mardi 31 octobre 2017

Carles Puigdemont, le ministre-président catalan déchu, serait à Bruxelles, selon la presse espagnole

Le Soir
Le procureur général de l’Etat espagnol a annoncé ce lundi la poursuite de Carles Puigdemont pour rébellion, sédition et malversation.


Carles Puigdemont ce samedi à Barcelone © EPA

Carles Puigdemont, le ministre-président catalan récemment déchu par Madrid est à Bruxelles. C’est ce qu’affirment ce lundi des sources au ministère espagnol de l’Intérieur après une information publiée dans le journal espagnol El Periodico et la chaîne de télévision La Sexta. Il serait en réunion avec des « dirigeants flamands ».
Le procureur général de l’Etat espagnol José Manuel Maza a annoncé ce lundi la poursuite de Carles Puigdemont et d’autres responsables de la déclaration unilatérale d’indépendance proclamée ce vendredi pour rébellion, sédition et malversation.
Pour rappel, ce week-end, Theo Francken avait créé la polémique en suggérant que Carles Puigdemont pourrait ne pas avoir droit à un «  procès équitable  » en Espagne. Il avait alors dit qu’il «  pourrait faire une demande d’asile politique à la Belgique  ».
Ces déclarations ont été qualifiées «  d’inacceptables  » par le porte-parole du Parti populaire au pouvoir en Espagne, Esteban Gonzalez Pons.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"À BRUXELLES AVEC DES "DIRIGEANTS FLAMANDS"

D'abord, de quels dirigeants flamands s'agit-il? De source gouvernementale, l’on confirme sous couvert d'anonymat que Carles Puigdemont serait en route vers la Belgique. Il serait question d’une réception privée par la N-VA, a appris l'agence Belga, sans obtenir ni confirmation, ni précision. L'embarras est palpable au sommet de l'Etat belge.
Tout ceci pue le coup monté par la N-VA. Mais dans quel but?
Caresser l'électorat flamand indépendantiste de droite dans le sens du poil? Certes! Faire tomber Charles Michel et son gouvernement? Précipiter l'organisation d'élections pour bénéficier du "buzz" indépendantiste? On ne tardera pas à avoir la réponse.
Ce jeu de poker menteur nous paraît totalement irresponsable.
En bonne logique, l'opposition réclamera la démission de Charles Michel. Crise gouvernementale garantie et crise de régime possible et profonde.
MG


PUIGDEMONT À BRUXELLES AVEC DES "DIRIGEANTS FLAMANDS"
La Libre

Selon le journal espagnol El Periodico, le leader catalan Carles Puigdemont serait à Bruxelles, momentanément, pour une réunion avec des "dirigeants flamands". Le but de cette entrevue : "maintenir des contacts politiques", d'après El Periodico.
Cette information a été confirmée par une source gouvernementale espagnole.
Vendredi, quelques heures après la proclamation d'indépendance votée au parlement catalan, le gouvernement espagnol a mis la région sous tutelle, au titre de l'article 155 de la Constitution, jamais utilisé jusqu'alors. Mariano Rajoy a dissous le parlement et convoqué des élections pour le 21 décembre. Il a destitué Carles Puigdemont et son équipe et la vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Saenz de Santamaria, a été désignée pour diriger la Catalogne.
Carles Puigdemont avait appelé samedi ses partisans à s'opposer pacifiquement. "Puigdemont est et restera le président" de la Catalogne, a renchéri le vice-président destitué Oriol Junqueras, dans une tribune publiée dimanche. Mais il n'a officiellement plus de pouvoirs, plus de signature, plus de fonds à distribuer.
Suite à ces décisions du gouvernement espagnol, Theo Francken avait a signalé que Carles Puigdemont pourrait faire une demande d'asile politique à la Belgique. Le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration s'est également demandé si M. Puigdemont - qui risque des poursuites pour "désobéissance" et malversation de fonds" pour avoir convoqué le référendum interdit du 1er octobre sur l'indépendance de la Catalogne, voire des poursuites pour "rébellion" - pourrait être assuré d'un procès équitable en Espagne.

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