mercredi 22 novembre 2017

Relocalisation de l’EMA et de l’EBA: Reynders se réjouit du choix de Paris et d’Amsterdam


© René Breny | Le Soir 

Le Soir
Bruxelles était candidate pour les deux 

Amsterdam et Paris, qui ont obtenu lundi les sièges respectivement de l’Agence européenne des médicaments et de l’Autorité bancaire européenne, sont «de très belles localisations» pour la Belgique, a reconnu lundi soir le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders. Bruxelles, candidate pour les deux agences, n’a obtenu que cinq voix à chaque fois.
«Amsterdam est au sein du Benelux, on y parle néerlandais, Paris est à à peine plus d’une heure en TGV de Bruxelles, et on y parle français», s’est réjoui le ministre, qui a félicité les lauréats à l’issue des votes.
La déception de voir les deux Agences échapper à Bruxelles n’était pas trop difficile à digérer. «On savait que c’était compliqué de présenter deux candidatures quand on a déjà plusieurs institutions», a reconnu le ministre des Affaires étrangères. Difficile de savoir qui a voté pour la Belgique, et qui s’est défilé. Bruxelles tablait en effet sur sept points, selon une source proche du dossier.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"BRUXELLES ÉTAIT CANDIDATE POUR LES DEUX AGENCES" 

En somme Bruxelles est passée deux fois à côté de la montre en or au bénéfice de Paris et d'Amsterdam ses concurrentes. L'échec de Bruxelles n'est-il pas aussi celui de Didier Reynders candidat ministre président de la Région bruxelloise aux élections de 2019?
"La déception de voir les deux Agences échapper à Bruxelles n’était pas trop difficile à digérer". Non peut-être?
Bruxelles est devenue capitale de l'Europe après la formidable réussite de l'expo 58 qui a bluffé les Européens et démontré le savoir faire des Belges. L'image de Bruxelles aujourd'hui s'est fortement détériorée et est devenue carrément calamiteuse: immobilité, pollution, effet médiatique Molenbeek, insécurité etc.

Son pouvoir de séduction pour accueillir des agences internationales a diminué comme peau de chagrin. A qui la faute? A l'évidence, partiellement aux ministres N-VA qui font l'impossible pour ternir l'image de la capitale. Que ce soit le ministre de l'intérieur ou le secrétaire d'Etat à l'immigration, ils ne manquent jamais de pointer la mauvaise gouvernance bruxelloise.  Certes, il s'agit d'une stratégie visant à discréditer un bourgmestre et un ministre Président socialistes. Il n'empêche que c'est Bruxelles qui fait les frais de ces opérations purement électoralistes.
MG

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