mardi 19 septembre 2017

La rentrée parlementaire bruxelloise ou comment ajouter du chaos au chaos


  
PAR BÉATRICE DELVAUX (LE SOIR)
CRISE POLITIQUE FRANCOPHONE
Bruxelles a donné à son tour une grande représentation de cirque politique ce lundi lors de la rentrée parlementaire. Le coup de théâtre politique venant cette fois des socialistes. 



L’ambiance entre le PS et le CDH était pour le moins tendue, à l’occasion de cette rentrée parlementaire bruxelloise. ©PhotoNews

Pour une rentrée ratée, c’est une rentrée ratée. On pourrait même dire qu’elle est tout simplement catastrophique. Après avoir passé des semaines à tenter de démontrer que la Région bruxelloise échappait à la cacophonie politique qui s’était emparée de la Wallonie avant l’été et que l’arrimage PS-CDH allait tenir bon vu l’extrême bonne volonté de ses participants, la majorité qui « gouverne » Bruxelles a donné à son tour une grande représentation de cirque politique, ce lundi.
Voilà donc, qu’en lieu et place d’un discours de rentrée traçant les pistes des politiques qui vont être menées, en lieu et place de la description d’un horizon et de l’énoncé des objectifs suivis dans les différents domaines de l’action régionale (et Dieu sait si à Bruxelles, il y a de quoi faire), on a eu droit à un coup de théâtre politique signé cette fois des socialistes. D’autant plus étonnant que le ministre président Rudi Vervoort s’était époumoné depuis des semaines à dire que son entente avec ses CDH «à lui», était parfaite.
TRAHISONS ET NOEUD DE VIPÈRES
Ancre de stabilité, le gouvernement bruxellois ? Nœud de vipères et concentré de méfiance extrême, serait-on tenté de conclure désormais. Aux sociaux-chrétiens qui juraient de leur loyauté et de leur sens des responsabilités à l’entame de ce retour au travail après des vacances passées à gloser sur le thème de la trahison et des coups de Jarnac, voici donc que les socialistes infligent un camouflet public à leur partenaire.
L’exigence d’un vote de confiance –, du jamais-vu en cours de législature à Bruxelles –, n’est en effet pas autre chose qu’une accusation de double jeu envers le CDH.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
FÉDÉRALISME DE DÉSUNION 

Décidément, rien ne va plus nulle part et tout indique que Wallobrux fonce tout droit vers la crise de régime. La fédéralisme de "désunion" montre les limites de la plomberie de Jean Luc Dehaene tandis que De Wever embouche sa vieille trompette de l'indépendance pour sonner le rappel de tous les sécessionnistes des Flandres. Apocalypse 2019.
Le MR attend son heure comme les footballeurs sur le banc des réservistes.
Le PTB attend Godot en se taisant dans toutes les langues.
Le pessimisme est partout de mise.
Une exception: le discours pour une refondation de l'Europe prononcé par Macron à l'ombre du Parthénon. Nous y reviendrons. C'est beau comme le discours du Caire de Obama.
MG


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