dimanche 19 novembre 2017

Une conductrice prise au piège dans les émeutes témoigne: "J'ai vu de la haine dans les yeux des jeunes"

      

Les images de jeunes sautant sur son véhicule ont fait le tour du Net. 
 
La Libre Belgique 

Mercredi soir, lors des nouveaux incidents à Bruxelles, des images montrant une personne coincée dans son véhicule pris pour cible par un groupe de jeunes, ont fait le tour du Net. Nous nous sommes tous mis à la place de cet automobiliste coincé, seul, dans cette rue, face à tous ces jeunes montant sur sa voiture, piétinant son capot avant de casser ses vitres arrière.
Et tous, nous nous sommes demandé comment on aurait réagi à la place de ce conducteur. Ou plutôt de cette conductrice. Il s’agissait en effet d’une femme. Maria B. Nous l’avons retrouvée en Brabant flamand. La dame, employée dans le centre-ville, sortait de son lieu de travail lorsque les événements se sont produits.
"J’ai fini ma journée plus tard que prévu. Je suis allée récupérer ma voiture dans le parking et en sortant, je me suis retrouvée seule, en voiture, dans cette rue, face à des dizaines de jeunes marchant en ma direction. Certains portaient des chaises, d’autres des tables. Ils sont tout à coup montés sur ma voiture. Heureusement pour moi, ils ne sont pas parvenus à ouvrir les portes mais ils ont tout cassé. À un moment donné, deux hommes ont fait en sorte que je puisse avancer et continuer ma route. J’ai roulé, sans m’arrêter, jusqu’à ce que j’arrive rue de la Loi".
Encore tétanisée , Maria accoste des policiers. Elle leur explique la situation. Hélas pour elle, ils n’ont pas de temps à lui accorder, ils doivent foncer dans le centre-ville aider leurs collègues. Maria poursuit son chemin. "Je suis rentrée chez moi avec de terribles maux de tête. Je n’ai pas dormi de la nuit", confie la conductrice qui a reçu ce jeudi matin la visite de la police locale . "Ils sont venus recueillir ma plainte. Je vais également me rendre chez le médecin. Pour ce qui est de la voiture, j’espère qu’elle ne sera pas déclassée".
Maria dit ne pas comprendre cette violence. "J’ai vu de la haine dans les yeux de ces jeunes et je me demande pourquoi on en arrive là", conclut la conductrice qui mettra du temps à s’en remettre.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
C'était un mercredi soir, jour de foot, je rentrais vers dix heures d'un dîner en ville et m'approchai de la Bourse en voiture quand je vis surgir deux hordes de jeunes hooligans qui se sont heurtés avec une violence inouïe. Je n'ai pas été pris a partie et ai pu poursuivre ma route. J'en conserve un souvenir terrifiant, comme une prémonition de guerre civile. "Rassurez-vous ! Nous sommes encore environ 800.000 sur le 1.1 millions dans les 19 communes. ;) ... et nous nous accrochons à notre ville où il fait bon vivre quoiqu'on en dise !!!"commente un lecteur.
MG


COMMENTAIRES DE LECTEURS
"Difficile d'assimiler les remarques des journaux du nord à des insultes quand ils ne font que décrire ce qu'ils ont vu alors que le deni serait davantage le fait d'une presse bienséante francophone lorsque des ressortissants marocains sont concernés.... même s'ils ont et jouent d'ailleurs fort bien la double nationalité..."
O
"Moi je n'ai plus les pieds dans le centre de Bruxelles depuis 15 ans et je ne m'en porte pas plus mal, Bruxelles serait une ville de province si les institutions européennes n'y étaient pas implantées, de plus une immigration mal gérée et une région pour 1 million d'habitants, Bruxelles aurait du avoir pour seule tutelle le fédéral et les communes. La Belgique est devenue un foutoir ingérable et couteux. Beaucoup d'argent gaspillé qui pourrait servir à la relance économique et pas à payer un tas de politicards et leur suite honte à eux. Ce n'est surement plus le temps ou Bruxelles brussellait et cela ne le sera plus jamais."
O
"Le jour est proche que les Belges ne viendront plus dans leur capitale."
O
"Rassurez-vous ! Nous sommes encore environ 800.000 sur le 1.1 millions dans les 19 communes. ;) ... et nous nous accrochons à notre ville où il fait bon vivre quoiqu'on en dise !!!"
O
"Si ces parents sont belges, je ne vois pas où on pourrait les expulser. Ceci dit, je pense aussi qu'il faut responsabiliser les parents qui pour la plupart ne connaîtront que le langage du portefeuille. Quant aux "mineurs" de 16 et 17 ans qui risquent de se retrouver en IPPJ, j'espère qu'on les remettra sur le chemin de l'école plutôt que de leur permettre d'assister à un match de foot que le gamin qui se comporte bien ne pourrait jamais se payer"



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