samedi 10 juin 2017

Crombez (SP.A): «Je suis dégoûté par le comportement de Mayeur»


Par Jennifer Dassy
Le Soir 



Pour le SP.A, depuis le scandale du Samusocial, il n’est plus question de travailler avec le PS bruxellois à la Ville de Bruxelles pour le moment..

Le scandale du Samusocial a abîmé un peu plus l’image du PS. Bien que l’heure ne soit pas à la mutinerie, les avis concernant Elio Di Rupo sont plus que nuancés. Tandis que Laurette Onkelinx apparaît affaiblie.
La rupture est consommée entre le PS et le SP.A. Selon John Crombez, président du SP.A, le « degré de perversité » du PS bruxellois ne connaît aucune limite, a-t-il estimé dans un entretien accordé à De Morgen.
Ce mercredi, Crombez a donné un ultimatum à ses collègues du PS : soit Mayeur s’en va, soit c’est le SP.A. Pour Crombez, c’était la meilleure décision à prendre. « Je le referais à nouveau », explique-t-il. Finalement, le premier a remis sa démission, le second quitte la majorité.
« AUCUN SENS MORAL »
« Ils sont en colère et rancuniers », estime Crombez à propos du PS bruxellois. « Ils ont pensé que nous allions rester assis tranquillement dans un coin, mais je n’en aurais pas tant espéré. Il y a des limites. Vous savez sûrement que, depuis deux ans, au SP.A, nous travaillons à des règles plus strictes sur le cumul ».
Et c’est bien le manque d’éthique qui gêne Crombez. « Mayeur a pris de l’argent à une organisation qui aide les sans-abri pour compléter son salaire avec un bonus mensuel. Ensuite, il n’a pas estimé nécessaire de s’expliquer sur le sujet. Eh bien oui, je pense qu’il est logique que les gens s’énervent. Je suis moi-même dégoûté. Il n’y a plus de sens moral ».

CLOSE, MONSIEUR SHOWBIZ
Philippe Cornet Le Vif 
 
Philippe Close remplacera Yvan Mayeur en tant que bourgmestre de Bruxelles. En 2016, lors du dernier Brussels Summer Festival, nous dressions son portrait. 


Philippe Close, ici en compagnie de Tony Bennett et Lady Gaga au jour de leur mini-concert sur la Grand Place de Bruxelles. © BELGA/Laurie Dieffembacq 
Cet article a été publié pour la première fois le 4 août 2016. 

Echevin PS, Philippe Close est à la tête du Brussels Summer Festival (BSF), de La Madeleine, du Palais 12... Et vise désormais le Cirque royal. Sa recette: le mélange de "marxisme" et de grandes ambitions d'entertainment. Et du public et du privé.
Philippe Close reçoit au 14, Grand-Place, en ses bureaux d'échevin des Finances, du Personnel et du Tourisme de la Ville de Bruxelles. La déco? Quelques figurines, dont Elvis - prénom d'un de ses deux enfants - et deux photos de Tony Bennett et Lady Gaga, dont une, prise sur le balcon de l'hôtel de ville, alors que le duo américain donnait un concert privatisé sur "la plus belle place du monde" le 22 septembre 2014, pour présenter son album Cheek to Cheek. "J'ai accepté de faire ce lancement sur la Grand-Place parce que cela fait une pub monstrueuse et positive à Bruxelles. C'est aussi la raison pour laquelle on a eu aussi Taratata, place des Palais: le pouvoir du milieu musical est ultrapuissant." 
                   

Souriant, affable, Philippe Close est aussi qualifié de "tueur" par ses opposants politiques. © Philippe Cornet 

Au mur trône la gueule de Lemmy Kilmister, le mythique leader de Motörhead mort l'an dernier, affichant son slogan favori, Fuck... Philippe Close, 45 ans, est d'un abord tout contraire. Sourire abondant, carrure large, affabilité, ce fils de banquier namurois a immigré à Liège avant de venir s'installer à Bruxelles à l'âge de 12 ans. "Il est sympa mais c'est un tueur", livre un opposant politique qui, lui aussi, préfère l'anonymat. L'intéressé répond, pragmatique: "Lorsque Roger Lallemand, dont j'étais collaborateur parlementaire, s'est fait éjecter brutalement au sein du PS, où j'étais entré vers 1993, j'ai compris que la politique n'était pas pour les enfants de choeur... A un moment, on doit décloisonner le débat et être un tueur pour ses idées. Je suis issu de l'appareil du PS, j'en ai suivi le cursus, notamment en travaillant à l'Institut Emile Vandervelde et en étant porte-parole de Di Rupo, mais je me suis souvent entouré de gens atypiques qui m'ont appris des choses."
Dont Olivier Mees, parrain d'un des enfants de Joëlle Milquet, CDH passé MR, ayant siégé au CA du Botanique. Ou l'attaché de presse Emmanuel Deroubaix, récemment suspendu un an du MR pour avoir giflé une journaliste. Georges Dumortier aussi, ex-directeur du Botanique ayant eu de sérieux ennuis judiciaires il y a dix ans, à présent directeur musical de Classissimo, festival longtemps associé au BSF, cette année patronné par l'échevinat de la Culture de Karin Lalieux, autre élue PS de la Ville de Bruxelles.

  

Sous Philippe Close s'est développé le Brussels Summer Festival, mais aussi Bruxelles les Bains et les Plaisirs d'hiver. Entre autres. © DR 

BRUXELLES FERMAIT À 22 HEURES
Ayant raté le poste de bourgmestre occupé par Yvan Mayeur depuis 2013, Close est député régional bruxellois et chef de groupe PS au parlement bruxellois. Il est aussi, notamment, l'homme de l'ouverture, en 2013, du Palais 12, plutôt bien rénové sur le site un brin décati du Heysel. Première étape d'une opération de la Ville de Bruxelles sur les salles de spectacle qui a pour but initial de contrer un Forest National vieillissant et le quasi-monopole flamand sur le business des concerts avec la filiale belge de l'américain Live Nation, dont le boss, Herman Schueremans, est Open VLD. "Le Sportpaleis anversois a investi Forest National à l'automne 2013, embraie Philippe Close. On n'imagine pas un instant des francophones mettant un pied dans le business en Flandre. On serait viré tout de suite." Pas faux, tout comme on peut le croire lorsqu'il rappelle qu'avec le maïorat du morne François-Xavier de Donnea, de 1994 à 2000, "la ville fermait à 22 heures".
Philippe Close devient chef de cabinet du bourgmestre Freddy Thielemans (2001-2013), qui va rarement se coucher avec les poules. D'où un florilège de Plaisirs d'hiver, de Bruxelles-les-Bains et de kermesses modernes, installés via une pléiade d'asbl ou de sociétés commerciales où siège Close, comme administrateur (Atomium asbl, Iris, Institut Jules Bordet) ou président (foires et salons de Bruxelles, Fire-Starter). Dix-sept au total. Ce juriste sorti de l'ULB a tissé ce qu'un opposant politique définit comme une "constellation, symptomatique de la Ville de Bruxelles où tout le monde s'entraide. Une subdivision des affaires en "milliards" de petits morceaux qui vous permettent d'arroser les gens. Du clientélisme à mort." Close, lui, expose cela autrement: "La société, c'est un rapport de force et celui qui l'a le mieux compris, c'est Marx. Je crois à la lutte des classes mais il faut des hommes et pas juste de la structure. C'est là que je suis social-démocrate. Il faut faire bouger les lignes et comme pouvoir public, on est d'abord là pour ceux qui en ont besoin. Le danger, c'est de se croire tout permis, j'ai une légitimité, des électeurs." 

"LE DANGER, C'EST DE SE CROIRE TOUT PERMIS; J'AI UNE LÉGITIMITÉ, DES ÉLECTEURS"
Mais quel rapport entre le marxisme et le package de 8 places VIP pour le BSF vendues pour 1.400 euros? "C'est parce que je fais ce package que le pass du festival n'est qu'à 50 euros. Grâce au partenariat privé, je fais payer un tiers du festival."
MAYEUR, PRÉSIDENT
Le Palais 12, vaisseau capable d'accueillir 15.000 spectateurs, rejoint cet autre projet conduit par Philippe Close: le BSF, qu'il préside, créé il y a quinze ans, est la première initiative à faire tiquer les professionnels de la profession, promoteurs de concerts. D'autant qu'Eurit'mix - son premier nom - est initialement gratuit et brouille donc les prix du marché. Le festival, installé dans des endroits privilégiés de la capitale - la place des Palais, le Mont des Arts - devient payant et une quinzaine d'années plus tard, a toujours la même réputation de flatter les cachets, parfois exagérément. Ainsi du montant d'embauche du groupe anglais Tindersticks, qui se produira ce 11 août - 35.000 à 40.000 euros, soit deux fois le cachet usuel: Close se borne à renvoyer au programmateur Denis Gérardy et à l'enveloppe artistique globale "autour du million d'euros". La question étant donc: est-ce le rôle de la Ville de se substituer au privé? "Je ne suis pas rémunéré pour mes mandats, et rétribué uniquement comme échevin et comme député, répond Philippe Close. Ces sociétés ne sont pas mes sociétés. Mes postes découlent de mes mandats publics. Je ne prends la place de personne." 

Fin juin dernier, on annonce que le bourgmestre Yvan Mayeur prendra prochainement la place de Philippe Close comme président du conseil d'administration de Brussels Major Events, asbl organisatrice d'événements tels que Bruxelles-les-Bains ou Plaisirs d'hiver. De l'argument touristique XXL. Mayeur et Close sont de notoriété publique concurrents, et certaines langues (pas forcément fourchues) assurent qu'ils ne se parlent plus que par l'intermédiaire du premier échevin, le MR Alain Courtois. "Entre autres pour des raisons sécuritaires - dont le bourgmestre est en charge - Yvan a considéré qu'il fallait mieux qu'il chapeaute ces événements dans l'espace public, explique Philippe Close. Honnêtement, ça ne me touche pas. Du moment que je puisse continuer mes trucs..."
DRÔLE DE CIRQUE
Parmi les trucs, le Cirque Royal, dont la Ville veut récupérer la gestion à partir du 1er juillet 2017, mettant ainsi fin prématurément à la concession de trois fois neuf ans cédée au Botanique. Close affirme que la Ville a besoin d'une salle de 2.000 places pour "en faire une destination touristique et d'affaires": après divers épisodes, le conseil communal a proposé, le 27 juin dernier, un appel à candidatures pour mise en concession du Cirque royal. Globalement, cet appel semble taillé pour Brussels Expo, la puissante asbl dont Philipe Close est président du conseil d'administration depuis fin 2013, chapeautant La Madeleine, le site du BSF, les Palais des expositions et le Palais 12 du Heysel.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"IL EST SYMPA MAIS C'EST UN TUEUR" 

Wait and see. A chacun de se faire son opinion sur le nouveau maïeur bruxellois. La barque socialiste tangue, saura-t-il la redresser ? «
Ce juriste sorti de l'ULB a tissé ce qu'un opposant politique définit comme une "constellation, symptomatique de la Ville de Bruxelles où tout le monde s'entraide. Une subdivision des affaires en "milliards" de petits morceaux qui vous permettent d'arroser les gens. Du clientélisme à mort." 



 
LE SCANDALE REPLACE PHILIPPE CLOSE AU SOMMET DE LA VILLE
MATHIEU COLLEYN ET PORTRAIT D'ANTOINE CLEVERS
LA LIBRE

Les tractations sont loin d'être terminées dans la nouvelle majorité. Le SP.A victime de la déroute d'Yvan Mayeur. Portrait de celui que Freddy Thielemans désigna comme son successeur naturel.
La majorité communale bruxelloise, le SP.A en moins, a fini par accoucher, dans la douleur, d’une décision pour la reprise des commandes de la Ville. C’est l’échevin des Finances et du Tourisme, le socialiste Philippe Close, qui sera proposé à la succession d’Yvan Mayeur, le bourgmestre démissionnaire emporté par le scandale du Samusocial. Celui qui fut longtemps désigné dauphin par son mentor, l’ancien bourgmestre Freddy Thielemans, avant de se faire doubler par Yvan Mayeur, a assuré hier en conférence de presse poursuivre le projet ambitieux de l’équipe en place. Sa personnalité, forcément plus ronde que celle de Mayeur, devrait améliorer les relations de la Ville avec les victimes du piétonniers ainsi qu’avec la Région bruxelloise.
Les socialistes néerlandophones, dont le chef de file n’est autre que le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet, sont donc mis hors jeu. Sur ce point, deux versions circulent. Celle, officielle, du nouveau collège veut que le SP.A a choisi de partir. L’autre, plus officieuse, voulant que PS, MR et Open VLD n’attendaient en fait que l’occasion de se débarrasser des socialistes néerlandophones en raison de relations devenues très conflictuelles avec l’échevine SP.A Ans Persoons. Le divorce est intervenu dès jeudi soir, au début des tractations entre les quatre partis réunis pour s’entendre sur l’identité du futur bourgmestre. Malgré les démentis intervenus hier, il se confirme que le PS a attaqué la négociation en réclamant un échevinat pour Yvan Mayeur, bien décidé, signale-t-on à "La Libre", à maintenir son niveau de rémunération malgré l’extraordinaire déroute qu’il vit aujourd’hui. Outrée, mais également mise en difficulté par les déclarations très fortes de son président de parti John Crombez (le PS n’est visiblement pas près de les oublier), Ans Persoons a quitté la table pour ne jamais y revenir. Durant la soirée, l’hypothèse d’un poste mayoral pour la députée échevine Karine Lalieux (PS) avait vécu. Sans accord, les trois partis restants se sont quittés vers 2 heures du matin pour se retrouver vendredi matin dans un local du Heysel afin de poursuivre les discussions.
LE MR SE SENT RENFORCÉ
S’il n’y eut point d’huîtres au menu de cette nouvelle réunion, à entendre le premier échevin libéral Alain Courtois, la table était pleine de possibilités, de formules politiques, de demandes et de desiderata. Le MR, par exemple, a d’une part montré sa volonté de poursuivre dans un attelage dominé par le PS. Loyal. Sympa. Alors que dans la famille libérale, des critiques se font entendre quant à la faiblesse de la réaction du MR bruxellois dans l’affaire du Samusocial. Mais il a aussi rappelé que depuis les élections de 2012, son groupe avait gagné deux conseillers communaux (des dissidences de Défi et du CDH), ce qui renforçait son poids dans la majorité. Les libéraux pouvaient également revendiquer le mayorat. "On a tout de suite compris qu’ils voulaient un échevin", glisse un socialiste. C’est précisément ce qui se prépare.
Le MR devrait récupérer un des 7 postes socialistes puisque celui d’Ans Persoons ne sera pas remplacé. Pour qui au MR ? Trois possibilités : Jacques Oberwoits, Clémentine Barzin et David Weytsman. Le premier est un pilier libéral de la Ville de Bruxelles (il a près de 70 ans), la seconde est une fidèle du clan Reynders pour qui elle travaille et le dernier est un jeune du cabinet de François Bellot bien élu à la Ville. La direction du parti a demandé d’être étroitement associée à la décision.
Côté PS, il va aussi y avoir du mouvement. Philippe Close libère un poste d’échevin, tout comme, mais c’est à confirmer, Ahmed El Ktibi, vivement pressenti pour prendre la succession de Pascale Peraita à la présidence du CPAS. Cela fait deux échevinats. Un pour le MR donc et l’autre, sans doute pour la conseillère et proche d’Yvan Mayeur Mounia Mejbar. A confirmer également car tout ce petit monde doit se retrouver lundi matin pour boucler l’exercice. Il faudra sans doute s’attendre à voir Yvan Mayeur récupérer des mandats inclus dans le périmètre de la Ville. "Et il n’y a que du côté du Parc des Expositions que Mayeur pourra trouver une équivalence en termes de rémunérations", dit un observateur averti. A voir.
Philippe Close, en tout cas, a choisi de ne plus cumuler. Il quittera en septembre son siège de député au Parlement bruxellois, au profit de sa suppléante, Kenza Yacoubi. Vendredi soir, trois noms étaient évoqués pour reprendre sa fonction de chef de groupe PS. Ceux des députés Catherine Moureau, Caroline Désir et Ridouane Chahid.

LE RUGBYMAN ROCKEUR, (VRAI) SUCCESSEUR DE FREDDY THIELEMANS
Philippe Close, il aime quand ça bouge. Fan de rock, héritier de la "new wave" dans les années 80, il admet un faible pour le groupe Motörhead . Sur le plan sportif, il a joué au rugby. Aujourd’hui, ce sont ses enfants, Corto et Elvis (ça ne s’invente pas), qui titillent le ballon ovale. Les deux garçons résument à eux seuls les passions du paternel. Les années passent, les responsabilités s’accumulent, mais le nouveau bourgmestre de Bruxelles apprécie toujours la fête. Concerts et troisièmes mi-temps. "Le plus souvent avec un coca à la main plutôt qu’une bière", glisse-t-on. Il bouge. Tout le temps. Y compris dans son action politique.
Philippe Close est né le 18 mars 1971 à Namur. Il est plongé dans le bain socialiste dès son plus jeune âge. Son père est le cousin de Jean-Louis Close, l’ancien bourgmestre PS (1983-2000) de Namur, "l’autre capitale". Sa mère est la sœur de Philippe Mahoux, sénateur PS namurois. Philippe Close grandit cependant à Liège jusqu’à l’âge de 10 ans, lorsque ses parents déménagent à Bruxelles. Il n’en bougera plus.
Après des études de droit à l’ULB, il entre au Parti socialiste comme collaborateur du sénateur Roger Lallemand. En 1999, Elio Di Rupo, fraîchement élu à la tête du PS, le fait venir à l’Institut Emile Vandervelde (IEV), le centre d’études du parti, véritable école des apparatchiks socialistes, par où sont passés de nombreux proches du président. En 2000, Elio Di Rupo fait de lui son porte-parole. Et, en 2001, il l’envoie diriger le cabinet de Freddy Thielemans, tout juste désigné bourgmestre de Bruxelles. Une vraie preuve de confiance. Quelques semaines plus tôt, en effet, le PS est parvenu à arracher le mayorat de la capitale au MR. L’enjeu est énorme pour la législature qui commence.
Le courant passe bien entre Freddy Thielemans et son chef cab’, tous deux amateurs de rugby.
SA RIVALITÉ AVEC YVAN MAYEUR
On est en juillet 2008. Philippe Close a été élu deux ans plus tôt au conseil communal de Bruxelles et nommé échevin du Tourisme et du Personnel. A l’occasion d’un voyage d’études sur l’événementiel au Canada, Freddy Thielemans le présente ouvertement comme son dauphin à la tête de la Ville. L’information remonte aux oreilles d’Yvan Mayeur, alors président du CPAS de Bruxelles. Dès cet instant, il manœuvrera en coulisses pour obtenir le soutien de la section locale du PS et brûler la politesse à Philippe Close.
Les élections d’octobre 2012 se déroulent. Les trois protagonistes sont prolongés dans leurs fonctions (Close reçoit en plus les Finances). Mais, en décembre 2013, Freddy Thielemans prend sa retraite plus vite que prévu. Et c’est Yvan Mayeur, appuyé par Laurette Onkelinx, qui lui succède. Philippe Close rumine dans son coin. Les rapports entre les deux hommes seront orageux - presque une transposition bruxelloise de la rivalité Di Rupo-Onkelinx au niveau du parti.
En juin 2016, le bourgmestre évince son échevin de l’ASBL Brussels Major Events, pourtant son bébé. Une humiliation. Un an plus tard, avec les conséquences du scandale du Samusocial, il tient sa vengeance…
M. Close est devenu un municipaliste par la force des choses (même s’il est aussi député régional). Dans sa ville, on lui doit entre autres Bruxelles-les-Bains, les Plaisirs d’Hiver ou le Brussels Summer Festival. A son actif aussi, des conflits de personnes. On le dit affairiste, "tueur" quand il faut. Mais aussi bon stratège, pragmatique, gros bosseur. Homme prudent - sauf quand il déclara qu’à Bruxelles, "on n’est pas dans le Hainaut, ayons de l’ambition !" - il aura bien besoin de ces qualités pour redorer le blason bruxellois du PS.








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