lundi 24 juillet 2017

André Flahaut: "Si Elio Di Rupo part, il n'y a plus de parti!"


Le Vif 

André Flahaut. © Belga 

"Si Elio Di Rupo part, il n'y a plus de parti!", estime le ministre PS du Budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles André Flahaut, dans un entretien publié par Sudpresse. Alors que le président des socialistes a parfois été remis en question, dans la crise qui ébranle le PS actuellement à la suite des différents scandales de gouvernance et de l'appel du cdH à former d'autres majorités côté francophone, l'ancien ministre fédéral de la Défense s'affiche en soutien solide du bourgmestre de Mons.

"Quand la mer est démontée, que le navire tangue, le capitaine reste à bord et se bat. On a eu la chance au PS d'avoir de grands présidents et Elio Di Rupo est l'un de ceux-là", assure-t-il.
"Paul Magnette n'a pas dit qu'il souhaitait le remplacer dans l'immédiat", ajoute-t-il dans le même entretien.
"Je pense que l'on a peut-être commis une erreur", admet en revanche André Flahaut quant à la formation de coalitions en Wallonie et en Communauté française après les élections de 2014. "Avec une tripartite (avec le MR, NDLR), on n'en serait sans doute pas là aujourd'hui¿ Au fédéral non plus. La N-VA ne serait peut-être pas aussi puissante et ne serait peut-être même pas du tout au gouvernement fédéral". 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"AVEC UNE TRIPARTITE ON N'EN SERAIT PAS LÀ AUJOURD'HUI" 

Deux choses à relever dans les propos de ce vieux crocodile: pas question de larguer Di Rupo (pas très convaincant) et surtout le salut aurait pu venir des libéraux cad du MR. Autrement dit une alliance avec le MR n'est peut être pas à exclure au régional pour réduire la puissance de la N-VA au fédéral et préparer la voie vers une coalition fédérale sans la NVA en 2019. Vous me suivez...
Qu'on se rafraîchisse les mémoires. En 2014 le PS s'empresse de sceller une alliance en Wallonie et à Bruxelles avec le CDh moyennant la promesse tacite que le CDh s'abstienne de rejoindre la suédoise au fédéral où figure pourtant son parti frère le CD&V.
Le prix à payer est élevé : un super ministère (culture et éducation) pour Joëlle Milquet. Qui a fait trébucher la pétulante Joëlle? That's the question.  En 2017 le président du CDh tire la prise. Alors que faire?   Nous restons persuadés que la solution passe par une alliance "contre nature" entre un PS affaibli et un MR empêtré dans un kazakhgate qui fragilise son homme fort: Didier Reynders.
Le défi est herculéen: nettoyer à grandes eaux les écuries d'Augias et chasser tous les corrompus. Vaste programme mais de salubrité publique si on désire sauver la démocratie que ces scandales ont franchement mis à mal.
Wait and see.
MG

Aucun commentaire: