mardi 17 octobre 2017

Emmanuel Macron sur TF1 : le bulletin de notes du président


Emmanuel Macron sur TF1 le 16 octobre 2017. (Capture d'écran / TF1)
Emmanuel Macron a répondu dimanche soir aux questions de Gilles Boulleau, Anne-Claire Coudray et David Pujadas. Une première. Bons et mauvais points.
L’entretien lui-même fut courtois. Bien conscients des attentes des Français, la triplette Coudray-Bouleau-Pujadas s’est effacée devant la vedette de la soirée. Des questions brèves et attendues. Pas de relances. La sempiternelle polémique sur la "discrétion" et la "complaisance" des journalistes politiques en visite à l’Elysée ne devrait pas manquer de renaître…
Sans notes, le président à la tête bien faite et bien pleine, a voulu se montrer pédagogue. Quitte à monopoliser la parole. Mais il y avait bien trop de questions à aborder en une petite heure avant le film du dimanche soir. D’où un certain empressement qui a pu incommoder les millions de Français qui attendaient une présentation Powerpoint.
Les échanges sur la situation internationale ont été réduits à la portion congrue. 

EMMANUEL MACRON A FAIT SON DEVOIR DU WEEKEND. MAIS MÉRITE-T-IL LA MOYENNE ?
LES NOTES DU PRÉSIDENT
Connaissances : 8/10. Le président s’exprime sans notes et sans hésitations. Il maîtrise tous les sujets de sa politique et promet des résultats tangibles d’ici à deux ans… En attendant, des contrôles plus réguliers s’imposent.
Expression : 6/10. Souvent contraint par le temps, il n’a pas toujours emprunté le plus court chemin pour se faire comprendre. Il a monopolisé la parole, rendant impossible des échanges vivants avec les journalistes.
Politesse : 4/10. Macron n’a manifesté aucun regret au sujet de ces écarts de langage. Au contraire, il en a rajouté, fustigeant la "jalousie française". Il aurait gagné du temps et du crédit en mettant ces débordements sur le compte du "parler vrai" mais en s'excusant auprès des Français qui ont pu se sentir visés.
Esprit d’équipe : 3/10. Le président a mentionné l’existence de son premier ministre Edouard Philippe. Les ministres, eux, n’ont jamais été cités. A quoi sert-il que Blanquer, Darmanin, Le Maire ou Schiappa se décarcassent ?

Extraits de
Sylvain Courage in Obs.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PLUTÔT DÉCEVANT.

Les Français ont eu droit avant leur film du dimanche soir à l'élocution bien préparée d'un premier de classe très bavard mais  peu empathique.
On attendait Giscard, on a eu droit à du Fillon édulcoré,  ni de gauche ni de centre gauche. Sans doute n'a-t-il pas gagné plus de partisans à gauche qu'il n'en a perdu à droite et c'est déjà ça.
L'exercice plus technique que pédagogique était périlleux, il l'a réussi sans gloire ni fracas.
Faudra qu'il revienne pour expliquer mieux sa politique étrangère et européenne? Sans doute fera-t-il ce jour là moins d'audience que dimanche.
MG

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