samedi 16 septembre 2017

  Le Figaro 

  Des jeunes migrants à Calais en août 2017. PHILIPPE HUGUEN/AFP

SONDAGE - Selon les résultats d'un sondage au niveau mondial, réalisé par l'institut Ipsos dans 25 pays, la perception de l'immigration reste globalement négative. En France, 53% des personnes interrogées estiment que le nombre d'immigrés est trop élevé.
La perception de l'immigration reste globalement négative dans le monde. C'est ce qui ressort d'un sondage réalisé par l'institut Ipsos, dans 25 pays, auprès de 17.903 personnes, entre le 24 juin et le 8 juillet dernier. Une étude menée, année après année, depuis 2011.
En 2017, les trois quarts des personnes interrogées pensent que le nombre de migrants a augmenté dans leur pays sur les cinq dernières années. Mais elles étaient 82 % en octobre 2015, puis 78 % en juillet 2016.
Parmi les pays où l'on considère que l'augmentation a été importante, il n'est guère étonnant de trouver en tête la Turquie, soumise à forte pression pour 78 % des sondés. Suivent l'Italie (74 %), la Suède (66 %) et l'Allemagne (65 %). En France, 58 % estiment que l'immigration a beaucoup augmenté.
Dans la plupart des pays, très peu de sondés considèrent que l'immigration a un impact positif: 21 % en moyenne. Les personnes interrogées en France ne sont que 14 % à le penser. C'est mieux qu'en 2016 où seulement 11 % étaient enclines à «positiver». Et l'Allemagne? L'opinion n'a peut-être pas le même allant que ses dirigeants lorsqu'il s'agit d'ouvrir les portes du pays, car seulement 18 % des sondés outre-Rhin jugent positivement les effets de l'immigration.

Ce tableau mondial brille aussi par l'optimisme de la Grande-Bretagne où 40 % des sondés voient un effet positif dans l'immigration. Ils sont 38 % au Canada, 35 % aux États-Unis.
Trop d'immigrés en France? La réponse est oui pour 53 % des personnes. Un Allemand sur deux pense la même chose.
Un autre point interpelle: en France, en une année, ils sont 6 % de plus à considérer qu'il faut fermer les frontières. Et, comme dans la plupart des pays, une majorité de Français (64 %) est encore «tout à fait d'accord» ou «plutôt d'accord» avec l'idée qu'il y a dans leur pays «des terroristes qui prétendent être réfugiés». Et 53 % doutent que les réfugiés soient vraiment des réfugiés. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE XXIÈME SIÈCLE SERA-T-IL CELUI DES IMMIGRATIONS MASSIVES? 

A l'évidence, le XXIème siècle sera celui des immigrations massives des précarisés toujours plus nombreux vers les régions demeurées les plus prospères et les moins affectées par la crise climatique mais très réticentes à l'accueil. Aucun mur, aucune barrière, aucun Trump ni aucun Victor Orban ne feront sérieusement  obstacle à ce mouvement "irrésistible". En Europe, et singulièrement dans les anciens dominions soviétiques, les mentalités sont globalement réticentes à accueillir ces afflux de réfugiés, qu'ils soient politiques ou économiques. Les gouvernements gouvernent à l'estime et réagissent au coup par coup, crise après crise dans le plus grand désordre. Il ne se dégage pas de leurs stratégies peu ou mal concertées de vision globale voire même collective. C'est particulièrement vrai pour l'Europe qui jamais ne parle d'une seule voix ou ne regarde "ensemble  dans la même direction". On réagit au contraire dans la dispersion, selon le caractère d'urgence requis ou l'humeur politique des dirigeants au pouvoir. 
On avait osé imaginé que l'arrivée du jeune président Macron, alias "Monsieur  chamboule tout",  sur la scène européenne aurait pu harmoniser les positions franco allemandes sur le sujet. On nous invite à attendre le résultat des élections fédérales en Allemagne. Toujours attendre et observer, les bras ballant ce qui se passe sous nos yeux ébahis. L'Europe vieillit, se sclérose et se dépeuple. Ses jeunes élites prennent le large. La Wallonie a connu ce phénomène de déclin rapide dans les années soixante. Appelé à son chevet, le grand démographe français, Alfred Sauvy, recommanda soit une politique nataliste à outrance, soit  l'ouverture des vannes migratoires. La Wallonie pour échapper au déclin opta pour l'immigration. Le déclin ne lui fut pas épargné  et l'immigration massive fit exploser la démographie bruxelloise de même que le chômage des jeunes issus des flux migratoires: plus de 40%. L'ancienne capitale du Royaume de Belgique devint en quelques décennies la ville la plus cosmopolite au monde après Dubai.
Il est assez facile de sous-entendre que l'école a globalement échoué dans sa mission prioritaire: celle d'intégrer les enfants issus de l'immigration.  Pourtant cela paraît tout à fait évident au vu des observateurs  critiques et lucides. Un exemple: Roger Nols mit ses écoles communales ,dites du bas de Schaerbeek, au pain sec et à l'eau.
A quoi bon investir dans des écoles dont les parents d'élèves n'ont pas le droit de vote pensait le bourgmestre qui invita Le Pen dans sa commune. Certes, depuis le départ de Nols, beaucoup de choses ont changé pour un mieux dans la commune des ânes mais les blessures, les frustrations et les humiliations subies par des générations d'élèves sont demeurées dont la principale tenait et tient encore en trois mots: non maîtrise du français, autrement dit: déficit par rapport à la langue parlée à l'école et dans le pays d'accueil. Le divorce entre les valeurs morales du pays d'origine (coutumes rurales et islam  des familles) n'a rien arrangé. C'est en amont qu'il faut installer les convictions et surtout qu'il convient d'installer l'esprit critique. qui est le levier le plus puissant contre tous les conditionnements.
Mais attention que les prescrits de l'école et ceux de la mosquée ne s'entrechoquent pas et n'écartèlent point les jeunes enfants entre deux options socio culturelless . Si la responsabilité des enseignants  est considérable, celle du monde politique est tout à fait déterminante. Il est grand temps de former des imams parlant français dans nos universités.
On nous bassine les oreilles avec les vertus d'un pacte d'excellence qui n'est que poudre aux yeux et exercice de prestidigitation politique. Que l'on forme nos enseignants avec la même rigueur et la même exigence que nos médecins. Et qu'on les rémunère en conséquence.
MG









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