samedi 30 décembre 2017

Le petit Jésus a disparu de la crèche de Noël sur la Grand-Place de Bruxelles


Le Soir 

Pur vandalisme ou acte de protestation, comme en 2015 ? La police n’a pour l’instant aucune trace des auteurs.

La figurine du petit Jésus, placée dans la crèche de la Grand-Place de Bruxelles pour les fêtes de Noël, a disparu, a confirmé vendredi la police locale à la suite d’une annonce de Bruzz. Le berceau a été endommagé et la police n’a pour l’instant aucune trace des auteurs.
La petite statue du Divin Enfant avait déjà disparu en 2015, emportée par des activistes pour protester contre la politique du gouvernement Michel. Toutefois, il encore est trop tôt pour savoir s’il s’agit d’un nouvel acte de protestation ou de pur vandalisme. Les auteurs n’ont laissé aucun message dans la crèche.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ON S'EN FOUT DE CETTE POUPÉE

Mais de qui donc se moque-t-on?
Tout le monde se fiche pas mal de ce non événement monté en épingle par quelques farceurs qui rêvent de faire le buzz sur les réseaux sociaux. D'abord cette crèche, qui n'est pas laide au demeurant, n'a pas à figurer Grand Place au coeur de l'espace public où le religieux ne saurait être admis.
Ensuite et surtout: le monde, notre seul et unique monde, est au bord de l'explosion comme au temps de Jésus. Erreur! Bien plus encore qu'au temps des prophètes de l'apocalypse, l'humanité risque de disparaître. "La possibilité d'une éradication de l'espèce humaine est avancée."
Le nouveau Testament "annonce que le quatre cavaliers de l'apocalypse , porteurs de malheurs préluderont la fin des temps. Les quatre cavaliers modernes sont ambigus. Ils peuvent nous perdre où nous sauver. Pour qu'ils deviennent des messagers de l'apothéose, un cinquième cavalier devra les rejoindre. Il se fait attendre"
Les quatre cavaliers représentaient autrefois la guerre, la famine , les  fléaux divers en enfin la mort. Les esprits forts se sont affranchis de ces chimères. La guerre est tenue désormais  à distance par l'angoisse de l'holocauste nucléaire. La famine prophétisée par Malthus est déjouée. Les fléaux , pestes choléra et autres épidémies ont été vaincues. reste la mort. Elle demeure fatale mais nous en avons reculé l'échéance. Quid cependant les quatre cavaliers modernes: la démographie galopante, la consommation débridée, la technologie déchainée et la financiarisation folle?
Mais surtout , où reste "le cinquième cavalier, celui qui peut nous sauver. C'est l'humanisme. Il s'est fait presqu'invisible quand les autres sont omniprésents.
"Nous ne pouvons espérer qu'en la force grandissante de ce cinquième cavalier, celui qui peut nous faire prendre conscience de notre communauté de destin."
"Réfléchissez bien, il n'y a pas d'alternative". (Jean Louis Servan-Schreiber, l'humanité. Apothéose ou apocalypse? 2017, p. 287, 288 et 289).
Peu me chaut que l'on, ait dérobé le petit Jésus, l'âne , le boeuf ou même le petit Julien (mannekes pis) . Mais que diable quelqu'un se charge de réveiller Trump et tous les aveugles de la terre qui comme ceux de la parabole peinte par Pierre Bruegel  (celui-là même dont la crèche est inspirée) nous attirent vers le précipice.
MG



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