vendredi 24 novembre 2017

Le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close commande un «contre-rapport» sur les émeutes


Par Belga et Le Soir
Philippe Close souhaite entendre un autre son de cloche après le rapport peu amène de l’Inspection générale sur les émeutes du 11 novembre.
Rien n’a été indiqué au sujet d’un nouveau rapport durant la concertation de jeudi entre Philippe Close et Jan Jambon. © Photo News / Didier Lebrun.
Le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close (PS) estime qu’il y a «trop de discussions» au sujet du rapport peu flatteur de l’Inspection générale sur les émeutes du 11 novembre à Bruxelles. Il a commandé un nouveau rapport à son chef de corps et à la police fédérale, rapportent vendredi les titres Mediahuis.
«Cela découle du fait que la Ville de Bruxelles juge positivement l’intervention de la police, alors que le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA), n’était lui pas élogieux au sujet de la police sur base du rapport de l’inspection», indique le porte-parole de M. Close.
Selon le cabinet de Jan Jambon, rien n’a été indiqué au sujet d’un nouveau rapport durant la concertation de jeudi entre MM. Close et Jambon. Durant cette réunion, ils ont convenu de chercher à rendre plus efficace le déploiement de policiers dans la capitale. «Mais en soi, il n’y a pas de problème au fait que quelqu’un qui a reçu un mauvais rapport, enquête sur ce qui s’est précisément mal passé», commente encore l’entourage du ministre Jambon.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
JAMBON- CLOSE: MATCH REMIS,TERRAIN IMPRATICABLE.

De quel match parlons nous? De celui qui a opposé le Maroc à la Côte d'Yvoir et dont les prolongations se sont jouées en bagarres de rues entre la Bourse et la gare du midi? Du match entre la Flandre et Bruxelles pour humilier Bruxelles ou du match entre la N-VA et le PS Bruxellois pour ouvrir la campagne électorale de 2019? . Non je parles du match de catch médiatique entre Jambon "ferme ta gu." et le bourgmestre "Close toujours", habile communicateur s'il en est. De tous ces matchs hyper médiatisés il n'est qu'un seul perdant à savoir Bruxelles. Bruxelles outragé, Bruxelles humilié, Bruxelles ridiculisé mais Bruxelles...
Mais Bruxelles quoi au juste, on se le demande...
Le mal médiatique est fait et déjà on dénombre une victime collatérale: deux agences internationales chassées de Londres par le Brexit s'installeront à respectivement Amsterdam et à Paris mais pas à Bruxelles,  sans que Didier Reynders le grand challenger de Vervoort à la Région Bruxelles capitale ne s'en émeuve. Les Bruxellois en ont plus que marre de ces petits jeux imbécile de cette farce dont ils sont le dindon permanent.
Il y a d'abord eu ce piétonnier grotesque arbitrairement imposé à la ville par un bourgmestre à l'égo aussi élevé que la tour de la maison communale, ensuite ce dossier pourri du stade de foot qui déborde sur le territoire de Grimbergen, "le plan canal" mal emmanché, la gestion calamiteuse des tunnels et viaducs de la capitale, le dossier mal ficelé du musée d'art contemporain sur le site Citroën et je ne parle pas des tribulations autour du parc Maximilien qui permettent à Francken de faire un tabac dans les sondages en Flandre.
Et surtout, surtout n'évoquons pas le problème de la communauté urbaine bruxelloise qui s'étend pratiquement sur l'ensemble du Brabant et dont les Flamands-la N-VA en particulier- ne veulent absolument pas entendre parler. La gestion socialiste calamiteuse de Bruxelles et de sa région permet à la N-VA de marquer des points contre sa cible favorite: le PS.
Ils sont où les vrais défenseurs de Bruxelles capitale de l'Europe et de l'interculturel cosmopolite qui grouille de dynamisme culture et de créativité? Quand vont ils enfin sortir du bois et chasser tous ces marchands du temple comme fit le Jésus des évangiles dans un des passages les plus animés du nouveau testament.
La bataille de Bruxelles fait rage. Mais quand donc commencera la bataille pour Bruxelles?
MG


EN COMMISSION DE L’INTÉRIEUR, JAN JAMBON ASSURE «N’AVOIR VOULU ACCUSER PERSONNE». FIN DE «L’ÉMEUTE POLITIQUE»: LE MINISTRE ENTEND «TROUVER DES SOLUTIONS». 

Non, Jan Jambon le ministre de l’Intérieur N-VA n’a «jamais accusé» le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close, pas plus que le chef de Corps de la zone Bruxelles-Ixelles Michel Goovaerts, ni même «personne».
Et non encore, il n’y a pas de«no-go zones» où la police n’ose pas s’aventurer en Région bruxelloise. Et re-non encore, le maïeur bruxellois n’a jamais interdit, comme la rumeur l’a colporté, à ses policiers d’intervenir contre les pillards.
Et re-re-non, le gouvernement n’imposera pas à Bruxelles de fusionner ses six zones de police par souci claironné du «goed bestuur» (la bonne gestion) vantée par la N-VA et la plupart des partis du Nord lorsqu’il s’agit de mettre en cause Bruxelles.
LA COORDINATION EXISTE
Et oui, par contre, les effectifs de la Réserve générale de la police fédérale (25 hommes pour tout le pays le 11 novembre) sont insuffisants et Jan Jambon «va recruter».
Et oui encore, les six zones de police de Bruxelles disposent depuis longtemps d’un protocole qui organise le commandement pour les interventions de maintien de l’ordre.
Et re-re-oui, une escarmouche de quelques casseurs est par nature imprévisible.
Au douzième jour des incidents qui ont abîmé le centre de Bruxelles, la Commission de l’Intérieur de la Chambre, devant laquelle Jan Jambon était invité à répondre à une dizaine d’interpellations de députés, un souffle quasi-biblique semblait souffler mercredi dans les travées. L’émeute politique née aux lendemains fougueux des événements, s’était apaisée. Au déluge faisait place la promesse pacifique d’un bon sens retrouvé.
Jan Jambon l’assure: il déférera à l’invitation de la Conférence des bourgmestres («qu’il respecte») à me rencontrer dans quinze jours. Dès ce jeudi, à 7h30, il rencontrera le bourgmestre Philippe Close et son chef de corps « pour améliorer les choses».
PRÉVOIR L’IMPRÉVISIBLE
Pour lui, la faille à combler (mais elle vaut aussi, assure-t-il pour tous les grands centres urbains) est de mettre au point des protocoles permettant de faire face avec une efficacité meilleure aux événements inattendus. S’il est partisan de la fusion de zones de polices, cela ne se limite pas qu’à celles de Bruxelles: «Parce 187 zones, c’est de trop», pense-t-il. Mais il ne veut pas de fusions forcées: «Ce serait catastrophique si la base ne le veut pas. J’en ai fait l’expérience dans le privé», lâche-t-il, se défendant aussi d’avoir «jeté de l’huile sur le feu» en donnant une «interprétation partiale du rapport préliminaire de l’AIG (inspection de la police) », comme le lui reprochait le député Ecolo Gilles Vanden Burre.
Franky Demon (CD&V) a bien tenté d’opposer les 237 euros/habitants reçus par Bruxelles du fédéral pour sa police en regard des 68 euros alloués à Vilvorde. Georges Dallemagne (CDH), rejoint par Gauthier Calomme (MR) et Olivier Maingain (Défi), les Bruxellois, ont constaté que Vilvorde n’organisait ni les sommets européens, ni ne recevait des dizaines de milliers de navetteurs ou 900 manifestations par an. «Bruxelles est notre capitale à tous », a-t-il été lancé à ceux qui semblaient avoir oublié qu’elle demeure la première carte de visite de la Belgique.
LE BOURGMESTRE PS DE BRUXELLES A FAIT PREUVE D’UN SANG-FROID À TOUTE ÉPREUVE TOUT AU LONG DE LA CRISE DES «ÉMEUTES». SUR LA FORME COMME SUR LE FOND.
Il a été vraiment bon. Il a complètement retourné la salle.» Ces mots sont ceux d’un membre de l’opposition à l’issue du conseil communal de la Ville de Bruxelles de lundi soir. Ce jour-là, le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close (PS), a longuement répondu aux critiques et aux questions sur la gestion des débordements qui ont eu lieu à Lemonnier le 11 novembre et à la Monnaie le 15. Avec fermeté, il a défendu le bilan de sa police à coups de chiffres et de «punchlines» fortes («Traiter les policiers bruxellois d’amateurs, c’est honteux!»).
Majorité comme opposition reconnaissent que le nouveau maïeur a fait preuve d’un sang-froid à toute épreuve tout au long de la crise des «émeutes». Sur la forme comme sur le fond. «Il est resté au-dessus de la mêlée politicienne», juge-t-on dans les rangs de la coalition PS-MR-VLD. Pourtant, le socialiste, réputé pour son caractère «rond», n’a pas hésité à décocher une flèche au ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA).
Et quelle flèche! Pour Philippe Close, l’homme fort du plus grand parti du gouvernement fédéral a tout bonnement commis une «faute politique» en  «jetant en pâture» le rapport de l’Inspection générale sur la police aux journalistes, sans consultation avec les chefs de corps. Le bourgmestre a atteint sa cible: l’ensemble de l’opposition, qu’elle soit francophone ou néerlandophone (à l’exception de la N-VA) a estimé que le raisonnement de Philippe Close était fondé. «C’est dommage d’avoir utilisé ce rapport à des fins politiques avant d’en discuter avec tout le monde autour de la table», observe Ans Persoons, conseillère communale SP.A.
Les jours précédents, le socialiste était ciblé de toute part par les élus et les médias néerlandophones. Taxé de laxisme, l’amateur de rugby qu’est Philippe Close n’a pas hésité à se jeter dans la mêlée. Il a rendu coup pour coup, sans perdre le contrôle ni tomber dans l’arrogance souvent reprochée à son prédécesseur Yvan Mayeur.
Un exercice de joute verbale auquel le mandataire est rompu, notamment grâce à son long engagement local. Quand il était échevin du tourisme, il n’a jamais cédé, par exemple, dans le dossier de la «guerre des salles de spectacle». La Ville de Bruxelles a voulu récupérer la gestion du Cirque Royal assurée jusque-là par le Botanique et s’est retrouvée embarquée dans une longue procédure judiciaire. Des spectacles ont même dû être déplacés dans d’autres salles… Attaqué, Philippe Close a toujours encaissé les coups et assumé: «C’est effectivement un choix politique de gérer nos salles.»
«IL N’A PAS RECONNU SES COUACS»
Pourtant, c’est de notoriété publique, le nouveau maïeur, fervent défenseur du travail en équipe, n’aime pas les conflits. Il évite autant que possible d’adopter une attitude clivante. «Mais quand c’est nécessaire, dans sa communication, il sait rendre les coups, observe cette source locale. Dans le dossier des émeutes, il a commencé par être une cible, mais il a fini par attribuer ce rôle à quelqu’un d’autre. Il a aussi profité d’un concours de circonstances: les seconds débordements lui ont permis de reprendre la main et de montrer qu’il était le chef.»Philippe Close, ancien porte-parole de Di Rupo, reconnaît qu’il lui arrive de sortir de son «calme légendaire» lorsqu’il le juge nécessaire.
Si l’homme joue de la communication, d’aucuns notent qu en ciblant la N-VA dans le dossier des émeutes, le bourgmestre a essayé de faire oublier ses propres responsabilités dans l’affaire. «Il est resté très vague sur le fait qu’on n’ait pas demandé à d’autres zones de police bruxelloises d’intervenir», avance Ans Persoons. Dans les rangs Ecolo, Catherine Lemaitre lui reproche une «analyse partielle et pas tout à fait objective de la situation» et juge qu’il aurait pu reconnaître les couacs constatés. «J’aurais souhaité qu’il fasse son autocritique», appuie Fabian Maingain (Défi).
Côté majorité, on estime que Philippe Close a bien fait de soutenir, envers et contre tout, sa police; et qu’il a par ailleurs proposé des pistes d’amélioration concrètes (proposition d’engagement de policiers via l’Ecole régionale de police, désignation d’un expert foot au sein du corps de police…).
Bref: de l’avis général, le Bruxellois, qui a par le passé aidé l’ancien bourgmestre Freddy Thielemans (dont il a été le chef de cabinet de 2001 à 2006) à gérer ce genre de crise, a surmonté, en habitué des mêlées au rugby, sa première (grosse) bataille politico-médiatique. Une expérience qui lui sera utile au fur et à mesure qu’approcheront les élections communales de 2018…


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

"En ciblant la N-VA dans le dossier des émeutes, le bourgmestre a essayé de faire oublier ses propres responsabilités dans l’affaire. «Il est resté très vague sur le fait qu’on n’ait pas demandé à d’autres zones de police bruxelloises d’intervenir», avance Ans Persoons. Dans les rangs Ecolo, Catherine Lemaitre lui reproche une «analyse partielle et pas tout à fait objective de la situation» et juge qu’il aurait pu reconnaître les couacs constatés. «J’aurais souhaité qu’il fasse son autocritique», appuie Fabian Maingain (Défi)."


LE VRAI BILAN DE THEO FRANCKEN
Source: Le Vif/l'express

Le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration aligne les provocations politiques et les polémiques médiatiques. En Flandre, il est désormais plus populaire que Bart De Wever. Et sa personnalité, comme son action, séduisent de plus en plus de francophones.  Etc

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