mercredi 8 novembre 2017

Peter Mertens: «Coalition rouge-verte? Le PTB est ouvert»


  
DAVID COPPI LE SOIR
Le PTB n’exclut pas – plus – de participer au pouvoir, en 2018-2019. « A Anvers, on peut éjecter le roi De Wever, ce qui peut créer une dynamique plus large », explique Peter Mertens, le président du parti. Condition : « Il faut des politiques qui rompent avec le néolibéralisme. »

Sociologue de formation, Peter Mertens est président national du PTB depuis 2008. Il est né le 17 décembre 1967. Il est conseiller communal à Anvers, et sera tête de liste aux législatives dans la province d’Anvers en 2019. La métropole flamande sera le théâtre des théâtres politiques : c’est le fief de Bart De Wever. 

© Bruno D’Alimonte
 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES LIGNES BOUGENT 

Le ministre Kris Peeters (CD&V) l'a dit très clairement: en 2018, il  sera bourgmestre d'Anvers ou rien. C'est dire qu'en toute logique il s'opposera à son ennemi politique numéro un et incitera son parti a rejoindre Samen dans la métropole, (le binôme Groen-SPa qui se coalise contre le bourgmestre De Wever candidat à sa réélection).  Si le CD&V s'allie à Samen et au PTB et réussit son opération anti De Wever en 2018, les élections de 2019 prendront une tournure  franchement dramatique: "à gauche toute" en Wallonie contre "à droite toute" en Flandre (une alliance N-VA et Vlaams Belang n'est pas vraiment à exclure). Le PTB est en ascension rapide un peu comme le fut "En marche" - ils vont adorer la comparaison. 
"On a rencontré la FGTB (le syndicat socialiste, qui milite pour une coalition PS-Ecolo-PTB, NDLR), les lignes bougent (...) La FGTB s'intéresse à l'option portugaise (un gouvernement social-démocrate soutenu par la gauche radicale, NDLR), nous avons noté cela, nous sommes ouverts", commente le président du parti marxiste."
Que ne l'avons-nous répété à la suite de Jean Maurice Dehousse, si la FGTB lâche le PS pour le PTB, le parti de Di Rupo se réduira comme peau de chagrin. Et voici que de plus en plus de militants syndicalistes engagés adhèrent au PTB et renient le PS. Désormais, reconnaît Peter Mertens, "le PTB est prêt à faire des compromis" et à "prendre des risques". Le flamboyant syndicaliste Thierry Bodson sortirait le costume d' André Renard de la naphtaline que cela ne m'étonnerait pas.
Voilà en effet de quoi bouleverser les lignes en région Wallonne, à Bruxelles et au niveau fédéral. Gros remous en perspective dans le Royaume de Philippe et Mathilde partis défendre la marque de firme"Belgique"en lointaine terre indienne avec une meute d'excellences fédérales, régionales, patronales et académiques .
MG

LE PTB SE DIT PRÊT POUR LE POUVOIR DÈS 2019
Le Vif 

Alors qu'il excluait il y a deux mois encore toute participation au pouvoir à l'issue des élections de 2019, le président du PTB Peter Mertens affirme désormais, dans un entretien mercredi au quotidien Le Soir, ne plus l'exclure dans la perspective d'une éventuelle coalition rouge-verte. 

Peter Mertens et Raoul Hedebouw © BELGA/Dirk Waem 

"On a rencontré la FGTB (le syndicat socialiste, qui milite pour une coalition PS-Ecolo-PTB, NDLR), les lignes bougent (...) La FGTB s'intéresse à l'option portugaise (un gouvernement social-démocrate soutenu par la gauche radicale, NDLR), nous avons noté cela, nous sommes ouverts", commente le président du parti marxiste.
Le PTB, qui connaît depuis plusieurs mois une percée dans les sondages au sud du pays, "n'a pas vocation de rester dans l'opposition, ni au niveau local ni aux autres niveaux", ajoute Peter Mertens.
Fin septembre dernier, l'Anversois assurait encore dans La Libre que sa formation ne participerait pas au pouvoir régional et fédéral en 2019 parce qu'il ne trouvait pas, dans les autres partis, une volonté de "confrontation totale" avec les institutions européennes, et parce qu'il souhaitait que son parti grandisse à son rythme.
Désormais, reconnaît Peter Mertens, "le PTB est prêt à faire des compromis" et à "prendre des risques". "Mais on a des lignes rouges: on ne va pas monter dans un gouvernement qui frapperait les pensions, les chômeurs, comme on l'a fait ces 25 dernières années", tempère-t-il.
Peter Mertens se concentre sur les communales de 2018, où il espère monter dans des majorités à Anvers (avec la coalition sp.a/Groen) et à Liège.



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