lundi 15 janvier 2018

Khattabi: "Bruxelles ne peut rester l'otage de deux communautés, ni de 19 mayeurs"


BELGA La Libre Belgique

"Le péché originel est de considérer que Bruxelles est constituée de deux communautés, flamande et francophone", analyse dans un entretien au Soir la co-présidente d'Ecolo Zakia Khattabi, qui y présente un nouveau modèle pour la Région bruxelloise, qu'elle veut voir "oser le fait régional". Dans cet entretien publié lundi, celle qui indique ne pas avoir encore décidé si elle se représentera à la tête du parti vert estime que "Bruxelles ne peut rester l'otage de deux communautés, ni de 19 bourgmestres". "Il y a un fait régional bruxellois qu'il faut qu'on assume une bonne fois pour toutes", indique-t-elle, appelant à "revoir le schéma de départ". "Donc on supprime la différence Région-Communauté? ", interroge Le Soir. "Oui", répond Zakia Khattabi, qui met en avant un "projet commun avec Groen". "Plus besoin de Cocof (commission communautaire française), de VGC (commission communautaire flamande), de Cocom (commission communautaire commune); la Région reprend des politiques pour les Bruxellois, plus pour les francophones et les néerlandophones", développe-t-elle.
Au passage, le cumul député régional - bourgmestre est pointé du doigt, ainsi que le poids pris par les communes dans la politique de la capitale. "Pour prendre de la hauteur, il faut que notre parlement régional soit composé de membres qui n'ont pas d'intérêt personnel et qui ont la liberté de penser le fait régional", estime-t-elle, semblant ne pas fermer la porte à la fusion de communes, ou au fait de "revoir ne fût-ce que les frontières de communes".
"Il est temps de proposer un modèle alternatif, en partant d'une page blanche. Et pour moi, Bruxelles est un temple qu'il faut sanctuariser face à un projet nationaliste", ajoute encore la co-présidente des Verts.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"BRUXELLES, UN TEMPLE QU'IL FAUT SANCTUARISER FACE À UN PROJET NATIONALISTE"? 

Ces propositions sont intéressantes et se rapprochent singulièrement de celles des partis flamands de Bruxelles et de la mère Flandre.
"Bruxelles est un temple qu'il faut sanctuariser face à un projet nationaliste". Mais encore? Le statut actuel de Bruxelles Région capitale fut concocté par le duo Jean Luc De Haene et Philippe Moureaux.  Autrement dit, c'est de la plomberie et ça fuit de partout. La seule manière de régénérer Bruxelles, c'est de lui offrir une communauté urbaine métropolitaine, comme Barcelone, Milan ou Lille qui fasse éclater le carcan artificiel des 19 communes et s'étende sur toute la surface des deux provinces de Brabant.
Mais cela, les Flamands ne l'accepteront jamais. Pas plus qu'ils ne sont prêts à lâcher la tutelle sur Bruxelles que leur accorde la constitution.
La classe moyenne des ménages à doubles revenus continuera de migrer vers la périphérie verte ce qui renforcera la tendance à l'appauvrissement de la capitale qui est déjà la deuxième ville la plus cosmopolite au monde après Dubai. Quant à l'idée de faire de Bruxelles un district européen, aucun parti politique ne semble en faire sa bannière. L'avenir de Bruxelles est sombre. "Il est temps de proposer un modèle alternatif, en partant d'une page blanche".
Vite dit! Mais comment faire?
MG




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