mardi 13 juin 2017

Le roi Philippe "rompt le jeûne" dans une famille musulmane de Gand

NICOLAS LOWYCK 
La Libre




Le roi Philippe a rompu le jêune dans une famille musulmane établie à Evergem, une commune de la région de Gand. Le monarque a exprimé le souhait de s'imprégner de l'atmosphère d'un "iftar", le repas du soir en période de ramadan. L'information est relayée par une dépêche Belga d'abord rédigée en néerlandais.

"C'est un événement unique, nous en sommes très reconnaissants", a déclaré Khalid Benhaddou, l'un des huits fils d'Abdel Azziz, père de la famille Benhaddou. "C'est un signe de solidarité et de vivre-ensemble".

Dans une ambiance détendue, le Roi a pris le temps de faire connaissance avec chaque membre de la famille, mais aussi de recevoir quelques explications sur la période du ramadan. 18 heures de jeûne exigent de la discipline et un travail sur soi, a expliqué la famille Benhaddou. Le Roi a reconnu la difficulté de la pratique.

Peu après 22 heures, la famille et le convive particulier ont mangé des dates et bu du lait. La table de dîner était garnie selon la tradition marocaine, avec plusieurs collations. Vint ensuite le repas principal : du veau aux prunes.

Khalid Benhaddou est imam à Gand et travaille au département de l'Education. Il avait déjà pu rencontrer Philippe dans le cadre d'une action de prévention de la radicalisation. "Nous avons pu voir que le Roi avait la main tendue envers la communauté musulmane. Il reconnait les musulmans et leur croyance en l'islam", a confié Khalid.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« 18 HEURES DE JEÛNE EXIGENT DE LA DISCIPLINE ET UN TRAVAIL SUR SOI » 

Intéressant. Mais pourquoi à Gand ?
C’est assez singulier quand Philippe pouvait rompre le jeune à Laeken chez ses voisins musulmans. Pourquoi Gand ? Je n’ai pas la réponse mais elle n’est sans doute pas innocente. C’est sans doute un pied de nez à la N-VA.
« 18 heures de jeûne exigent de la discipline et un travail sur soi ». De fait, c’est de cela qu’il s’agit et on a grand tort de ne pas souligner suffisamment la « radicalité » de cette démarche. Qu’on se souvienne que le premier sens de « jihad » c’est l’effort que l’on fait sur soi. Il s’agit de gestes de caractère éthique avant toute autre chose. Pour beaucoup ce n’est qu’une obligation « orthopraxique », un rituel mécanique dont ils ne perçoivent pas le sens profond. Comme me le confia un jour un lettré musulman maîtrisant parfaitement son Coran- il est comme un Coran vivant, un Coran qui marche-  : il serait temps d’expliquer l’islam aux musulmans. Vaste programme qui exigerait que l’on forme les imams à cette fin, ici, dans nos universités et non pas là-bas sans aucun contrôle.
MG


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