lundi 2 octobre 2017

Les violences creusent le fossé entre Madrid et la Catalogne


Par  Mathieu de Taillac Figaro (extraits)


Le référendum d'indépendance a bel et bien eu lieu, mais de nombreuses entorses aux règles électorales font douter de sa crédibilité.
La journée électorale de ce référendum d'indépendance interdit promettait d'être atypique. Le scrutin, suspendu par la Cour constitutionnelle et dont le gouvernement espagnol promettait qu'il n'aurait pas lieu, alors que l'exécutif catalan assurait qu'il se tiendrait, ne pouvait pas être normal.
Et au même moment ou presque, les charges policières ont transformé l'étrange journée électorale en un psychodrame national. Les 844 blessés, selon le bilan du gouvernement catalan, et les images de citoyens de tous âges frappés par les forces de l'ordre espagnoles sont désormais au centre du débat.
«IL N'Y PAS EU DE RÉFÉRENDUM AUJOURD'HUI EN
Les accusations croisées, habituelles depuis la conversion des institutions catalanes à l'indépendantisme il y a cinq ans, ont franchi une nouvelle frontière ce dimanche. À la mi journée, Carles Puigdemont enregistrait une allocution pour dénoncer «l'usage injustifié, irrationnel et irresponsable de la violence par l'État espagnol», qui, disait-il, «lui fera honte éternellement». Dans la soirée, le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, répliquait: «Les seuls responsables sont ceux qui ont brisé le vivre ensemble». Il affirmait également «Il n'y pas eu de référendum aujourd'hui en Catalogne.»
Au terme de la journée, il semble que le match que chacun des deux camps s'obstinait à gagner se solde par l'échec de tous.
UN ÉCHEC POUR TOUS
Le gouvernement espagnol se disait disposé à assumer l'image des forces de l'ordre saisissant des urnes. Mais les photos et vidéos des charges violentes ont choqué l'opinion au delà de la Catalogne et de l'Espagne. Rajoy a entrouvert une porte à un dialogue qui semble aujourd'hui plus impossible que jamais, en annonçant son intention de réunir l'ensemble des formations parlementaires, ce qui inclue deux partis indépendantistes catalans, pour «réfléchir sur l'avenir que nous devons affronter ensemble». Puigdemont, lui, s'est rapproché d'une déclaration unilatérale d'indépendance, en annonçant qu'il transmettrait au Parlement catalan les résultats du scrutin. Or, une loi votée par la majorité indépendantiste prévoit, en cas de victoire du «oui», que le Parlement proclamera l'indépendance 48 heures après l'annonce des résultats. Une quarantaine d'organisations syndicales, politiques et sociales de Catalogne ont lancé dimanche soir un appel à la grève générale dans la région pour mardi, en réaction à l'intervention de l'Etat espagnol.
Les dirigeants indépendantistes, imaginant volontiers leur défi à l'État comme une partie d'échecs, n'ont jamais fait mystère de leur double plan: s'ils étaient incapables de vaincre le gouvernement espagnol, au moins pourraient-ils le pousser à la faute. Depuis plusieurs mois, l'attitude de chaque partie rappelle davantage les courses de «chicken run», où chaque pilote se précipitant vers l'autre est convaincu que l'adversaire abandonnera avant lui. Ce dimanche, aucun conducteur n'a effleuré la pédale de frein.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"NOUS SOMMES TOUS DES CATALANS"

C'est ainsi que le N-VA Peumans accueillait il y a quelques jours la représentante catalane au Vlaams Parlement.
C'est dire si le sujet est brûlant et clivant au sein du gouvernement fédéral. En effet, comment celui-ci serait-il amené à réagir si la Catalogne devait déclarer de facto son indépendance?
Le Vicepremier Jan Jambon (N-VA)  a déclaré que l'"Europe doit rappeler Madrid à l'ordre pour avoir fait usage de la force contre le referendum en Catalogne."
Attention ceci est de nature à faire tanguer dangereusement le gouvernement fédéral belge. L'imbroglio catalan pourrait-il provoquer une crise grave au sein du gouvernement belge?
MG

JAMBON: "L'EUROPE DOIT D'ABORD RAPPELER L'ESPAGNE À L'ORDRE"
BELGA et DH


    Le vice-Premier ministre N-VA Jan Jambon estime que l'Europe doit rappeler Madrid à l'ordre pour la violence utilisée contre le référendum en Catalogne. Il ne veut pas encore se prononcer sur l'attitude que doit adopter le gouvernement fédéral si les Catalans déclarent unilatéralement leur indépendance. Jan Jambon veut d'abord attendre de voir dans quelles conditions le dossier atterrit sur la table européenne. Le Premier ministre Charles Michel a "parfaitement réagi, comme doit réagir un dirigeant en Europe", a constaté le nationaliste flamand lundi dans De Ochtend sur Radio 1. "Où restent les autres? J'aurais attendu qu'on rappelle à tout le moins l'Espagne à l'ordre."
Jan Jambon n'est pas d'accord avec son collègue libéral Alexander De Croo, qui a prévenu que "le nationalisme exacerbé des deux côtés" ne mènera nulle pas. "Toute idéologie qui s'exacerbe est dangereuse", a estimé le ministre N-VA. "Mais les Catalans essaient depuis des années de lancer le dialogue avec l'Espagne. (...) Cet appel à l'indépendance ne vient pas de nulle part. Je ne suis pas d'accord de le placer dans la catégorie 'nationalisme exacerbé'."
Le risque est grand que les Catalans déclarent très bientôt unilatéralement leur indépendance. "Le gouvernement fédéral a toujours pu prendre une position commune dans tous les dossiers difficiles. Je suppose que nous y arriverons ici aussi", a indiqué le ministre. "Si les Catalans déclarent leur indépendance, cela lancera un processus. Ce n'est pas parce qu'on fait cette déclaration que tout est démêlé. A un certain moment, cela arrivera sur la table européenne. Nous verrons dans quelles conditions le dossier atterrit sur cette table", a conclu Jan Jambon.
Le président du Parlement flamand, le N-VA Jan Peumans, était quant à lui invité sur La Première. Il a qualifié de "lâche, incroyable, anti-démocratique" la réaction musclée du gouvernement espagnol au référendum organisé par les autorités catalanes. Il a salué le tweet du Premier ministre belge. "Mes félicitations à Charles Michel d'avoir réagi comme cela", a-t-il indiqué, avant de noter que "le deuxième pas serait de chercher le dialogue entre le gouvernement catalan et Madrid".


JAMBON OVER GEWELD IN CATALONIË: “EUROPA MOET SPANJE EERST TOT DE ORDE ROEPEN”
Knack
BELGA
Vicepremier Jan Jambon (N-VA) vindt dat Europa Madrid tot de orde moet roepen omwille van het geweld dat werd gebruikt tegen het referendum in Catalonië. Hij wil nog niet vooruitlopen op welke houding de federale regering moet aannemen indien de Catalanen eenzijdig hun onafhankelijkheid uitroepen. Eerst wil Jambon afwachten onder welke omstandigheden het dossier op de Europese tafel terecht komt.
Premier Charles Michel heeft “perfect gereageerd, zoals een leider in Europa dient te reageren”, stelde de Vlaamsnationalist vandaag in De Ochtend op Radio 1. “Waar blijven de anderen?”, vraagt Jambon zich af. “Ik had minstens verwacht dat men Spanje tot de orde zou roepen.”
Jambon is het niet eens met zijn liberale collega Alexander De Croo, die waarschuwde dat “dolgedraaid nationalisme langs beide kanten” nergens toe leidt. “Elke ideologie die doldraait, is gevaarlijk”, aldus de N-VA’er. “Maar de Catalanen proberen al jaren een dialoog met Spanje tot stand te brengen (...) Die roep om onafhankelijkheid komt niet uit het niets. Dat onder de categorie ‘dolgedraaid nationalisme’ brengen, daar ben ik het niet mee eens.”
De kans is groot dat de Catalanen zeer binnenkort eenzijdig de onafhankelijkheid uitroepen. “De federale regering heeft altijd in alle moeilijke dossiers een eenduidig standpunt kunnen innemen. Ik ga ervan uit dat we dat hier ook kunnen”, aldus Jambon. “Als de Catalanen die onafhankelijkheid uitroepen, dan start een proces. Het is niet omdat je die uitroept, dat alles al ontrafeld is. Op een bepaald moment zal dat op de Europese tafel belanden. We zullen zien onder welke omstandigheden dat dit naar de tafel komt”, besluit Jambon.

CATALONIË IS N-VA GEEN REGERINGSCRISIS WAARD
De Morgen
   

   De N-VA organiseerde een solidariteitsmars in Brussel. ©Tim Dirven

Het politiegeweld in Barcelona sterkt sommige N-VA’ers in de overtuiging dat België de onafhankelijk van Catalonië moet erkennen. Maar de partijtop staat op de rem. 'We zijn blij met het sterke signaal van premier Michel.'
Aan internationale waarnemers geen gebrek, zondag in Barcelona. Veel Vlaams-nationalisten trokken naar Catalonië om via Twitter en Facebook verslag uit te brengen van het referendum. Dat het begrip ‘waarnemen’ daarbij nogal breed werd geïnterpreteerd, getuigen de filmpjes waarop onder anderen politicoloog Bart Maddens (KU Leuven) hardhandig wordt weggesleurd door de Guardia civil.

Aucun commentaire: