mardi 26 septembre 2017

L’Unecof sur le sugardating: «C’est une catastrophe d’exploiter la situation difficile des étudiantes»


Le Soir
La présidente de l’Union des Etudiants de la Communauté française a annoncé qu’une plainte serait déposée ce mardi contre la campagne publicitaire menée à proximité des universités. 


   Photo d’illustration ©Belga
Un énorme panneau publicitaire sexiste autour de l’ULB a créé la polémique. Plusieurs étudiants et membres de l’université ont été choqués par la campagne d’affichage du site de rencontre « RichMeetBeautiful.be ». Un slogan qui s’adresse directement aux étudiantes et qui propose d’améliorer leur style de vie en sortant avec un « Sugar Daddy ». Une photo d’une jeune femme avec un imposant décolleté complète le slogan.

Opaline Meunier, la présidente de l’Unecof, l’Union des Etudiants de la Communauté française, était l’invitée de Matin Première sur la RTBF. Elle a annoncé que l’Union allait déposer plainte ce mardi. En faisant cela, elle espère qu’au niveau du parquet, «  une instruction soit menée pour savoir si oui ou non, en Belgique, cette campagne va être considérée comme une incitation à la prostitution et à la débauche  ».
LA PRÉCARITÉ ESTUDIANTINE A DE NOMBREUX VISAGES
L’Unecof est choquée par cette campagne car «  c’est exploiter la situation difficile des étudiantes  ». Aujourd’hui, la précarité du monde étudiant se traduit par de multiples visages. «  Ce n’est pas uniquement avoir des difficultés financières, c’est aussi une détresse affective, une détresse relationnelle ou sociale  ».
Sur le site de rencontre, la définition de la ‘Sugar Baby’ «  est une personne attirante, qui recherche les choses raffinées de la vie. Elle apprécie les voyages exotiques et les cadeaux. La Sugar Baby a ainsi la chance d’expérimenter un style de vie luxueux et rencontre des gens aisés de manière régulière  ».
«  C’est une catastrophe  », s’insurge Opaline Meunier. «  Et on se retrouve là à promouvoir cela sur le campus de l’ULB, promouvoir ce type d’entreprises. Je pense que sous tous les aspects, aussi bien moraux que pénal, on se doit de condamner ce genre de modèle qu’on impose aux jeunes femmes  ».
LES MINISTRES PORTENT PLAINTE
La ministre des Droits des femmes en Fédération Wallonie-Bruxelles, Isabelle Simonis, et son collègue en charge de l’Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, ont annoncé à leur tour lundi soir leur volonté de déposer plainte.
«  Pour une fois qu’il y a l’intervention en justice de la part du gouvernement pour faire cesser certaines pratiques, c’est une très bonne chose et ça me paraissait normal  », a conclu la présidente de l’Unecof.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ODIEUSE CAMPAGNE 

Tout ceci est évidemment lamentable. Et surtout ne voit-on pas que la caisse de résonnance médiatique  donne à cette provocation un écho complètement disproportionné? Et c'est évidemment en cela que réside toute l'habileté des initiateurs de cette campagne délétère.
Roger Nols l'avait compris. Il faisait dessiner une caricature montrant une oasis, quelques palmiers des femmes voilées des barbus en djellaba avec la légende: "avec Nols ils y seraient déjà". Il faisait afficher la caricature photocopiée dans deux ou trois cafés où il avait ses habitudes et ses partisans; faisait appeler quelques journalistes pour constater la chose et le lendemain les quotidiens ne parlaient que de cela autrement dit que de lui.
Question: l'arsenal juridique permet-il d'interdire ce genre de site et de condamner les responsables de cette odieuse campagne?
MG 










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