vendredi 13 octobre 2017

Pascal Smet: «Je dérange à Bruxelles et je sais pourquoi…»


Le ministre bruxellois de la Mobilité se défend après la fermeture inopinée du viaduc Herrmann-Debroux. 



©Le Soir


Après près d’une semaine de fermeture, le viaduc Herrmann-Debroux a rouvert ce jeudi matin. Si le chaos attendu n’a pas eu lieu aux portes de la capitale, il n’en reste pas moins que cet événement s’ajoute à une liste sans fin d’avaries au niveau des infrastructures d’une ville déjà à bout de souffle à cause des problèmes de congestion. Controversé pour son action, le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet revient dans un entretien au Vif sur la fermeture inopinée du viaduc et tacle ses détracteurs.
« JE DÉRANGE ET JE SAIS POURQUOI »
Il estime tout d’abord payer les erreurs du passé : «  durant la période 2009-2014, où je n’étais pas au gouvernement, il n’y a eu aucun suivi  », dénonce-t-il notamment. Il assure que s’il avait eu le sentiment de ne pas avoir pris ses responsabilités sur le dossier, il aurait démissionné. Face aux accusations de Vincent De Wolf qui le considère «  incompétent  », il estime que l’incident d’Herrmann-Debroux a été utilisé pour l’attaquer : «  Je dérange et je sais pourquoi : j’opère un changement de paradigme à Bruxelles, je veux que ce ne soit plus une ville pour des voitures, mais pour les gens. Une partie du MR y est allergique. Ils veulent continuer à rouler avec leur bagnole de luxe à n’importe quelle vitesse. Je suis leur ennemi. »

« TOUT EST LENT ET COMPLIQUÉ »
Pascal Smet note également la complexité institutionnelle de la Région bruxelloise : «  Il faut toujours négocier avec dix-neuf communes, dont certaines renâclent ou changent d’avis chaque semaine (…) Tout est lent et compliqué parce qu’il faut négocier tout le temps !  »
Le ministre pointe des solutions et des pistes de travail : «  Le covoiturage. (…) On me reproche parfois qu’il n’y a pas assez d’alternatives, des pistes cyclables, des lignes de tram ou de métro – mais c’est précisément ce qu’on est en train de faire… Même ça, c’est compliqué.  » 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CALLIMERO
Il sait qu'il est le fusible qui sautera en cas te de tension extrême avec l'opposition et le mécontentement populaire. : «  Je dérange et je sais pourquoi : j’opère un changement de paradigme à Bruxelles, je veux que ce ne soit plus une ville pour des voitures, mais pour les gens. Une partie du MR y est allergique. Ils veulent continuer à rouler avec leur bagnole de luxe à n’importe quelle vitesse. Je suis leur ennemi. »
Incompétent, Pascal Smet (SP.A), surnommé ministre bruxellois "de l'immobilité" après la fermeture inopinée du viaduc Herrmann-Debroux ?
Il riposte sèchement en attaquant les partisans du lobby provoiture. "Si je suis resté en politique, dit-il, c'est pour changer Bruxelles."
Et voici que notre Pascal bruxellois-flamand de service se prend pour une Anne Hidalgo aux petites pieds. Surnom: "Notre Drame de Paris".
Lui se serait plutôt " petit glas de Bruxelles".
MG 


ANNE HIDALG#O, MAIRE EN CROISADE CONTRE LE LOBBY DE L’AUTO
Obs 



   Dans son bureau de l'Hôtel de Ville. (Julien Mignot pour l'OBS) 

Elle veut interdire le diesel en 2024 et l'essence en 2030 : au nom de la pollution, la maire de Paris fait la guerre à la voiture. Quitte à faire hurler.
  David Le Bailly, Maël Thierry
En plein cœur de Paris, place de la Concorde, une citadelle assiégée : l'Automobile Club de France. Temple dédié au culte de la voiture, exclusivement réservé aux hommes. Vestige d'épopées glorieuses, bastion d'une France peut-être en train de disparaître. Au moment de nous raccompagner dans les couloirs feutrés de cet hôtel particulier du XVIIIe, son président, Robert Panhard, costume flanelle et cheveux plaqués, tient à finir notre entretien sur une note apaisée :
"Ne mettez pas dans ma bouche des choses négatives sur Anne Hidalgo. C'est une femme remarquable, elle fait ce qu'elle peut."
Pourtant, une heure durant, dans son bureau, le même homme venait d'étriller la politique de la maire de Paris : "Sa méthode n'est pas la bonne. Nous sommes choqués par l'opprobre jeté sur les constructeurs."

Club très sélect, l'Automobile Club est aussi un puissant relais d'influence, regroupant les industriels du secteur, constructeurs et équipementiers, 2 000 membres environ. Autant de dirigeants, de chefs d'entreprise qui ont fait d'Anne Hidalgo leur tête de Turc. En cause, son plan antipollution, la fermeture des voies sur berge, le réaménagement de la rue de Rivoli, la création d'une piste cyclable sur la voie Pompidou.






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