vendredi 5 janvier 2018

Peter De Roover (N-VA) au «Soir»: «L’ancienne politique d’asile risque de déstabiliser la société»


Le Soir
Le chef de groupe N-VA à la Chambre défend le secrétaire d’Etat Theo Francken, et explicite la conception de l’asile de son parti : « Si nous accueillons tout le monde, ce sera la fin de notre protection sociale ». 

           

©Pierre-Yves Thienpont - Pierre-Yves Thienpont 

Le chef de groupe N-VA à la Chambre, Peter De Roover, a livré auSoir le point de vue de son parti en matière d’asile. L’argumentation du nationaliste est limpide ; il n’est pas question de rejet de l’autre dans la politique de Theo Francken, mais bien de préservation de notre modèle social. Il explique : « D’un côté, tout le monde souhaite que chacun sur cette Terre ait un toit, qui ne soit pas menacé par la guerre (…) Mais il y a d’un autre côté une autre valeur morale : il faut veiller à ce que notre société, qui a un niveau élevé de protection sociale, puisse conserver cette protection. Et ces deux types de valeurs morales s’entrechoquent. »
De Roover affirme que la logique de son parti, et du gouvernement « c’est que, dans les limites tracées par le droit international, nous prenons notre part, concernant les demandes d’asile, et nous le faisons avec sérieux ». Une vision différente de celle prônée par « les précédents gouvernements » dont l’approche « a conduit ou, en tout cas, risque de conduire à une déstabilisation de la société ». Pour de Roover, la N-VA œuvre à « un bon équilibre dans, par exemple, le maintien de la sécurité ou le fait de maintenir le sentiment, oui, d’être chez soi, à l’intérieur de nos frontières ».
Bart De Wever sait qu'il peut capitaliser sur ce slogan pour conserver son poste de Bourgmestre d'Anvers fût ce en se coalisant avec le Belang puisque le CD&V a décidé de passer à l'ennemi. Tout est possible désormais même le pire.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"EIGEN VOLK EERST" 

"Eigen volk eerst",  le slogan du Vlaams  Belang devient le cri de ralliement électoral de la N-VA.  Ce "Vlaanderen Eerst" ressemble fichtrement à la "préférence  nationale" populiste de Marine Le Pen ou carrément au "America first" de Donald Trump ou auquel Emmanuel Macron avait opposé un cinglant "the planet first" qui fit et fera couler beaucoup d'encre.
C'est donc clairement sur ce slogan xénophobe que se jouera la campagne électorale pour les communales de 2018 et dans la foulée pour les régionales, les fédérales de 2019 et les européennes, à moins que le calendrier électoral ne soit avancé pour cause de chute du gouvernement.
la N-VA œuvre à « un bon équilibre dans, par exemple, le maintien de la sécurité ou le fait de maintenir le sentiment, oui, d’être chez soi, à l’intérieur de nos frontières ».
Ce slogan souverainiste (c'est le nouveau mot à la monde lancée par l'extrême droite) risque de faire  chorus de l'Atlantique à l'Oural et à marquer la campagne pour les européennes de 2019. D'ici là beaucoup d'eau risque de couler sous les ponts des grandes villes européennes et pas mal de réfugiés et de demandeurs d'asile pourraient se présenter en masse aux portes de l'Europe et entraîner un raidissement xénophobe dans l'Europe entière et pa seulement en autriche et en Europe de l'Est.
Il convient dans ce contexte nouveau de surveiller de près la nouvelle politique migratoire (lisez celle de Francken) par rapport à l'ancienne philosophie qui était celle du gouvernement Di Rupo et qui demeure celle de la gauche dont on sent bien qu'elle est en train de se coaliser en Wallonie. Et à Bruxelles? Il semble bien qu'à Bruxelles le succès potentiel de la N-VA se marque déjà dans les sondages. Mais attention que la NVA ne devienne pas le premier parti flamand ce qui lui permettrait, selon la constitution, rien moins que  de bloquer la dynamique régionale bruxelloise
MG 


CHARLES MICHEL: "JE NE DANSE PAS COMME LA N-VA SIFFLE!" 

"Je ne danse pas comme la N-VA siffle! ", affirme le Premier ministre Charles Michel (MR) qui reconnait une divergence de vues avec les nationalistes sur la sortie du nucléaire dans un entretien accordé aux titres Sudpresse samedi. "Je ne danse pas comme la N-VA siffle ! Et j'admets qu'il y a une divergence de vues avec la N-VA sur la sortie du nucléaire", répond M. Michel sondé sur l'influence de Bart De Wever, le président de la N-VA.
"La loi est votée et elle vaut pour tous, y compris pour Bart De Wever. Je pense que le vrai courage politique est de travailler dans le cadre de cette loi", poursuit le chef du gouvernement qui se dit "déterminé à avoir un pacte énergétique crédible".

Interrogé également si le secrétaire d'Etat à l'Asile et la migration Theo Francken (N-VA) a encore une place dans son gouvernement suite au dossier du rapatriements de réfugiés Soudanais, le Premier ministre refuse de formuler de "commentaire hypothétique": "Ce qui compte à mes yeux, c'est que la politique du gouvernement ait été correctement appliquée (...) Pour le reste, il y a une enquête en cours, j'attends ses conclusions. Je n'ai en tout cas pas peur de la transparence dans ce dossier. Au contraire, je la souhaite", observe le libéral.
Il relève en outre qu'à la différence de l'ancienne ministre Jacqueline Galant (MR) qui a dû démissionner, il n'y a pas de déficit d'information envers le secrétaire d'Etat Francken de la part de son cabinet. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DIS LE VITE POUR NE PAS MENTIR LONGTEMPS 

En tous cas Chareles Michel a beau vouloir siffler la fin de la récréation, les gamins continuent à se chamailler et cela ne fait à mon sens que commencer. Il semble être en train de perdre la maîtrise de son gouvernement.
MG


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