jeudi 30 novembre 2017

Le SP.A ouvre le débat sur une Ville-Région pour Bruxelles


Le Vif
Source: Belga
Le président du SP.A, John Crombez, et son ministre bruxellois, Pascal Smet, formulent le désir de voir émerger une Ville-Région pour Bruxelles, dans les colonnes du Soir et du Standaard jeudi. 



Pascal Smet © Belga
Le projet des figures socialistes flamandes consiste à unifier totalement Bruxelles. Les 19 communes seraient supprimées, faisant place à une Ville-Région, qui épouserait le même territoire (hors, donc, les communes à facilités). Elle aurait son propre parlement, baptisé Conseil de la région urbaine, garantissant toujours la représentation flamande.
Les communes disparaitraient remplacées par une vingtaine d'arrondissements seraient créés. Ils n'épouseraient pas les frontières des communes actuelles, mais des frontières physiques (voies ferrées, canal, ring). Le nombre d'habitants de chaque arrondissement serait globalement identique. L'arrondissement disposerait de compétences très locales, comme la propreté, la sécurité, l'embellissement, l'écologie ou la vie communautaire et associative.
Enfin, les élus misent sur le trilinguisme: le français et le néerlandais resteraient les deux langues administratives, mais l'anglais devrait également faire sa place. "Ce que nous proposons, ce n'est pas communautaire", insiste M. Smet. "Il y a une nouvelle génération à Bruxelles (...) que je n'appelle pas "francophone", mais des Bruxellois qui parlent français. Et en leur sein, il y a une demande de changement, d'une bonne gestion, peu importe la langue. On doit sortir des anciennes pensées. A Bruxelles, nous sommes tous des Bruxellois", conclut-il. "Ce que nous voulons, c'est lancer un débat pour que le dialogue commence", indique pour sa part John Crombez. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA BOITE DE PANDORE 

Le SPa a bien sûr ouvert la boîte de Pandore et déchaîné (à dessein?) une riposte en série des partis francophones. Même le parti frère a éructé par la voix de Laurette.  Curieusement le MR est demeuré silencieux jusqu'ici; Flamands et Francophones ont une vision diamétralement opposée de la gestion et de la gouvernance de Bruxelles. Ce n'est pas un scoop mais le thème d'une campagne électorale qui s'invite un an avant les communales et deux ans avant les régionales. Ca promet d'être violent.
MG


«N’IMPORTE QUOI!», «LAISSEZ-MOI RIRE!»…: LES RÉACTIONS AU PROJET DU SP.A POUR BRUXELLES
Le Soir
Révolutionner les structures et le fonctionnement de la capitale, une utopie ? Le parti flamand a assuré « ouvrir le débat avec un projet clair ».
Les réactions au sein des politiques bruxellois ne se sont pas fait attendre ce jeudi matin.
DU CÔTÉ PS
Pour la présidente du PS Bruxellois, Laurette Onkelinx : «  C’est n’importe quoi  ! ». La vice-présidente du parti socialiste estime que «  Bruxelles a besoin qu’on l’aime et pas qu’on la déconstruise !! Pourquoi tous les Belges auraient des communes et pas les Bruxellois  ? » Avant de terminer : «  Faire de Bruxelles un district européen ? Pas question !  »


Laurette Onkelinx
✔@LOnkelinx
C'est n'importe quoi ! Bruxelles a besoin qu'on l'aime et pas qu'on la déconstruise !! Pourquoi tous les Belges auraient des communes et pas les bruxellois ? Et enfin : Faire de Bruxelles un district européen ? C'est hors de question

«  Monsieur Smet, faites votre job  », écrit le député bruxellois, Ridouane Chahid (PS), sur Twitter. «  Les Bruxellois attendent des résultats concrets et des ministres qui bossent jusqu’à la fin de la législature  ».
Ridouane Chahid@RidouaneChahid

LE CDH RÉAGIT ÉGALEMENT
Le député bruxellois et bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre, Benoît Cerexhe (CDH), réagit sur Twitter. «  Réinventer Bruxelles ? Laissez-moi rire : la suppression des communes est une idée flamingante vieille comme le monde », écrit-il.

Benoît CEREXHE@Cerexhe
@lesoir présente le plan du @sp_a qui prétend RÉINVENTER Bruxelles. Reinventer? Laissez-moi rire : la suppression des communes est une idée flamingante vieille comme le monde.


mercredi 29 novembre 2017

La lapidation médiatique de Tariq Ramadan va ouvrir le débat sur la sexualité dans l'Islam (CHRONIQUE)

La Libre
OPINIONS
Une chronique de Marie Thibaut de Maisières, éditrice. 

 

Il existe parmi nous des musulman.e.s qui n’utilisent pas le Coran pour contrôler la sexualité de tous. Il est temps de leur donner plus largement la parole !
Récemment, au cours d’actualité que je donne une fois par semaine à la Maison des Femmes de Molenbeek, je demande à mes élèves ce qu’elles pensent des accusations de viol dont fait l’objet Tariq Ramadan. Je rappelle qu’il avait dit, sur France 2, que la lapidation des femmes adultères devait "faire l’objet d’un moratoire en attendant un débat en Islam". Et je m’attriste que les victimes présumées subissent une campagne de menaces. Soudain, une élève qui a l’habitude de porter un hidjab et une abaya noires (et qui pourrait apparaître austère à qui ne la connaît pas) lance d’un air innocent devant la classe hilare : "Si c’est vrai, qu’on le lapide !"
Anecdote rigolote pour une réalité tragique. Me voilà prête à lancer à Tariq Ramadan la première pierre (symbolique) ! Pas pour ces viols (potentiels), ce n’est pas à moi mais à la justice de trancher (même si l’on sait que moins de 10 % des plaintes pour viol aboutissent à une condamnation) mais pour les idées dont il fait la promotion depuis 25 ans.
La semaine passée, Edwy Plenel demandait sur BFM-TV : "Les actes intimes de Tariq Ramadan, est-ce qu’ils ont à voir avec ses idées ?" Oui, justement ! Ramadan est de ceux qui passent leur temps à diaboliser le sexe dans le monde musulman (il n’est pas le seul évidemment, j’ai des "pierres" pour tout le monde y compris dans le monde chrétien). Ceux qui lisent le Coran avec des yeux sexistes; ceux qui présentent sans cesse les hommes comme des prédateurs sexuels dont les femmes doivent se protéger en étant pudiques (d’où la promotion par Ramadan des piscines non-mixtes, pour éviter "le regard posé sur des choses que tu ne dois pas voir"). Cette image bestiale de l’homme ne rend-elle pas plus acceptable un éventuel "dérapage", puisque c’est sa nature ? Le viol n’est-il pas la prolongation affreuse mais inévitable d’un système de domination sexiste qui mène à ces dérives ?
Dans "Sex and the Citadel", Shereen El Feki, spécialiste de la sexualité au Moyen-Orient nous livre l’étendue des dégâts : 70 % des jeunes arabes ont moins de 30 ans et leur frustration est incommensurable. L’âge du mariage a augmenté en raison de la crise économique et la pratique sexuelle est inaccessible à la plupart des filles et des garçons (sans contraception et avec l’injonction de virginité des filles au mariage). Les violences faites aux femmes sont partout : excision, harcèlement, violence conjugale. En raison de l’inégalité entre les sexes, bien sûr, mais aussi parce que l’honneur supposé des familles reste conditionné à la chasteté de ses femmes. Elles ne peuvent dénoncer leurs agresseurs car ce serait une honte pour leurs proches. Pour la même raison, de nombreuses femmes travaillent mais leur autonomie financière ne se transforme pas en autonomie sociale. Enfin, selon El Feki, la démocratie n’émerge pas car les enfants ne faisant pas l’expérience de l’égalité dans la cellule familiale continuent, une fois adultes, à supporter les rapports de force et l’injustice. Bref, le tabou du sexe est littéralement en train de détruire le Moyen-Orient.
Pourtant, il pourrait en être autrement. Shereen El Feki rappelle que l’Islam a eu neuf siècles de tradition érotique et de tolérance (quand, à la même époque, la vie sexuelle des femmes européennes ne devait pas être très amusante). Aux religieux qui disent que la tolérance sexuelle est une importation occidentale, elle conseille de relire l’Encyclopédie du Plaisir et autres traités sacrés islamiques de l’époque de l’Islam flamboyant. Ouverture au plaisir sexuel qui a pris fin justement au XIXe, au déclin de l’âge d’or de l’Islam, suite aux conquêtes napoléoniennes puis à la chute de l’empire Ottoman.
Bref, au-delà de la vérité judiciaire, pour moi, la lapidation médiatique de Ramadan (et donc de ses idées) est une bonne nouvelle pour un débat dans l’Islam européen. Elle permettra, peut-être, de donner de la place à ceux pour qui il est évident que Mohamed a permis la lapidation en cas d’adultère uniquement s’il y a quatre témoins oculaires directs expressément pour rendre celle-ci impossible. Il existe parmi nous des musulman.e.s qui n’utilisent pas le Coran pour contrôler le corps des femmes et la sexualité de tous, et il est temps de leur donner plus largement la parole ! 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"IL FAUT LE LAPIDER" 

En somme, on fait dire au Coran ce que l'on veut. Ne serait-il pas grand temps de le regarder enfin pour ce qu'il prétend lui- même être: une Guidance  éthique en vue d'Agir Bellement et d'éviter de s'égarer de la Voie de Rectitude:. la voie non pas des réprouvés, non plus que de ceux qui s'égarent . D'autant que "Qui s'égare ne peut vous nuire si bien vous vous guidez" (V, 105).
Cette "guidance" est le résultat d'une "descente" (révélation), autrement dit, d'un "rappel" de "guidances" éthiques antérieures (la juive et la chrétienne) proclamées par des "Donneurs d'Alarme",  terme par lequel le Coran  traduit par Berque désigne les prophète des âges qui le précèdent.
Camus, qui était agnostique,  conseillait d'appréhender les religions par ce qu'elle ont de plus élevé et non point de plus méprisable. Un judicieux conseil qui mérite d'être médité.
MG






Macron reconnaît à nouveau les «crimes» de la colonisation 


Par   Le Figaro



LE SCAN POLITIQUE - Comme il l'avait fait lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a évoqué lors de son grand discours africain les «crimes» commis lors de la colonisation. Il se défend pour autant d'être dans la «repentance» ou le «déni».
Ce fût l'une des formules les plus remarquées de sa campagne présidentielle. En voyage à Alger, en février dernier, Emmanuel Macron avait qualifié la colonisation française de «crime contre l'humanité». «La colonisation fait partie de l'histoire française. C'est un crime, c'est un crime contre l'humanité, c'est une vraie barbarie. Et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face, en présentant nos excuses à l'égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes». Une première pour un responsable politique de ce rang, a fortiori un futur président. À l'époque, cette déclaration avait été vivement critiquée par Marine Le Pen et François Fillon, qui dénonçaient la «repentance permanente» promue selon eux par le candidat.
Pour son premier discours «grand oral africain», ce mardi, à Ouagadougou, au Burkina Faso, Emmanuel Macron a repris son argumentation, en l'édulcorant au passage. Le chef de l'État s'est présenté comme le représentant d'une génération pour laquelle «les crimes de la colonisation européenne sont incontestables», tout en relevant qu'il y avait eu aussi «des grandes choses et des histoires heureuses» dans ce passé. «Notre responsabilité n'est pas de nous y enferrer, de rester dans ce passé, mais de vivre l'aventure pleine et entière de cette génération». «Ce n'est pas simplement un dialogue franco-africain que nous devons reconstruire ensemble, mais bien un projet entre nos deux continents, une relation nouvelle repensée à la bonne échelle» entre l'Afrique et l'Europe, a-t-il encore dit. «Je ne suis ni dans le déni, ni dans la repentance», a-t-il précisé, pour devancer les critiques qui pourraient lui être faites.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"NI DÉNI, NI REPENTANCE"

«La colonisation fait partie de l'histoire française. C'est un crime, c'est un crime contre l'humanité, c'est une vraie barbarie. Et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face, en présentant nos excuses à l'égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes»
Emmanuel Macron se présente comme le représentant d'une génération pour laquelle «les crimes de la colonisation européenne sont incontestables», tout en relevant qu'il y avait eu aussi «des grandes choses et des histoires heureuses» dans ce passé.
Wikipedia nous apprend que le terme repentance désigne la manifestation publique du sentiment personnel qu'est le repentir pour une faute que l'on affirme avoir commise ou que l'on assume à la place de ceux qui s'en sont rendus autrefois coupables et dont on demande le pardon.
En France, la repentance coloniale fait l'objet de débats au sujet de la colonisation de la France en Algérie.
L'AGENOUILLEMENT DE WILLY BRANDT À VARSOVIE eut lieu le 7 décembre 1970, jour de la signature de l'accord de Varsovie entre la République populaire de Pologne et la République fédérale d'Allemagne.
Willy Brandt s’agenouille devant le mémorial des morts du ghetto de Varsovie, ghetto où furent entassés 450 000 juifs et dont l'insurrection en 1943fut réprimée sauvagement par les Nazis. En faisant ce geste, le chancelier allemand demande pardon pour les crimes allemands de la Seconde Guerre mondiale. Mais l'objectif est également la reconnaissance de la frontière Oder-Neisse qui sépare depuis 1945 l'Allemagne (de l'Est) de la Pologne.  Le geste de Willy Brandt fut étonnant, très discuté en Allemagne mais contribua considérablement à son image et à celle de la République fédérale à l'étranger. Il reçut le prix Nobel de la paix en 1971 (une première pour un allemand depuis la guerre) pour cette action symbolique et plus généralement pour sa participation à l'Ostpolitik (une politique de rapprochement avec le bloc communiste très critiquée en Allemagne à l'époque mais qui déboucha sur la réunification allemande tant souhaitée par les Allemands).
En 1994, la lettre du pape Jean-Paul II faisant état d'un regret relatif à des actes commis dans le passé par des membres de l'Église et reconnus publiquement comme des fautes avec le recul de l'Histoire a donné au concept de repentance un sens nouveau.
D'un point de vue politique, une repentance publique peut ne pas être une repentance sincère (c'est-à-dire accompagné d'un repentir) mais une manoeuvre ou une simple recherche de paix en mettant fin à un conflit.
Les principaux points ayant fait l'objet de repentances à la demande du pape Jean-Paul II sont :l'affaire Galilée (1979-1981),l'attitude des chrétiens par rapport au judaïsme, notamment la culture anti judaïque développée par l'Église dans son histoire et pendant la Seconde Guerre mondiale. l'attitude des chrétiens par rapport aux autres religions.
Quelques-uns, autour du théologien Hans Küng, considèrent la repentance de l'an 2000 comme un geste médiatique qui n'a pas été suivi d'actes majeurs tendant à la concrétiser
Nicolas Sarkozy a souvent utilisé ce terme, au cours de la campagne de 2007.
Depuis le début du XXIe siècle, un débat existe autour du passé colonial de la France, et d'une éventuelle nécessité de repentance.
En mai 2008, le journaliste Ivan Rioufol écrit :« Faire reposer la colonisation et l'esclavage sur la seule responsabilité de la France, en taisant les siècles d'implantation musulmane en Espagne ou dans les Balkans et les traites humaines organisées par les Africains ou les Arabes (notamment contre les Blancs), est un procédé proche du lavage de cerveau. Cette maltraitance de l'histoire, destinée à satisfaire les nouvelles communautés, ne peut qu'aviver les ressentiments»
Le ministre des Affaires étrangères de l'époque Alain Juppé a réitéré sans ménagement la position française, à savoir que « le président de la République Nicolas Sarkozy a déjà pris position, indiquant le caractère injuste de la colonisation mais il n'est pas question que la France se lance dans la voie de la repentance ».
Yves Thréard (Le Figaro) écrit en novembre 2012 : « Comme tous les ans à la Toussaint, date qui marque le début en 1954 de la guerre d’indépendance, des officiels algériens ont exigé que la France fasse repentance pour la période coloniale. [...] Il y en a assez de cette mode de la repentance, de cette haine de soi, née dans les années 1990 et encouragée par Jacques Chirac. Cette tendance nationale à l’auto flagellation a conduit le parlement français à s’ériger en tribunal de l’histoire, et nos responsables politiques, de droite comme de gauche, en redresseurs de torts du passé. »
Il est clair que  le discours africain de Macron va soulever une immense polémique qui est de nature à lui ramener du crédit à gauche et à en perdre à droite. A l'évidence le Président de la République prend un risque assorti d'un calcul: relancer la politique africaine de la France et infléchir de la sorte une politique européenne en Afrique dans le dessein de trouver une solution négociée au défi majeur de l'immigration sub-saharienne vers l'Europe. ». «Ce n'est pas simplement un dialogue franco-africain que nous devons reconstruire ensemble, mais bien un projet entre nos deux continents, une relation nouvelle repensée à la bonne échelle entre l'Afrique et l'Europe."
Décidément, ce garçon mérite sa réputation de chamboule tout.
MG



mardi 28 novembre 2017

Vervoort: «Les émeutes n’ont rien à voir avec une communauté, il s’agit d’individus»


Le Soir
Le ministre-président bruxellois déplore les amalgames après les émeutes qui ont éclaté à plusieurs reprises dans les rues de Bruxelles.

Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort a déploré ce mardi matin les amalgames après les émeutes qui ont éclaté à plusieurs reprises dans les rues de Bruxelles. «  Ces émeutes n’ont rien à voir avec une communauté, a-t-il expliqué, alors qu’un Conseil régional de sécurité aura lieu ce mardi. Il s’agit d’individus, de casseurs, dont une partie non négligeable vient de Flandre  ». Il pointe «  un mouvement opportuniste qui vient se greffer à d’autres manifestations  ».
Si les débordements du 11 novembre dernier n’avaient pas été anticipés, Rudi Vervoort dément que ça ne soit le cas pour les événements de la Monnaie et de l’Avenue Louise. «  La première est passée sous les écrans, mais pas les deux suivantes  ». Le ministre précise également la mise en place «  d’une cellule de veille sur les réseaux sociaux pour devancer les casseurs  ».
Quant à une éventuelle fusion des zones de police bruxelloise, il ne pense pas que ça puisse être une solution : «  Pourquoi pas faire une zone de police unique à toute la Belgique ? Et revenir à la gendarmerie, tant qu’on y est…  », lance-t-il avec ironie.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DES INDIVIDUS!?
DE NIEUWE ‘BANLIEUE’ VAN BRUSSEL? 

Circulez, il n'y a rien à voir; dormez bonne gens,  tout va bien! Il s'agit d'"individus" pas de communautés et remarquez que beaucoup viennent de Flandre!  En politique, communiquer c'est survivre.
"Wie zijn de relschoppers op wie Brussel geen vat krijgt?
Jong, allochtoon en boos op de wereld."
Ils sont jeunes, allochtones et en révolte contre tout. Reste la question essentielle. Ils sont combien? Trente, trente mille ou plus? Chacun fera son petit calcul...
"Et ils viennent de Flandre" : tout ceci démontre indirectement l'existence de la communauté métropolitaine urbaine de Bruxelles qui déborde les 19 communes et s'étend largement sur le Brabant.
MG

  
WIE ZIJN DE RELSCHOPPERS WAAR BRUSSEL GEEN VAT OP KRIJGT?
DE STANDAARD 

Drie keer rellen, drie keer met jongeren: ‘Het is kwaadheid die hen verbindt. Ze vallen overal uit de boot.’ Didier Lebrun/pn

Ze hebben lak aan politie en justitie, maar ook aan jeugdhuizen en elke vorm van georganiseerde vrijetijdsbesteding.
‘Drie keer rellen, drie keer met jongeren: ‘Het is kwaadheid die hen verbindt. Ze vallen overal uit de boot.’ Didier Lebrun/pn
WIE ZIJN DE RELSCHOPPERS WAAR BRUSSEL GEEN VAT OP KRIJGT?
Wie zijn de relschoppers op wie Brussel geen vat krijgt?
Jong, allochtoon en boos op de wereld 

RELSCHOPPERS IN BRUSSEL WAREN NIET ALLEEN 'GAMINS': "DENDERSTREEK IS DE NIEUWE BANLIEUE"
De Morgen 

Bij de rellen in Brussel gaat het niet enkel om Brusselse 'gamins'. Ongeveer een derde van de relschoppers komt uit Vlaanderen. Alles lijkt te wijzen naar de Denderstreek. En dat verbaast experten niet. "Het is de nieuwe ‘banlieue’ van Brussel."
Ook andere, weliswaar onbevestigde, bronnen hebben het over jonge daders uit onder andere Aalst, Denderleeuw en Liedekerke.

lundi 27 novembre 2017

20 % des jeunes Bruxellois sans emploi ni formation


Le Soir

Le nombre de jeunes de 18 à 24 ans qui ont quitté l’école mais n’ont pas intégré le monde du travail est préoccupant dans le sud du pays.

On les appelle des « Neet » (not in education, employment or training: ni étudiant, ni employé, ni stagiaire). Ce sont des jeunes qui ont quitté la vie scolaire, mais restent en dehors du marché du travail. Sans surprise, la majorité de ceux qui se retrouvent dans cette situation ont un faible niveau scolaire.
Leur nombre est désormais un sujet d’inquiétude pour certains gouvernements.
En Wallonie, un jeune de 18 à 24 ans sur six (16,4 %) se retrouve dans cette zone floue entre école et monde du travail. C’est pire à Bruxelles, où ils sont un sur cinq à vivre dans cette situation. A titre de comparaison, le taux de « Neet » en Flandre est deux fois plus bas (9,8 %).
Julien Nicaise, directeur de l’Ares – la Fédération des institutions d’enseignement supérieur – explique : « C’est préoccupant car ce sont des jeunes sans beaucoup
de perspectives occupationnelles valorisables à court terme. Les chiffres cachent certainement des citoyens qui vont galérer quelques mois avant de repartir mais, socialement, ce sont des gens qui risquent de devenir un jour dépendants.
Or, le redressement de la Wallonie et de Bruxelles passe par une amélioration de ces données, et donc de notre système éducatif. »
Le phénomène des « Neet » est certes alimenté par des problèmes personnels (famille, santé… ) mais il interroge le système : « Les élèves en qui la société investit durant leur parcours scolaire obligatoire sont encore trop nombreux à venir gonfler les rangs des adultes dépendants de demain. »
Une des causes avancées est le taux élevé de jeunes qui quittent le secondaire sans qualification valorisable lui-même lié au taux de redoublements particulièrement élevé en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Marcel Miller, managing director d’Alstom Benelux et président du Conseil d’orientation de l’Ares, l’affirme : « Réduire le taux de décrochage scolaire doit être une priorité de nos gouvernements.
Ils doivent offrir une formation aux jeunes qui sont au chômage. »
L’ancien président de la Fédération Agoria insiste : «Mettre en place le Pacte d’excellence dans toutes ses dimensions, c’est urgent ! Et offrir une formation, le dernier des maillons, à tous ceux qui sont sans emploi. Et puis, pourquoi ne pas prendre exemple sur la Flandre sur ce sujet ? C’est probablement une question d’opportunités d’emplois mais également de mentalité. »

Les jeunes francophones de 18 à24 ans sont parmi les Européens les plus mal lotis quand on compare le taux de ceux qui sont dans la zone grise entre école et travail (19,8 % à Bruxelles, 16,4% en Wallonie). C’est aux Pays-Bas qu’on trouve le moins  de « Neet » :ils n’étaient que 6,1% en 2016. Le Danemark et le Luxembourg complètent le podium des bons élèves de l’Union. A l’autre bout du classement, on retrouve la Bulgarie et Chypre (tous deux à 22,3 %) et surtout l’Italie, avec 26 % de « Neet » chez les jeunes de 18 à 24 ans.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY:
UNE BOMBE AU CŒUR DE
NOTRE SOCIETE FRANCOPHONE 
 
Il faut lire et relire l'édito de Béatrice Delvaux qui tape systématiquement et à raison sur ce même clou depuis des années. : « Réduire le taux de décrochage scolaire doit être une priorité de nos gouvernements. Ils doivent offrir une formation aux jeunes qui sont au chômage." On lit, on opine du bonnet puis on oublie et on s'étonne ensuite qu'un match de foot, que l'annonce de l'arrivée de Verga 92, qu'un banale manif contre l'esclavage tourne au drame, au vandalisme et au pillage de la part d'une minorité d'individus jeunes qui ont mis la police en difficulté et "sont sortis des rails" (Picqué)
Minorité, c'est vite dit...
A cette funeste série de trois, on serait bien inspiré d'inclure les attentats djihadistes de Bruxelles, de Paris et d'ailleurs. Non, on ne sait pas ce qui nous attend à Bruxelles où il y aurait plus de cinquante bandes de voyous organisés dont certains particulièrement agressifs. Le décrochage scolaire, familial, social est le cancer dont périra Bruxelles. Et presque personne ne s'en émeut.

Décidément je ne comprends plus nos politiques. Si, je constate qu'ils ont atteint un tel degré d'obsession de l'immédiateté qu'ils n'ont ni le temps, ni l'énergie ni surtout la volonté de réfléchir au moyen terme. Non ils ne réfléchissent plus et ils agissent plus ou moins à contre temps si j'en juge par le tissu d'inepties qu'ils ont débitées depuis trois semaines tant au Nord qu'au Sud. C'est révoltant.
Et les intellectuels? Ma conviction, c'est que c'est à peu près pareil.
MG 


CHARLES PICQUÉ SUR LES ÉMEUTES À BRUXELLES: «IL N’Y A PAS D’INSERTION SOCIALE POSSIBLE POUR CES CASSEURS»
Le Soir
Pour le bourgmestre de Saint-Gilles, rien ne sert de proposer à ces jeunes toute une série d’activités ludiques et agréables, « ce sont des casseurs ». 


©Pierre-Yves Thienpont/Le Soir 

Samedi, des violences ont éclaté vers 16h à l’issue de la manifestation contre l’esclavage de migrants en Libye qui se tenait sur la place Poelaert toute proche. Des commerces et un véhicule de police ont été endommagés par des casseurs qui auraient intégré la manifestation.
C’est la troisième fois en trois semaines que des incidents de ce type ont lieu. Selon Jan Jambon, le ministre de l’Intérieur, elles seraient toutes liées. Charles Picqué, l’ex-ministre président bruxellois, et bourgmestre de Saint-Gilles, est du même avis. «  On remarque les mêmes processus. Une manifestation spontanée ou programmée et où les casseurs se greffent à ces manifestations. Ces personnes sont souvent les mêmes, je le pense, même si l’enquête doit encore le démontrer  », explique le bourgmestre au micro de la RTBF ce lundi matin.

«  Ces gens sont des récidivistes, ils nous empoisonnent la vie et doivent être sévèrement condamnés  ».
DES REMÈDES À CETTE SITUATION ?
Charles Picqué évoque certains remèdes qu’il faudrait mettre en place afin de faire face à cette situation. «  Mais n’allons pas chercher des remèdes en amont, qui sont les remèdes qu’on évoque souvent comme l’insertion sociale. Ici il s’agit d’un noyau dur, vous pouvez leur offrir tout une série d’activités ludiques, culturelles, et agréables, nous avons affaire ici à des casseurs et il faut d’abord traiter ce domaine en donnant les bonnes initiatives aux différents niveaux de pouvoir parce que cela touche pas mal de compétences différentes. »
Pour le bourgmestre de Saint-Gilles, il s’agit de jeunes qui sont «  tout à fait sortis des rails, il y a un problème de crise, notamment au sein de la famille  ».
L’idée est une mission interministérielle qui mêlerait «  le fédéral car il y a la justice, le régional car il y a la prévention et les communautés car il y a la protection de la jeunesse et les sanctions des mineurs. Tout le monde doit se mettre autour d’une table, c’est un nouveau plan d’action  », a conclu Charles Picqué. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SORTIS DES RAILS
«  tout à fait sortis des rails, il y a un problème de crise, notamment au sein de la famille  ».

L’idée est une mission interministérielle qui mêlerait «  le fédéral car il y a la justice, le régional car il y a la prévention et les communautés car il y a la protection de la jeunesse et les sanctions des mineurs. Tout le monde doit se mettre autour d’une table, c’est un nouveau plan d’action  », a conclu Charles Picqué.
C'est dire le désarroi complet dans lequel ces événements plongent le monde politique. Relisons donc le très lucide édito de Béatrice Delvaux qui ne saurait laisser aucun Bruxellois de coeur indifférent.
MG

ET SI ON VISAIT UNE AUTRE TOLÉRANCE ZÉRO ?
Béatrice  Delvaux

C’est la plaie principale des Bruxellois et Wallons, c’est la statistique la plus noire du monde francophone belge. Il ne s’agit ni de sécurité, ni de radicalisation, ni de terrorisme, mais d’une forme bien plus endémique de perdition : un jeune bruxellois entre 18 à 24 ans sur cinq et un jeune wallon entre 18 et 24 ans sur six n’est ni à l’école ni au travail. Vous avez bien lu : ni en formation, ni en enseignement, ni en emploi.
Ce groupe flottant, sans perspective et pourtant quasi adulte, baptisé « Neet » par les Anglo-Saxons, est la véritable bombe qui vit au cœur de notre société francophone. Comment en effet considérer autrement la masse de ces jeunes, qui « errent » en ce moment-clé où ils devraient bâtir – ou trouver – une confiance dans l’avenir et en eux-mêmes par l’insertion dans un milieu professionnel, la perception d’un salaire.
C’est sur ces tranchées où s’enfonce une jeunesse qui n’a pas les moyens de se bâtir un avenir, qu’il faut décréter une tolérance zéro. Le champ de bataille est clair : la scolarisation.
L’urgence est d’autant plus vitale que le résultat sera doublement vertueux : sortir les jeunes de ce no man’s land est en effet une manière plus pérenne de construire de la sécurité, pour ces jeunes, mais aussi automatiquement dans la foulée, pour la société dans laquelle ils vivent.


dimanche 26 novembre 2017

Vive tension entre Zuhal Demir et un prédicateur islamique: «Vous devriez retourner à l’école»


Le Soir
Un reportage de l’émission « Nieuwsuur » avait créé la polémique en Flandre. Un prédicateur y mettait en garde contre la musique et a exhorté à ne pas se rendre dans des endroits où de l’alcool était vendu.
   

Tensions ce mardi soir entre la secrétaire d’Etat à l’Egalité des chances Zuhal Demir (N-VA) et l’ancien rappeur néerlandais Abid Tounssi. «  Elle devrait mieux faire ses devoirs  », a-t-il expliqué.
L’émission « Nieuwsuur » avait créé la polémique en Flandre à la suite d’un reportage montrant la leçon donnée par un prédicateur islamique dans la maison communale de Genk. Au cours de cette leçon donnée le 30 septembre, le prédicateur néerlandais Ali Houri a mis en garde contre la musique et a exhorté à ne pas se rendre dans des endroits où de l’alcool était vendu. Dans l’assistance, hommes et femmes étaient séparés. « Des fous religieux sèment la haine et traitent les femmes comme des déchets. A la maison communale de Genk ! Tolérons-nous cela ? », avait lancé sur Twitter la secrétaire d’Etat Zuhal Demir (N-VA), probable candidate aux communales à Genk.
Abid Tounssi était l’un des conférenciers. Face à Zuhal Demir ce mardi soir sur le plateau de l’émission « Van Gils en gasten », l’ancien rappeur a dénoncé le reportage : «  Nieuwsuur avait quatre ou cinq heures de matériel visuel, duquel ils ont sorti sept minutes. Ce qui a été dit était hors contexte. » Il a également précisé que les orateurs avaient été validés par le bourgmestre de Genk et qu’un agent communal était présent. Selon lui, l’agitation politique autour de la conférence n’a donc pas lieu d’être. «  Madame Demir doit mieux faire ses devoirs, elle doit retourner à l’école  », a-t-il donc déclaré, sous-entendant que la secrétaire d’Etat n’était pas au courant de tous les éléments de l’affaire avant de lancer ses attaques. 


VRAGEN BIJ PODIUM VOOR DUBIEUZE PREDIKERS: OOK ANTWERPEN STELDE STADSZAAL TER BESCHIKKING
Bruno Struys in De Morgen 


Ali Houri, een van de sprekers op een lezing in Genk, gaf ook een lessenreeks in een gebouw van de stad Antwerpen. © rv 

De conservatieve spreker Ali Houri gaf niet enkel een lezing in een zaal in het stadhuis in Genk, maar ook een lessenreeks in een zaal van de stad Antwerpen. "Dit had niet mogen plaatsvinden."
Niet enkel in Genk, maar ook in Antwerpen hebben de stadsdiensten een gebouw ter beschikking gesteld van de conservatieve Nederlander Ali Houri. In gemeenschapscentrum Den Tir, eigendom van de stad Antwerpen, heeft hij een lessenreeks gegeven over het gedrag en handelen van de profeet Mohammed.
Den Tir is in principe verboden terrein voor "levensbeschouwelijke activiteiten, erediensten en religieuze activiteiten". Bevoegd Schepen Fons Duchateau (N-VA) zoekt nog uit of de organisatoren hun goedkeuring hebben gekregen onder valse voorwendselen, of dat de administratie in de fout is gegaan. "In ieder geval had het niet mogen plaatsvinden", zegt zijn woordvoerder.
De lessenreeks van Ali Houri, alias broeder Alkhattab, is gestart op 19 september en zou volgens de aankondiging twaalf weken duren, maar het is onduidelijk of ze nu nog loopt. De vzw die zijn lezingen ondersteunt wil eerst onderzoeken wat er verteld is, of verteld wordt, voor ze een reactie geeft. Houri werkte in Antwerpen samen met de lokale afdeling van VOEM, de Vereniging voor Ontwikkeling en Emancipatie van Moslims. Niet VOEM zelf, maar een vrijwilliger zou de lessenreeks georganiseerd hebben.
Houri's metgezel bij zijn omstreden lezing in Genk, de voormalige rapper Abid Tounssi, was dit voorjaar bovendien te gast in het Cultureel Centrum van Deurne. Daarvoor is dan weer schepen Caroline Bastiaens (CD&V) bevoegd. Volgens haar zijn bij die aanvraag alle procedures correct gevolgd.
Ook in Genk stelt burgemeester Wim Dries (CD&V) dat een screening voor de goedkeuring van het event geen problemen aangaf. Aan het centrum voor dreigingsanalyse OCAD is gevraagd of deze sprekers bij hen gekend waren, maar dat bleek niet het geval. De politieagent die tijdens de lezing op 30 september aanwezig was, kon geen oproepen tot geweld of haatzaaiende boodschappen vaststellen.
Een uitzending van het Nederlandse tv-programma Nieuwsuur liet echter zien hoe Abid Tounssi en Ali Houri in die zaal van het Genkse stadhuis aan jonge moslims vertelden dat ontucht, te korte jurkjes en een café binnenlopen zondig is, net als muziek beluisteren.

Minstens een deel van de avond zaten de mannen vooraan in de zaal, afgescheiden van de vrouwen achteraan. Staatssecretaris voor Gelijke Kansen Zuhal Demir (N-VA) heeft het Instituut voor de gelijkheid van vrouwen en mannen om een onderzoek gevraagd.
"Religieuze gekken zaaien haat, zetten de bevolking tegen elkaar op en behandelen vrouwen als vuil op het Genkse stadhuis", zei Demir. "Moet een stadszaal daarvoor dienen?"
Volgens de organisatoren zijn de feiten waarop Demir zich baseert, geen correcte weergave van die avond. "Dat dit politiek wordt gerecupereerd, op nog geen jaar voor de verkiezingen, is triestig en onnodig polariserend", zegt Luc Mahdi Osselaer van vzw Kompas. 
Ook Abid Tounssi, die vroeger een populaire rapper was, maar ondertussen muziek heeft afgezworen, voelt zijn uitspraken uit de context gerukt. "Ze verwijten ons nu dat we vrouwonvriendelijk zijn, maar mijn videoclips waren pas vrouwonvriendelijk", zegt Tounssi. "Hoe bloter de vrouwen, hoe groter de kans dat ze in mijn clip kwamen." 

 
WIE ZIJN DIE CONTROVERSIËLE PREDIKERS DIE IN HET GENKSE STADHUIS EEN LEZING MOCHTEN GEVEN?
Yannick Verberckmoes en Bruno Struys De Morgen
De twee predikers die in het Genkse stadhuis een lezing hebben gegeven, zijn niet onbesproken. De een, Ali Houri, zou banden hebben met een veroordeelde haatprediker. De andere, Abid Tounssi, noemde zich als rapper "Nederlands grootste nachtmerrie". 
"Je kunt mij uitmaken voor orthodox, salafi en op mij een stempel willen plakken van welke moskee of stroming dan ook", schrijft prediker Ali Houri als een reactie op het item in Nieuwsuur. Dat hij ontstemd is met de manier waarop hij in het Nederlandse actualiteitenprogramma is neergezet, wil hij niet verbergen. "Hier klopt niks van."
Maar als je hetzelfde Facebook-profiel wat beter bekijkt, merk je dat er wel eens meer aan de hand zou kunnen zijn dan wat Nieuwsuur naar buiten heeft gebracht. In het programma toont Ali Houri zich als een vreedzame islamexegeet, die weliswaar oproept tot het uitbannen van muziek en alcohol, maar op zijn profiel vraagt hij ook steun voor Tarik Ibn Ali, een veroordeelde haatprediker.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"FALLAIT PAS LES LAISSER ENTRER" 

« Des fous religieux sèment la haine et traitent les femmes comme des déchets. A la maison communale de Genk ! Tolérons-nous cela ? », avait lancé sur Twitter la secrétaire d’Etat Zuhal Demir (N-VA), probable candidate aux communales à Genk.
Sa gouaille et ses mœurs libres l'ont rendue célèbre, mais Arletty le paya cher. On ne lui reprochait pas de s'être aplatie devant les nazis, juste d'avoir offert son corps à Hans Jürgen Sœhring, officier de la Luftwaffe. "Si vous ne vouliez pas que je couche avec les Allemands, lança-t-elle, imparable, à ses juges, fallait pas les laisser entrer !"
On les a, de fait, laisser entrer à Genk et aussi à Anvers et on les a même, apparemment, laissés parler.
Ceci dit, revenons sur le fond de l'affaire: "In het programma toont Ali Houri zich als een vreedzame islamexegeet, die weliswaar oproept tot het uitbannen van muziek en alcohol, maar op zijn profiel vraagt hij ook steun voor Tarik Ibn Ali, een veroordeelde haatprediker".
Retenons toutefois qu'à côté d'une interprétation aussi restrictive et réductrice du Coran telle que semblent la pratiquer ces imams de passage en Flandre, à Genk, à Anvers et sans doute ailleurs il en existe une tout autre, fondée sur le "regard éthique". 
1. "Au nom de Dieu, le Tout miséricorde, le Miséricordieux" : "Dieu S’assigne à Lui-même la Miséricorde" autrement dit l'éthique.
2. "Louange à Dieu, Seigneur des univers" : l'éthique est universelle, elle vaut pour tout le multivers
3. "le Tout miséricorde, le Miséricordieux" : insistance sur l’éthique, d'ou son importance primordiale
4. "le roi du Jour de allégeance ": le jour où sera connu celui qui suit l'éthique de celui qui s'en écarte
5." C'est Toi que nous adorons, Toi de qui le secours implorons" : un croyant éthique adore un Dieu éthique
6. "Guide-nous sur le voie de rectitude" : la voie de l'éthique (l'éthique du Bel-agir)
7. "la voie de ceux que Tu as gratifiés, non pas celle des réprouvés, non plus que ce ceux qui s'égarent" : ceux qui pratiquent l'éthique, trouveront l'éthique (bel-agir trouvera-t-il ....)

C'est un raisonnement quo pour qui l'adopte (mais qui l'adopte?) paraît à peu près  imparable, d'autant que "Qui s'égare ne peut vous nuire si bien vous vous guidez" (V, 105)

Reste à savoir si cette lecture originale et téméraire d'un musulman éclairé-il en existe quelques uns, j'en ai rencontré un- est recevable par l'ensemble de la communauté?
Un adith ne dit-il pas que "tout musulman doit appréhender son texte fondateur comme s'il lui avait été révélé personnellement?"
Le choix serait il entre un islam éclairé et un islam des ténèbres?
Ou plus exactement, entre l'islam et la "dénégation" (Jacques Berque utilise le terme "dénégateurs"  pour désigner les "Mal Agissants"), c-à-d entre l'éthique et l’immoralité ou plutôt la malfaisance, entre le Bel-Agir et la barbarie?

Le célèbre poème d'Ibn Arabi pourrait alors s'écrire (ou plutôt s'interpréter)  alors de la manière suivante :

"De l'éthique nous somme issus
Selon l'éthique nous somme faits
C'est vers l'éthique que nous tendons
A l'éthique nous nous adonnons"

Difficile de ne  pas être séduit par ceci, même pour un libre penseur.
La présence de l'islam en Europe est un vrai challenge pour la société d'accueil.  Voir dans le Coran avant tout une "guidance" éthique, autrement dit un "rappel" des éthiques  plus anciennes de la Thora et des Evangiles, est une approche originale, hardie, fort séduisante mais , à l'évidence, très peu représentative. Mais comme dit le texte fondateur de l'islam: "patience est belle".
" Les musulmans sont-ils tous musulmans. Les musulmans sont-ils musulmans à perpétuité ? Les intellectuels dans le monde dit "arabe" luttent avec courage et travaillent pour l’avènement d’une culture post-islamique" (Hamid Zanaz)
MG


MONSIEUR EDWY PLENEL, NE ME DÉFENDEZ PAS!
(OPINION) La Libre Belgique
CONTRIBUTION EXTERNE
Une opinion d'Hamid Zanaz, journaliste et essayiste algérien résidant en France.
    

" Monsieur, la France n’est pas un pays raciste. Dire le contraire est un mensonge, une connerie. Alors taisez-vous.
Je suis de culture islamique et universelle, algérien résidant en France depuis plus d’une vingtaine d’années. En vous lisant et en vous écoutant depuis un certain temps sur le sujet de l’islam et des musulmans en France, je me demande, Monsieur Plenel (1), si nous vivons dans le même pays !
Dans vos articles, dans vos livres, dans vos interventions sur les plateaux de télévision, vous ne cessez de nous présenter, nous les Arabes, les Kabyles, les croyants, les non-croyants, avec éloquence et malice, comme des victimes passives d’un racisme inhérent à la société française. Nous sommes, selon vos analyses, des citoyens de seconde zone, rejetés, discriminés. Non seulement par une majorité de Français, mais par la République française elle-même !
Permettez-moi, Monsieur l’avocat autoproclamé des pauvres "musulmans", de vous dire que sous l’apparence de votre analyse complexe et de votre indignation scénarisée, vous n’annoncez que des balivernes. N’est-il pas irresponsable et idiot de lancer des mensonges que les faits démentent tous les jours ?
Les Arabes et les musulmans ne vivent pas dans un ghetto en France, ils ne sont pas les juifs du passé comme vous le dites avec légèreté, et sans mesurer les dégâts que pourrait provoquer ce discours calamiteux. Par la vulgarisation du ridicule mot de l’islamophobie, vous avez créé une guerre civile dans l’âme de chaque jeune issu de l’émigration. Depuis des années vous adressez des messages dangereux et irresponsables aux jeunes issus de l’émigration : la France ne veut pas de vous, la France n’aime pas votre religion, la France ne vous considère pas comme des Français à part entière, vous êtes discriminés à l’embauche, la France vous refuse le logement, la France a exploité vos parents, le colonialisme a massacré vos grands-parents, la France refuse de reconnaître ses crimes en Afrique du Nord, etc.
Comment voulez-vous, après toute cette incitation insidieuse à la haine, que certains de ces jeunes ne prennent pas les armes contre leur propre pays sali par votre discours mensonger ?
Ce discours essentialiste est responsable de l’islamisation des quartiers car vous avez poussé les jeunes dans les bras des Frères musulmans de l’Union des organisations islamiques de France, les amis de votre ami Tarik Ramadan.
Monsieur, la France n’est pas un pays raciste, dire le contraire est un mensonge, une connerie ni moins ni plus. Et c’est un étranger de culture islamique qui vous le rappelle ! Sachez, Monsieur le défenseur d’une cause fictive, que je ne me reconnais absolument pas dans votre discours de victimisation, alors que je ne vous ai rien demandé. Ne me défendez pas, je n’ai pas besoin de vous ni d’aucun autre tuteur. Le temps du paternalisme est révolu.
"Musulmans", dites-vous ? Les musulmans sont-ils tous musulmans, Monsieur l’intellectuel ? Les musulmans sont-ils musulmans à perpétuité ? Je ne vous permets pas de me désigner par une partie de moi-même, supposée ou réelle ! Comme j’ai le devoir de vous dire qu’au moment où les intellectuels dans le monde dit "arabe" luttent avec courage et travaillent pour l’avènement d’une culture post-islamique, vous encouragez ici l’obscurantisme et ses promoteurs tels que Tarik Ramadan.
Comme tous ceux que vous appelez faussement arabes et musulmans, de France et de Navarre, je suis majeur et vacciné. Ne parlez pas à ma place ! Merci.
(1) Auteur du livre-plaidoyer "Pour les musulmans" (2014), Edwy Plenel est cofondateur du site d’investigation et d’opinion Mediapart. Il a été récemment la cible de "Charlie Hebdo". Le périodique satirique l’a caricaturé en une sous la forme des singes de la sagesse qui se couvrent la bouche, les oreilles et les yeux pour ne pas voir. Une allusion aux liens de l’homme de presse avec l’islamologue Tariq Ramadan, ciblé par plusieurs dénonciations d’agressions sexuelles voire de viols (dans le cadre du #balancetonporc). En réponse, Plenel a déclaré que cette une fait partie d’une "campagne générale de guerre aux musulmans". Des propos considérés comme un appel au meurtre par la rédaction de l’hebdo.




samedi 25 novembre 2017

PS: des idées pour convaincre et des démons à vaincre

BÉATRICE DELVAUX Le Soir

Ce dimanche, le parti tient un grand congrès pour conclure son « Chantier des idées ». L’objectif, entre autre : regagner la confiance des militants.


Réinventer la gauche ! Inutile de dire que ceux qui vont trouver la martingale pourront déposer un brevet. En France, en Allemagne ou en Italie, les socialistes éjectés du pouvoir, abîmés voire discrédités par leur participation à des gouvernements, sont en train de se creuser les méninges et de consulter large pour élaborer la bonne formule. C’est dire si ce qui va sortir des «  Chantiers des idées  » du PS belge, qui a longtemps mieux résisté que nombre de ses camarades aux assauts du capitalisme effréné puis au travail de sape et de séduction brutale des populistes, va être regardé de près. Même depuis la Flandre, où John Crombez, président du SP.A confessait le week-end dernier ses longues nuits sans dormir. Mais le PS francophone reste une machine, avec de solides pans pour le soutenir : la mutualité, les militants et même les syndicats qui boudent devraient, le moment venu, recoller au peloton pourvu que le parti leur (re)montre son flanc gauche.
Le « Chantier des idées » devrait produire les nouvelles lignes « rouges » des socialistes mais pas une révolution, faire le pari de la gauche mais raisonnable, proposer des utopies mais réalistes. Soit un mixe qui puisse à la fois servir à se refaire une popularité électorale via un programme de combat, tout en restant compatible avec d’autres partis pour former un gouvernement, le tout assis sur un durcissement de la norme morale qui en a pris un sacré coup les derniers mois.
Regauchiser, verdir et moraliser : c’est la potion que des textes solides – le PS reste une machine de guerre – devraient rendre incontournable pour des militants qu’il faut convaincre. Sera-ce suffisant ? Dans cette entreprise de reconquête, le PS va devoir vaincre quatre démons qui pèsent sur ses paroles, faute d’actes correctement posés au cours des mois écoulés :
1) la gouvernance – pas facile à présenter comme un axiome de parti, avec un Stéphane Moreau bien installé sur le trône si symbolique de Nethys, en forme de bras d’honneur au pouvoir et aux principes du parti ;
2) la colère – elle pousse des militants et d’autres vers un PTB qui capte les envies de renverser la table et d’oser la radicalité ;
3) les sujets difficiles – sur l’immigration pour l’instant, la N-VA semble avoir monopolisé les discours face à une opposition molle, singulièrement à gauche, qui semble avoir peur de « déplaire » à l’air identitaire et sécuritaire du temps ;
4) la tromperie – soit ce procès des promesses non tenues et des trahisons faites au PS au pouvoir. Ce dimanche et après, il va falloir que les militants croient à nouveau dans la pérennité des engagements, leur capacité à faire rêver et la détermination morale de ceux qui les promeuvent.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
REGAUCHISER, VERDIR ET MORALISER  REFONDATION OU REPLATRAGE?

"Le « Chantier des idées » devrait produire les nouvelles lignes « rouges » des socialistes mais pas une révolution, faire le pari de la gauche mais raisonnable, proposer des utopies mais réalistes."
"L’objectif est entre autre : regagner la confiance des militants."
Cela ne suffira pas. C'est surtout la confiance de la FGTB que le PS devra reconquérir et celle-ci penche de plus en plus vers le PTB.
On ne le répètera jamais asse: c'est la FGTB qui fait la pluie et le beau temps en Wallonie. Nombreux sont les "efgtébistes" qui ont récemment adhéré au PTB. De plus, Thierry Bodson, qui endosserait volontiers les habits régionalistes de feu André Renard, rêve d'une coalition PS/PTB/Ecolo, hypothèse que décortique Henri Goldman dans sa  carte blanche dans le Vif.
Les chantiers du PS ne sont que de l'esbroufe pour calmer les militants, de la poudre de perlimpinpin  comme dirait Macron.
"Regauchiser, verdir et moraliser",  refondation ou replâtrage?
Tout cela est évidemment à regarder dans la perspective des élections de 2018 (communales)/ 2019 (régionales).
Nous avons évoqué à plusieurs reprise l'importance de la bataille électorale d'Anvers; celle de Bruxelles ne sera pas non plus sans conséquence: Didier Reynders semble hésitant à monter au créneau pour conquérir le siège de Rudi Vervoort. Et voici que Défi se manifeste, se positionne et y va de sa carte blanche assortie de jeunes signatures pour rappeler ses thèse et de donner un coup de griffe à la presse flamande "prônant  tolérance zéro et une politique de  répression, la fusion des six zones police bruxelloises. "
Pour Défi, il est essentiel de "renforcer la police locale". De plus, "le défi du décrochage scolaire, social et de radicalisation. doit être abordé via l'aspect éducatif mais aussi à travers un projet d'encadrement des jeunes afin  de promouvoir une meilleure cohésion sociale à Bruxelles. Dont acte.
Bref la Belgique se prépare à vivre deux années électorales difficiles et déstabilisantes avec une N-VA qui renonce moins que jamais à en découdre avec un PS  décrédibilisé et très affaibli par les égarements de ses parvenus.
Il est clair que si l'on devait se réorienter vers une seconde coalition suédoise au fédéral (éventuellement avec le CDH), le cas échéant avec une coalition conduite par les libéraux à Bruxelles, une coalition rouge/vert en Wallonie en Wallonie, tout ceci équivaudrait, ispo facto, à un confédéralisme de fait. Il ne resterait alors à la N-VA  qu'instaurer un confédéralisme constitutionnel, prélude à la scission pour ne pas dire à la cessation du royaume de Belgique.
Et sinon?  Sinon nous irons sans doute vers le retour à un "pas de deux" MR/PS partout, au régional comme au fédéral avec alors une N-VA déchainée, radicalisée, carrément indépendantiste. Possible mais très peu probable, mais comme disait André Cools, en politique c'est souvent l'improbable qui s'impose.
En somme, tout cela est dans la, main du MR, un parti qui à l'évidence manque de gros bras et surtout d'une vision claire de ce qu'il veut.
Mais on aurait tort de faire l'économie d'une réflexion sur l'évolution des verts qui montent partout dans le pays et qui retrouveront des couleurs d'un vert vif quand le grand public commencera à prendre la vrai mesure du désastre climatique qui assurément nous menace. Politique fiction, spéculation gratuite?
Possiblement, mais on ne saurait se voiler la face. L'opposition de fond N-VA/PS est de plus en plus le pivot axial autour duquel tourne toute la dynamique politique (politique d'asile, désordres urbain, gestion de la police bruxelloise, dossier catalan et j'en passe) dans ce royaume de Belgique qui s'étiole. La N-VA a deux fers au feu: soit faire la démonstration que ce pays ne peut fonctionner car il  est composé de deux nations antinomiques; soit mettre le PS a genoux, le reléguer partout dans l'opposition pour imposer à la Belgique  tout entière sa vision hyper libérale, "petit bourgeoise" et sécuritaire dans la ligne de Charles Michel 1 et avec la complicité de ce dernier.
Ne pas le voir, ce serait faire l'autruche qui volontiersenfonce la tête dans le sable. De Gaulle pensait que les Français sont des veaux, les Belges  sont-ils des autruches?
MG


WALLONIE : UNE ALLIANCE PS-PTB-ECOLO EST-ELLE POSSIBLE ?
Henri Goldman
Henri Goldman rédacteur en chef de Politique, revue belge d'analyse et de débat in Le Vif
Donne politique inédite en Wallonie : son tout frais gouvernement de " centre-droit " serait, selon les sondages, très nettement minoritaire, tandis que les trois partis qu'on situe généralement à gauche - le PS, le PTB et Écolo - disposeraient ensemble d'une confortable majorité.


© Belga

Du coup, cette perspective donne des idées à la FGTB wallonne qui part en campagne pour qu'une telle majorité voie le jour après les élections de juin 2019. Pour Thierry Bodson, son secrétaire général, "les partis de gauche doivent s'entendre sur certaines priorités qui les rassemblent et arrêter de se focaliser sur ce qui les divise ", ajoutant que "si arithmétiquement c'est possible, les travailleurs ne comprendraient pas que ces trois partis ne s'entendent pas pour former une telle majorité."
L'argument est solide. Même si un gouvernement - a fortiori un gouvernement régional - ne dispose que d'un pouvoir limité face aux forces de la finance et aux contraintes européennes d'inspiration néolibérale, un gouvernement de gauche pourrait donner des impulsions très différentes qu'un gouvernement composé sur le modèle des précédents.
L'annonce d'une possible majorité parlementaire de gauche en Wallonie confirme cette région dans son statut d'exception européenne. Alors que, chez tous nos voisins, la gauche, toutes tendances additionnées, est en recul, la Wallonie affirme un tropisme progressiste qui ne se dément pas depuis au moins un demi-siècle. Ici, le recul historique de la social-démocratie gonfle les voiles de la gauche radicale et non celles de formations nationales-populistes qui prospèrent partout en Europe. Ici aussi, un parti écologiste qu'on ne peut soupçonner d'être à la botte des lobbies financiers maintient des scores à deux chiffres introuvables ailleurs.
Et pourtant, la proposition de la FGTB embarrasse tout le monde. Aucun des trois partis sollicités ne semble y accorder le moindre crédit. Au PS, l'alliance obligée par l'arithmétique électorale avec l'un ou l'autre parti situé plus à droite a toujours servi d'alibi confortable pour ne pas respecter son propre programme. Pour sa part, Écolo tient absolument à préserver sa "liberté politique" en ne s'enfermant pas dans un seul type de formule, pour ne pas perdre sa capacité de négocier avec un peu tout le monde. Quant au PTB, il perçoit cette offre comme un piège, car à ses yeux les conditions ne sont pas réunies pour qu'un tel gouvernement puisse mener des politiques substantiellement différentes de celles des précédents. En passant, on relèvera les arguments en miroir utilisés pour déconsidérer la proposition de la FGTB : pour Peter Mertens, le président du PTB, "le PS et Écolo n'ont encore jamais dit qu'ils étaient prêts à former un gouvernement qui voulait entrer en confrontation avec l'ensemble des dogmes libéraux de la Commission européenne" ; pour les deux autres partis, le PTB s'exclut lui-même en refusant par principe de participer à l'exercice du pouvoir. Fermez le ban ?
Ce serait dommage. Dans la mesure où un gouvernement wallon "vraiment de gauche", ce serait autre chose qu'un gouvernement wallon "vraiment de droite", ça vaudrait au moins le coup d'en tester la possibilité sans s'enfermer par avance dans des caricatures. Car des caricatures, il y en a. Décrire le PTB comme des vilains communistes, avec tout ce que ce terme est supposé charrier d'effrayant, ce n'est pas sérieux. Rien dans le programme de ce parti n'évoque la grève insurrectionnelle ou la dictature du prolétariat. Reprocher encore aujourd'hui à Écolo d'avoir, en 2013, avalisé le pacte budgétaire européen (TSCG) constitutionnalisant l'austérité néglige le fait que, entre-temps, la direction de ce parti a changé et que plusieurs de ses responsables actuels s'étaient à l'époque opposés à cette décision. Quant au PS, il est en ce moment dans une telle séquence de "football-panique" qu'il ne peut se permettre de faire campagne "comme si de rien n'était". Premier indice : les 123 propositions, devenues 170, issues de son "chantier des idées" sont la compilation de toutes les idées progressistes qui circulent. Le PS se déclare désormais "écosocialiste" comme Mélenchon, fait son autocritique sur la pénalisation des chômeurs mise en place par le gouvernement Di Rupo, parle d'abroger le TSCG et se prononce en faveur de la réduction collective du temps de travail avec embauche compensatoire et sans perte de salaire... Enfin, on trouve des militant·e·s des trois partis dans les mêmes syndicats et dans les mêmes associations de la société civile qui, toutes, espèrent un changement de cap politique et une rupture avec la tambouille sociale-libérale dans laquelle la "gauche de gouvernement" s'est beaucoup trop compromise.
Bref, de tous les côtés, les lignes bougent. Mais sans doute pas suffisamment pour qu'une discussion puisse aboutir à un protocole d'accord. Il y a trop de méfiance, héritée d'un passé proche, et trop de concurrence légitime induite par la compétition électorale qui s'annonce. Ce n'est pas une raison pour camper sur ses positions. Il n'y a pas d'obligation de résultat, mais il y a une obligation morale de débattre sans s'éviter devant le "peuple de gauche" qui n'a pas beaucoup d'occasions de se réjouir aujourd'hui. À 18 mois des échéances électorales, cela n'aurait aucun sens de bricoler un accord de gouvernement dans la coulisse. Ce qui est nécessaire aujourd'hui, c'est une confrontation ouverte et publique sur un agenda négocié. Quelle qu'en soit l'issue, cela sera au minimum un bel exercice de pédagogie politique. Pour le reste, rendez-vous en juin 2019.


EMEUTE À BRUXELLES : L'ÉDUCATION PLUTÔT QUE LE BÂTON
Le vif

La montée du sentiment d'insécurité ressenti en Belgique constitue un défi social, politique et institutionnel que nous nous devons de relever. Comment les pouvoirs publics peuvent-ils répondre à ce défi?


© Belga
Comprendre les craintes des citoyens, les mécanismes de l'insécurité, les facteurs qui les provoquent et qui poussent des jeunes à l'incivilité sont les éléments indispensables permettant de mesurer leur impact et de rechercher des solutions efficaces et durables. Cela relève de la responsabilité de chacun des acteurs de notre société.
Suite aux derniers débordements au centre-ville de Bruxelles, les partis de la majorité fédérale ainsi que l'ensemble de la presse flamande ont prôné la tolérance zéro en annonçant, notamment, la mise en place d'un plan d'action axé majoritairement sur la répression.
Bien que les violences physiques et verbales envers les forces de l'ordre et les entrepreneurs soient inacceptables et qu'elles méritent des sanctions à la hauteur des préjudices causés, il nous semble illusoire de croire que l'on résoudra ces problèmes uniquement à l'aide de moyens répressifs et d'une fusion des six zones police bruxelloises, comme si une telle fusion allait mieux répondre au défi social de Bruxelles.
Il est essentiel, selon nous, de garder et de renforcer la police locale dont les membres connaissent les spécificités des nombreux quartiers de Bruxelles. Ce n'est que de cette manière qu'un réel travail de prévention efficace tant en matière d'intégration, de sécurité et de lutte contre les incivilités pourra être accompli.
Malgré les propositions de tolérance zéro et d'une politique répressive plus stricte, la question essentielle reste sans réponse : comment donner aux jeunes ayant participé à ces débordements une réponse à leur mal-être, leur situation de précarité grandissante et d'échecs scolaire ?
Ce défi social bruxellois doit être abordé via l'aspect éducatif mais aussi à travers un projet d'encadrement des jeunes afin de leur offrir une réelle perspective d'avenir.
Or, force est de constater que là où ils vivent une partie de ces jeunes, les écoles sont sous financées et peuvent difficilement faire face aux situations de décrochage scolaire, de décrochage social et de radicalisation.
Au lieu de consacrer davantage des moyens à la répression, nous proposons d'affecter ceux-ci aux écoles sous financées, à la mise à disposition d'infrastructures sportives et d'espaces culturels, au soutien des associations de terrain qui accompagnent ces jeunes au jour le jour.
Ce n'est qu'à travers la mise en oeuvre de ces propositions que nous développerons une meilleure cohésion sociale à Bruxelles et que nous préviendrons ce type de débordements.
Il est indispensable de redonner du sens et des perspectives d'avenir à ces jeunes !
Deborah Lorenzino, présidente DéFI Jeunes
Nicolas Harmel, secrétaire politique DéFI Jeunes
 

vendredi 24 novembre 2017

Le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close commande un «contre-rapport» sur les émeutes


Par Belga et Le Soir
Philippe Close souhaite entendre un autre son de cloche après le rapport peu amène de l’Inspection générale sur les émeutes du 11 novembre.
Rien n’a été indiqué au sujet d’un nouveau rapport durant la concertation de jeudi entre Philippe Close et Jan Jambon. © Photo News / Didier Lebrun.
Le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close (PS) estime qu’il y a «trop de discussions» au sujet du rapport peu flatteur de l’Inspection générale sur les émeutes du 11 novembre à Bruxelles. Il a commandé un nouveau rapport à son chef de corps et à la police fédérale, rapportent vendredi les titres Mediahuis.
«Cela découle du fait que la Ville de Bruxelles juge positivement l’intervention de la police, alors que le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA), n’était lui pas élogieux au sujet de la police sur base du rapport de l’inspection», indique le porte-parole de M. Close.
Selon le cabinet de Jan Jambon, rien n’a été indiqué au sujet d’un nouveau rapport durant la concertation de jeudi entre MM. Close et Jambon. Durant cette réunion, ils ont convenu de chercher à rendre plus efficace le déploiement de policiers dans la capitale. «Mais en soi, il n’y a pas de problème au fait que quelqu’un qui a reçu un mauvais rapport, enquête sur ce qui s’est précisément mal passé», commente encore l’entourage du ministre Jambon.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
JAMBON- CLOSE: MATCH REMIS,TERRAIN IMPRATICABLE.

De quel match parlons nous? De celui qui a opposé le Maroc à la Côte d'Yvoir et dont les prolongations se sont jouées en bagarres de rues entre la Bourse et la gare du midi? Du match entre la Flandre et Bruxelles pour humilier Bruxelles ou du match entre la N-VA et le PS Bruxellois pour ouvrir la campagne électorale de 2019? . Non je parles du match de catch médiatique entre Jambon "ferme ta gu." et le bourgmestre "Close toujours", habile communicateur s'il en est. De tous ces matchs hyper médiatisés il n'est qu'un seul perdant à savoir Bruxelles. Bruxelles outragé, Bruxelles humilié, Bruxelles ridiculisé mais Bruxelles...
Mais Bruxelles quoi au juste, on se le demande...
Le mal médiatique est fait et déjà on dénombre une victime collatérale: deux agences internationales chassées de Londres par le Brexit s'installeront à respectivement Amsterdam et à Paris mais pas à Bruxelles,  sans que Didier Reynders le grand challenger de Vervoort à la Région Bruxelles capitale ne s'en émeuve. Les Bruxellois en ont plus que marre de ces petits jeux imbécile de cette farce dont ils sont le dindon permanent.
Il y a d'abord eu ce piétonnier grotesque arbitrairement imposé à la ville par un bourgmestre à l'égo aussi élevé que la tour de la maison communale, ensuite ce dossier pourri du stade de foot qui déborde sur le territoire de Grimbergen, "le plan canal" mal emmanché, la gestion calamiteuse des tunnels et viaducs de la capitale, le dossier mal ficelé du musée d'art contemporain sur le site Citroën et je ne parle pas des tribulations autour du parc Maximilien qui permettent à Francken de faire un tabac dans les sondages en Flandre.
Et surtout, surtout n'évoquons pas le problème de la communauté urbaine bruxelloise qui s'étend pratiquement sur l'ensemble du Brabant et dont les Flamands-la N-VA en particulier- ne veulent absolument pas entendre parler. La gestion socialiste calamiteuse de Bruxelles et de sa région permet à la N-VA de marquer des points contre sa cible favorite: le PS.
Ils sont où les vrais défenseurs de Bruxelles capitale de l'Europe et de l'interculturel cosmopolite qui grouille de dynamisme culture et de créativité? Quand vont ils enfin sortir du bois et chasser tous ces marchands du temple comme fit le Jésus des évangiles dans un des passages les plus animés du nouveau testament.
La bataille de Bruxelles fait rage. Mais quand donc commencera la bataille pour Bruxelles?
MG


EN COMMISSION DE L’INTÉRIEUR, JAN JAMBON ASSURE «N’AVOIR VOULU ACCUSER PERSONNE». FIN DE «L’ÉMEUTE POLITIQUE»: LE MINISTRE ENTEND «TROUVER DES SOLUTIONS». 

Non, Jan Jambon le ministre de l’Intérieur N-VA n’a «jamais accusé» le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close, pas plus que le chef de Corps de la zone Bruxelles-Ixelles Michel Goovaerts, ni même «personne».
Et non encore, il n’y a pas de«no-go zones» où la police n’ose pas s’aventurer en Région bruxelloise. Et re-non encore, le maïeur bruxellois n’a jamais interdit, comme la rumeur l’a colporté, à ses policiers d’intervenir contre les pillards.
Et re-re-non, le gouvernement n’imposera pas à Bruxelles de fusionner ses six zones de police par souci claironné du «goed bestuur» (la bonne gestion) vantée par la N-VA et la plupart des partis du Nord lorsqu’il s’agit de mettre en cause Bruxelles.
LA COORDINATION EXISTE
Et oui, par contre, les effectifs de la Réserve générale de la police fédérale (25 hommes pour tout le pays le 11 novembre) sont insuffisants et Jan Jambon «va recruter».
Et oui encore, les six zones de police de Bruxelles disposent depuis longtemps d’un protocole qui organise le commandement pour les interventions de maintien de l’ordre.
Et re-re-oui, une escarmouche de quelques casseurs est par nature imprévisible.
Au douzième jour des incidents qui ont abîmé le centre de Bruxelles, la Commission de l’Intérieur de la Chambre, devant laquelle Jan Jambon était invité à répondre à une dizaine d’interpellations de députés, un souffle quasi-biblique semblait souffler mercredi dans les travées. L’émeute politique née aux lendemains fougueux des événements, s’était apaisée. Au déluge faisait place la promesse pacifique d’un bon sens retrouvé.
Jan Jambon l’assure: il déférera à l’invitation de la Conférence des bourgmestres («qu’il respecte») à me rencontrer dans quinze jours. Dès ce jeudi, à 7h30, il rencontrera le bourgmestre Philippe Close et son chef de corps « pour améliorer les choses».
PRÉVOIR L’IMPRÉVISIBLE
Pour lui, la faille à combler (mais elle vaut aussi, assure-t-il pour tous les grands centres urbains) est de mettre au point des protocoles permettant de faire face avec une efficacité meilleure aux événements inattendus. S’il est partisan de la fusion de zones de polices, cela ne se limite pas qu’à celles de Bruxelles: «Parce 187 zones, c’est de trop», pense-t-il. Mais il ne veut pas de fusions forcées: «Ce serait catastrophique si la base ne le veut pas. J’en ai fait l’expérience dans le privé», lâche-t-il, se défendant aussi d’avoir «jeté de l’huile sur le feu» en donnant une «interprétation partiale du rapport préliminaire de l’AIG (inspection de la police) », comme le lui reprochait le député Ecolo Gilles Vanden Burre.
Franky Demon (CD&V) a bien tenté d’opposer les 237 euros/habitants reçus par Bruxelles du fédéral pour sa police en regard des 68 euros alloués à Vilvorde. Georges Dallemagne (CDH), rejoint par Gauthier Calomme (MR) et Olivier Maingain (Défi), les Bruxellois, ont constaté que Vilvorde n’organisait ni les sommets européens, ni ne recevait des dizaines de milliers de navetteurs ou 900 manifestations par an. «Bruxelles est notre capitale à tous », a-t-il été lancé à ceux qui semblaient avoir oublié qu’elle demeure la première carte de visite de la Belgique.
LE BOURGMESTRE PS DE BRUXELLES A FAIT PREUVE D’UN SANG-FROID À TOUTE ÉPREUVE TOUT AU LONG DE LA CRISE DES «ÉMEUTES». SUR LA FORME COMME SUR LE FOND.
Il a été vraiment bon. Il a complètement retourné la salle.» Ces mots sont ceux d’un membre de l’opposition à l’issue du conseil communal de la Ville de Bruxelles de lundi soir. Ce jour-là, le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close (PS), a longuement répondu aux critiques et aux questions sur la gestion des débordements qui ont eu lieu à Lemonnier le 11 novembre et à la Monnaie le 15. Avec fermeté, il a défendu le bilan de sa police à coups de chiffres et de «punchlines» fortes («Traiter les policiers bruxellois d’amateurs, c’est honteux!»).
Majorité comme opposition reconnaissent que le nouveau maïeur a fait preuve d’un sang-froid à toute épreuve tout au long de la crise des «émeutes». Sur la forme comme sur le fond. «Il est resté au-dessus de la mêlée politicienne», juge-t-on dans les rangs de la coalition PS-MR-VLD. Pourtant, le socialiste, réputé pour son caractère «rond», n’a pas hésité à décocher une flèche au ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA).
Et quelle flèche! Pour Philippe Close, l’homme fort du plus grand parti du gouvernement fédéral a tout bonnement commis une «faute politique» en  «jetant en pâture» le rapport de l’Inspection générale sur la police aux journalistes, sans consultation avec les chefs de corps. Le bourgmestre a atteint sa cible: l’ensemble de l’opposition, qu’elle soit francophone ou néerlandophone (à l’exception de la N-VA) a estimé que le raisonnement de Philippe Close était fondé. «C’est dommage d’avoir utilisé ce rapport à des fins politiques avant d’en discuter avec tout le monde autour de la table», observe Ans Persoons, conseillère communale SP.A.
Les jours précédents, le socialiste était ciblé de toute part par les élus et les médias néerlandophones. Taxé de laxisme, l’amateur de rugby qu’est Philippe Close n’a pas hésité à se jeter dans la mêlée. Il a rendu coup pour coup, sans perdre le contrôle ni tomber dans l’arrogance souvent reprochée à son prédécesseur Yvan Mayeur.
Un exercice de joute verbale auquel le mandataire est rompu, notamment grâce à son long engagement local. Quand il était échevin du tourisme, il n’a jamais cédé, par exemple, dans le dossier de la «guerre des salles de spectacle». La Ville de Bruxelles a voulu récupérer la gestion du Cirque Royal assurée jusque-là par le Botanique et s’est retrouvée embarquée dans une longue procédure judiciaire. Des spectacles ont même dû être déplacés dans d’autres salles… Attaqué, Philippe Close a toujours encaissé les coups et assumé: «C’est effectivement un choix politique de gérer nos salles.»
«IL N’A PAS RECONNU SES COUACS»
Pourtant, c’est de notoriété publique, le nouveau maïeur, fervent défenseur du travail en équipe, n’aime pas les conflits. Il évite autant que possible d’adopter une attitude clivante. «Mais quand c’est nécessaire, dans sa communication, il sait rendre les coups, observe cette source locale. Dans le dossier des émeutes, il a commencé par être une cible, mais il a fini par attribuer ce rôle à quelqu’un d’autre. Il a aussi profité d’un concours de circonstances: les seconds débordements lui ont permis de reprendre la main et de montrer qu’il était le chef.»Philippe Close, ancien porte-parole de Di Rupo, reconnaît qu’il lui arrive de sortir de son «calme légendaire» lorsqu’il le juge nécessaire.
Si l’homme joue de la communication, d’aucuns notent qu en ciblant la N-VA dans le dossier des émeutes, le bourgmestre a essayé de faire oublier ses propres responsabilités dans l’affaire. «Il est resté très vague sur le fait qu’on n’ait pas demandé à d’autres zones de police bruxelloises d’intervenir», avance Ans Persoons. Dans les rangs Ecolo, Catherine Lemaitre lui reproche une «analyse partielle et pas tout à fait objective de la situation» et juge qu’il aurait pu reconnaître les couacs constatés. «J’aurais souhaité qu’il fasse son autocritique», appuie Fabian Maingain (Défi).
Côté majorité, on estime que Philippe Close a bien fait de soutenir, envers et contre tout, sa police; et qu’il a par ailleurs proposé des pistes d’amélioration concrètes (proposition d’engagement de policiers via l’Ecole régionale de police, désignation d’un expert foot au sein du corps de police…).
Bref: de l’avis général, le Bruxellois, qui a par le passé aidé l’ancien bourgmestre Freddy Thielemans (dont il a été le chef de cabinet de 2001 à 2006) à gérer ce genre de crise, a surmonté, en habitué des mêlées au rugby, sa première (grosse) bataille politico-médiatique. Une expérience qui lui sera utile au fur et à mesure qu’approcheront les élections communales de 2018…


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

"En ciblant la N-VA dans le dossier des émeutes, le bourgmestre a essayé de faire oublier ses propres responsabilités dans l’affaire. «Il est resté très vague sur le fait qu’on n’ait pas demandé à d’autres zones de police bruxelloises d’intervenir», avance Ans Persoons. Dans les rangs Ecolo, Catherine Lemaitre lui reproche une «analyse partielle et pas tout à fait objective de la situation» et juge qu’il aurait pu reconnaître les couacs constatés. «J’aurais souhaité qu’il fasse son autocritique», appuie Fabian Maingain (Défi)."


LE VRAI BILAN DE THEO FRANCKEN
Source: Le Vif/l'express

Le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration aligne les provocations politiques et les polémiques médiatiques. En Flandre, il est désormais plus populaire que Bart De Wever. Et sa personnalité, comme son action, séduisent de plus en plus de francophones.  Etc

"Fusionnons les zones de police à Bruxelles !"


Alain Destexhe
Sénateur MR – Député bruxellois
OPINION
Le VIF

Les récentes émeutes de Bruxelles relancent le débat sur la fusion des zones de police dans la capitale. La Flandre, unanime, est vent debout pour réclamer cette réforme tandis que le monde politique francophone freine des quatre fers. 

Dans le cas concret des incidents qui ont suivi le match Côte d'Ivoire - Maroc, la polémique se concentre sur l'appel à des policiers d'Anvers alors que ceux de la zone "midi", contiguë à celle de "Bruxelles Capitale" et située à quelques centaines de mètres des lieux de pillages, ne sont pas intervenus.
Il semble évident qu'en des circonstances semblables, toutes les forces de police doivent être placées sous un commandement unique et l'efficacité de la réaction policière ne pas dépendre d'une bonne coordination entre zones de police. Et le discours, devenu rituel, sur le "manque de policiers ou sur "les responsabilités du fédéral" n'est pas crédible tant que n'est pas réalisée une évaluation objective de la situation actuelle ainsi que des comparaisons internationales.
AUCUNE AUTRE VILLE AU MONDE NE FONCTIONNE AINSI
Et c'est là où le bât blesse : aucune ville au monde ne fonctionne ainsi avec des zones autonomes. De bien plus grandes entités urbaines comme Londres, Paris ou New York ne comptent qu'une seule police. Pourquoi en faudrait-il six à Bruxelles, sans parler de la police du métro, de celle des chemins de fer et du rôle de la police fédérale ?
Une fusion permettrait d'énormes économies d'échelle et une plus grande efficacité. Six zones de police, cela signifie 6 chefs de zone, 6 États-majors, 6 dispatching, 6 porte-paroles, 6 sites Internet mais aussi 6 marchés publics pour acheter des crayons ou des voitures, sans compter des heures de réunions de coordination perdues inutilement. Etonnez-vous dès lors de l'inexistence de chiffres sur la criminalité au niveau régional, alors qu'en deux ou trois clics, chacun peut trouver les statistiques détaillées, en temps quasi réel, de New Yorkou de Londres, par type de crimes et par quartier, ainsi qu'une comparaison par semaine, mois ou année.
Pour lutter efficacement contre des phénomènes criminels spécifiques à l'échelle de la Région, il faut aussi des policiers et des services spécialisés. Qui peut croire que chaque zone a les moyens de lutter contre les trafics d'armes, de drogue ou d'êtres humains, contre la cybercriminalité, le radicalisme ou le terrorisme ? En réalité, des bandes urbaines aux cambrioleurs, l'organisation actuelle facilite l'action des criminels qui se moquent de nos subtilités administratives. D'énormes moyens pourraient être libérés pour la sécurité sur le terrain si les ressources étaient correctement affectées. Et cela permettrait également d'investir et d'acquérir des techniques modernes comme COMPSTAT qui, combinant informatique et statistiques, a fait radicalement baisser la criminalité à New York et dans d'autres villes.
C'est précisément parce que la police de proximité n'a plus grand chose à voir avec l'Agent 15 de Quick et Flupke, mais est devenue une vraie spécialité que, contrairement à ce qu'affirment les partisans du statu quo, une police unique permettrait aussi une police de proximité renforcée, en lien en amont avec les services luttant contre les phénomènes criminels.
IL A FALLU LE CHOC DE L'AFFAIRE DUTROUX POUR PASSER DE 19 À 6 ZONES DE POLICE !
En 1996, jeune sénateur visitant le quartier général de la police de la Ville de Bruxelles, quelle ne fut pas ma surprise de constater qu'il n'y avait aucun fichier commun aux 19 polices communales ! Rappelons qu'il a fallu le choc de l'affaire Dutroux et la mise en évidence des déficiences de l'enquête sur les filles disparues pour que les députés-bourgmestres acceptent d'en finir avec "leur" police communale et que, à Bruxelles, on passe de 19 à 6 zones de police : un progrès incontestable.
Aujourd'hui, il faut aller plus loin et créer une seule zone de police sous l'autorité de la conférence des bourgmestres afin de garder un lien fort avec les autorités communales. Les positions évoluent lentement. Le MR veut désormais encourager cette fusion mais ses bourgmestres, comme les socialistes d'ailleurs, sont réticents. Au parlement Bruxellois, Rudi Vervoort s'est dit ouvert à une analyse des besoins et de l'organisation de la police dans la Région. Didier Reynders n'a "aucun tabou là-dessus".
Il est temps de passer aux actes. Quelqu'un doute-t-il du résultat d'un referendum si l'on demandait l'avis des Bruxellois ? La formule de Schopenhauer s'applique parfaitement à la fusion des zones de police : "Toute vérité franchit trois étapes. D'abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence".
Alain Destexhe,
Sénateur, Député bruxellois MR 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
FUSIONNER OU NE PAS FUSIONNER? DAT IS DE GROTE VRAAG 

Pas la peine d'insister là-dessus, Alain Destexhe n'a franchement pas bonne presse. Il n'empêche que son plaidoyer pour une police unique est solidement argumenté. Ses détracteurs-ils sont nombreux, y compris au sein de  son propre parti, le MR- s'efforceront de faire des confettis de son papier en lui reprochant de faire le jeu des Flamands qui rêvent de fusionner non seulement les zones de police mais aussi les 19 communes, les 19 baronnies comme ils les appellent.
On lira à ce propos le solide papier du professeur Herman Matthijs qui dans Knack plaide avec beaucoup de talent et de conviction la thèse de la police unique. "In feite is de discussie over een Brusselse politiefusie een politieke tegensteling tussen het Vlaamse kamp dat voorstander is van zo'n fusie versus de Franstalige tegenstanders. Deze laatste beheren Brussel en zij beslissen. De tegenstand is groot omdat een dergelijke fusie ook de doos van Pandora opent inzake de gemeentelijke fusies in het Brusselshoofdstedelijk Gewest."
Lisez par vous mêmes et tirez vos propres conclusions.


'HOE MOET HET VERDER MET DE BRUSSELSE POLITIEZONES?

Na de aanslagen in Brussel en Zaventem vorig jaar en de recente rellen in de hoofdstad is de discussie wederom naar boven gekomen over de mogelijke fusie van de Brusselse politiezones. Een analyse in tien punten: wat is er aan de hand met de Brussels politie ?

© Belga Image
1. Het is een feit dat het Brussels Hoofdstedelijk Gewest nogal wat problemen kent als het gaat over veiligheid, de kwaliteit van de infrastructuur, mobiliteit, huisvesting enz. Maar dit Gewest gaat ook gebukt onder een enorm institutioneel beheersnetwerk, alleen al voor de veiligheid zijn de volgende instanties bevoegd: de 19 Burgemeesters, de korpschefs van de 6 zones met telkens één politiecollege en een politieraad, een klein beetje de Brusselse regering en de Gouverneur. Jawel, dit kleinste Gewest van het land kent nog een Gouverneur en een Vlaamse adjunct. Die Franstalige Gouverneur moet de civiele veiligheid coördineren. Uiteraard zijn er dan nog de bevoegde federale Ministers die te relateren zijn met het Brussels veiligheidsbeleid, namelijk: Binnenlandse Zaken, Justitie en landsverdediging.
2. De rellen van de afgelopen dagen zijn wereldwijd uitgebreid in de media geweest. Uiteraard is dat geen publiciteit voor Brussel en bestaat de kans dat dit negatieve gevolgen hebben op het toerisme en de economie. Gecombineerd met plannen om Brussel zeer moeilijk toegankelijk te maken voor het wegverkeer, gaan nog vele bedrijven dit Gewest verlaten en verhuizen naar de buitenzijde van de ring in Vlaanderen of naar Waals-Brabant. Dit allemaal zal de welvaart van dit Gewest zeker niet ten goed komen.
3. Het verslag van de algemene inspectie heeft het over een gebrek aan planning, een gebrekkige commandostructuur, het niet of te laat inzetten van de hulp uit andere zones, het zeer laattijdig ingrijpen tegenover de relschoppers, geen kennis van de wijken enz. Enfin, het verslag is bepaald geen reclame voor de politiezone die moet instaan voor de veiligheid van het federaal hoofdstedelijk gebied, de EU en de NAVO. Waarschijnlijk zal de Brusselse Burgemeester niet te veel doen met dit rapport en vooral de schuld steken op de federale overheid en pleiten voor meer volk. Maar er is natuurlijk een probleem met de kennis van het gebied bij het politiepersoneel. Maar 10 procent van het personeel van de IPZ Brussel Hoofdstad-Elsene woont ook in dat gebied. Uiteraard is dat ook te verklaren door het feit dat vele jonge, nieuwe agenten geen interesse hebben om te komen werken in dit gebied. Maar ook het Brusselse openbaar ministerie laat het afweten door een 'zero tolerence' beleid niet te zien zitten. Als men dan gearresteerden oppakt en ze snel vrijlaat met de boodschap dat ze zich in januari moeten presenteren voor het snelrecht, maakt dat geen indruk bij die personen.
4. Brussel telt zes politiezones met in totaal 6.180 personeelsleden voor een bevolking van bijna 1,2 miljoen mensen. Dat geeft een verhouding van 1 politiepersoon voor 191 inwoners. De grootste zone van het land is Antwerpen, met 2.739 personeelsleden en daar is die verhouding 1 op 189. Maar de IPZ Brussel Hoofdstad-Elsene heeft met 2.475 mensen in dienst een verhouding van 1 op105. De uitleg dat de IPZ Brussel Hoofdstad -Elsene te weinig volk heeft, slaat dus nergens op. Bovendien worden er in deze politiezone veel bewakingsopdrachten uitgevoerd door militairen, de militaire politie, de federale politie en private bedrijven.
5. Een grootse fusie operatie zou ongezien zijn naar Belgische normen. Logischerwijze zou de eengemaakte Brusselse politie onder het Gewest moeten komen. Daar is zeker iets voor te zeggen, want de brandweer ressorteert daar al 'succesvol' onder. Maar dat zal op veel protest stuiten van de negentien Burgemeesters.
6. Door de Brusselse politie op gewestelijk niveau samen te brengen, breekt men ook met de traditie van de band tussen gemeente en politie. Bovendien opent dit ook de discussie voor Vlaanderen, Wallonië en OstBelgien om ook daar de lokale politie onder het beheer van de deelstaten te plaatsen, zoals in Duitsland. Dan spreken we over een staatshervorming , ook al omdat een dergelijke operatie inhoudt dat er moet gesleuteld worden aan de bevoegdheden over Justitie.
7. Een grootse Brusselse fusie van de zes politiezones is op zichzelf geen structurele oplossing. Inderdaad, ook de aansturing en de interne organisatie moeten grondig gewijzigd worden. Want een dergelijke fusie riskeert ook de beter beheerde Brusselse politiezones mee in het modder te slepen.
8. In feite is de discussie over een Brusselse politiefusie een politieke tegensteling tussen het Vlaamse kamp dat voorstander is van zo'n fusie versus de Franstalige tegenstanders. Deze laatste beheren Brussel en zij beslissen. De tegenstand is groot omdat een dergelijke fusie ook de doos van Pandora opent inzake de gemeentelijke fusies in het Brusselshoofdstedelijk Gewest.
9. Een opvallend gegeven is al jaren dat de solidariteit tussen de lokale politiezones fel verminderd is en dat er vele van deze zones op hun 'eigen' zijn teruggeplooid. Bovendien is ook de solidariteit tussen de federale politie en de lokale zones een mager beestje geworden. Die lokale politie heeft vandaag rond 34.600 mensen in dienst, waaronder dus de reeds vermelde 6.180 in de zes Brusselse zones, en de federale politie heeft een effectief kader van 11.304. Bij de federale politie zijn er wel duizenden plaatsen niet opgevuld. In vergelijking met vroeger is er veel meer politiepersoneel, maar de inzetbaarheid is bepaald niet optimaal te noemen.
10. In het ontwerp van budget 2018 (algemene uitgavenbegroting 2018, 20 oktober 2017 kamerdoc.nr. 2690/001 ) bevat hoofdstuk 17 de uitgaven voor de federale politie en de dotaties aan de lokale zones. In totaal bedragen die dotaties (afdeling 90) 949 miljoen euro ( 2017: 908 miljoen) en ze worden grotendeels verdeeld op basis van de zogenaamde KUL-parameters, die niet uitblinken in transparantie. Deze federale dotaties zijn gemiddeld goed voor 40 procent van de financiering van de lokale politiezones.
De totale begroting voor de politie binnen de federale begroting wordt begroot op 1,9 miljard euro. Dat is 70 miljoen meer dan in het jaar 2017. Opmerkelijk is dat de kredieten voor de meest essentiële dienst binnen de federale politie, in casu de gerechtelijke politie (afdeling 42), met 8,5 miljoen euro dalen tot 279 miljoen euro.
CONCLUSIE
Eind vorige eeuw was er de lokaal verankerde gemeentepolitie, de alom vertegenwoordigde rijkswacht en de meer gespecialiseerde gerechtelijke politie. De politiehervorming heeft een mega onoverzichtelijk en niet werkbare structuur gecreëerd, die op zijn minst heel veel geld heeft gekost aan de begrotingen. Maar de politieke wereld moet zich wel de vraag stellen of de huidige efficiëntie tegenover het publiek , in casu de belastingbetalers, er wel op voortuit is gegaan is. Maar met de lokale, federale - en gewestelijke verkiezingen in aantocht is dit dossier iets voor de regeringsonderhandelingen van de zomer 2019.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
VLAAMSE KAMP IS VOORSTANDER VAN  FUSIE VERSUS DE FRANSTALIGE TEGENSTANDERS.

Une analyse fine et extrêmement pertinente de la mal gouvernance bruxelloise confiée à 19 bourgmestres et 19 collèges communaux.
Cela se résume à une thèse flamande  (en faveur de la fusion des zonrds de police et des 19 communes) contre une thèse francophone qui ne veut pas en entendre parler au nom de la sacro sainte autonomie commubale.
(In feite is de discussie over een Brusselse politiefusie een politieke tegensteling tussen het Vlaamse kamp dat voorstander is van zo'n fusie versus de Franstalige tegenstanders. Deze laatste beheren Brussel en zij beslissen. De tegenstand is groot omdat een dergelijke fusie ook de doos van Pandora opent inzake de gemeentelijke fusies in het Brusselshoofdstedelijk Gewest.)
On se souvient qu'il existait autrefois une gendarmerie nationale (ensuite) fédéralisée: Eind vorige eeuw was er de lokaal verankerde gemeentepolitie, de alom vertegenwoordigde rijkswacht en de meer gespecialiseerde gerechtelijke politie. De politiehervorming heeft een mega onoverzichtelijk en niet werkbare structuur gecreëerd, die op zijn minst heel veel geld heeft gekost aan de begrotingen. Maar de politieke wereld moet zich wel de vraag stellen of de huidige efficiëntie tegenover het publiek , in casu de belastingbetalers, er wel op voortuit is gegaan is. Maar met de lokale, federale - en gewestelijke verkiezingen in aantocht is dit dossier iets voor de regeringsonderhandelingen van de zomer 2019."
Ce dossier chaud risque en effet d'être au coeur de la campagne pour les prochaines élection communales (2018) et surtout régionales (2019).
MG