jeudi 21 septembre 2017

Bart De Wever veut rester président de la N-VA jusqu'en 2019


Le Vif 


Bart De Wever veut rester président de la N-VA jusqu'en 2019, annonce le bourgmestre d'Anvers. Le conseil du parti lui a en effet donné l'autorisation de briguer un cinquième mandat.
Selon ses statuts, le parti nationaliste flamand doit se doter d'un nouveau président après deux mandats. Une majorité des deux tiers au conseil est nécessaire pour obtenir une dérogation.
Bart De Wever l'a donc obtenue et se voit autorisé à briguer un cinquième mandat. Les candidats à la présidence du parti doivent déposer leur candidature avant le 13 octobre. Le vote est prévu du 6 au 13 novembre. Les résultats du premier tour seront connus le 18 novembre.
"Si nous choisissons maintenant un successeur, celui-ci sera immédiatement confronté à un double test", a indiqué Bart de Wever. "Et honnêtement, cela me gène encore trop de ne pas mener moi-même les campagnes électorales de 2018 et 2019."
Selon Bart De Wever, son parti affiche une "bonne santé". "Avec Jan Jambon et Théo Francken, nous disposons de deux des personnalités les plus populaires de Flandre. Ils mènent la politique de sécurité et d'immigration que les électeurs flamands attendaient à la suite de leur vote pour la N-VA." 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA GRANDE CONFUSION 

"Avec Jan Jambon et Théo Francken, nous disposons de deux des personnalités les plus populaires de Flandre. Ils mènent la politique de sécurité et d'immigration que les électeurs flamands attendaient à la suite de leur vote pour la N-VA." C'est sûr, cette politique sécuritaire ne déplaît pas à la classe moyenne flamande.
Ceci on l'avait deviné d'emblée même si on faisait mine de ne pas en être persuadés. Cette fois la couleur est annoncée, la prochaine législature sera communautaire si la N-VA était amenée à reconduire une coalition. Son potentiel de votants tourne autour de 30% ce qui veut dire que 70% des Flamands ne veulent pas de De Wever. Mais attention qu'une coalition NV-A/Vlaams Belang ne rende possible un binôme indépendantiste en Communauté flamande. En tout état de cause, une stratégie devrait s'imposer: former une coalition anti N-VA à  Anvers pour exfiltrer en 2018 De Wever de son mayorat en métropole et abattre ce colosse aux pieds d'argile. Où en est-on exactement sur le terrain?
Apparemment pas très loin sauf que le SPa est quasiment en déroute et groen demeure très campé sur son quant à soi. Une alliance N-VA/Vlaams Belang ne serait pas vraiment à exclure. Bigre, cela donne froid dans le dos.
C'est dire que en prenant les devants De Wever occupe le terrain médiatique et les esprits faibles  et influençables avec une réelle habileté.
En somme, la situation est aussi confuse en Flandre qu'en Wallonie et qu'à Bruxelles. On peut donc s'attendre à un raz de marée de votes blancs et d'abstentionnistes autrement dit à une victoire des forces anti politiques. En clair cela veut dire  qu'on entre dans une ère délétère de crise de régime.  Cela ressemble beaucoup à la grande confusion qui régnait en Belgique au moment du retour annoncé de Léopold III; en France sous la quatrième République ou en Allemagne du temps de le République de Weimar.
Il n'y a pas que Trump pour nous donner la chair de poule.
MG


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