dimanche 31 décembre 2017

Bruxelles: les partis flamands bloquent le décumul intégral

Le parlement bruxellois © Photo News / Didier Lebrun. 


Le Soir
A Bruxelles, la mesure ne trouve pas de majorité côté néerlandophone. Des partis flamands du gouvernement, seul le SP.A y est favorable.

Star de l’été dernier, le décumul intégral divise. Et la ligne de fracture qu’il trace au sein du parlement bruxellois ne suit pas le traditionnel clivage majorité-opposition. Côté francophone, PS, Défi (au sein de la coalition régionale) y sont favorables, de même qu’Ecolo (dans l’opposition). Parmi les partis flamands du gouvernement, seul le SP.A soutient la mesure, au même titre que Groen, qui n’est pas au pouvoir.
Résultat : 42 députés francophones sur 72 soutiendraient la mesure, auxquels pourraient s’ajouter certains parlementaires du CDH. Large majorité, donc. Mais c’est parmi les partis néerlandophones que cela coince. Car, à Bruxelles, les ordonnances concernant ce type de matière doivent obtenir la majorité des votes dans les deux groupes linguistiques. Et les socialistes et les écologistes flamands n’occupent que 6 sièges sur 17. Soit à peine un tiers des représentants de leur groupe linguistique.
La réforme « se discute au niveau du parlement car cela ne figure pas dans l’accord de majorité, rappelle le ministre-président, Rudi Vervoort (PS). Et il semble que, du côté du VLD et du CD&V, il n’y ait pas d’accord sur le décumul intégral. » Ce que confirme le ministre Guy Vanhengel (Open VLD) : il n’y a donc pas de majorité côté néerlandophone pour voter le décumul complet. Bianca Debaets (CD&V) cherche plutôt des pistes de compromis, estimant que les propositions maximalistes en la matière participent d’une surenchère entre partis née du scandale du Samusocial : « Mais je n’ai jamais entendu de citoyens me dire qu’ils étaient fâchés du cumul de leur échevin. »
La possibilité pour les francophones de passer en force existe (lire ci-contre), mais son évocation suscite les mises en garde, dont celle de Guy Vanhengel : « Il serait très inopportun qu’un tiers du groupe néerlandophone impose ses vues au reste de ce groupe. » Et d’ajouter, à l’égard de ses partenaires francophones : « Cela constituerait un problème de majorité au sein du groupe linguistique néerlandais. Les francophones n’activeront donc pas ce mécanisme, sauf s’ils veulent la N-VA au gouvernement bruxellois. »
« Il faut éviter d’activer ce mécanisme, confirme Bianca Debaets. C’est pourquoi il est important de trouver un accord équilibré. Il nous reste quelques mois. »


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
HALLUCINANT 

Il est hallucinant d'apprendre qu'une  poignée de députés régionaux flamands soient en mesure d'infléchir des décisions importantes concernant Bruxelles contre l'avis de la majorité des députés bruxellois francophones. Le citoyen bruxellois ne peut que s'indigner de telles pratiques qui sont le fruit de marchandages entre Flamands et Wallons. Quant au statut bilingue artificiellement gonflé de Bruxelles Capitale,  allez expliquer pareille incongruité à un Quatremer qui couvre l'actualité bruxelloise en sus de l'actualité européenne de Bruxelles pour Libé. Il ne peut que glousser et railler ce genre d'histoire belge. Au vrai l'échec de la construction du stade qui devait accueillir la coupe du monde de foot participe du même genre de foutoir. Pauvre Bruxelles.
MG 

Aucun commentaire: