mardi 24 octobre 2017

Feu vert à la location d'un immeuble pour les migrants en transit


Philippe Close. © Belga 


Le Vif
Source: Belga
Le conseil communal de la Ville de Bruxelles a donné son feu vert, lundi en fin de journée, à une large majorité, à la location par la Ville de Bruxelles d'un immeuble et à la mise à disposition de celui-ci à des associations prêtes à organiser l'accueil de migrants durant l'hiver.

L'immeuble dont question est situé dans le complexe Blue star acquis tout récemment par Citydev, à Haren, dans le but de créer une école des métiers de la sécurité en Région bruxelloise. A terme, le bâtiment de sept étages et de quelque 3.600 m2 est voué à la démolition. Il sera disponible du 1er novembre prochain au 30 avril 2018 dans le cadre d'un bail d'occupation à titre précaire. Le loyer consenti par la ville est de 73.743 euros. Les charges forfaitaires ont été fixées à 18.825 euros.
Le centre d'accueil et d'orientation sera géré par des ONG dont Médecins du monde et la Plateforme Citoyenne de Soutien aux Réfugiés.
Ecolo, le cdH, et DéFI ont rejoint la majorité socialiste libérale dans son soutien au projet. Le sp.a et le CD&V se sont abstenus. La N-VA a voté contre.
L'immeuble ne sera peut-être pas occupé par des migrants dès le 1er novembre en raison des aménagements provisoires encore à y effectuer.
Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles a souligné que celle-ci prenait ses responsabilités. Il a invité les autres communes et institutions à lui emboîter le pas.
Interrogé ensuite par Catherine Lemaître (Ecolo) et Marie Nagy (DéFI/indépendants) sur les circonstances de l'opération de contrôle menée le 15 octobre dernier au parc Maximilien à une heure où les réfugiés viennent au contact de familles d'accueil, Philippe Close a dit ne pas croire que la police avait voulu piéger ceux-ci. Selon lui, l'opération a débouché sur l'interpellation de onze personnes en séjour illégal. Sept d'entre elles ont été remises en liberté avec ordre de quitter le territoire dans les heures qui ont suivi, les quatre autres ont été placées en centre fermé.
Les contrôles ont été suspendus dans l'attente de la décision de la prise en location de l'immeuble par la Ville. "Mais il y en aura encore, car il n'est pas question de laisser le parc Maximilien, dont les habitants se plaignent d'être privés, devenir une zone sans contrôle. Il importe de trouver un équilibre entre contrôle et hébergement", a encore dit le bourgmestre. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BRAS DE FER 

Soyons clair, les socialistes prennent systématiquement le contrepied des initiatives N-VA et inversement. C'est de bonne guerre et surtout de bonne tactique électorale, d'un côté comme de l'autre. Reste le problème objectif, celui de réfugiés qui ne veulent pas demeurer en Belgique, refusent d'y demander l'asile et cherchent un moyen de passer à tout prix  en Angleterre. Ils sont, de facto, en train d'installer "un second Calais" à Bruxelles.
Les aider c'est, de fait donner un signal à d'autres à venir les rejoindre à Bruxelles (la thèse Francken). Ne pas les aider et les traquer n'est en effet pas particulièrement humain (la thèse Ps).
De formidables bras de fer en perspective.
"Pour la plupart Érythréens, Éthiopiens et Afghans, ils sont aujourd'hui près de 700 à errer dans les forêts autour de la zone des Dunes qui entourent Calais et près de la rocade qui mène au port. Conséquence: le gouvernement fait face à une triple grogne. Celle des associations, qui dénoncent des conditions de vie indignes pour les migrants ; celle des policiers, qui attendent des moyens supplémentaires pour faire face ; celle des Calaisiens, enfin, et tout particulièrement des professionnels du transport qui menacent de bloquer à nouveau la rocade si le gouvernement ne fait rien pour stopper ces intrusions dans les camions" ...
Le Brexit rend très difficile tout compromis avec le Royaume Uni qui refuse catégoriquement de les accueillir sur son sol.
MG


FRANCKEN SUR LE CENTRE D’ACCUEIL POUR LES MIGRANTS: «NOTRE GOUVERNEMENT PREND SES RESPONSABILITÉS»

Par C.Bk (Le Soir) avec Belga
Selon lui, cela va créer un « appel d’air » de criminalité dans les parkings de la E40 vers la Côte, où se trouvent d’« autres migrants » qui vivent dans l’insécurité.
Le conseil communal de la Ville de Bruxelles a donné son feu vert, lundi en fin de journée, à une large majorité, à la location par la Ville de Bruxelles d’un immeuble et à la mise à disposition de celui-ci à des associations prêtes à organiser l’accueil de migrants durant l’hiver. Karine Lalieux (PS) pointait du doigt le gouvernement fédéral «  qui ne fait rien  » pour accueillir les migrants en transit à Bruxelles.
Le Secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration a tenu à réagir à cette initiative. «  Notre gouvernement prend ses responsabilités pour ceux qui demandent l’asile. Ces migrants-là ne le demandent pas, ils ne veulent pas rester en Belgique mais veulent aller en Angleterre  ». «  Le jour même où un migrant demande l’asile, il a un lit, un pain et un bain, comme tout le monde  », estime Theo Francken ce mardi matin sur la RTBF. 


MIGRANTS À CALAIS: LES ABUS DES FORCES DE L’ORDRE SERAIENT PLAUSIBLES SELON UN RAPPORT OFFICIEL
Le Vif

Le ministère de l’Intérieur considère cependant que le rapport écarte les « allégations les plus graves » de l’ONG Human Rights Watch (HRW).
Un rapport officiel commandé par le gouvernement français estime «  plausibles  » certains abus des forces de sécurité à l’encontre des migrants depuis le démantèlement de la « Jungle » de Calais il y a un an. Le ministère de l’Intérieur considère cependant que le rapport écarte les «  allégations les plus graves  » de l’ONG Human Rights Watch (HRW) qui avait accusé les forces de l’ordre de mauvais traitements. 


LE RETOUR DES MIGRANTS CRISTALLISE LES TENSIONS À CALAIS
• Par  Edouard de Mareschal

Un an après le démantèlement de la «jungle», environ 700 clandestins tentent toujours de passer en Angleterre. L'État fait face à une triple exaspération : celle des associations, mais aussi celles des policiers et des transporteurs locaux.
La nature a repris ses droits sur la lande, en bordure de Calais. Il ne reste plus rien de l'immense bidonville qui a rassemblé jusqu'à près de 7400 personnes avant son démantèlement le 24 octobre dernier. L'évacuation de la jungle menée devant les caméras du monde entier par le gouvernement Cazeneuve a été un indéniable succès. Mais elle n'a pas réglé pour autant le problème migratoire spécifique à Calais. Après une accalmie pendant l'hiver dernier, les migrants reviennent progressivement dans le Calaisis.
Pour la plupart Érythréens, Éthiopiens et Afghans, ils sont aujourd'hui près de 700 à errer dans les forêts autour de la zone des Dunes et près de la rocade qui mène au port. Conséquence: le gouvernement fait face à une triple grogne. Celle des associations, qui dénoncent des conditions de vie indignes pour les migrants ; celle des policiers, qui attendent des moyens supplémentaires pour faire face ; celle des Calaisiens, enfin, et tout particulièrement des professionnels du transport qui menacent de bloquer à nouveau la rocade si le gouvernement ne fait rien pour stopper ces intrusions.




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