dimanche 24 décembre 2017

Soudanais torturés: "Le problème Francken deviendra un problème Michel", avertit Ecolo


La Libre
BELGA

Après les explications fournies vendredi soir par le secrétaire d'État Theo Francken (N-VA) dans le dossier d'expulsions de ressortissants soudanais, le PS, Ecolo-Groen et le cdH ont réclamé samedi matin de nouvelles explications du Premier ministre Charles Michel sur la connaissance qu'il avait du dossier. "Seul le Premier ministre peut tirer cette situation au clair. Il doit préciser aujourd'hui ce qu'il savait et ce qu'il ignorait du dossier soudanais", affirme le groupe Ecolo-Groen à la Chambre, dans un communiqué.
La cheffe de groupe cdH, Catherine Fonck, veut elle aussi de nouvelles explications de M. Michel au parlement. "Qui n'a pas dit la vérité? ", demande-t-elle sur Twitter, constatant que le Premier ministre et le MR "couvrent" M. Francken, au contraire du CD&V et de l'Open Vld. PS, sp.a, cdH et DéFI ont déposé une motion réclamant la démission de M. Francken, soulignent les humanistes.
Le chef de groupe PS Ahmed Laaouej, lui, a écrit samedi matin au président de la Chambre Siegfried Bracke (N-VA) et au président de la commission de l'Intérieur Brecht Vermeulen (N-VA) pour qu'ils invitent "au plus tôt" M. Michel à venir s'expliquer, a-t-on appris auprès du groupe PS.
Les "mensonges" de M. Francken mettent le Premier ministre en danger, affirment les socialistes, qui pointent aussi du doigt l'attitude du MR, accusé d'avoir minimisé les faits vendredi en commission de l'Intérieur.
Les Verts relèvent que le CD&V "reconnaît que Theo Francken a retenu des informations". "Si le Premier ministre ne tire pas cela rapidement au clair, le problème Francken deviendra un problème Michel", estime lui aussi le député Kristof Calvo. Ecolo-Groen rappelle que le dossier porte sur une question de droits de l'homme. "Coopérer avec le régime (du président soudanais) Omar el-Béchir, c'est aller un pont trop loin".
M. Francken est fragilisé politiquement depuis trois jours par des accusations de mauvais traitements voire de tortures qu'auraient subis des Soudanais rapatriés à Karthoum depuis la Belgique, à la suite d'une mission d'identification controversée des migrants, menée à Bruxelles par des officiels soudanais à l'invitation du secrétaire d'État N-VA. Une enquête a été ordonnée pour évaluer le fondement des témoignages.
Dans ce dossier, le secrétaire d'Etat a en outre qualifié d'absurdes des propos du Premier ministre qui venait d'annoncer un moratoire sur les rapatriements de ressortissants soudanais. Il s'est vu contraint de présenter des excuses à M. Michel. Il a aussi reconnu avoir tu au Premier ministre l'existence d'au moins une expulsion programmée en janvier, apprise tardivement et qu'il a fait annuler.
M. Francken a également été accusé par l'opposition d'avoir menti en indiquant que les expulsions vers le Soudan s'exerçaient en collaboration avec l'ONU et l'Organisation internationale pour les Migrations (OIM), ce qu'ont démenti les deux institutions. Le secrétaire d'État affirme que sa politique était menée dans le cadre général des Nations unies, les personnes expulsées bénéficiant d'un document avec un numéro de téléphone d'un correspondant de l'OIM, organisation de l'ONU.


AFFAIRE FRANCKEN: SEULS LE MR ET LA N-VA MANIFESTENT LEUR SOUTIEN AU SECRÉTAIRE D'ETAT
BELGA  et La Libre Belgique
Seuls le MR et la N-VA ont affiché leur soutien vendredi soir au secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA), qui a confirmé avoir "retenu la communication" selon laquelle au moins une expulsion état prévue vers Khartoum à la mi-janvier, cela, avec l'objectif de ne "pas créer un appel d'air" de la communauté soudanaise.
Cette information s'inscrit dans le contexte de l'annonce par le Premier ministre Charles Michel d'une suspension des expulsions jusqu'à la fin janvier, qualifiée dans un premier temps d'"absurde" par M. Francken au motif qu'aucune expulsion n'était programmée d'ici la fin janvier. Mal informé, le Premier ministre a ensuite confirmé au parlement jeudi un moratoire en attendant l'enquête, aucun vol n'étant soi-disant prévu en janvier.
La députée du CD&V Nahima Lanjri s'est montrée cinglante vis-à-vis du secrétaire d'Etat N-VA. "Vous avez confirmé avoir retenu une information, on appelle cela un mensonge ou autre chose. Pire vous avez laissé le Premier ministre exprimer des choses qui n'étaient pas vraies. Je sais qu'il est patient. Je ne sais pas combien de temps cela va durer encore", a-t-elle dit.
L'Open Vld s'est tu dans toutes les langues après les explications de M. Francken.
En revanche, le MR a affiché tout son soutien au secrétaire d'Etat, allant même plus loin que la députée N-VA Sarah Smeyers qui a relevé un geste "peut-être pas très élégant mais de bonne foi".
Le parti du Premier ministre s'est montré rassuré. "Je vous ai entendu nous confirmer qu'il n'y a pas eu de mensonge. J'en étais convaincu et je le crois", a affirmé le député Philippe Pivin dans l'attente de l'enquête diligentée par le gouvernement sur de présumés faits de tortures contre des ressortissants soudanais expulsés par la Belgique.
Au nom de la majorité, Mme Smeyers (N-VA) a déposé une motion sans toutefois demander la cosignature aux partenaires de la coalition. Les membres de l'opposition francophones ont exigé la démission du secrétaire d'Etat.
Les premières invitations à démissionner commencent à fleurir. "S'il s'avère qu'il a menti, Theo Francken doit quitter le gouvernement", a lancé le président du PS, Elio Di Rupo, sur Twitter.

"Si Charles Michel veut préserver la fonction qui est la sienne, il n'a pas d'autre choix que de présenter au Roi la révocation d'un secrétaire d'Etat qui méprise la démocratie", a lancé le président de DéFI, Olivier Maingain. 


"Francken buiten! ", exige la FGTB 


"Francken buiten!" C'est par ces mots que la FGTB a exigé vendredi la démission du secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken, mis en cause pour des rapatriements de Soudanais qui auraient été victimes de torture dans leur pays. "Aujourd'hui, un secrétaire d'Etat anti-démocratique guide sa conduite à un Premier ministre de droite et met en place une politique qui atteint aux droits humains en renvoyant vers une dictature des personnes venues chercher refuge en Belgique", dénonce le syndicat socialiste qui appelle le Premier ministre à "poser un geste fort et démissionner ce personnage inhumain".
"Nous en appelons à la conscience de Charles Michel qui comme son père Louis a toutes les cartes en main pour dire en acte que la Belgique ne mange pas de ce pain-là", ajoute la FGTB.

Le CGRA accepte d'enquêter sur les faits présumés de maltraitance envers des migrants
Le commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA) a accepté d'enquêter sur les faits présumés de maltraitance envers des migrants soudanais renvoyés à Khartoum depuis la Belgique, a-t-on appris vendredi auprès du cabinet du ministre de l'Intérieur Jan Jambon.
Le CGRA devrait collaborer avec les Nations Unies et la Commission européenne dans le cadre de son enquête.
Le cabinet souligne toutefois que le commissariat général travaille en toute indépendance. "La manière dont l'enquête sera menée devra être décidée par le CGRA, qui communiquera ses conclusions en temps voulu", précise-t-il.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TÊTE DE TURC ET HOMME POLITIQUE LE PLUS POPULAIRE DU ROYAUME.

Le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA) est devenu la tête de Turc de l'opposition parlementaire après être celui de la presse.  Ce n'est pas nouveau. Il est aussi désormais le sujet de prédilection des commentaires de lecteurs.
Franckenstein  monopolise sur sa personne tout ce que déteste le peuple de gauche qui réclame sa tête et, en même temps, il fait vibrer secrètement le peuple xénophobe de droite et pas seulement en terre flamande.
Un lecteur commente "Un secrétaire d'Etat met en place une politique qui atteint aux droits humains en renvoyant vers une dictature des personnes venues chercher refuge en Belgique", le syndicat socialiste qui appelle le Premier ministre à "poser un geste fort et démissionner ce personnage inhumain".
Un pro Francken-il y en a- répond que "ces ressortissants soudanais ne souhaitent pas solliciter de demande d'asile en bonne et due forme, ne déclinent pas spontanément leur identité. Leur statut est donc illégal en Belgique. En cette matière, la loi est claire, je pense : ils ont le choix soit de quitter spontanément le territoire, soit de se faire rapatrier dans leur pays d'origine. Pourquoi ne demandent-ils pas l'asile par une procédure légale? Il n'y aurait pas de problème."
Un lecteur lui rétorque "Vous savez très bien qu'ils ne demandent pas l'asile ici parce que leur but est de passer en Angleterre... tant que cette illusion demeurera, ils ne demanderont PAS l'asile chez nous ! Doit-on pour autant les renvoyer dans un pays où ils sont en danger ?"
Les socialo écolos réunis ont enfin réussi à mettre le gouvernement  en difficulté en faisant oublier le spectre nommé PTB qui les hante. Ils jubilent. Un autre conclut: " Personne ne sait si ces Soudanais ont vraiment été torturés. Toute cet histoire est d'un ridicule Belge. Il faut vraiment scinder ce pays si on veut préparer l'avenir de nos enfants."
Au vrai, ce pays se scinde tout seul et se déchire au gré des crises et des événements. La république des gauches se fédère subrepticement  en Wallonie  et celle des droites se soude en Flandre. A Bruxelles le jeu demeure ouvert. Les élections communales d'octobre 2018 nous aideront à y voir un peu plus clair. 2018 se présente chez nous et dans le monde sous les pire augures. Joyeux Noël quand même. On se demande ce que nous dira le roi dans son message de ce jour.
Certes Franck chancelle mais la N-VA le protège, sa tête ne roulera pas dans le panier du bourreau: "Ook al werd hij vrijdag in verlegenheid gebracht, voorlopig blijft de populaire Francken in de regering onaantastbaar."
De top van de N-VA toonde ze zich dan ook niet onder de indruk: ‘Als CD&V de regering wil laten vallen, doet ze maar.’ Niet alleen de regeringspartijen, maar ook de oppositie besefte dat er weinig te winnen valt met een ontslag van Francken. ‘Wie wil van migratie het verkiezingsthema maken? Niemand toch?’, klonk het daar zuchtend.
Zo trekt premier Michel zwijgend verder, stelde ook oud-premier en gewezen Europees president Herman Van Rompuy (CD&V) in De Afspraak op vrijdag vast. ‘Wees gerust, de regering zal niet vallen. Het zal bijgelegd worden, en de karavaan trekt verder.’ En met enige ironie: ‘Maar onder mij zou het nooit gebeurd zijn.’ (De Standaard)
Démission  de Théo Francken? Menon. Chute du gouvernement? Personne n'a intérêt à faire de l'immigration un thème de campagne électorale. "Wees gerust, de regering zal niet vallen. Het zal bijgelegd worden, en de karavaan trekt verder"
"Moi premier ministre" conclut Herman Van Rompuy, "tout cela ne serait jamais arrivé"... Non peut-être.
MG

POUR KAREL DE GUCHT, THEO FRANCKEN DOIT DÉMISSIONNER
Le Vif
L'ancien ministre des Affaires étrangères et commissaire européen Karel De Gucht (Open Vld) estime que le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration doit présenter sa démission, rapporte Het Laatste Nieuws vendredi, dans la foulée des informations relatives au mauvais traitement de Soudanais après leur expulsion vers leur pays.
"Francken a été informé à l'avance de ce risque (...). Lui et son gouvernement sont responsables de ce qui s'est passé à Khartoum. Dans une démocratie digne de ce nom, les politiques doivent assumer les conséquences. Francken ne peut plus demeurer secrétaire d'Etat. Il est politiquement, idéologiquement et humainement inapte à cela", selon M. De Gucht que se tourne vers sa formation, l'Open Vld. "Un parti libéral digne de ce nom ne peut pas laisser passer cela".
Dans De Morgen, les Nations Unies pointent aussi du doigt M. Francken. "Non, nous ne savions pas ce qu'il se passait avec les Soudanais", affirme Vanessa Saenen du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR). M. Francken avait affirmé que les Nations Unies "dès le premier jour" étaient impliquées dans le rapatriement.
Belga 

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INTIMIDÉ, PUIS TORTURÉ SUITE À LA POLITIQUE DE THEO FRANCKEN ?
Le Vif
Le 20 octobre, le Vif révélait l'histoire de Mohammad, dont le renvoi à Khartoum a été jugé illégal par la Justice belge. De nouveaux éléments accablent la politique de rapatriement du gouvernement Michel.

Mohammad fait partie du récent rapport affirmant que des Soudanais partis de Belgique ont été torturés ou mis sous pression. Facteur aggravant, le Soudanais avait introduit une demande d'asile à l'Etat belge. Demande retirée quelques jours plus tard après l'annonce...de la collaboration entre les autorités belges et soudanaises. L'argument des Soudanais qui souhaitent partir en Angleterre, tombe pour au moins un cas. Celui de Mohammad.
A la mi-octobre, alors qu'il venait d'obtenir une décision de justice favorable, Mohammad, Soudanais détenu en centre fermé, a signé un accord pour un retour volontaire. Dans une langue qu'il ne comprend pas et sans présence d'avocat. Incompréhensible pour la Ligue des Droits de l'Homme qui dénonçait alors un simulacre de consentement. Le cabinet Francken ainsi que l'Office des étrangers assuraient pour leur part que Mohammad avait à plusieurs reprises demandé son départ et était parti serein.
Le Vif apporte de nouveaux éléments sur le cas de Mohammad.
D'abord, le Tribunal de première instance bruxellois a confirmé le 5 décembre que l'expulsion de Mohammad était illégale, parce qu'une action en justice pour le sortir du centre fermé était en cours.
Ensuite, Mohammad fait partie des Soudanais torturés ou menacés, identifiés par le rapport du Tahrir Institute for Middle East Policy Europe (TIMEP Europe). Son directeur, Koert Debeuf, est en contact direct avec Mohammad et avec d'autres Soudanais repartis en Libye. Ces derniers rapportent des conversations avec Mohammad alléguant des sévices sexuels opérés par les autorités. Mohammad, toujours à Khartoum, ne confirme aucune de ces informations.
DEMANDEUR D'ASILE RÉTRACTÉ
Enfin, et alors qu'il était en centre fermé, Mohammad a déposé le 6 septembre une demande d'asile en Belgique. Il la retirera le 11 septembre. Pourquoi ce changement d'avis en si peu de temps ?
Entre ces deux dates, le Secrétaire d'Etat à l'Asile Theo Francken a annoncé le 7 septembre la collaboration de l'Etat belge avec les autorités soudanaises. Après un entretien avec l'ambassadeur soudanais à Bruxelles, "une équipe qui permettra d'identifier ces ressortissants" avait été annoncée. Impensable pour Mohammad d'encore demander protection à la Belgique. Selon ses avocats, il leur aurait déclaré "avoir perdu confiance en l'Etat belge". A raison ? La délégation visitera Mohammad, rencontre lors de laquelle, selon le Tahir Institute, des menaces auraient été proférées.
UNE RESPONSABILITÉ BELGE MAINTENUE
Du côté du cabinet Francken, on insiste sur le fait que la mission n'a débuté que le 18 septembre, soit après le retrait de la demande d'asile de Mohammad. Le cabinet précise également que même en centre fermé, toutes les personnes sont informées de leurs droits à demander l'asile, avec un droit à l'assistance juridique.
Mais le cas de Mohammad met à mal un argument central du gouvernement belge. Selon les propos du Premier Ministre rapportés par la RTBF, "Nous (NLDR : le gouvernement belge) avons, dans l'évaluation permanente, constaté que nous étions face à des migrants qui ne voulaient pas demander l'asile en Belgique. Ils ne veulent pas rester ici. Ils veulent se rendre en Angleterre." Mohammad voulait, lui, rester (comme par ailleurs 23 autres Soudanais ayant demandé l'asile à la date du 8 décembre 2017).
La politique migratoire de la Belgique a-t-elle intimidé un demandeur d'asile, le renvoyant vers une torture annoncée comme certaine ?
Pour Alexis Deswaef, président de la Ligue des droits de l'homme, "si le cas de torture sur ce Mohammad est avéré comme conséquence directe de la politique menée par Theo Francken, soit il en tire les conséquences, soit cela devient un problème de responsabilité collective du gouvernement."
François De Smet, directeur de Myria (Centre fédéral Migration), prolonge la réflexion. "Pour ce cas précis et ce malgré le fait que la personne ait retiré sa demande d'asile, la Belgique garde certaines obligations par rapport aux risques de torture et traitement inhumain et dégradant".
Olivier Bailly

WAT NU, MICHEL? DE LEUGEN BESTRAFFEN OF DE VREDE BEWAREN?
An Goovaerts is hoofdredacteur van De Morgen.
Wat een teleurstelling. Even leek het alsof het politieke debat in België zijn comeback had gemaakt. In plaats van rustig het kerstweekend in te gaan, werd staatssecretaris Theo Francken (N-VA) immers in allerijl op vrijdagavond gesommeerd in de commissie Binnenlandse Zaken. Partijgenoot en voogdijminister Jan Jambon zou ook aanschuiven. Reden? Francken was vrijdag betrapt op minstens één leugen in het hele Sudan-dossier. Zowel oppositie als CD&V eisten prompt meer uitleg. En Francken wilde die geven. Debat verzekerd toch?
Francken verdedigde zich door te benadrukken dat hij zijn communicatielijn aanhield om een 'aanzuigeffect' te vermijden. Versta, hij loog
FRANCKEN WANKELT OVER SOEDAN
DE STANDAARD

De populairste politicus van het moment incasseert klappen na zijn leugentje om bestwil over de repatriëring van Soedanezen.(...)

PREMIER ZWIJGT
Premier Michel reageerde vrijdag niet meer op vragen over de achtergehouden informatie van Francken. En even opvallend: ook de MR bleef in het parlement vol achter de staatssecretaris van de N-VA staan, ook al had die net toegegeven dat hij de MR-premier niet volledig op de hoogte had gebracht. Tot grote woede van de Franstalige oppositiepartijen hield de MR vol dat ze ‘geen leugens’ hadden gehoord.
Ook Open VLD bleef bijzonder vriendelijk voor Francken, ‘al is dit uiteraard niet de communicatiestijl die we van de regering verwachten’, hield parlementslid Katja Gabriëls zich op de vlakte. En zelfs CD&V, die scherpe kritiek uitte, dwong Francken niet richting ontslag. ‘Dit is nu een kwestie tussen premier en staatssecretaris’, aldus Lanjri. 

CHANGEMENT CLIMATIQUE : LE NOMBRE DE DEMANDEURS D’ASILE DEVRAIT TRIPLER D’ICI À 2100
Par Alexandra Saviana Marianne

Une étude qui lie changement climatique et migration prévoit une hausse de 188% des demandeurs d’asile en Europe d’ici à 2100. Elle se concentre volontairement sur la seule question des températures et non sur d'autres variables, comme la situation géopolitique des pays.
1,01 million. C’est le nombre de demandeurs d’asile qui pourraient se presser aux portes de l’Europe en 2100, si la hausse des émissions de gaz à effet de serre continue de croître à son rythme actuel. En plein débat sur la crise migratoire, la conclusion de cette étude commandée par la Commission européenne et publiée dans la revue américaine Science jeudi 21 décembre devrait en interpeller plus d’un.
Anouch Missirian et Wolfram Schlenker, de l’université de Columbia à New York, ont choisi de fonder leurs travaux uniquement sur une accumulation de données des années 2000-2014, soit avant le début du conflit syrien et la crise migratoire actuelle, et de laisser de côté les données géopolitiques. Sur cette période, l’UE a réceptionné environ 351 000 dossiers chaque année. Pour les besoins de l’étude, les deux chercheurs ont comparé les demandes d’asile déposées dans l’Union européenne provenant de 103 pays, en les croisant avec les variations de température de ces territoires. Ils ont ainsi constaté que plus la température s’éloigne des 20 degrés Celsius (la température idéale pour les cultures de base autour du globe), plus le nombre d’émigrés s’accroît.
Selon leurs projections les plus favorables, une hausse moyenne de 1,8 degré Celsius provoquerait une augmentation de 28% des demandes d’asile dans l’Union européenne. Or, au rythme de l’augmentation actuelle du mercure, la planète pourrait gagner entre 2,6 et 4,8 degrés d’ici à 2100. Les demandes annuelles pour l’Union européenne exploseraient alors, approchant les 188%, c’est-à-dire 660 000 de plus que sur la période 2000-2014.
Les demandes les plus importantes pourraient apparaître au Moyen-Orient et en Afrique : au Niger, au Soudan, en Mauritanie, au Koweït et en Irak. Des pays déjà soumis à d’importantes élévations de température, mais aussi à une instabilité politique certaine - ce facteur, on le répète, n’étant toutefois pas pris en compte dans l’étude.
CLIMAT ET DÉPLACEMENTS DE POPULATION
Anouch Missirian et Wolfram Schlenker ne sont pas les premiers à noter les conséquences du réchauffement climatique sur les déplacements de population. Déjà, en 2008, le Haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité pointait les zones les plus susceptibles de connaître de fortes poussées d’émigration. “Les premières études de cas, menées en 2008 sur le Proche-Orient, l'Afrique et l'Asie centrale, ont montré que des risques pesaient sur le développement et la sécurité”, soulignait-il dans un rapport à l’intention du Conseil européen.
En 2011, une autre étude publiée dans la revue scientifique Nature pointait la corrélation entre changement de température et violence. Constat : “Les pays font face à deux fois plus de risques de conflits armés et de guerre civile pendant les années chaudes et sèches du courant tropical El Niño que pendant sa phase plus froide.” 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MEILLEURS VOEUX 

Meilleurs voeux pour 2018! Rarement l'an neuf s'est annoncé sous de pires augures.  Que faire? Se lamenter en écoutant les Cassandres se répandre dans les médias? Se retirer à la campagne, s'isoler dans une cabane au fond des bois avec une pile de bouquins et un feu de bois? Bof!
Je recommande aux esprits chagrins pas heureux de l'être un film inoubliable "Les Gardiennes" et un livre épatant-pour parler comme d'Ormesson: "Le miracle Spinoza" de Frédéric Lenoir. Bonne nouvelle, les journées rallongent enfin, la lumière revient.
MG
  
 




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