mardi 29 août 2017

Elio Di Rupo au Soir: «Benoît Lutgen? Il n’a plus aucune pertinence politique»


Le Soir
Di Rupo sort de ses gonds : la nouvelle ligne de Lutgen, c’est « le vide politique sidéral ». Mais, « si la solution de Maingain ne fonctionne pas, que voulez-vous faire, sinon continuer avec le CDH ? On ne va quand même pas détruire les institutions ! ».
  

© Pierre-Yves Thienpont - Le Soir 

Entre sa réplique aux attaques de Benoît Lutgen d’une part et, de l’autre, la forte probabilité de devoir poursuivre avec le CDH, le président du PS balance – c’est le cas de le dire…
BENOÎT LUTGEN A RÉÉDITÉ LUNDI, DANS « LA LIBRE BELGIQUE » ET SUR BEL RTL, SON APPEL À EXCLURE LE PS…
En réalité, il n’a plus aucune colonne vertébrale politique. Il a abandonné toute valeur. Il est dans une opération du sauvetage. Il est devenu un adepte des thèses libérales alors qu’il avait conclu un accord avec le PS. Sa nouvelle ligne, c’est la ligne de la parole non tenue, de la déloyauté et du vide politique sidéral. Tout ce qu’il raconte n’a plus aucune pertinence politique. Il n’a plus aucune crédibilité politique.
Dur.
Vous vous moquez de moi ? C’est moi qui suis dur ? Le traître, celui qui déchire l’accord, les attaques depuis deux mois, la déstabilisation politique inimaginable, ce n’est pas moi quand même…


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LUTGEN OU LE DEGRÉ ZÉRO DE LA PERTINENCE EN POLITIQUE 

En retirant la prise à Namur mais pas à Bruxelles, Lutgen a généré la pagaille en croyant tout chambouler à la Macron. En réalité il n'a réussi, par ce suicide politique qui ne dit pas son nom, qu'à souffler le "house of cards" du landerneau politique francophone deux ans avant le grand règlement de compte électoral de 2019 prélude à l'évaporation du Royaume de Belgique. Le coup de gueule de Di Rupo est non seulement légitime, il est carrément pertinent.
Une alliance difficile et contre nature entre un MR gangrené par l'affaire du kazakgate et un PS en pleine mutation, accompagné d'un nettoyage radical des écuries des deux partis aurait pu générer espoir, confiance et volontarisme.  Ecoeuré par le spectacle de la déréliction, l'électeur se détournera demain des grandes formations politiques pour se jeter dans les bras des démagogues populistes de tous bords. L'avion pique du nez et il n'y a pas de pilote aux commandes.  C'est terrifiant.
MG

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