dimanche 17 septembre 2017

Wouter Beke critique sévèrement le langage de Theo Francken


Le Vif
Le président du CD&V a critiqué sans ménagement les récents tweets de Theo Francken sur le "nettoyage" du Parc Maximilien, accusant le nationaliste flamand de reprendre le discours du Vlaams Belang à des fins électoralistes. 

© Belga 

"En 2014, la N-VA a gagné en siphonnant (les voix du) Vlaams Belang, et à présent, (ses membres) font tout par leur langage pour conserver ces électeurs-là", a commenté le patron du CD&V dans une interview au Nieuwsblad.
Mais pour le chrétien-démocrate flamand, "on ne peut être un parti de centre-droit si l'on reprend le discours du Vlaams Belang".
Selon Wouter Beke, le gouvernement fédéral mène actuellement une politique de centre, mais la N-VA traduit cela dans une rhétorique de droite.
"C'est leur choix. L'unique avantage à cela, c'est que cela rend la différence (entre la N-VA et le CD&V) de plus en plus claire. La question est juste de savoir si l'on améliore la société durablement de la sorte", interroge-t-il.
En compétition avec la N-VA sur le terrain électoral, le patron du CD&V estime que les électeurs en 2018 seront en réalité face à un choix important: "Choisiront-ils un projet clair qui relie les gens et rend la société plus forte, ou choisiront-ils un modèle qui sème continuellement la division et tient un discours islamophobe? ". 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA GRENOUILLE ET LE BOEUF 

Le paysage politique belge subit de sérieux bouleversements. En Wallonie et à Bruxelles, le PTB siphonne le potentiel électoral du PS; en Flandre le Vlaams Belang grignote des parts de marché à la très arrogante N-VA (nieuwe Vlaamse arrogantie).
Par ses excès de langage aux accents sarkozyens, voire wildersiens Théo Francken, désormais élu bpar les sondages "l'homme le plus populaire de Flandre", a ravi sa couronne à Maggie Deblock dont l'indice de popularité s'essouffle.
Il en résulte une surenchère verbale délétère qui mine la démocratie et favorise le passage à la limite extrême. Plus on se rapproche des élections (communales en 2018 et fédérales/ régionales en 2019) plus les esprits vont s'échauffer et les effets de musculation médiatique vont se multiplier au grand bénéfice du parti des abstentionniste (de foertstemmen), qui gonfle comme la grenouille voulant se faire aussi grosse que le boeuf.
MG
 

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