dimanche 7 janvier 2018

Eric Van Rompuy : "Le Premier ministre est devenu la marionnette de la N-VA"


Le Vif
Le président de la Commission des Finances de la Chambre, Eric Van Rompuy (CD&V), en a appelé dimanche au respect du parlement. Evoquant la crise soudanaise, il n'a pas mâché ses mots envers le Premier ministre, Charles Michel. Selon lui, le chef du gouvernement fédéral est devenu la "marionnette" de la N-VA.
© Belga 

Lors de sa dernière réunion de 2017, le gouvernement a décidé de confier au Commissariat Général aux Réfugiés et Apatrides (CGRA) la mission de mener une enquête sur les mauvais traitements qu'auraient subis des ressortissants soudanais après leur rapatriement. Le 2 janvier, le Premier ministre a publié sur Facebook un message appelant à la nuance dans le débat sur cette question et justifiant la politique menée par l'exécutif.
Ce faisant, le Premier ministre a couvert politiquement le secrétaire d'Etat Theo Francken alors même que l'enquête n'a pas livré ses résultats, accuse le député. "Cela témoigne de peu de respect envers le parlement. Ce faisant, le Premier ministre est devenu la marionnette de la N-VA".
Jeudi, la Chambre se prononcera sur les motions déposées à la suite des interpellations adressées à M. Francken avant les vacances. Les jeux sont faits, à lire le député. "Les positions ont déjà été prises dans les médias et Francken a maintenant un blanc-seing pour continuer à suivre sa ligne de communication sur Twitter et Facebook".
De manière plus générale, le rôle et le pouvoir du parlement vont en se réduisant, constate M. Van Rompuy. "Le parlement doit réfléchir profondément à son mode de fonctionnement. Au lieu de s'occuper de la rémunération et du cumul des mandats, on doit réfléchir à la façon dont, en cette époque de médias sociaux et de sites d'information 24h/24, on peut encore être pertinent dans le débat public. Le parlement risque de devenir une machine à voter pour garantir au gouvernement une majorité dans les commissions et en séance plénière. Parfois, j'essaie d'être critique dans cette majorité mais cela passe pour de la 'frustration' (sic)".


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
QUI VA OSER TIRER LA PRISE? 

Eric Van Rompuy (CD&V),on le sait, n'a pas sa langue en poche. Mais voici qu'il flingue Charles Michel en plein parlement. Dur, dur pour le fils de Louis  Michel.  "Le parlement doit réfléchir profondément à son mode de fonctionnement. Au lieu de s'occuper de la rémunération et du cumul des mandats, on doit réfléchir à la façon dont, en cette époque de médias sociaux et de sites d'information 24h/24, on peut encore être pertinent dans le débat public." Bien vu.
De Wever: «Si la majorité demande la démission de Francken, la N-VA se retirera du gouvernement» Le président de la N-VA a déclaré être derrière le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, « je ne le laisserai pas tomber ».
Le président de la N-VA, Bart De Wever, a déclaré à VTM Nieuws que «  si les partis de la majorité demandent la démission de Theo Francken, la N-VA se retirera du gouvernement ». « Je suis derrière Francken et je ne le laisserai pas tomber  », a-t-il ajouté, pensant que cela suffit avec les critiques concernant son partenaire, le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration.
Voilà qui risque de faire bouger les lignes  et bousculer les agendas électoraux.
La N-VA n'aurait rien à perdre d'une chute de Charles Michel et d'élections anticipées, que du contraire.
MG 


BART DE WEVER: ‘BIJ ONTSLAG FRANCKEN STAPT N-VA UIT REGERING’
De Standaard 

Foto: BELGA 

Als de meerderheidspartijen aansturen op het ontslag van Theo Francken als staatssecretaris, dan zal de N-VA zich terugtrekken uit de regering. Dat heeft partijvoorzitter Bart De Wever gezegd aan VTM NIEUWS. ‘Ik sta achter Theo en ga hem in geen geval laten vallen’, zegt De Wever, die vindt dat het genoeg geweest is met de kritiek op zijn partijgenoot.
Staatssecretaris voor Asiel en Migratie Theo Francken (N-VA) kwam in een politieke storm terecht door zijn verklaringen over de repatriëring van Soedanezen nadat er berichten waren gekomen over folteringen van teruggestuurde Soedanezen. De staatssecretaris verklaarde aanvankelijk dat er in de maand januari geen terugsturingen gepland waren. Intussen kreeg hij het bericht dat er toch nog een vlucht gepland was, die hij onmiddellijk annuleerde. Hij bracht daar evenwel premier Charles Michel niet van de hoogte, die in de Kamer verklaarde dat er geen vluchten gepland waren.
Vanuit de oppositie werd aangedrongen op het ontslag van Francken en ook CD&V-voorzitter Wouter Beke vond dat Theo Francken voor zichzelf moest uitmaken of hij nog verder kon functioneren.
De Wever verdedigde het beleid van Francken. ‘Als ze morgen zeggen dat we niemand meer mogen terugsturen naar een land waar het slechter is dan hier, en waar je potentieel wel eens slecht behandeld zou kunnen worden, dan kan je niemand meer terugsturen en dan heb je de facto open grenzen. En dan zullen wij het enige land in Europa zijn in die situatie. Alle andere landen sturen Soedanezen ook terug.’





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