dimanche 29 octobre 2017

Jambon à Molenbeek: "le plan Canal porte ses fruits"


Le Vif
Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon a défendu jeudi à Molenbeek, chiffres à l'appui, devant les sections bruxelloises de la N-VA, les bienfaits du plan Canal mis en place pour lutter contre le radicalisme et le terrorisme dans huit communes de Bruxelles, ainsi qu'à Vilvorde. Le taux de criminalité à Molenbeek a baissé de 14,2% durant le premier semestre de cette année, comparé à la même période en 2016, s'est réjoui le vice-premier ministre N-VA.

Jambon à Molenbeek devant la N-VA locale: "le plan Canal porte ses fruits." © BELGA
"Nous n'allons pas dire que tous les problèmes à Molenbeek sont résolus mais un travail assidu et une bonne collaboration entre les différents niveaux ont porté leurs fruits", a-t-il dit.
Une évaluation par commune n'interviendra que durant le premier semestre de l'année prochaine mais dès jeudi soir, Jan Jambon a donné un bilan intermédiaire pour la commune de Molenbeek qu'il s'était engagé à "nettoyer".
La criminalité dans la zone de police Bruxelles-Ouest a baissé de 14,2% durant le premier semestre de cette année en comparaison avec la même période l'année passée. En 2016, ce taux avait baissé de 3% par rapport à 2015.
Le plan Canal a été mise en place par le gouvernement fédéral après les attentats de Paris en novembre 2015. Il est porté par le ministre de l'Intérieur et son collègue de la Justice Koen Geens.
A ce stade, '87 combattants étrangers' sont suivis dans la zone de Bruxelles-Ouest dont 15 combattants de retour, 9 qui souhaitaient partir vers les zones de combat et 18 suspectés de vouloir partir. Vingt-deux de ces combattants étrangers se trouveraient actuellement en Syrie ou en Irak alors que 23 autres sont probablement décédés. Enfin, sont également suivis dans la zone, 5 prédicateurs de haine et 2 'home(grown) terrorist fighters', ceux qui sont incités à passer à l'acte chez eux plutôt que de partir combattre au Moyen-Orient.
Dans le collimateur également, 14 habitants de Molenbeek susceptibles de succomber au radicalisme et nécessitant dès lors un accompagnement ont été, selon le ministre N-VA, décelés par les Cellules locales de sécurité intégrale (CSIL), qui recueillent les informations remontant des services locaux et sociaux.
Annonçant vouloir faire le ménage, Jan Jambon avait promis un contrôle administratif à Molenbeek, maison par maison. 11.000 maisons ont été contrôlées, inspections à l'occasion desquelles 1.539 personnes ont fait l'objet d'une admonestation administrative. 1.600 ASBL ont également été contrôlées dont 113 sont suspectées de faits criminels, 546 font l'objet d'une procédure judiciaire et 133 ont été dissoutes.
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES REVENANTS
SCHEPMANS/ "Il n’est pas question que la commune prenne en charge des returnees ou des radicalisés en Belgique. Ce sont des problématiques qui relèvent de la Justice, de l’Intérieur et des Communautés. Notre rôle à nous c’est d’assumer un rôle de prévention du radicalisme. Point".
Bravo! Et c'est qui qui les prend en charge alors ces charmants jeunes gens? Pourquoi  les appeler des "returnees" quand nous disposons en français du joli mot "revenant" pour désigner ces olibrius d'un genre très particulier.  En effet ces revenants revenus de tout sont un solide problème pour nos états de droit qui ne voient pas trop bien dans quelles catégorie juridique les enfermer.  Donc on ne les enfermera pas et ils prendront le maquis à Molenbeek ou au coeur du bas Schaerbeek ou d'Anderlecht. L'asbl anversoise qui est en odeur de sainteté auprès du  bourgmestre de la métropole et se fait fort d&radicaliser les "inradicalisables"  a trouvé un joli moyen se faire subsidier peinard par son ami Jambon.
« LEUR DONNER UN SENS POSITIF DE LEUR VIE EN BELGIQUE » Sarah Turine
Ce qui m’inquiète davantage, c’est de ne pas avoir d’informations à leur retour. Il faut permettre aux services de première ligne de la commune de se rendre vers ces jeunes et de leur proposer un accompagnement professionnel, psychologique, etc., pour leur permettre de donner un sens positif à leur vie en Belgique  », a expliqué Sarah Turine échevine écolo Sarah Turine qui n'est pas ravie de devoir travailler avec l'asbl proche  de de Wever.

MOLENBEEK RENVOIE JAN JAMBON À SES ÉTUDES
MATHIEU COLLEYN

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POLITIQUE BELGELa commune s’oppose à la mise en œuvre du projet de prévention proposé par une ASBL anversoise.


Il y a de l’eau dans le gaz entre la commune de Molenbeek et le cabinet de Jan Jambon, ministre N-VA de l’Intérieur. Pomme de discorde : la fameuse ASBL anversoise chargée de mener à bien le projet We Love BXL.
Cette ASBL veut mener, à Molenbeek, un programme de valorisation des jeunes (par le sport, la culture, etc.) qui a fait ses preuves à Anvers. Le gouvernement fédéral entend la soutenir dans le cadre de sa politique de déradicalisation.
Le choix fut dirigé vers la commune de Molenbeek pour les raisons qu’on imagine, mais également parce qu’un local approprié y est facilement libérable. Le ministre Jambon a dégagé un budget de 100 000 euros pour lancer le projet. Celui-ci a pour ambition d’attirer des "sponsors" privés afin de développer son action à Molenbeek et dans toute la Région bruxelloise.
Cette initiative eut le don de susciter des réactions vives alors qu’un tissu associatif est déjà à pied d’œuvre à Molenbeek et que la N-VA ne manque jamais l’occasion de diriger les projecteurs vers la commune perçue malgré elle comme un terreau du djihadisme européen.
La mise en route du nouveau projet doit faire cependant l’objet d’une convention tripartite ASBL/Commune/Intérieur. Et c’est ici que le bât blesse. La commune de Molenbeek-Saint-Jean vient en effet de refuser le projet d’accord déposé par le cabinet de Jan Jambon, nous apprend la bourgmestre Françoise Schepmans (MR). "Nous avons un a priori très positif par rapport à ce projet qui s’est révélé très séduisant lors de sa présentation, par sa responsable Sihame El Kaouakibi, à la commune et aux éventuels partenaires privés, précise-t-elle. Cependant il est très important pour nous qu’un partenariat intervienne avec les autres associations qui fournissent déjà un travail de prévention important sur le terrain." Une dimension visiblement absente du texte proposé par le cabinet Jambon.
PRÉVENTION PUNT AAN DE LIJN
"Les discussions pour aboutir à cette convention sont toujours en cours, répond la porte-parole de Jan Jambon. Mais il est de toute façon très clair que l’intention de Madame El Kaouakibi est de collaborer avec les autres acteurs…" En attendant qu’un accord intervienne, la bourgmestre Schepmans exprime une autre crainte : "Il n’est pas question que la commune prenne en charge des returnees ou des radicalisés en Belgique. Ce sont des problématiques qui relèvent de la Justice, de l’Intérieur et des Communautés. Notre rôle à nous c’est d’assumer un rôle de prévention du radicalisme. Point".
Mathieu Colleyn


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