mercredi 20 septembre 2017

Selon Stephen Hawking, l'humanité pourrait s'éteindre d'ici 100 ans


Par Jean-Jacques Valette
Dans une interview à la BBC diffusée cette semaine, le célèbre physicien remet à jour ses prédictions. Face au réchauffement climatique et aux menaces technologiques, l'humanité serait menacée de disparition d'ici la fin du siècle. Et non plus d'ici un millénaire, comme il le pensait auparavant. 
   
Stephen Hawking est un physicien d'envergure mondiale et un lanceur d'alerte. (Crédit : Lwp Kommunikáció / Flickr) 

Ces dernières années, le physicien Stephen Hawking s’est positionné comme l’un des lanceurs d’alerte les plus écoutés sur les dangers qui menacent l’humanité. Après avoir signé plusieurs appels visant à contrôler le développement de l’intelligence artificielle et des "robots tueurs" militaires, le scientifique s’est exprimé cette semaine sur le réchauffement climatique lors d’un entretien à la BBC.

"Le changement climatique est l’un des plus grands dangers auquel nous devons faire face. L’inaction de Donald Trump pourrait nous pousser au bord du gouffre, et notre planète deviendrait alors comme Vénus avec une température de 250°C et des pluies d’acide sulfurique", explique Stephen Hawking dans l’émission The search for a new life de la chaîne britannique.


EMBALLEMENT CLIMATIQUE
Un scénario qui rappelle celui du paléontologue Peter Ward qui, dès 2007, mettait en garde l’humanité contre un éventuel emballement climatique menant à un "ciel vert" lourd de gaz toxiques produits par des bactéries océaniques. Le roman Spin, de Robert Charles Wilson, l'avait aussi envisagé.
 
Stephen Hawking revient donc sur ses propres prévisions. Lui qui annonçait en novembre 2016 que l’humanité avait probablement 1 000 ans d’espérance de vie, il ne nous donne désormais plus que 100 ans à vivre.

"Il n’y a aucun signe d’affaiblissement des conflits et le développement des technologies militaires et des armes de destruction massives en rendent l’issu de plus en plus catastrophique. La meilleure chance de survie de l’humanité est de bâtir des colonies dans l’espace", a expliqué le scientifique.

SONDES SPATIALES
Le physicien rejoint en cela Elon Musk, qui entend coloniser Mars avant la fin du siècle pour multiplier par deux les chances de survie de notre espèce. Stephen Hawking s’est aussi rapproché, en 2016, du milliardaire russe Yuri Milner fondateur du programme Breakthrough Starshot. Une fondation qui développe des technologies spatiales permettant d’atteindre des planètes hors de notre système solaire.

Six nano-satellites équipés de voiles solaires ont déjà été expédiés en orbite cet été par cette organisation. À terme, Breakthrough Starshot espère envoyer une sonde sur la planète Proxima-B du Centaure grâce à une propulsion laser qui lui permettra d’atteindre 20 % de la vitesse de la lumière. Et de rejoindre l’exoplanète en moins de 50 ans. Suffisant pour empêcher l'extinction de l'humanité ?


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
RELIRE "MARS TRILOGY?" 

Trump est le prototype de l'"idiot inutile". Comme Hitler il nous  promet un millénaire américain mais nous réserve en réalité "ein Ende mit Schrecken" une fin fracassante.
C'est vraiment le moment de lire ou de relire les trois volumes de La Trilogie de Mars (titre original : Mars trilogy) , une série de trois romans de science-fiction de Kim Stanley Robinson chroniquant la colonisation et la "terraformation" de la planète Mars. Ces romans sont intitulés Mars la rouge (1992), Mars la verte(1993) et Mars la bleue (1996). Un recueil additionnel de nouvelles, Les Martiens (1999), complète cette série.
Les livres spéculent aussi sur la colonisation d'autres planètes et lunes du système solaire et incluent des descriptions de villes sur Callisto, Mercure, Triton et Vénus.
Une large partie de Mars la bleue est consacrée aux effets de l'extrême longévité des protagonistes de fiction, qui pour la plupart vivent plus de deux cents ans grâce à des traitements spéciaux. Kim Stanley Robinson spécule en particulier sur les effets psychologiques de l'ultra-longévité comme la perte de mémoire, la modification de la personnalité, l'instabilité mentale et l'ennui. C'est un thème qu'il a également abordé dans son roman Les Menhirs de glace.
Un autre élément marquant de la trilogie est la description de la technologie utilisée pour coloniser et terraformer Mars. Elle repose grandement sur le concept d'autoréplication lorsque des machines autoréplicatives sont envoyées sur Mars avant même que le voyage des futurs colons de Mars ne commence. Les récents développements en matière de fabrication additive démontrent une nouvelle fois l'aspect science du terme science-fiction." (Wikipedia)
Et voici que la prédiction des donneurs d'alarmes rejoint la fiction prédictive.
On ne compte plus les livres consacré à l'angoisse d'apocalypse et à l'obsession millénariste. Mais n'oublions pas que Sapiens a toujours adoré se faire peur.
Bel avenir donc pour une nouvelle vague de films catastrophe.
MG





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