jeudi 7 septembre 2017

Deux écoles d'un nouveau genre voient le jour à Bruxelles


BOSCO D'OTREPPE
LA LIBRE

Ce modèle de collaboration entre réseaux pourrait s’étendre ces prochaines années.
Sans doute ne le réalisaient-ils pas vraiment, mais les 125 élèves qui ont franchi ce lundi les portes de la toute nouvelle école secondaire "Plurielle Maritime" à Molenbeek sont de véritables pionniers. Non seulement ils essuient les plâtres d’un nouvel établissement, mais ils inaugurent également un modèle de fonctionnement d’école inédit.
UNE COLLABORATION MULTIRÉSEAU
Pour répondre rapidement au manque de places dans les écoles qui frappe de plein fouet le nord-ouest de Bruxelles, les communes de Molenbeek et de Berchem-Sainte-Agathe se sont associées à la Communauté française, à l’Université libre de Bruxelles et à l’ASBL "L’Ecole Ensemble" pour lancer un nouveau projet d’établissements. La démarche est inédite, car pour la première fois deux écoles dépendront de plusieurs réseaux d’enseignement : le communal, l’officiel et le libre non confessionnel avec l’ULB. Cette démarche est soutenue par un décret de novembre 2016 qui permet de telles associations entre les réseaux d’enseignement.
Cette coopération inédite entre acteurs a pour grand avantage de mutualiser les moyens et les énergies, alors que la création d’une école coûte cher et prend du temps. Dans ce cas-ci, les communes de Molenbeek et de Berchem ont pu pallier leur manque de moyens, grâce notamment à un investissement de sept millions assuré par la Fédération Wallonie-Bruxelles. C’est cet investissement qui a permis de racheter et d’adapter les bureaux administratifs de l’entreprise de construction De Waele.
Ce lundi dès lors, après trois années qui auront été suffisantes pour lancer le projet, cinq classes de première secondaire accueillant 125 élèves ont fait leur rentrée. La deuxième année du cycle secondaire sera ajoutée à la rentrée 2018, et ainsi de suite. Une autre école, issue du même projet, a également ouvert ses portes lundi dans le haut de Molenbeek, à proximité de Ganshoren.
Grand défenseur de la logique de collaboration entre acteurs, le ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte (PS), qui inaugurait lundi l’établissement, s’est félicité de cette initiative. Si rien ne dit qu’elle inaugure une future fusion entre les réseaux officiels (communes, provinces et Fédération), il espère en tout cas que cette logique de collaboration ne fera que s’étendre.
Pierre Tempelhof, échevin de l’Enseignement MR à Berchem, et président du PO des établissements, et Roberto Galluccio, administrateur-délégué du réseau des communes et provinces (Cpeons), sont certains que ce modèle pourra se généraliser. Pour l’heure, un projet identique est en négociation à Ixelles entre la commune et la Fédération Wallonie-Bruxelles.
UNE ÉCOLE À PÉDAGOGIE ACTIVE
En plus d’avoir pu bénéficier de la collaboration conjointe du réseau des communes et de celui de la Fédération, le PO qui organise les deux nouveaux établissements (et qui se rattache au Cpeons) a accueilli en son sein l’ULB et l’ASBL "L’Ecole Ensemble".
Ces deux acteurs font bénéficier les deux établissements de leur expertise pédagogique. Grâce à eux, pour la première fois dans le nord-ouest de Bruxelles et pour un public défavorisé, une école appliquera de manière coordonnée des méthodes de pédagogie active - la pédagogie Freinet en l’occurrence. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
EFFET D'ANNONCE 

Qu'on nous explique donc les avantages de cette formule qui "bénéficie de la collaboration conjointe du réseau des communes et de celui de la Fédération".
Va-t-on vers une fusion du réseau communal subventionné et de la Communauté française? D'autres ne jurent que par la régionalisation de l'enseignement. On aimerait savoir où on va.
MG


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