vendredi 22 décembre 2017

Élections en Catalogne : le choc indépendantiste

Par  Mathieu de Taillac
Le parti de Carles Puigdemont est arrivé en tête du bloc séparatiste.
Figaro (extraits)


Le bloc des trois formations indépendantistes sauve de justesse sa majorité au Parlement catalan, tandis que le parti anti-indépendantiste Ciudadanos (centre libéral) s'érige à la première place. Pour la première fois depuis le retour de la démocratie en Espagne, une force non nationaliste gagne des élections catalanes. La victoire est belle, mais elle risque de s'avérer inutile. L'imbroglio catalan, que Mariano Rajoy entendait résoudre en convoquant lui-même ces élections, n'en devient que plus complexe. Un présidentiable est en Belgique, menacé d'arrestation s'il pose un pied en Espagne. D'autres députés élus, indispensables à la majorité souverainiste, sont dans la même situation ou détenus en prison préventive.
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DU POINT DE VUE DES BLOCS, LES INDÉPENDANTISTES SAUVENT LES MEUBLES
Du point de vue des blocs, les indépendantistes sauvent les meubles. L'addition de JpC, ERC et la CUP représente 70 parlementaires, contre 72 dans le Parlement sortant, et 47,6% des voix, soit quasiment le même score qu'en 2015. Les sécessionnistes ont donc la possibilité arithmétique de se maintenir au pouvoir, mais les négociations s'avéreront complexes. Si JpC a toujours affirmé que Puigdemont était le seul candidat possible à sa succession, il faudra aussi composer avec la réalité judiciaire: s'il pose un pied en Espagne, il sera arrêté dans le cadre du mandat d'arrêt émis contre lui. Quatre autres ex-ministres et députés élus l'ont accompagné dans sa fuite, et trois autres députés élus, dont la tête de liste d'ERC et ex vice-président catalan, Oriol Junqueras, sont en détention préventive.
S'ils veulent sauver leur majorité, le plus simple pour les indépendantistes serait de demander à ceux qui sont dans l'incapacité d'occuper leur siège de le céder aux candidats suivants sur les listes. À moins qu'ils ne préfèrent chercher la confrontation avec les autorités espagnoles, en s'indignant que le chef de file de la majorité ne soit empêché de se présenter à l'investiture. L'arrivée, contre tout pronostic, de la liste de Puigdemont devant celle de Junqueras, rend encore plus difficile d'expliquer son éventuel renoncement.
C'est aujourd'hui Puigdemont qui reprend la tête du bloc sécessionniste. Plus radical que certains secteurs de son parti, indépendantiste depuis toujours, il a multiplié à Bruxelles les surenchères contre le gouvernement espagnol, taxé de «franquiste», et les institutions européennes, accusées de complicité. Jeudi soir, il a salué la victoire de son camp. «C'est un résultat que personne ne peut discuter», a-t-il lancé. Le premier ministre espagnol Mariano «Rajoy a perdu le plébiscite qu'il cherchait», et le fait que le camp indépendantiste reste majoritaire est «une claque», a-t-il jubilé devant un petit parterre de militants indépendantistes catalans et de sympathisants nationalistes flamands réunis dans une salle du centre de Bruxelles.
À MADRID, LE COUP EST DUR, ET LA DÉFAITE EST TRIPLE
À Madrid, le coup est dur, et la défaite est triple. Rajoy, d'abord, manque son objectif de renvoyer l'indépendantisme dans l'opposition. Sa formation, ensuite, est renvoyée à la dernière place du Parlement catalan et perd 7 des 11 sièges gagnés en 2015. Le vainqueur des élections, enfin, est son plus grand rival sur l'échiquier politique national: Ciudadanos, qui chasse ouvertement sur les terres du PP.
Rajoy avait annoncé une date d'échéance aux mesures prises dans le cadre de l'article 155 de la Constitution, qui permet de prendre le contrôle d'une région rebelle et qui n'avait jamais été employé. Il comptait désactiver les décrets une fois qu'un gouvernement régional aura pris ses fonctions.
On en est encore loin. Le Parlement a jusqu'au 23 janvier pour se constituer et élire le président de la Chambre. Ce sera la première occasion de voir si le bloc indépendantiste est capable de surmonter les obstacles judiciaires et de transformer l'arithmétique en une majorité effective. Le président du Parlement aura ensuite dix jours pour proposer à la Chambre un candidat à l'investiture.
Les 82% d'électeurs qui ont participé au scrutin, un taux historique, devaient juger du bilan d'une majorité sécessionniste qui a poussé le conflit avec l'Espagne jusqu'à ses ultimes conséquences: l'organisation d'un référendum illégal le 1er octobre puis la déclaration unilatérale d'une indépendance non suivie d'effets le 27 ; ils lui ont renouvelé leur confiance. Le «retour à la normale» promis par les formations hostiles à la sécession est ajourné sine die.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CARLES PUIGDEMONT ET BART DE WEVER MÊME COMBAT

"S'ils veulent sauver leur majorité, le plus simple pour les indépendantistes serait de demander à ceux qui sont dans l'incapacité d'occuper leur siège de le céder aux candidats suivants sur les listes. À moins qu'ils ne préfèrent chercher la confrontation avec les autorités espagnoles, en s'indignant que le chef de file de la majorité ne soit empêché de se présenter à l'investiture."
Ils étaient rayonnants, les huit  députés de la N-VA indépendantiste.
Een achttal parlementsleden van de N-VA tekende present in het Square-Brussels Meeting Centre, waar de separatistische ex-minister-president van Catalonië Carles Puigdemont een bijeenkomst hield, om steun te betuigen aan de Catalaanse zaak.
C'est dire qu'il ne fait aucun doute que l'objectif de ce  parti au pouvoir à Bruxelles  demeure, à terme l'indépendance de la Flandre.
Carles Puigdemont et Bart De Wever même combat.
Pour l'essentiel, je renvoie à l'excellente analyse de Tommy Thijs (De Morgen) dont je joins quelques extraits.
MG

N-VA: 'MADRID KAN NIET BLIJVEN WEGKIJKEN, EUROPA MOET VERANTWOORDELIJKHEID NEMEN'
Knack
'Madrid kan niet blijven wegkijken', zo heeft Vlaams Parlementslid voor N-VA Karl Vanlouwe donderdagnacht gezegd na afloop van de speech van de afgezette Catalaanse president Carles Puigdemont in Brussel. 'Europa moet nu zijn verantwoordelijkheid opnemen.'

  

N-VA'ers Jan Van Esbroeck, Karl Van Louwe, Peter Persyn, Willy Segers en Rita Bellens tijdens een bijeenkomst na de Catalaanse verkiezingen, Brussel, 21 december 2017. © BELGA

Een achttal parlementsleden van de N-VA tekende present in het Square-Brussels Meeting Centre, waar de separatistische ex-minister-president van CataloniëCarles Puigdemont een bijeenkomst hield, om steun te betuigen aan de Catalaanse zaak.


DE VIJF BELANGRIJKSTE VRAGEN EN ANTWOORDEN NA DE CATALAANSE VERKIEZINGEN
Tommy Thijs De Morgen
WIE HEEFT ER GEWONNEN?
Dat hangt er, zoals vaak, van af hoe je het bekijkt. Allereerst de cijfers: de grootste partij die uit de stembusgang is gekomen, is het antiseparatistische en liberale Ciudadanos, wat een duidelijk signaal van een groot deel van de kiezers is.
Tweede grootste partij is, in tegenstelling tot de verwachtingen, de lijst Junts per Catalunya van de afgezette premier Carles Puigdemont.
WIE HEEFT ER VERLOREN?
De uitslag leest vooral ook als een ramp voor de partij van Spaans premier Rajoy
Aan de andere kant leest de uitslag van gisterenavond ook vooral als een ramp voor de rechtse Partido Popular (PP) partij van Spaans premier Mariano Rajoy, die in november de autonomie van Catalonië vanuit Madrid aan banden heeft gelegd. Zijn plan met nieuwe verkiezingen de separatisten van de macht te halen, is compleet mislukt. 
IS HET SEPARATISME NU VERWORPEN?
"Rajoy heeft het plebisciet verloren dat hij wou" en het feit dat het separatistische kamp de meerderheid behoudt, is "een klap", jubelde Puigdemont gisterenavond vanuit Brussel. "De Catalaanse republiek heeft het gehaald van de monarchie van artikel 155", klonk het triomfalistisch.
Toch kan Puigdemont er niet naast kijken dat de separatisten in stemmenaantal opnieuw geen meerderheid hebben behaald.
'De nationalistische partijen zullen nooit kunnen praten in naam van heel Catalonië, want Catalonië dat zijn wij allen' Ines Arrimadas, kopvrouw Ciudadanos
"Eén zaak is vanaf nu nog duidelijker (...) De meerderheid van de samenleving steunt de unie met de rest van de Spanjaarden en Europeanen. De nationalistische partijen zullen nooit kunnen praten in naam van heel Catalonië, want Catalonië dat zijn wij allen", zei Arrimadas.
HOE VERDEELD IS CATALONIË?
Opnieuw blijkt dat Catalonië niet enkel verdeeld is tussen voor- en tegenstanders van afscheiding van Spanje, die verdeeldheid is ook een uiting van verdeeldheid tussen stad en platteland.
HOE MOET HET NU VERDER?
Vraag is nu wie een regering zal kunnen vormen. Voor Ciudadanos zal dat, ondanks haar klinkende overwinning, zo goed als onmogelijk zijn wegens gebrek aan meerderheid.
Maar ook aan separatistische kant liggen de kaarten nog niet gemakkelijk. Zowel de kopman van Junts per Catalunya, Carles Puigdemont, als die van ERC, Oriol Junqueras, bevinden zich niet in de mogelijkheid een regering te vormen: de eerste bevindt zich in ballingschap in ons land en zal worden opgepakt zodra hij een voet in Spanje zet, de tweede zit al in de cel.
Voorlopig blijft artikel 155 bovendien van kracht en houdt de centrale regering in Spanje het bestuur van de regio in handen tot er een nieuwe regering is.
ONZEKERE TOEKOMST
"Onzekere toekomst", zo kopt de Spaanse krant El Pais dan ook vanmorgen in haar editoriaal
Het project van de eenzijdige onafhankelijkheid is voor El Pais met deze verkiezingen mislukt, "en zal blijven mislukken". De krant hoopt dan ook dat wie ook een regering vormt, dat deze keer "binnen de wet en ten voordele van de burgers" doet.
DIALOOG
De enige oplossing ligt voor de Catalaanse krant La Vanguardia dan ook in dialoog tussen beide grote blokken, hoe onmogelijk dat ook lijkt. "We moeten geloven dat alle kandidaten een welvarend Catalonië willen, los van hun ideologie en strategie. Daarvoor is een regering nodig die regeert en eenzijdige onafhankelijkheidsverklaringen vermijdt.
Met elkaar spreken is dan ook noodzakelijk, aldus de krant. "Het belang van alle Catalanen komt nu boven het partijbelang. De absolute prioriteit moet nu het herstel van de samenleving zijn." Komt de dialoog er niet, dan komen er in april... nieuwe verkiezingen.

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