mardi 15 août 2017

Néandertaliens et Denisoviens : nouvel éclairage sur l'homme moderne


Le Vif
Les Néandertaliens et les Denisoviens, deux anciens cousins des humains, ont divergé il y a environ 744.000 ans, beaucoup plus tôt qu'on ne le pensait, selon une étude publiée lundi qui apporte un nouvel éclairage sur l'évolution de ces populations et de l'homme moderne. 
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© X. TESTELIN/DIVERGENCE
La lignée Neandertal-Denisova était presque éteinte après s'être séparée de celle des hommes modernes plusieurs centaines de milliers d'années auparavant, ne comptant que quelques centaines d'individus, ont déterminé ces chercheurs dont les travaux paraissent dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).
Après la divergence entre Denisoviens et Néandertaliens, ces derniers ont connu un net accroissement démographique, atteignant des dizaines de milliers d'individus, expliquent-ils.
Jusqu'alors, on estimait que la population néandertalienne n'avait probablement pas excédé le millier.
Cette estimation s'appuyait en partie sur le fait que l'ADN de l'homme de Neandertal contient des mutations trouvées généralement dans des groupes de taille réduite où il y a peu de diversité génétique.
On a pourtant découvert des restes de Néandertaliens, dans de multiples lieux, qui sont génétiquement différents.
DES DIZAINES DE MILLIERS -
Cela conforte les résultats de cette dernière étude, qui suggère que les Néandertaliens formaient probablement de petits groupes isolés d'individus, ce qui explique les mutations génétiques caractéristiques d'une population réduite. Mais en fait, ils était globalement beaucoup plus nombreux.
"L'idée, c'est qu'il y avait de petits groupes géographiquement isolés qui avaient des contacts de temps à autre, restant la plupart du temps entre eux", explique Ryan Bohlender, un chercheur au Centre Anderson du Cancer à l'université du Texas, co-auteur de cette étude.
"Il existe une riche collection de fossiles de Néandertaliens et de nombreux sites où ils ont laissé des vestiges", pointe Alan Rogers, professeur d'anthropologie à l'université d'Utah, qui a mené l'étude.
Selon lui, "il est difficile d'imaginer que cela a été possible si leur population n'excédait pas un millier d'individus sur la Terre, en l'occurrence en Europe".
"Nos estimations démontrent la présence d'une large population néandertalienne qui a contribué au patrimoine génétique des humains modernes", a précisé dans un courriel à l'AFP le professeur Rogers.
Cette nouvelle approche confirme toutefois les précédentes estimations selon lesquelles les Eurasiens d'aujourd'hui ont environ 2% de gènes de Neandertal dans leur génome.
Cette analyse révèle également que Néandertaliens et Denisoviens partageaient une mutation unique avant leur séparation, ce qui a permis de dater cette divergence entre ces deux lignées archaïques.
GOULOT D'ÉTRANGLEMENT
Pour leur étude, ces scientifiques ont utilisé une méthode statistique permettant de reconstituer l'évolution des différents groupes de populations --Africains et Eurasiens modernes, Néandertaliens et Denisoviens-- basée sur la fréquence des traits génétiques partagés.
Il est ainsi possible de déterminer quand ces groupes ont divergé et la tailles des populations respectives ayant contribué au patrimoine génétique.
Cette dernière étude a également mis en évidence un goulot d'étranglement insoupçonné dans l'histoire des Néandertaliens et des Denisoviens, relève le professeur Rogers.
Ce phénomène entraîne une diminution de l'effectif du groupe d'origine et à partir de là l'émergence d'une nouvelle population par les survivants de l'ancienne dotée de caractéristiques génétiques radicalement différentes.
Le fait que Néandertaliens et Denisoviens aient divergé très tôt laisse aussi penser que l'Homo heidelbergensis, un hominidé éteint, était un des premiers Néandertalien, avance également le professeur Rogers.
L'Homo heidelbergensis aurait vécu en Europe entre environ 650.000 et 300.000 ans avant notre ère.
Les Néandertaliens ont disparu de la face de la Terre il y a 38.000 ans, soit 2.000 ans plus tard environ que l'homme de Denisova qui vivait en Asie orientale, de la Sibérie à l'Asie du Sud. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE GRAND MYSTERE DES ORIGINES 

On n'a pas fini d'en apprendre sur nos origines et on n'est sans doute qu'au début. Ce qui est sûr, c'est que, comme le montre Harari, Homo Sapiens a transformé le paysage terrestre et le monde que nous habitons aujourd'hui en le pillant sans vergogne et en éliminant ses concurrents. Selon lui, "homo deus", un sapiens bardé de prothèses technologiques, lui succédera peut être bientôt et fera de lui son esclave. Huxley disait la même chose autrement dans Brave New World. Sans le secours de la technologie on ne saura faire vivre sur cette planète douze, treize, quinze milliards d'individus. Certaines projections parlent de cinq milliards d'Africains d'ici 2.100. On n'y sera plus mais nos petits enfants peut-être encore. Mais pourquoi n'envisage-t-on jamais une politique de limitation des naissances?
C'est sans doute le dernier tabou mais il est tenace.
MG  

 
HOMO DEUS: A BRIEF HISTORY OF TOMORROW (wikipedia) is a book written by Israeli author Yuval Noah Harari, professor at the Hebrew University in Jerusalem. The book was first published in Hebrew in 2015 by Dvir publishing; the English-language version was published in September 2016 in the United Kingdom and in February 2017 in the United States.
HOMO DEUS, as opposed to the previous book, deals more with the abilities acquired by humans (Homo sapiens) throughout its existence, and its evolution as the dominant species in the world; the book attempts to paint an image of the future. Many philosophical issues are discussed, such as the human experience, individualism, human emotion and consciousness. The book describes the current abilities and achievements of mankind.
CENTRAL THESIS
• Organisms are algorithms, and as such homo sapiens may not be dominant in a universe where dataism becomes the paradigm.
• Since the verbal/language revolution some 70,000 years ago, humans live within an "intersubjective reality", such as countries, borders, religion, and money, all created to enable large-scale, flexible cooperation between different individual human beings. Humanity is separated from animals by humans' ability to believe in these intersubjective constructs that exist only in the human mind and are given force through collective belief.
• Humankind's immense ability to give meaning to its actions and thoughts is what has enabled its many achievements.
• Humanism is a form of religion that worships humankind instead of God. It puts humankind and its desires as a top priority in the world in which humans themselves are framed as the dominant beings. Humanists believe that ethics and values are derived internally within each individual, rather than from an external source. During the 21st century, Harari believes that humanism may push humans to search for immortality, happiness, and power.
• Technological developments have threatened the continued ability of humans to give meaning to their lives; Harari prophesies the replacement of humankind with a super-man, or "homo deus" (human god) endowed with supernatural abilities such as eternal life.





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