces dossiers ? La question est redoutable, tant la coalition va être difficile à monter en Fédération.
Avec l’hypothèse d’un MR dans le gouvernement, on peut imaginer que la fusion entre les deux universités est sur de meilleures voies qu’avec le PS. Le Pacte pourrait de son côté être assoupli (notamment sur le tronc commun). Notons que sur ce dossier du Pacte, la prudence dont a fait preuve ces derniers mois la ministre de l’Education Marie-Martine Schyns (CDH) pourrait rassurer le MR.
En attendant, ce sont les directions des écoles qui se retrouvent dans l’expectative. Sur de nombreux points, des décrets étaient attendus pour organiser au mieux la rentrée de septembre.
Bosco d'Otreppe. 


OVERLEEFT DE PS DEZE COUP?
CdH gooit Waalse socialisten uit deelregeringen De Morgen
- ADB/JVH 



  1► 19 juli 2014: het PS-congres keurt de deelname aan de Waalse en Brusselse regeringen goed. Drie jaar later wordt de partij van Rudy Demotte, Laurette Onkelinx, Elio Di Rupo, Paul Magnette en co. naar de oppositie verwezen. ©Eric Herchaft © Reporters
ZAL DE PS DE COUP, DIE CDH-VOORZITTER BENOÎT LUTGEN GISTEREN ONVERWACHT PLEEGDE, OVERLEVEN? TWEE SCENARIO'S.
JA
Want deze crisis is een kans voor de PS om zich te herbronnen. Iets waar de partij dringend nood aan heeft. "Paul Magnette is nu geen Waals minister-president meer en kan de fakkel van Di Rupo overnemen", zegt RTBF-analist Alain Gerlache.
De PS zal bovendien in een links oppositieblok terechtkomen, met de communistische PTB van Raoul Hedebouw. Puur electoraal is dat interessant, want dan staan ze samen tegenover een centrumrechtse coalitie rond MR en cdH.
Daarnaast kan de PS zich zo beter afschermen van het 'extreemlinkse gevaar'. Vanuit de oppositie zal de partij weer volop linkse standpunten kunnen innemen. Dat helpt om de wind uit de zeilen te nemen van de populaire PTB.
Als Magnette straks de nieuwe sterke man van de PS wordt, heeft hij - in tegenstelling tot Di Rupo - nog genoeg politiek kapitaal om de socialistische stal grondig uit te mesten tegen de verkiezingen in 2018 en 2019.
NEE
Want als de Parti Socialiste door de breuk met cdH straks in geen enkele regering meer zit, is dat voor het eerst sinds de jaren tachtig. Dat betekent geen ministers meer, geen kabinetten en veel minder macht.
'ZIJN VOORZITTERSCHAP IS KLINISCH DOOD'
RTBF-ANALIST ALAIN GERLACHE
De PS zal de feiten moeten ondergaan vanuit de oppositie. Dat is de partij niet gewend. Bovendien wordt het na de schandalen rond Samusocial en Publifin heel moeilijk om de Brusselse en Waalse regering geloofwaardig te bekampen.
"Het ziet ernaar uit dat de PS voor lange tijd niet meer de enige dominante partij zal zijn in Wallonië", zegt ULB-politicoloog Pascal Delwit. De PS dreigt te krimpen tot een middelgrote partij van 20 procent.
De dagen van partijvoorzitter Elio Di Rupo (PS) lijken zo stilaan geteld. De kans is groot dat hij plaats zal moeten ruimen voor de nieuwe garde. "Zijn voorzitterschap is klinisch dood", zegt Alain Gerlache. Een stammenoorlog dreigt.
HENDRIK VUYE: 'SAMEN MET DE PS STORT OOK DE N-VA-STRATEGIE IN'
Simon Demeulemeester Redacteur Knack
Het confederalisme van de N-VA is verder af dan ooit, denkt Kamerlid Hendrik Vuye (ex-N-VA): 'De Belgische problemen blijven, er is geen PS meer om uit te roken, en de partijen die de nieuwe Franstalige regeringen moeten vormen zijn stuk voor stuk zéér belgicistisch.'
Nu CDH zonder de PS verder wil, vervliegt ook de N-VA-strategie om Wallonië uit te roken, meent Kamerlid Hendrik Vuye (Vuye&Wouters). En dus vindt hij zijn voormalige partij de grote verliezer van de demarche van CDH-voorzitter Benoît Lutgen. 'Dit is het failliet van de uitrookstrategie van de N-VA. Door een rechts, Vlaams beleid te voeren, hoopte Bart De Wever dat Wallonië vanzelf zou weglopen van Vlaanderen. Daarvoor is het wel cruciaal dat de PS hét machtsblok blijft. Maar nu ze overal in de oppositie zit, maakt het niet uit hoe regionalistisch ze is. Bovendien zijn de partijen die de nieuwe regeringen moeten gaan vormen - MR, CDH, Ecolo en Défi





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