mercredi 28 février 2018

Retour de Soudanais: la justice renvoie l'Office des étrangers à ses études


Le Vif

La justice a infligé un nouveau revers à l'Office des étrangers dans sa volonté de renvoyer des migrants soudanais vers leur pays, a-t-on appris mardi.

        
© Belga
La chambre des mises en accusation de Bruxelles vient en effet de confirmer la remise en liberté, prononcée mi-février par la chambre du conseil, d'un Soudanais suite à la publication du rapport du commissariat général aux réfugiés et apatrides (CGRA) sur ce pays.
S'appuyant sur cet avis du CGRA qui recommandait à l'Etat belge de mieux évaluer préalablement les risques d'un retour au regard de l'article 3 de la Convention européenne des Droits de l'homme (CEDH), la juridication avait alors décidé de libérer ce Soudanais.
L'Office des étrangers avait toutefois interjeté appel, mais vient de se voir débouter, a indiqué l'avocat du Soudanais, Me Robin Bronlet.
Tirant les leçons de l'ordonnance de la chambre du conseil et de l'avis du CGRA, l'Office des étrangers a produit devant l'instance de recours un document intitulé "Examen du risque de violation de l'article 3 CEDH", lequel concluait en l'absence de risques de violation en cas de retour au pays pour l'intéressé.
Mais la chambre des mises a balayé le document, estimant que tout retour devait faire l'objet d'une "vérification préalable au fond" du risque de violation de l'article 3 CEDH".
Le Soudanais concerné, détenu depuis plusieurs mois au centre de fermé de Merksplas, a dès lors été libéré ce mardi, a ajouté Me Bronlet.
Pour mémoire, après la publication de l'avis du CGRA début février, l'Office des étrangers avait annoncé sa volonté de mettre en place les mesures nécessaires pour répondre aux conditions fixées pour le renvoi 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PLUS ON PARLE DE LUI, PLUS IL FERA DE VOIX 

Théo Francken est loin d'égaler l'intelligence tactique et stratégique de De Wever. Le président de le N-VA utilise le petit soldat pour gonfler les prochains scores électoraux de la N-VA. Ira-t-il oui ou non à l'Europe, c'est la question que se pose De Morgen. Fera-t-il un million de voix, c'est à dire un peu plus que le score historique de Tindemans qui frisa le million sans l'atteindre en 1979 se demande De Morgen?
Nous parlerons de résistible ascension, le terme que Brecht utilisa pour évoquer la résistible montée en force de Arturo Ui, alias Adolphe Hitler.
Résistible car il suffirait qu'on parle moins de lui, qu'on fasse l'impasse sur son arrogante petite personne pour que s'effondra la baudruche.
Mais cela les medias francophones refusent de le comprendre.
MG


SPEELT N-VA THEO FRANCKEN UIT ALS EUROPESE KOPMAN? 
De Morgen
 Jeroen Van Horenbeek - Bron: Eigen berichtgeving 


Staatssecretaris voor Asiel en Migratie Theo Francken (N-VA). © Photo News 

N-VA overweegt Theo Francken in 2019 uit te spelen als boegbeeld op de Europese lijst. Daar kan zijn populariteit beter renderen, meldt De Standaard. Francken en het partijhoofdkwartier staan op de rem: "Hier is nog nooit serieus over gesproken."
De N-VA onderzoekt verschillende scenario’s voor het Europese lijsttrekkerschap van de partij voor de verkiezingen van volgende zomer. Eén ervan zou zijn om Theo Francken, die als staatssecretaris voor Asiel en Migratie uitgroeide tot een van de populairste politici van het land, uit te spelen als kopman. Dat bevestigt Francken zelf in De Standaard.
Maar in een reactie aan De Morgen nuanceert Francken. "Ik heb via een korte sms laten weten dat er meerdere opties zijn, waarvan ik er één ben. Maar er is nog helemaal niets beslist. Er is nog geen discussie over geweest. Ik bevestig dus niét dat ik kandidaat ben voor de Europese lijst. En ik bevestig evenmin dat ik op die lijst zal staan."
Op de vraag of een Europese plaats hem aanspreekt, antwoordt Francken kort: "Ik sta ter beschikking van de partij."

Als Europees boegbeeld zou Francken in het hele land als uithangbord kunnen dienen. Een aanlokkelijke gedachte
Ook het partijhoofdkwartier van N-VA staat op de rem. "We hebben hier nog nooit serieus over gesproken", benadrukt woordvoerder Joachim Pohlmann. "Eerst komen de lokale verkiezingen in oktober van dit jaar, daarna pas verschuift onze focus naar de nationale verkiezingen in de zomer van 2019. Het is nog veel te vroeg voor deze discussie."

Een mogelijke reden om Francken in Europa uit te spelen, is dat hij zo zijn nationale populariteit kan benutten. Indien Francken zou opkomen voor het federaal parlement, blijft zijn impact namelijk beperkt tot zijn thuisprovincie Vlaams-Brabant. Als Europees boegbeeld zou Francken in het hele land als uithangbord kunnen dienen. Een aanlokkelijke gedachte.
"Tegelijk: wat ben je met Francken op de Europese lijst? Dat hij daar veel stemmen binnenhaalt? Wie ligt er eerlijk gezegd wakker van een of twee extra europarlementsleden", werpt een hooggeplaatste N-VA'er tegen. 
 
EUROPESE VERKIEZINGEN - IN HET SPOOR VAN TINDEMANS, LETERME EN DE WEVER
Kan Theo Francken de eerste man van 1 miljoen word
De Morgen
Francken speecht in Zandvliet. Foto: bart dewaele
Leo Tindemans strandde in 1979 op 983.600 voorkeurstemmen. Kan de populaire staatssecretaris Theo Francken (N-VA) veertig jaar later wel de magische kaap van één miljoen overschrijden?

Visites domiciliaires: le profond malaise


La Libre
   

OPINIONS
Une chronique d'Eric de Beukelaer.

Puisse le Premier ministre, qui réétudie le projet de loi, entendre les objections de la société civile.

L’Evêque de Liège exprima récemment, sur les ondes de la RTBF, son malaise face au projet de loi du 7 décembre, traitant des visites domiciliaires pour arrêter des migrants, frappés par un ordre administratif de quitter le territoire. Un malaise partagé par de vastes pans de la société civile : barreau, juges d’instruction, constitutionnalistes, loges maçonniques, monde associatif, communes…
A bon escient ? Gérer l’immigration est un exercice délicat. Et quand une personne en situation illégale a épuisé tous les recours judiciaires, l’autorité doit veiller à son rapatriement. De plus, une frange importante de la population approuve une politique ferme, craignant ce qu’elle perçoit comme une "invasion migratoire". Enfin, ce projet de loi est passé par la section législative du Conseil d’Etat, sans que celle-ci n’émette de feu rouge…
Avons-nous donc affaire aux récriminations de quelques idéalistes frileux ? Ou à de petits jeux politiques téléguidés par une opposition en embuscade ? Non - le malaise est plus profond.
Dans un journal, le constitutionnaliste Christian Behrendt souligne : "Je rappelle la profondeur historique de l’inviolabilité du domicile. Albert de Cuyck, prince-évêque de Liège, disait dans la Charte des libertés du peuple liégeois : ‘Pauvre homme en sa maison est roi’." Cela valait donc dès 1198 en pays de Liège et du Limbourg. L’article 15 de notre Constitution proclame, lui, avec force : "Le domicile est inviolable" et, rappelle Francis Delpérée, "c’est la seule liberté du titre II Des Belges et de leurs droits qui est qualifiée de la sorte". La suite de l’article envisage de possibles exceptions "dans les cas prévus par la loi". De stricte interprétation, elles visent la poursuite d’infractions pénales. Récemment, le législateur y a adjoint la fraude fiscale et sociale. Mais il s’agit alors de perquisitions ciblées (sic. vérifier les compteurs d’eau).
Notre projet de loi est d’un autre ordre : il autoriserait de forcer l’entrée et de fouiller le domicile de personnes, n’ayant commis aucune infraction (l’accueil humanitaire est accepté par la loi des étrangers du 15/12/1980, article 77,2). Ceci, afin d’arrêter des illégaux, tombant sous le coup d’une mesure administrative d’éloignement.
Pour éviter l’arbitraire, le gouvernement adjoint l’obligation de passer par un mandat de juge d’instruction. Mais ces magistrats expriment, à leur tour, un malaise : ce projet de loi les ferait sortir de leur rôle, vu qu’il n’y a pas d’infraction pénale, et il les priverait d’une réelle marge d’appréciation du dossier. Et puis… comment ignorer le poids de l’histoire ? "Cela rappelle les rafles", avertit Hervé Hasquin.
L’exposé des motifs du projet de loi énonce qu’il se veut conforme à la directive européenne 2008/115/CE. L’article 8 de celle-ci demande, en effet, aux Etats de prendre les mesures nécessaires pour exécuter la décision de retour. Mais jamais il n’est question d’atteinte à l’inviolabilité du domicile.
Au contraire, le document européen précise "qu’il convient de subordonner le recours à des mesures coercitives au respect des principes de propor¬tionnalité et d’efficacité"(motivations n°13).
Avec ce projet de loi, la recherche d’efficacité sacrifie le respect de la proportionnalité. D’autant plus que les statistiques de 2016 de l’Office des étrangers signalent que pour 29 090 interceptions policières, 6 333 illégaux n’ont pas été arrêtés.
Si on n’arrête pas tous les illégaux en rue, quel principe de proportionnalité justifie de le faire, en forçant le domicile d’un particulier ?
Saisie d’un tel cas, la Cour européenne des Droits de l’homme pourrait condamner la Belgique. Face à toutes ces objections, le Premier ministre réétudie le projet de loi. Puisse-t-il entendre le malaise de la société civile. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SUBTIL ET MACHIAVÉLIQUE 

Cet abbé est sinon diabolique à tout le moins subtil et d'une habileté machiavélique. Difficile de lui donner tort sur le fond. Il aurait fait un excellent avocat en faveur de la cause des réfugiés qualifiés d'illégaux. L'église a trouvé en lui un excellent plaideur qui sait saisir les balles au bond, botter en touche et transformer les essais. Chapeau l'abbé.
MG

mardi 27 février 2018

Les Belges ne font pas confiance aux partis politiques

 Le Soir
  

Les principales préoccupations des Belges sont l’immigration, le terrorisme et le chômage.
L’Union européenne a présenté son baromètre annuel. Une enquête à grande échelle qui questionne les citoyens au sujet de la politique de leur pays et de leurs préoccupations, et que la VRT a relayée.
Il ressort de cette enquête que les principales préoccupations sont l’immigration, le terrorisme et le chômage. 54 % des Belges indiquent que l’immigration de personnes en provenance d’un pays en dehors de l’Union européenne génère un des sentiments négatifs.
73 % des Belges estiment qu’il est du devoir de la Belgique d’aider les migrants.
6 Belges sur 10 sont fiers de la situation économique de leur pays.
Ils n’ont, cependant, pas confiance en la politique. Un sur deux fait confiance au gouvernement fédéral, tandis que seulement un sur cinq accorde sa confiance aux partis politiques.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UNE CHOSE ET SON CONTRAIRE
Il semble qu'il y ait de contradictions dans ce sondage. Par exemple

• 54 % des Belges indiquent que l’immigration de personnes en provenance d’un pays en dehors de l’Union européenne génère un des sentiments négatifs tandis que 73 % des Belges estiment qu’il est du devoir de la Belgique d’aider les migrants.
• on est satisfait de la situation économique mais on redoute le chômage.
• seulement un sur cinq accorde sa confiance aux partis politiques. On ne dit pas aux hommes politiques mais aux partis.

Cela peut s'interpréter diversement mais il reste un sentiment général de méfiance à l'égard de plus d'immigration.
Ce qui est sûr, c'est que le salut ne viendra pas des partis.
Il peut venir d'hommes ou de femmes qui incarnent des valeurs et à tout le moins une vision.
MG


Le PS, le meilleur ami du petit patron


Pierre HavauxJournaliste
Du Le Vif/L'Express du 22/02/18
Un "vrai parti des indépendants" est né. Il n'est pas tout neuf puisqu'il s'agit du PS. 


   © Belgaimage 

Qui croit dur comme fer à sa tardive vocation. Nul doute que le petit patron bruxellois et wallon saura se souvenir de la méchante façon dont la suédoise, son partenaire MR compris, l'a traité dans sa réforme de l'impôt des sociétés. L'Union des classes moyennes en a conçu un vif chagrin de s'être sentie snobée.
A la Chambre, son président Pierre-Frédéric Nyst (photo) a eu cette petite phrase qui a tinté aux oreilles socialistes : " A Bruxelles et en en Wallonie, les indépendants et les dirigeants d'entreprise ne sont pas seulement des acteurs économiques, mais aussi des électeurs... " Message reçu cinq sur cinq au PS : haro sur les vilains libéraux qui " causent du mal aux indépendants. " A quand le MR, le " vrai parti des prolétaires " ? 



COMMENT LES CLASSES FAVORISÉES ONT ROMPU AVEC LE RESTE DU PAYS 

Dans une note de la Fondation Jean-Jaurès, le politologue Jérôme Fourquet montre comment le modèle républicain s’est insidieusement érodé.
LE MONDE

Les riches ont-ils cessé de « faire nation » ? Se sont-ils progressivement coupés du reste de la population au point de se vivre en dehors de la communauté nationale, comme exemptés de leurs responsabilités sociales ? Cette thèse, un brin provocatrice, est défendue par le politologue Jérôme Fourquet dans une note de la Fondation Jean-Jaurès à paraître mercredi 21 février, intitulée « 1985-2017 : quand les classes favorisées ont fait sécession », et à laquelle Le Monde a eu accès.
Si la conclusion de l’étude est discutable, faute de preuves suffisamment tangibles, le cheminement qui y conduit agrège des éléments tout à fait indéniables. Depuis le milieu de la décennie 1980, alors même qu’un président socialiste venait de s’installer à l’Elysée, « un processus protéiforme s’est mis en place, creusant un fossé de plus en plus béant entre la partie supérieure de la société et le reste de la population », écrit l’auteur.
S’appuyant sur les travaux de nombreux chercheurs tels Eric Maurin et Christophe Guilluy, Jérôme Fourquet insiste sur ce paradoxe propre à la France : alors que le pays est champion européen de la dépense publique, affiche un niveau de prélèvements obligatoires parmi les plus hauts du monde, limite plus qu’ailleurs les inégalités de revenus, le recul de la mixité sociale ronge le modèle républicain.
« Coups de tonnerre »
En trente ans, les citoyens les plus aisés sont parvenus à se construire un confortable entre-soi, loin du vulgum pecus dont ils ne savent plus rien du mode de vie, du raisonnement ou des aspirations. D’où le creusement du fossé entre ce qu’on a appelé « la France d’en haut » et celle « d’en bas », les « coups de tonnerre » qui ont éclaté le 21 avril 2002 lorsque Lionel Jospin s’est retrouvé devancé par Jean-Marie Le Pen à l’issue du premier tour de la présidentielle ou lorsque le non a triomphé lors du référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005, alors même... 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
INÉGALITÉS ET PRIVILÈGES AURONT ILS RAISON DE LA DÉMOCRATIE?

"En trente ans, les citoyens les plus aisés sont parvenus à se construire un confortable entre-soi, loin du vulgum pecus dont ils ne savent plus rien du mode de vie, du raisonnement ou des aspirations"
Paul De Grauwe, notre meilleur économiste belge confirme et commente commente:
"Il semble bien que nos démocraties occidentales soient en train de perdre leur aura de légitimité. Faute de cette légitimité elles ne survivront pas. N'oublions pas que le système démocratique tel que nous le pratiquons compte à peine un siècle."
"Le plus inquiétant désormais, c'est que divers régimes autoritaires ont désormais le vent en poupe. En Chine, mais aussi en Russie, en Turquie, même au States ils bénéficient d'une vraie légitimité. Les Chinois ont confiance en leur système autoritaire  parce qu'ils estiment qu'il leur apporte la prospérité matérielle."
En Europe et aux Etats Unis, la légitimité démocratique est menacée parce que les régimes politiques ne parviennent plus à produire de la richesse pour la majorité de la population. C'est dire que "le peuple" a tendance à bouder la démocratie. Tous ceux qui sont amenés à trouver les systèmes démocratiques injustes ont tendance à les rejeter au profit de visions plus dictatoriales.
C'est dire combien les systèmes démocratiques sont fragiles.
Certes la séparation de pouvoirs, la liberté de la presse, l'organisation régulière d'élections sont des démarches épatantes.
Mais elles ont de plus en plus de mal à résister aux temps nouveaux. Surtout , le régime démocratique ne parvient plus à faire profiter chacun de la prospérité générale.
"Liefde is een werkwoord. Zo ook democratie. Er moet aan gewerkt worden."
L'analyse de Paul de Grauwe est absolument irréfutable. Démocratie et économie sociale de marché (comme disent les Allemands) sont les deux faces de la même médaille. On l'a vu après la première guerre mondiale, quand la pauvreté, l'inflation et le chômage se sont abattus sur l'Allemagne, la république démocratique de Weimar s'est écroulée c'est le nazisme qui a triomphé. Il n'a pas tardé à rendre aux Allemands déçus et en colère la fierté, la confiance et la détermination. Ils ont reçu en supplément la guerre et l'anéantissement de leur pays et de leur société.
Après guerre, le système démocratique et un capitalisme régulé ont rendu la démocratie très populaire en Europe car apparemment très efficace à restaurer la prospérité. 
Sommes-nous arrivés à la fin de ce cycle? Il semble bien que oui. Les inégalités sont de plus abyssales et de plus en plus mal ressenties quand  la précarité et le chômage se développent dangereusement.
De plus en plus la démocratie est décriée, chez nous mais aussi et surtout en Europe de l'Est, en Pologne, en Hongrie et même en Autriche.  Gare à la montée des périls.
MG


BROZE DEMOCRATIEËN
De Morgen
Paul De Grauwe is professor aan de London School of Economics. Zijn column verschijnt wekelijks. 

Westerse democratieën staan onder druk. De VS en het VK waren ooit bakens van democratie. Twee landen naar wie een groot deel van de wereld opkeek. Ze waren voor vele mensen rolmodellen van hoe moderne democratieën moesten functioneren. Niet meer.
In de VS hebben tientallen miljoenen mensen gestemd voor een vulgaire, haatdragende en zelfvoldane man die zijn hele carrière gebouwd heeft op leugen en bedrog. Die nu alles in het werk stelt om de funderingen van de rechtsstaat uit te hollen en om de belangen van de plutocraten te versterken. In het VK hebben tientallen miljoenen (vooral oudere) mensen de rug gekeerd naar een
open maatschappij en trekken zich terug in de nostalgie van het grote Britse Imperium, toen de Britse elite de wetten stelde voor een 
GROOT DEEL VAN DE WERELD.
Het lijkt erop dat westerse democratieën hun politieke legitimiteit aan het verliezen zijn. Zonder legitimiteit zullen ze verdwijnen. Laten
we niet vergeten dat de democratie zoals we die vandaag kennen slechts een goede eeuw oud is. Het algemeen stemrecht, inclusief
het stemrecht voor vrouwen, bestaat slechts 100 jaar in de meeste westerse landen. In België slechts 70 jaar. Gedurende millennia
heeft de menselijke beschaving dictaturen en autoritaire regimes gekend. Het is dus best mogelijk dat dergelijke regimes opnieuw de
norm worden als democratieën hun legitimiteit verliezen.
Politieke wetenschappers maken een onderscheid tussen 'input-legitimiteit' en 'output-legitimiteit'. Het eerste heeft betrekking op de
procedures om tot politieke beslissingen te komen. De procedures die gevolgd worden, moeten democratisch zijn om legitiem te zijn.
Er moeten regelmatige verkiezingen zijn; er moet een scheiding van de machten zijn; een vrije pers enzovoort. Dan pas is een regime
legitiem.
Output-legitimiteit heeft te maken met de resultaten van de politieke beslissingen. Een politiek systeem is legitiem als de mensen
ervaren dat hun welvaart erop vooruitgaat dankzij het systeem. De procedure die gevolgd wordt, speelt hier geen rol om het systeem
als legitiem te ervaren.
Het meest verontrustende vandaag is dat een aantal autoritaire regimes vandaag, en ik denk dan vooral aan China, een grote politieke
legitimiteit vertonen. Het lijdt weinig twijfel dat de grote meerderheid van de Chinezen vertrouwen hebben in hun politiek systeem omdat de perceptie heerst dat dit systeem verantwoordelijk is voor de fenomenale toename van de materiële welvaart van China. Dat beslissingen op autoritaire wijze worden genomen deert de meeste Chinezen niet.
Het contrast met vele Europese landen en de VS is groot. De politieke legitimiteit in die landen is laag gezakt omdat de politieke
regimes er niet in slagen welvaart te creëren voor het grootste deel van de bevolking. Het is niet toevallig dat in de VS en het VK de
politieke legitimiteit zo sterk is aangetast. Het zijn ook de twee landen waar grote delen van de bevolking gedurende decennia niet
hebben geprofiteerd van de economische groei. Deze laatste is vooral gegaan naar diegenen die het al goed hadden.

UNFAIR SYSTEEM VERWERPEN
Telkens zien we dat, wanneer landen er niet in slagen de welvaart van grote delen van de bevolking te behartigen, die bevolking het
systeem verwerpt. Of de politieke beslissingen al dan niet gebeurd zijn door een democratische procedure te volgen doet er dan niet
toe. Mensen die het systeem unfair vinden zullen het verwerpen zelfs als de democratische procedures angstvallig zijn gevolgd.
Democratische regimes zijn dus broos. Scheiding der machten, persvrijheid, regelmatige verkiezingen zijn fantastische uitvindingen
maar kunnen de tand des tijds niet doorstaan als ze er niet in slagen iedereen te doen profiteren van de welvaart. En daar slagen ze
vandaag in vele westerse landen niet in.
Liefde is een werkwoord. Zo ook democratie. Er moet aan gewerkt worden. Niet zozeer aan de beslissingsprocedures. Wel aan een
beleid (belastingbeleid, sociaal beleid) dat erin slaagt iedereen te doen genieten van de vruchten van de economische groei.
PAUL DE GRAUWE










jeudi 22 février 2018

7 000 cafés ferment chaque année : ça suffit !


Par  Loïc Latour  
Figaro
FIGAROVOX/TRIBUNE - Il y avait 600 000 bistrots en France en 1960, il n'en restait plus que 34 000 en 2016. France Boissons refuse de voir disparaître les derniers cafés de nos villages et réclame l'inscription du café français au patrimoine de l'Unesco.
   

Loïc Latour est président de France Boissons, partenaire des Cafés, Hôtels et Restaurants (CHR) français depuis plus de 50 ans. France Boissons a publié il y a quelques semaines un Livre blanc intitulé Les cafés, une chance pour nos territoires, en partenariat avec l'AMRF (Association des Maires Ruraux de France), l'APVF (Association des Petites Villes de France) et eTerritoire, plateforme de promotion des territoires.

En Eure-et-Loir, le dernier commerce d'un village est un café de pays qui fait aussi épicerie et agence postale, géré en régie par la municipalité. Au cœur des Pays de Savoie, des habitants reprennent la licence IV pour sauver leur dernier bistrot. Dans le Nord, un café se réinvente autour d'un magasin de produits de la ferme et d'une galerie photos. L'unique commerce d'un bourg du Lot s'est transformé pour devenir un café-brocante tendance.
Cette nécessité d'évoluer n'est pas réservée aux établissements de zones rurales ou périurbaines, elle est vitale pour l'ensemble de la filière.
Une nouvelle génération de professionnels réinvente le café de proximité. Une décoration soignée, une offre de restauration locale de qualité, un bon café, des services (prises, wifi, …) mais également des concepts innovants (comme des espaces de co-working) font de ces nouveaux bars des lieux de vie et de travail à toute heure.
Néanmoins, à l'échelle nationale, malgré ces belles réussites, nos partenaires de la filière Cafés-Hôtels-Restaurants sont durement frappés par la crise avec une moyenne de 7 000 fermetures par an ces dernières années, notamment dans les territoires ruraux et périurbains.
Il y avait 600 000 bistrots en France en 1960, il n'en reste que 34 669 en 2016, regroupés dans un peu plus de 10 000 communes (baromètre France boissons/CREDOC, «comprendre et répondre à la fragilisation de la filière CHR en France»).
À l'heure des réseaux sociaux, le café peut redevenir le premier réseau social de proximité.
Pourtant, la demande de cafés de proximité n'a jamais été aussi forte. La volonté de renouer avec un lien social distendu, le dynamisme du tissu associatif, le développement du télétravail, la recherche de naturalité et de local, la raréfaction des services publics, tout concourt à réinstaller les cafés au cœur de nos villes et de nos villages. À l'heure des réseaux sociaux, le café peut redevenir le premier réseau social de proximité.
Le retour du café dans nos territoires se construit avec les professionnels, les élus locaux, les pouvoirs publics mais aussi les acteurs de l'économie digitale qui tous contribuent à réinventer le café du coin.
Ainsi, des collectivités ont choisi d'acheter les murs d'établissements pour les louer à des repreneurs, d'autres ont encouragé les points multi-services, ou l'accueil de services publics de proximité. Les cafés deviennent des lieux de conseil à l'image de l'initiative «le conseil du coin» lancée par les notaires.
La redynamisation des cafés passe par une triple révolution de la qualité, de l'accueil et des services. Nous y travaillons en formant et en conseillant nos clients. Les pouvoirs publics accompagnent cette mutation avec la création des certifications comme «Maître restaurateur» ou «Qualité Tourisme». La licence IV a été réformée afin d'en faciliter le transfert.
Les financements se diversifient à l'image des plateformes participatives qui accompagnent des projets de cafés innovants ou solidaires en complément des prêts bancaires ou brasseurs.
Nous soutenons l'attribution du label «Grande cause nationale » 2018 aux centres-villes et centres-bourgs.
Toutes ces initiatives vont dans le bon sens. Mais nous pouvons collectivement faire plus pour la reconquête de nos territoires perdus: alléger normes et fiscalité pesant sur les débits de boissons, instaurer des zones franches dans les bourgs en déclin, élaborer une réflexion sur les livraisons du dernier kilomètre en intégrant les distributeurs dans les instances de concertation, promouvoir la transformation des cafés en Maison de Services au Public, soutenir l'inscription des cafés français au patrimoine de l'UNESCO.
Baisser le rideau et nous retirer de la diagonale du vide? Tel n'est pas notre choix. Nous avons besoin des cafés au cœur de nos vies. C'est vital pour l'emploi, l'attractivité et l'animation des villes et des villages. C'est pourquoi nous soutenons l'attribution du label «Grande cause nationale» 2018 aux centres-villes et centres-bourgs qui permettrait d'engager un plan d'action global pour construire des territoires attractifs avec le concours de tous les acteurs. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"UNE NOUVELLE GÉNÉRATION DE PROFESSIONNELS RÉINVENTE LE CAFÉ DE PROXIMITÉ." 

Le pub anglais- de public house- dit bien sa fonction sociale, celle d'un espace semi public convivial ou se fabrique du lien social et même de la pensée politique.
La révolution française  n'a-t-elle pas commencé dans les cafés?
On a beaucoup glosé sur le rôle de la télé dans l'élimination des cafés de quartier un peu comme elle a éradiqué du reste les cinémas de quartiers qui faisaient le charme des villes dans les années soixante.
Il y avait presque autant de cinémas que de paroisses dans certains quartiers.
Le cinéma a revu sa copie en renouvelant l'offre  et en ouvrant des complexes pour cinéphiles plus ou moins avertis. Les mosquées ont pris le relais des églises dans bien des quartiers bruxellois.
A Vienne, qui demeure la capitale des cafés cosmopolites, presse et café continuent à faire bon ménage. Les quotidiens européens sont accessibles à tous sur des longs bâtons qu'on tient d'une main et qu'on feuillette de l'autre.
A Bruxelles, il faut vraiment chercher les endroits où trouver plus de trois journaux mis à disposition du public.
Le Belga, L'Union,  le bar du Matin, le Café de la presse, l'Ultime atome, le natural café, le workshop café , le Poz café... Un consommateur commente: "j'aime vraiment bien ! Que ce soit pour le prendre un café au passage le matin en allant au boulot, que ce soit pour y passer quelques heures pour travailler ou que ce soit pour le prendre un petit quatre-heure. En bref, le Poz est simplement rentré dans mon petit quotidien !"
Tout est-il dit? Presque!
Mon bistro préféré, le café ou bar de l'athénée à Ixelles a fermé ses portes suite à un incendie et je ne m'en console pas. C'était un endroit parfait: look ringard mais exquis, bonne musique- très important- et au moins cinq quotidiens dont De Morgen. Sa situation rend le lieux assez central. ( Le Bar l’Athenée est situé entre la chaussée d’Ixelles, la Place Flagey et la Porte de Namur)
Assis en terrasse, il était agréable d’admirer l’arrière de l’église Saint-Boniface. C’est d’ailleurs ce que les gens aiment en été. Cet endroit donnait à plus d’un l’impression de boire un verre dans un endroit assez secret.  Heureusement il nous reste son petit frère : La Belladone
"Une nouvelle génération de professionnels réinvente le café de proximité. Une décoration soignée, une offre de restauration locale de qualité, un bon café, des services (prises, wifi, …) ajoutons :une excellente musique et des journaux à disposition."
Mais voilà le problème de la gestion des gazettes n'est pas simple. Au Belga on se les arrache dès l'heure d'ouverture et on se retrouve avec un Süddeutsche Zeitung quand on voulait lire le Guardian. Le Soir, on oublie: les deux exemplaires sont pris d'assaut dès l'ouverture des portes.
Surtout, dans la plupart de cafés qui mettent des gazettes à disposition, ceux-ci sont maltraités par une minorité de barbares qui les tâchent de café, les froissent, ne les replient pas, font les mots croisés au bic bleu ou arrachent carrément des pages. C'est franchement désolant.
"Pourtant, la demande de cafés de proximité n'a jamais été aussi forte. La volonté de renouer avec un lien social distendu, le dynamisme du tissu associatif, le développement du télétravail, la recherche de naturalité et de local, la raréfaction des services publics, tout concourt à réinstaller les cafés au cœur de nos villes et de nos villages."
Comment imaginer Liège sans son microcosme, le Café Randhaxe en Outremeuse ou Ostende sans le café du Parc, Gand sans le Vooruit ou Namur sans la brasserie François qui fait penser aux deux Magots de saint Germain des Prés?

Contrairement à l’usage dans un café normal, un client pouvait parfaitement rester des heures dans les cafés viennois, avec un simple café, à lire en long et en large les journaux à sa disposition. Les écrivains venaient aussi y travailler.  « Les cafés jouent un rôle capital dans la vie sociale de Vienne et, dans une moindre mesure, dans son commerce. C’est surtout dans l’après-midi qu’un nombre non négligeable de relations se nouent dans ses établissements. De plus, les cafés d'habitués sont des lieux où se rencontrer et se réunir. »
« Le Kaffeehaus représente une institution d'un genre particulier, qui ne peut être comparée à aucune autre au monde. C’est en fait une sorte de club démocratique ouvert à tous pour le prix abordable d’une tasse de café où chacun peut s’asseoir pendant des heures, discuter, écrire, jouer aux cartes, s’occuper de son courrier et surtout consulter un nombre illimité de journaux et de magazines. Chaque jour, nous étions assis pendant des heures, et rien ne nous échappait. » Stefan Zweig
Très franchement, je ne crois pas que le café de proximité soit condamné. Simplement, le moment est venu de le réinventer en fonction d'une nouveau public très exigeant.
MG

LES PUBS ANGLAIS, UNE INSTITUTION EN PÉRIL
La Matinale 


• Jamais, les pubs n'ont été aussi menacés », affirme l'association de défense des pubs « Campaign for Real Ale ». | Leon Neal - AFP
Les anglais adorent s'y retrouver pour boire une bière en fin de journée. Pourtant quatre pubs ferment leurs portes chaque jour au Royaume-Uni.
Véritable institution nationale aux côtés de la reine et du « fish and chips », le pub a beaucoup souffert ces dernières années, confronté à la rude concurrence des supermarchés, l'interdiction de fumer dans les lieux publics et une chute de la consommation d'alcool de l'ordre de 18% depuis 2004, grâce aux campagnes de prévention.
Tous les jours, quatre pubs mettent la clé sous la porte au Royaume-Uni. Les défenseurs du monument en péril misent sur une nouvelle loi et l'essor des micro-brasseries pour arrêter l'hémorragie.
Lorsqu'on arpente les centres-villes d'Angleterre, d'Écosse ou du Pays de Galles un samedi soir et qu'on voit la foule des soiffards déborder partout sur les trottoirs, on peut en douter. Et pourtant. « Jamais, les pubs n'ont été aussi menacés », affirme une association de défense des pubs, la « Campaign for Real Ale », qui calcule que 29 établissements ferment pour de bon chaque semaine.
Face à cette érosion, les « public houses » (le nom complet des pubs, qui signifie « tavernes ») essayent de lutter tant bien que mal, en se reconvertissant notamment en « gastro-pubs » pour proposer une cuisine qui ne saurait plus se limiter à la traditionnelle saucisse trop grasse.
UNE BIÈRE À COÛT PROHIBITIF
Le véritable espoir est né d'une nouvelle loi entrée en vigueur en mars, après une longue mobilisation des partisans d'un tel texte : elle met fin à un système vieux de 400 ans qui voulait qu'en échange d'un loyer réduit accordé par les grandes entreprises propriétaires de pubs, les tenanciers des établissements s'engageaient à acheter leurs bières à des tarifs supérieurs à ceux du marché.
La formule permettait certes d'ouvrir un pub avec une mise de départ dix fois inférieure à la norme, soit environ 20.000 livres contre 250.000 livres normalement, explique à l'AFP Brigid Simmonds, la présidente de la « British Beer&Pub Association ».
Mais à terme, le gérant, étranglé par le coût prohibitif de la bière, était perdant, et en fin de compte le consommateur aussi. Sans compter l'effet d'uniformisation entraîné par un système de chaîne qui ne dit pas son nom, où la plupart des pubs proposaient souvent les mêmes bières et la même nourriture.
Les pubs ont désormais retrouvé la liberté d'acheter leur bière et de nombreuses micro-brasseries, une activité en plein essor en Grande-Bretagne comme dans d'autres pays d'Europe, se sont engouffrées dans la brèche pour écouler leurs produits.
A Bermondsey par exemple, un quartier en vogue dans le sud-est de Londres, des entrepreneurs surfent sur cette mode en transformant de vieux locaux désaffectés.
C'est là aussi que Will Horsfall a cofondé « UBrew », une brasserie qui met ses équipements à la disposition des brasseurs de toute taille.
« Londres avait une réputation culinaire affreuse il y a vingt ans mais aujourd'hui c'est devenu l'une des villes où l'on mange le mieux en Europe. Je pense que la bière prend le même chemin », souligne-t-il.
« Les gens boivent plus pour leur plaisir, le facteur alcool fait partie de la fête mais ce n'est pas une fin en soi. On assiste à une "vinification" de la bière : cette manière de parler des différents crus, des différents cépages, se transpose désormais à la bière », ajoute-t-il.
Pour Roger Protz, journaliste spécialisé dans la bière et les pubs, la tendance des micro-brasseries est essentiellement une réaction contre l'empire des multinationales.
« Pendant trop longtemps, dit-il, on a bu des bières industrielles brassées par des géants mondiaux pour leur seul profit. Aujourd'hui, les gens recherchent autre chose et ça s'appelle le goût. »


10 BARS POUR RENCONTRER DES BRUXELLOIS

À Bruxelles, les options ne manquent pas pour déguster une trappiste. Il y a certes les grands classiques (Belga, Maison du Peuple), mais pas que. Notre capitale regorge de petites tavernes chaleureuses, qui ne payent pas toujours de mine et qui pourtant valent tous les détours.
Passage en revue:
Le bar baba cool: La Licorne
Situé à Saint-Gilles, à deux pas de la Porte de Hal, l’adresse passe inaperçue aux yeux des novices, et pourtant. Dans une ambiance ultra relax, on sirote des bières de la Brasserie de la Senne en refaisant le monde.
Le bar alternatif: Le Nova
Certes, le bar du cinéma Nova n’est pas ouvert tous les jours, cela dépend des projections. Il vaut cependant le détour, avec son atmosphère quasi berlinesque. On l’apprécie particulièrement durant le festival LGTB Pink Screen qui a lieu chaque novembre.
Le bar Ixellois qui ne se la pète pas: Le Pantin
Ixelles est une commune parfois un peu huppée, en particulier autour des étangs. Voici l’adresseq ui fait exception pour une soirée sans snobisme, à la cool, où l’on fait des jeux de société sans avoir besoin de tenir son verre avec le petit doigt en l’air.
Le bar Art Nouveau: La Belladone
À La Belladone, on se sent dans un salon du début du 20ème siècle plutôt que dans un café: bow windows, boiseries laquées et fauteuils à l’ancienne. Ajoutez quelques zakouskis, des bons vins et vous avez là une formule gagnante.
Le bar néerlandophile: Roskam
Dans le quartier de la rue de Flandres, on peut enfin mettre en pratique ses leçons de néerlandais. Rien de tel que de se retrouver au Roskam le dimanche soir pour un concert de jazz met een pintje in de hand.
Le bar post concert: Bonnefooi
Juste en face de l’Ancienne Belgique, c’est là que l’on prolonge sa soirée entre amateurs de musique. Ambiance cosmopolite qui met en valeur le dynamisme et la diversité de Bruxelles.
Le bar pour ses amis en city trip: Le café du Musée des Instruments de Musique
Près de la Place Royale, ce café est situé sur le toit du MIM. C’est certes un classique des sentiers touristiques mais les Bruxellois ne le renient pas pour autant. Il faut dire qu’il est difficile de se lasser d’une telle vue sur tout le centre historique.
Le bar des bourlingueurs: Via Via Café
À Saint-Catherine, le Via Via est le rendez-vous des voyageurs. Grande cour, brasserie sympathique, on y fait toujours de belles rencontres entre amateurs de dépaysement.
Le bar ambiance vacances: La Guinguette du Parc de Forest
À la belle saison, on se presse dans ce parc saint-gillois. Bière fraîche, pelouses qui incitent au farniente. Bacs à sable pour les enfants, terrains de volleyball pour se défouler. Que demander de plus?
Le bar belgo-belge: Le Poechenellekelder
Situé juste en face du Manneken Pis, on pourrait craindre attrape touriste et pourtant, le Poechenellekelder reste un lieu de rencontre des membres des confréries. On y entend encore du brusseleir, pour une plongée dans l’ancien temps.



mercredi 21 février 2018

Mes réserves sur les cours d’arabe à l’école (OPINION)


CONTRIBUTION EXTERNE La Libre Belgique
OPINIONS
Une opinion d'Hamid Bénichou, administrateur du Centre citoyen belge musulman laïque.
      

Pourquoi singulariser la langue arabe et, d’amalgame en amalgame, pointer du doigt les musulmans du pays ?
Pourquoi, sous prétexte qu’une partie de la population est issue de pays dits "arabes" et que des problèmes se posent dans plusieurs quartiers ghettos (mais avec une population multiethnique dans les faits), certains, après avoir estimé nécessaires des cours sur l’Islam à l’école de police, préconisent à présent des cours d’arabe dans les écoles ?
UNE RECONNAISSANCE OUI, MAIS...
La proposition est évidemment intéressante. Chez des enfants qui ne parlent ni le français ni le néerlandais à la maison, consolider la langue maternelle dans les petites classes peut faciliter l’apprentissage des langues officielles du lieu. Quelques notions de la langue de ses origines peut certainement motiver l’enfant, se sentant ainsi pris en considération dans son environnement familial, pour l’ensemble de ses apprentissages, comme le ferait tout signe de reconnaissance de n’importe quelle langue. C’est démontré, et c’est vrai pour tout allophone.
Cela devrait donc être proposé non seulement pour l’arabe, mais également pour d’autres langues rencontrées dans de nombreuses familles d’origine immigrée. Par ailleurs, proposer un enseignement de la langue arabe dans les grandes classes serait une option intéressante : l’arabe est une des langues les plus parlées au monde.
Pourquoi cette singularisation ?
Mais pourquoi insister sur ce point ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi en singularisant la langue arabe et donc, d’amalgame en amalgame, en pointant du doigt les musulmans du pays, dont on semble ainsi faire la source de nos principaux problèmes ? Pourquoi ne pas évoquer dans le même propos les autres langues parlées dans de nombreuses familles belges ? Si 18 % des Bruxellois connaissent l’arabe, 82 % ne le connaissent pas. Et quid du berbère, 9e langue la plus connue parmi les Bruxellois ? Et, tant qu’à faire, l’espagnol et le mandarin sont également de grandes langues internationales.
Singulariser ainsi, comme trop souvent, une langue ou une culture ou un groupe, n’est-ce pas souffler sur les braises de la division de notre société en communautés distinctes ? N’est-ce pas donner des arguments faciles à la droite extrême qui mise sur les peurs de la population face à l’étranger, singulièrement "l’arabe" ? N’est-ce pas donner du poids à ceux qui pensent que l’origine nationale et l’appartenance religieuse de la famille sont plus importantes que l’intégration citoyenne dans le pays où l’on vit ? N’est-ce pas occulter la réussite de ces nombreux jeunes dont l’appartenance musulmane va de pair avec de magnifiques réussites sociales et professionnelles? Réussites obtenues en contournant si c’est nécessaire les obstacles érigés par une société inéquitable.
PLUS DE PROPOSITIONS CONCRÈTES
Alors, oui, revoir la politique de l’apprentissage des langues à l’école, cela peut-être une bonne chose, mais pas en singularisant ni victimisant un groupe de population particulier.
Et, surtout, surtout, apporter dans le même temps des propositions pour que les parents des élèves allophones et les divers acteurs les influençant retrouvent leur rôle d’intégrateurs dans la société, afin que ces jeunes aient plus de chances pour leur avenir. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LATIN,GREC ET/OU ARABE? 

A tort ou à raison, la corporation des profs de latin/grec redoutent peu ou prou la disparition des langues mortes.
L'arabe n'a-t-il autant de valeur formatrice que ces langues mortes? Et n'a-t-il pas une plus value culturelle réelle pour des enfants d'origine musulmane? Le problème c'est que beaucoup de parents les envoient en toute bonne foi aux écoles coraniques du samedi matin. Ils en reviennent endoctrinés, sensibilisés au phénomène hallal et sans aucune connaissance réelle de la langue arabe en tant que langue de culture. Pour beaucoup, cela est insupportable voire dangereux car il s'agit bien là d'un endoctrinement de nos jeunes. Donc dit Flahaut, pourquoi ne pas proposer l'arabe en option à l'école? Flahaut choisit mal son moment et se fait accuser d'opportunisme électoral à la veille des communales. On peut imaginer que l'arabe s'enseigne dans le secondaire, en option à même titre que le latin.
Surtout , Flahaut a le très grand tort de ne pas préciser pourquoi il fait cette proposition.
MG

mardi 20 février 2018

Voici les nationalités des principaux resssortissants étrangers à Bruxelles


BELGA La Libre Belgique

Les Français (15,2%), Roumains (9,3%) et Marocains (9%) étaient en 2018 les principaux groupes étrangers présents à Bruxelles, selon l'édition 2018 de Mini-Bru, publiée par l'Institut Bruxellois de Statistique et d'Analyse (IBSA). L'an dernier, les Roumains ont pris aux Marocains la deuxième place du podium des ressortissants de nationalité étrangère les plus nombreux. La Région de Bruxelles-Capitale abrite 179 nationalités différentes sur son territoire. L'an dernier, 414.139 personnes vivant à Bruxelles avaient une nationalité étrangère. Parmi elles, 66% provenaient d'un pays européen (275.167 personnes).
Hors UE, on retrouve principalement des Marocains (9%), des Congolais (2,1%), des Turcs (2,1%) et par ailleurs un groupe important de personnes ayant une autre nationalité non-européenne (20,3%).

Selon l'IBSA, la présence des Roumains dans la capitale est relativement récente par rapport à d'autres groupes d'immigrés comme les Marocains ou Italiens par exemple. En 1994, la Région de Bruxelles-Capitale ne comptait que 864 Roumains enregistrés. En 2017, près de 40.000 Roumains étaient installés légalement dans la capitale.
L'accès de la Roumanie à l'UE, l'ouverture des frontières mais surtout une situation socio-économique moins bonne, ont poussé de nombreux Roumains vers d'autres pays de l'UE dont la Belgique. La majeure partie des Roumains de Bruxelles en 2014 (36%) appartenait au groupe des 30-44 ans.
"Initialement concentrée dans le Quartier européen et le Pentagone, la présence roumaine dans la Région, nettement moins réseautée que son équivalente polonaise, s'est rapidement dispersée dans un ensemble de quartiers du croissant pauvre et de sa frange occidentale. Anderlecht (Centre et Cureghem), Koekelberg (et Basilique), le Quartier Maritime, Laeken (Vieux- et Houba) et Brabant sont des quartiers où les Roumains représentent plus de 5 % de la population totale au 1er janvier 2013", explique l'IBSA.
Concernant les Français, groupe d'étrangers majoritaires à Bruxelles (63.000 personnes environ), l'IBSA explique leur présence par "un habitat bourgeois ou de prestige, la présence des universités, de hautes école renommées où l'enseignement est dispensé en français, et d'hôpitaux universitaires francophones, le prestige général associé à certains quartiers, la présence des institutions européennes, internationales et des nombreuses activités qui y sont associées et le foisonnement culturel et artistique, notamment dans les quartiers en gentrification". Les concentrations les plus élevées de Français sont enregistrées selon un axe partant de la Grand Place, passant par le haut du Pentagone, l'Avenue Louise et la Chaussée de Waterloo.
Belga 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BRUXELLES, DEUXIÈME VILLE LA PLUS COSMOPOLITE DU MONDE 

"Un rapport de l'OIM fait état de la migration dans le monde en 2015. Parmi les grandes villes les plus cosmopolites, Bruxelles se classe à la deuxième place." Le Vif
Selon 'Organisation internationale pour les migrations (OIM) "les villes mondiales, ou 'planétaires', sont un pôle d'attraction majeur. Certaines, où la population active est très mobile, comptent une proportion élevée d'habitants nés à l'étranger. Tel est par exemple le cas de Dubaï (83 %) ou de Bruxelles (62 %), siège de la Commission européenne. La forte concentration de migrants originaires de nombreux pays différents ajoute au caractère mondial de ces villes du point de vue culturel et sur le plan des normes sociales, bien que ces facteurs ne soient pas pris en considération dans les systèmes classiques de classement des villes mondiales".
Voici les dix premières 'villes mondiales' cosmopolites* du classement :
1. Dubaï : 83%
2. Bruxelles : 62%
3. Toronto : 46%
4. Auckland : 39%
5. Sydney : 39%
6. Los Angeles : 39%
7. Singapour : 38%
8. Londres : 37%
9. New-York : 37%
10. Melbourne : 35%
Il est fascinant de constater que selon ces critères, Bruxelles serait plus cosmopolite que Londres, New York ou Marseille.

lundi 19 février 2018

"La N-VA n'est pas apte à gouverner Bruxelles", estime Guy Vanhengel

La Libre

"La N-VA n'est pas apte à gouverner Bruxelles, car elle n'en veut pas, de Bruxelles comme Région", déclare samedi dans les pages de l'Echo le ministre bruxellois des Finances et patron de l'Open Vld dans la capitale, Guy Vanhengel. Ce dernier répond à Didier Reynders, président de la Régionale bruxelloise du MR, qui s'est dit prêt, il y a une dizaine de jours, à travailler avec la N-VA à Bruxelles. Vincent De Wolf, chef de groupe MR au parlement bruxellois, nuance quant à lui dans Le Soir la position de son parti. "Je ne vais pas vous dire que nous n'allons pas pouvoir gouverner avec la N-VA quand on voit ce que nous faisons au gouvernement fédéral", avait notamment commenté M. Reynders. "On a réussi à mettre l'institutionnel de côté et à travailler la N-VA sur le socio-économique", avait-il ajouté.
"Le discours et l'attitude de la N-VA se rapprochent de plus en plus du Vlaams Belang, on le voit avec les communications de ses deux figures de proue, Francken et Jambon. (...) Cela devient de plus en plus compliqué à soutenir pour un libéral", pointe Guy Vanhengel. "Pour ceux qui ne veulent pas de ce type de discours et veulent éviter que l'institution bruxelloise soit utilisée pour nous rapprocher de la fin du pays, il y a une alternative: c'est nous, les libéraux sociaux."
Selon le ministre bruxellois des Finances, "la N-VA n'est pas apte à gouverner Bruxelles, car elle n'en veut pas, de Bruxelles comme Région". "C'est d'une approche métropolitaine dont on a besoin pour résoudre nos problèmes. Mais de cela, ils ne veulent pas." Pour Guy Vanhengel, Didier Reynders essaie "de gagner sur tous les tableaux. Ca ne va pas. (...) Il a essayé de rafler nos voix, maintenant il essaye de rafler des voix à la N-VA. Ce faisant, il se fait des ennemis".
De son côté, Vincent De Wolf, bourgmestre d'Etterbeek, estime que "la démonstration a été faite qu'ils (la N-VA ndlr.) ont été capables - ils l'ont fait au fédéral - de mettre l'institutionnel et le communautaire de côté". "Si cela est possible à Bruxelles, alors oui, c'est un parti démocratique, il n'y a pas de raison qu'on ne discute pas avec eux", plaide-t-il dans Le Soir. Si les nationalistes flamands peuvent donc mettre le communautaire au frigo, "cela vaut la peine d'essayer de faire quelque chose avec eux". "Par contre, si on en reste à ce que j'avais lu à l'époque au niveau du communautaire et de l'institutionnel, je pense qu'il est difficile de gouverner ensemble à Bruxelles", nuance le chef de groupe MR au parlement bruxellois.
Belga


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DU RIFIFI CHEZ LES LIBÉRAUX BRUXELLOIS?

La réaction de Guy Vanhengel est intéressante à plus d'un titre. D'abord parce qu'elle révèle une tension entre VLD et MR bruxellois laquelle fait écho à un désaccord apparent- un de plus- entre Reynders et Vincent De Wolf, les deux hommes forts du MR à Bruxelles au sujet des intentions de la N-VA. En effet De Wolf met des conditions à un rapprochement MR-NVA que ne semblent pas imposer Reynders: "mettre le communautaire au frigo".
"Une des mesures urgentes" écrit un forumeur  "à faire pour garder la classe moyenne à Bruxelles est de réduire les dépenses ( éliminer toutes ces ASBL ? parasites entre autres) et diminuer le revenu cadastral qui est plus du double des communes flamandes voisines. Ce n'est pas les mesurettes temporaires de Van Hengel pour compenser cela. Vous parlez des avantages pour acquérir un logement mais ces avantages on les perd très vite au cours du temps avec le revenu cadastral'."
Surtout Guy Vanhengel confirme l'horreur que l'idée de construire une communauté urbaine métropolitaine bruxelloise (qui s'étendrait sur toute la province de Brabant) inspire la N-VA.
Pourtant, c'est ce qui a contribué au superbe développement de villes telles que Lille, Turin ou Barcelone.
C'est clair, elle n'en veut à aucun prix, or c'est vital pour l'avenir de Bruxelles. C'est dire aussi qu'elle souhaite le déclin de Bruxelles, lequel s'observe au quotidien depuis quelques années.
Ces messieurs auraient-ils pris conscience du problème majeur qui défigure Bruxelles et la rend invivable: le trafic automobile mal, voire non régulé et une politique urbanistique à 19 vitesses. Tout cela rend Bruxelles carrément invivable et donne à la capitale du Royaume, des Flandres et de l'Europe de plus en plus des allures da métropole  de république soviétique des années cinquante. Il se dit que les députés européens envisagent de demander que le Parlement siège désormais à Strasbourg. Si par l'impéritie de son gouvernement,  Bruxelles devait perdre l'Europe elle ne tarderait pas régresser dangereusement dans l'âpre concurrence à laquelle se livrent les grands villes d'Europe.
Comment voter en 2019 pour mettre fin aux égarements du gouvernement Vervoort? Il est clair que l'avancée de Défi est une partie de la réponse. Reste à savoir si une alliance entre Maingain (Défi) et Reynders (MR) n'est pas complètement utopique.
Tout laisse à penser qu'une reconduction de la coalition PS-Defi demeure le pronostic le plus vraissemblable.  


AU CENTRE DES DÉBATS, LA N-VA RÉPOND: «LES BRUXELLOIS SONT FATIGUÉS DE L’AMATEURISME»
LE SOIR

Le député Johan Van den Driessche répond aux critiques de Guy Vanhengel.
Les Bruxellois sont fatigués du manque de décision et de l’amateurisme avec lesquels l'Open VLD coopère  », s’est exprimé ce samedi le député N-VA Johan Van den Driessche. Il répond aux critiques de Guy Vanhengel, le président de l’Open VLD, qui déclarait dans l’Echo que «  la N-VA n’est pas apte à gouverner Bruxelles  ».
«  La N-VA veut travailler pour faire de Bruxelles une ville prospère  », a rajouté Johan Van den Driessche dans un communiqué.
Ces déclarations font suite aux propos de Didier Reynders, qui se disait prêt la semaine dernière à collaborer avec la N-VA à Bruxelles.

samedi 17 février 2018

«Le Monde» qualifie Theo Francken de «Flamand antimigrants», il leur répond

Le Soir
Le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration a répondu au « Monde » en utilisant la même vidéo qu’il avait adressée au Washington Post et au New York Times en janvier. 


© Pierre-Yves Thienpont/Le Soir 

Le quotidien français Le Monde titrait un article sur notre secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration : «  Theo Francken, le Flamand antimigrants  ».
Ces mots ne lui plaisent pas et Theo Francken répond au journal sur son compte Twitter en utilisant la même vidéo qu’il avait publiée quand le New York Times le qualifiait de «  Trump flamand  » le 11 janvier dernier.


Theo Francken
✔@FranckenTheo
Aujourd'hui @lemondefr me présente sous le titre: ´Theo Francken, le Flamand antimigrants'.
«  Voici ma réponse  », dit-il. «  Je ne suis pas ‘anti-migration’, je n’ai jamais été ‘anti-migration’. Je ne suis définitivement pas un ‘extrémiste anti-immigration’ comme le soutient fortement le Washington Post. Je suis pro migration quand c’est correctement organisé et contrôlé. Nous accueillons les gens et nous sommes un pays accueillant et nous devons maintenir ce cap  ».
«  Nous avons besoin d’un ensemble clair de règles qui soient absolument claires et sans ambiguïté pour le bien des migrants et pour le bien du pays d’accueil. C’est exactement pour cela que les choses se sont mal déroulées. Depuis plus de 30 ans, la migration a été un désordre complet. Je pense que nous avons besoin d’une approche différente. Nous avons besoin de règles claires qui soient strictement respectées. Cette approche est donc absolument juste mais aussi parfois résolue lorsque les circonstances l’exigent. Mon parti politique (la N-VA) ne sera jamais un ‘parti anti-immigration’ et dans un tel parti je ne pourrais jamais me sentir chez moi parce que ce n’est pas ce que je soutiens  », a conclu le secrétaire d’Etat. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
COLOMB FAIT DU FRANCKEN ET MACRON FAIT DU JAMBON 

La différence se situe moins sur le terrain que dans le mode de communication politique. En effet, Francken/Jambon utilisent volontiers la stratégie de la provoc dans le dessein de séduire et de carrément siphonner l'électorat du Vlaams Belang. C'est dire que leur discours et celui du Belang se rapprochent dangereusement ce qui provoque une onde de choc en Belgique francophone où la gauche hurle au fascisme. Les articles du Washington Post, Du New York Times ou du Monde font évidemment les choux gras de la N-VA.
Personne ne surfe mieux que Bart De Wever sur cette puissante vague déferlante populiste.
MG

jeudi 15 février 2018

Trafic de migrants et de drogues: une opération belgo-britannique mène à l'arrestation de 26 suspects, 36 migrants sauvés


La Libre Belgique


Vingt-six suspects ont été appréhendés mardi et 36 migrants sauvés au cours d'une vaste opération menée par plus de 250 officiers de police belges et britanniques, au cours de 24 perquisitions simultanées dans les deux pays, a annoncé mercredi l'ambassade du Royaume-Uni à Bruxelles. L'action visait un groupe criminel suspecté de faire passer illégalement des migrants et des drogues vers le Royaume-Uni. Les victimes étaient ensuite exploitées en tant que travailleurs à bas salaires dans plusieurs car wash situés à Milton Keynes (sud de l'Angleterre). De la drogue et de l'argent liquide ont été confisqués, selon un communiqué de l'ambassade.
"Ce groupe criminel organisé pensait à tort qu'une façade d'activité légitime pouvait masquer leurs viles activités de traite d'humains et de trafic de drogues", commente l'officier de liaison à Bruxelles de la National Crime Agency, qui met en avant la coopération avec la police fédérale belge ainsi que les parquets fédéraux et locaux


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
36 MIGRANTS SAUVES

Sauvés de quoi au juste? Que veut dire cette phrase?
Au départ, ils fuient une dictature, la torture, la misère. Ils traversent l'Afrique dans des conditions pénibles ensuite la terrible Libye, franchissent la méditerranée au péril de leur vie, remontent vers la Belgique pour rejoindre l'Eden: "un carwash à Milton Keynes (sud de l'Angleterre)".
Et les voilà sauvés, dit la Libre, c'est à dire ramenés en Belgique et sous le coup d'une expulsion pour rejoindre la case de départ: la dictature honnie où règne la misère, la haine la torture.
Sauvés écrivez-vous? Et nous lecteur, nous devrions vous croire et avaler tout ce que vous nous débitez?
Le moment est venu de proposer une analyse lucide et "matter of fact" de l'immigration entre "on ne peut pas accueillir toutes la misère du monde" (Rocard) et la chasse ouverte aux illégaux organisée et médiatisée par Francken pour plaire à son électorat.
MG 


VERS UN RENOUVEAU POLITIQUE?
  
VINCENT DE COOREBYTER
Le Soir

Les partis traditionnels tentent de se réinventer ; de nouveaux partis se créent mois après mois. Les initiatives actuelles font le pari que l’indignation suscitée par la mauvaise gouvernance politique se traduira dans les urnes, ce qui est loin d’être assuré.
Le cycle électoral de 2018-2019, qui concerne tous les niveaux de pouvoir, promet d’être riche en nouveautés. Les partis traditionnels tentent de se réinventer ; de nouveaux partis se créent mois après mois ; des citoyens font irruption dans le champ politique ; la société civile se structure afin de lutter contre ce qu’elle qualifie de domination néolibérale. En outre, ceci expliquant en partie cela, les sondages d’intentions de vote augurent de profonds bouleversements des positions acquises, et donnent l’impression que désormais tout est possible.
PAS DE RÉELLE SURPRISE
Si l’on veut mettre un peu d’ordre dans cette effervescence, on est conduit à distinguer le classique du non classique. Le plus attendu, en fin de compte, est le lancement du parti Be.one à l’initiative, notamment, d’Abou Jahjah (Le Soir du 8 février). Il n’est pas surprenant qu’un tel parti soit lancé : il est étonnant qu’il ne l’ait pas été plus tôt. Il s’inscrit en effet dans le modèle déjà ancien des clivages partisans, en vertu duquel, lorsque des organisations de la société civile luttent contre une domination structurelle et de grande ampleur, ce combat suscite la création de partis politiques destinés à le faire progresser sur cette nouvelle scène.
UN VIDE COMBLÉ
A ce titre, Be.one comble un vide, comme l’avaient tenté précédemment les listes de candidats Egalité ou Egalitaires ! aux scrutins précédents. Même s’il s’en défend, Be.one est d’abord l’expression de minorités issues de diverses migrations, qui réagissent contre les discriminations, le sentiment d’être contraint à l’assimilation, la montée du populisme de droite, la hantise de l’islam ou de l’islamisme… S’il risque d’être cantonné à un électorat sociologiquement défini, sa création équilibre le paysage politique autour du clivage entre cosmopolitisme et identité, en rappelant que les Belges « de souche » inquiets du bouleversement de leur cadre de vie ne sont pas les seuls à éprouver un sentiment de perte, d’injustice ou de domination.
PORTER DES THÈMES DANS L’AIR DU TEMPS
Un phénomène plus rare, mais également classique, est la fondation de nouveaux partis sous l’impulsion de citoyens qui dénoncent les clivages établis, qui veulent renouveler les pratiques politiques et qui, surtout, portent un thème dans l’air du temps, étroitement lié à l’actualité. En l’occurrence, c’est le thème de la gouvernance et de l’éthique en politique qui est inscrit à l’agenda, en réaction à une litanie de scandales ou d’exemples de mauvaise gestion qu’il n’est pas nécessaire de rappeler. D’autres événements traumatisants pour une partie de la population (la Première Guerre mondiale, la décolonisation, l’affaire Dutroux…) avaient déjà suscité de telles réactions, qui se caractérisent par une forte détermination, la mise en avant d’un thème nouveau et la focalisation sur un petit nombre d’objectifs jugés prioritaires.
VOLATILITÉ ÉLECTORALE
Les initiatives actuelles font le pari que l’indignation suscitée par la mauvaise gouvernance politique se traduira dans les urnes, ce qui est loin d’être assuré. Si l’on se réfère au PNPb, le parti créé par Pol Marchal (le père d’une des victimes de Marc Dutroux), il n’est pas facile de capitaliser sur un émoi collectif, aussi sincère et profond soit-il. Une fois l’événement traumatique passé, digéré et, surtout, pris en compte par les formations établies, rares sont les électeurs qui se déterminent en fonction d’une préoccupation aussi étroite. Mais l’extrême volatilité électorale que l’on observe depuis de nombreuses années ne permet d’exclure aucune surprise.
LE NÉCESSAIRE REBOND DU CDH
Les turbulences que connaissent aujourd’hui plusieurs partis traditionnels constituent, à l’inverse, une nouvelle donne à l’issue particulièrement incertaine. En Flandre, le CD&V et l’Open VLD subissent de plein fouet la concurrence de la N-VA, le premier sur son flanc catholique conservateur et le second sur son tropisme néolibéral : à terme, une de ces deux formations au moins risque d’être marginalisée.
Du côté francophone, le CDH n’affronte pas une concurrence aussi rude, mais il vit une crise d’identité plus profonde. Le PSC, dont il est issu, reposait sur un triptyque : il était le parti de l’ordre établi, un des relais du mouvement ouvrier et le défenseur naturel du pilier catholique. Aujourd’hui, le positionnement catholique n’est plus à l’ordre du jour, l’aile démocrate-chrétienne du CDH est affaiblie et la défense de l’ordre établi paraît dépassée. Le CDH doit donc muter, et lorgne le succès d’Emmanuel Macron en France en y voyant la possibilité d’un rebond.
Mais le CDH est-il prêt à changer de cap ? Car Macron incarne résolument, non pas le centre, mais le mouvement : il a pour ambition de moderniser la France, de l’adapter de fond en comble au 21e siècle et à un nouveau type de capitalisme, et il dispose pour ce faire de l’extrême concentration de pouvoir que lui offrent la fonction présidentielle et un mode de scrutin de type majoritaire. A supposer que le CDH soit prêt à devenir le parti du mouvement, de la réforme et d’une gouvernance libérale plutôt que centriste, il devra encore se distinguer du MR sur ce terrain et convaincre les électeurs. Ce qui n’est nullement exclu – non pas, cette fois, parce que tout est possible, mais parce que nécessité fait loi.
RETOUR AUX RACINES DE LA DÉMOCRATIE
Un mot, enfin, du phénomène le plus neuf et le plus déroutant : la multiplication de mouvements citoyens qui, à l’instar de Tout Autre Chose et de Tam Tam, visent la même cible, le néolibéralisme, ont la même ambition, travailler les sujets en profondeur dans une perspective de long terme, et ont le même réflexe, au moins en un premier temps : agir sur les partis sans se transformer en parti. Ces mouvements reviennent en quelque sorte aux racines de la démocratie : plutôt que d’entrer dans une logique de groupe de pression, qui suppose un programme, des militants et des négociations, faire le pari de l’imagination et de l’intelligence, de la délibération et de la pédagogie, de l’infusion d’un nouveau mode de pensée.
Sous des modalités différentes, avec Syriza en Grèce, avec Podemos en Espagne et avec La France insoumise, les mouvements de ce type ont fini par créer ou par rejoindre une force proprement politique, sur fond de déliquescence des partis communistes ou socialistes traditionnels. En Belgique francophone, le PS est loin d’être mort, le PTB est en pleine forme et Ecolo occupe une partie de l’arc de gauche : c’est peut-être, paradoxalement, la meilleure assurance-vie pour ces nouveaux mouvements citoyens.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MAIS IL TIENT...

"Les initiatives actuelles font le pari que l’indignation suscitée par la mauvaise gouvernance politique se traduira dans les urnes, ce qui est loin d’être assuré. Mais l’extrême volatilité électorale que l’on observe depuis de nombreuses années ne permet d’exclure aucune surprise." Pas même celle d'un score record de la NVA à Bruxelles
C'est là en effet une question essentielle dont la réponse nous sera donnée, en partie par le scrutin communal de 2018 et assurément par les régionales, les fédérales et les européennes de 2019. Que n'avons nous annoncer la chute du gouvernement Michel. Mais il tient...
"En Flandre, le CD&V et l’Open VLD subissent de plein fouet la concurrence de la N-VA, le premier sur son flanc catholique conservateur et le second sur son tropisme néolibéral : à terme, une de ces deux formations au moins risque d’être marginalisée."
C'est un phénomène fascinant et terriblement inquiétant que celui de la droite en Flandre. La NVA s'efforce par la voix  de son président d'être démocratiquement  fréquentable "salonfähig".
L'exercice est difficile et il arrive que Francken et Jambon colorient hors des lignes. Cela dit, ni le VLD, ni le CD&V ne parviennent à se profiler dans ce brouillard instillé par De Wever en personne.
"Du côté francophone, le CDH n’affronte pas une concurrence aussi rude, mais il vit une crise d’identité plus profonde. Le PSC, dont il est issu, reposait sur un triptyque : il était le parti de l’ordre établi, un des relais du mouvement ouvrier et le défenseur naturel du pilier catholique. Aujourd’hui, le positionnement catholique n’est plus à l’ordre du jour, l’aile démocrate-chrétienne du CDH est affaiblie et la défense de l’ordre établi paraît dépassée. Le CDH doit donc muter, et lorgne le succès d’Emmanuel Macron en France en y voyant la possibilité d’un rebond." Désolé mais on ne saurait faire du Macron sans en avoir le profil, ce que ne semble pas précisément le cas de ce bon Lutgen.
"Mais le CDH est-il prêt à changer de cap ? Car Macron incarne résolument, non pas le centre, mais le mouvement : il a pour ambition de moderniser la France, de l’adapter de fond en comble au 21e siècle et à un nouveau type de capitalisme, et il dispose pour ce faire de l’extrême concentration de pouvoir que lui offrent la fonction présidentielle et un mode de scrutin de type majoritaire. "
Le CDH en revanche ne dispose plus de rien, pas même de sa bouillante ministre Millequet tombée dans les oubliettes politiques.
"En Belgique francophone, le PS est loin d’être mort, le PTB est en pleine forme et Ecolo occupe une partie de l’arc de gauche : c’est peut-être, paradoxalement, la meilleure assurance-vie pour ces nouveaux mouvements citoyens."
Je ne comprends pas cette conclusion et ne m'y rallie pas.
Surtout je m'étonne d'une absence de réflexion sur l'avenir du MR à Wallobrux. C'est pourtant un élément essentiel de l'avenir du pays.
De fait, la droite va continuer à dominer la Flandre après 2019.
Avec qui cette droite est elle susceptible de faire union en Belgique francophone, hormis le MR? Or quid du pronostic électoral du MR en 2019?
Il se pourrait évidemment que la presse qui tire à boulet rouge sur Charles MIchel comme elle l'a fait à l'encontre de Trump ou du Brexit soit radicalement contredite par l'électorat francophone.
MG

mercredi 14 février 2018

Enseignement: prendre le taureau par les cornes


Jules Gheude
Essayiste politique in Le Vif

Voilà des années que l'univers scolaire subit les mutations issues des " cerveaux pédagogiques ". Le bilan est tout simplement désespérant. Il suffit de voir comment s'expriment et rédigent aujourd'hui ceux et celles qui s'engagent dans les études supérieures pour s'apercevoir de la régression probante. Les enquêtes PISA sont là pour en attester. 

© dr 

Le terme "rhétoricien" peut-il être encore utilisé, alors que la connaissance des "belles lettres" se réduit de plus en plus à la portion congrue ? On ne peut se contenter de survoler Corneille, Racine, Molière, Montaigne, Voltaire, Diderot, Chateaubriand, Hugo, Lamartine, Baudelaire, Flaubert, Gide, Camus, Sartre ou Yourcenar. Tous ces auteurs - et bien d'autres - ont tant à nous apprendre ! Ils nous révèlent également l'apport essentiel du latin et du grec dans leur propre formation.
Il est question, depuis bien longtemps, de remplacer les cours de morale et de religion par une approche des grands courants de pensée (religieuse ou philosophique), susceptible d'éveiller l'esprit critique et tolérant. Une chose pourtant bien nécessaire en ces temps où l'obscurantisme refait surface. Mais les responsables de l'enseignement dit "confessionnel" préfèrent traîner les pieds au nom des valeurs particulières qu'ils prétendent véhiculer.
Le Pacte d'excellence, dont le débat est interminable, envisage d'imposer un tronc commun pour les trois premières années du cycle secondaire. Il ne faut toutefois pas trois ans pour s'apercevoir que tous les élèves ne sont pas coulés dans le même moule. Très vite, la démarche uniforme laisse apparaître des diversités multiples. Pourquoi contraindre un enfant à l'ennui et à la frustration, quand d'autres secteurs pourraient le valoriser et l'épanouir ? La société n'a-t-elle pas autant besoin de mécaniciens, de menuisiers, d'artistes ou de sportifs que d'avocats, de médecins, d'ingénieurs ou de professeurs ? Le nouveau pouvoir en place en France a bien compris la nécessité de valoriser l'enseignement technique et professionnel.
Bien des chantiers nouveaux ont été ouverts au fil des décennies pour transformer l'enseignement, sans que celui-ci s'en trouve amélioré.
On se souvient ainsi des méthodes audio-visuelles qui étaient censées doper l'apprentissage des langues étrangères. Le professeur devait faire abstraction de la langue maternelle des élèves et s'efforcer, à l'aide d'images et de mimiques, de leur faire comprendre le sens des phrases qu'ils entendaient.
Les établissements ont dû faire des investissements considérables pour acheter de nouveaux manuels et s'équiper en magnétophones et laboratoires. Opération commerciale avant tout, et largement réussie !
Mais le postulat de base de ces nouvelles méthodes était faussé. Lorsque nous apprenons notre langue maternelle, nous le faisons d'une manière naturelle, au départ d'un cerveau vierge. Tel n'est pas le cas pour une langue étrangère. Dès l'instant où l'élève cherche intérieurement, dans sa propre langue, ce que peut bien signifier ce qu'il vient d'entendre en anglais ou en néerlandais, la démarche est biaisée.
La plupart des professeurs de langues en reviennent d'ailleurs aujourd'hui aux listes de mots à apprendre par coeur, avec la traduction fournie.
Mais, dans un cas comme dans l'autre, force est de constater que les étudiants sont dans l'incapacité d'entretenir une conversation élémentaire dans une langue étrangère au terme de plusieurs années d'apprentissage. Seules les expériences en immersion se révèlent efficaces.
Il est regrettable que Marie-Martine Schyns, la ministre de l'Enseignement de la Communauté française, n'agisse pas avec la même promptitude que son homologue français. Ce dernier n'hésite pas à prendre les mesures qui s'imposent.
FORCE EST DE CONSTATER QUE LES ÉTUDIANTS SONT DANS L'INCAPACITÉ D'ENTRETENIR UNE CONVERSATION ÉLÉMENTAIRE DANS UNE LANGUE ÉTRANGÈRE AU TERME DE PLUSIEURS ANNÉES D'APPRENTISSAGE. SEULES LES EXPÉRIENCES EN IMMERSION SE RÉVÈLENT EFFICACES.
La réforme de notre enseignement ne porte d'ailleurs pas que sur les aspects pédagogiques.
Les moyens budgétaires dont disposent les pouvoirs publics ne sont pas illimités. Il convient donc d'en faire le meilleur usage. Une réflexion ne devrait-elle pas porter sur le maintien des structures actuelles ? Feu Robert Deschamps, professeur d'Economie aux Facultés universitaires de Namur, proposait de fusionner les filières d'enseignement de la Communauté française, des provinces et des communes et d'établir avec l'enseignement libre la mise en commun de certaines infrastructures. Les économies substantielles ainsi réalisées permettraient de mieux rémunérer le personnel enseignant et de garantir l'aménagement optimal des bâtiments scolaires.
La société évolue et impose des adaptations. Mais celles-ci ne peuvent se soustraire au principe de rigueur et d'exigence. Ne jamais céder à la tentation du nivellement par le bas ! La notion d'effort est capitale : on n'obtient rien sans rien.
La qualité de l'enseignement finlandais est unanimement reconnue. Dans ce pays, il est exclu de parler de bonnes et de moins bonnes écoles. Elles se rejoignent toutes dans l'excellence. A méditer !
Jules Gheude, essayiste politique (1)
(1) Derniers ouvrages parus : "François Perin - Biographie", Editions Le Cri, 2015, et "Un Testament wallon - Les Vérités dérangeantes", Mon Petit Editeur, 2016. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"LA QUALITÉ DE L'ENSEIGNEMENT FINLANDAIS EST UNANIMEMENT RECONNUE. 

"Dans ce pays, il est exclu de parler de bonnes et de moins bonnes écoles. Elles se rejoignent toutes dans l'excellence. A méditer !"
"Feu Robert Deschamps, professeur d'Economie aux Facultés universitaires de Namur, proposait de fusionner les filières d'enseignement de la Communauté française, des provinces et des communes et d'établir avec l'enseignement libre la mise en commun de certaines infrastructures."
Voilà qui est analysé au coin du bon sens. Jules  Gheude est germaniste de formation et il a enseigné à Namur en début de carrière. Il aurait fait un excellent ministre de l'enseignement.
Son discours nous distrait de la vacuité de l'actuelle titulaire de l'enseignement Wallobrux.  Seule solution: l'école dite pluraliste dont les plans et les épures gisent quelque part dans les tiroirs.
Les Finlandais l'ont compris, il faut en finir avec les réseaux dispendieux, unifier l'offre d'enseignement et la confier aux municipalités. On en est vraiment très loin. Le pacte d'excellence conduit par des ministres CDH est un cache sexe destiné à discréditer l'enseignement officiel et à promouvoir l'image du réseau libre catholique. Tout cela relève de la stratégie politique et non point de l'intérêt bien compris des élèves. En vérité on est en train de jouer notre avenir à la roulette russe. 
MG




mardi 13 février 2018

Il y a 100 ans, le jazz débarquait en Europe


Le Vif
Source: Afp
Le 12 février 1918, l'orchestre du 369e régiment d'infanterie américain, les Harlem Hellfighters, donne à Nantes (ouest) son premier concert de jazz sur le sol européen. Cent ans plus tard, la ville lui rend hommage en présence de trois petites-filles du "roi du jazz", James Reese Europe.


Le dimanche 30 avril, la capitale de la Belgique fête la journée internationale du jazz. © REUTERS/Jonathan Bachman

Le jazz, qui s'appelait encore "jass", a fait irruption en France après l'entrée en guerre des États-Unis en avril 1917 et l'arrivée sur son sol du corps expéditionnaire américain, dès le 26 juin, dans le port de Saint-Nazaire.
Surnommé le "roi du jazz", le lieutenant James Reese Europe a déjà 14 ans de carrière derrière lui quand il débarque le 1er janvier 1918 à Brest avec l'orchestre qu'il a mis sur pied, composé de quarante musiciens "parmi les meilleurs de l'époque", explique Matthieu Jouan, commissaire général des commémorations "100 Ans Jazz".
Né en Alabama en 1880, star du fox-trot et du ragtime, James Reese Europe crée en 1910 le premier syndicat de musiciens Afro-Américains, le Clef Club, et son orchestre symphonique de 125 musiciens sera le premier orchestre noir américain à jouer, deux ans plus tard, sur la scène du Carnegie Hall, à New York.
En France, le lieutenant Reese Europe est "le premier officier Afro-Américain à commander des troupes dans un assaut de guerre", souligne M. Jouan.
ACTES DE BRAVOURE -
Intégré au 369e régiment d'infanterie, l'un des quatre régiments de soldats noirs américains victimes de ségrégation ayant combattu sous commandement français, l'orchestre de big-band alterne montées au front et concerts, pour distraire les troupes à l'arrière.
Le premier concert public du "Hell Fighters Band" est donné le 12 février 1918, au Théâtre Graslin de Nantes. Aucune photographie, mais un programme et des articles de presse attestent de ce premier concert et de cette musique "qui a renversé la France".
"Il sembla alors que tout le public commença à se balancer. De dignes officiers français commencèrent à taper du pied (...). Quand l'orchestre eut fini et que les gens éclatèrent de rire, leurs visages illuminés de sourires, j'étais forcé d'admettre que c'était exactement ce dont la France avait besoin dans ce moment critique", écrit l'un des musiciens, Noble Sissle, dans ses mémoires.
"Ça a été ensuite la folie générale partout où il est passé", à Tours, Aix-les-Bains ou Paris, raconte Matthieu Jouan.
Le 369e régiment accomplira plusieurs actes de bravoure. Il a notamment reçu la Croix de guerre et 171 de ses hommes ont été décorés de la Légion d'honneur pour avoir libéré le village de Séchault, dans les Ardennes, en septembre 1918, où un monument leur est dédié.
Blessé, James Reese Europe composera l'un de ses plus célèbres morceaux, "One Patrol in no man's land", sur son lit d'hôpital. Il connaîtra une fin tragique: rentré du front en héros, il meurt lors d'une tournée, le 9 mai 1919, d'un coup de couteau porté au cou par un batteur de son orchestre. Il a 39 ans.
"La presse américaine titre +Le roi du jazz est mort+. C'est le premier Afro-Américain à avoir des funérailles publiques à New York", raconte Matthieu Jouan. "En 1919, James Reese Europe meurt et trois jeunes explosent: Duke Ellington, Louis Armstrong, Sidney Bechet. Il est oublié pendant près d'un siècle", ajoute le commissaire de "100 Ans Jazz".


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
JAZZ ET INTERCULTUREL

A l'évidence, le jazz résulte d'un apport et d'un échange de caractère interculturel. En cela il participe  d'un des rares métissages culturels réussis et acceptés de tous.
Originaire du Sud des États-Unis, il s'est créé à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle au sein des communautés afro-américaines. Dès l'origine, il recouvre de nombreux sous-genres marqués par un héritage de la musique euro-américaine et afro-américaine, et conçus pour être joués en public. De toute évidence, il emprunte de nombreux éléments à la musique populaire américaine (en) et à la tradition des brass bands.  En cela, il résulte d'une hybridation culturelle réussie. Au cours du XXe siècle, le jazz a acquis une large popularité au-delà des frontières des États-Unis et s'est répandu dans le monde, donnant naissance à de très nombreux styles et sous-genres selon les pays et les régions. Les premières formes de jazz apparaissent à la Nouvelle-Orléans et à Saint-Louis dès 1910 : le jazz Nouvelle-Orléans mélange le blues à la quadrille et la biguinedes Antilles françaises. Dans les années 1930 émergent le swing, un style marqué par le blues et l'improvisation, et le jazz manouche, un genre créé en France sous l'influence des big bands et du bal musette. Encore un métissage culturel réussi.
Le critique Joachim-Ernst Berendt  définit le jazz comme « une forme d'art musical originaire des États-Unis, née de la confrontation entre la musique des esclaves noirs et celle des Européens ». Il soutient aussi l'idée selon laquelle le jazz diffère fondamentalement de la musique européenne car « il suppose une spontanéité et une vitalité, dans laquelle l'improvisation joue un rôle majeur », « une sonorité et un phrasé musical reflétant la personnalité du jazzman », et a une « relation particulière au temps, exprimée par la notion de swing »
La musique classique européenne, en revanche, valorisait la fidélité des musiciens à la partition, et rejetait les tentatives d'interprétation personnelle et l'ornementation musicale : l'objectif premier du musicien classique était alors de jouer la composition telle qu'elle est écrite. Le jazz est au contraire le produit des interactions et de la créativité des musiciens au sein du groupe . Selon l'humeur du musicien, les interactions entre les membres du groupe, voire avec le public, le jazzman peut modifier la mélodie, les harmonies ou l'indication de la mesure à sa guise11.
Le jazz a permis de mettre en lumière la contribution des Noirs à la culture et à la société américaines, et d'attirer l'attention sur l'histoire et la culture noire.
À l'origine dominé par les musiciens d'origine afro-américaine, le jazz est par la suite devenu un genre musical transculturel.
Au cours du XIXe siècle, un nombre grandissant de musiciens noirs apprennent à jouer d'un instrument « européen », notamment le violon, et parodient la musique de bal dans les cakewalks. À l'inverse, les minstrel shows, réalisés par des Euro-Américains au visage peint en noir (blackface), combinent la syncope des rythmes africains et l'harmonie de la musique européenne.
JAZZ FUSION ET SOUS-GENRES
Le jazz est un mélange de courants musicaux très divers. Au cours de son évolution, il a su intégrer de nombreuses influences et se prêter à de nombreux métissages, comme le blues, le rock, la musique latine, le hard rock, et ainsi de suite.
Le dialogue et le métissage interculturel est presque toujours difficile et participe d'un volontarisme engagé. On ne naît pas cosmopolite, on le devient. Il y a deux exceptions, la gastronomie interculturelle et la musique de jazz qui est carrément transculturelle.

lundi 12 février 2018

UK plans video campaign to deter African migrants


Critics say tactic will have little effect on would-be migrants’ decision to travel and is aimed at placating British voters
Ben Quinn Guardian

A viral video campaign using the testimonies of migrants in Libya to discourage others from making the perilous journey to the north African country – and then on to Europe – is to be launched by the Home Office as part of official attempts to tackle migration from “source” countries.
Vox pop interviews with migrants from countries including Eritrea, Nigeria and Sudan will be filmed in Libya before the material is used at events in east and west Africa and distributed online.
The UK’s foray into using this tactic follows the example of Denmark, which placed advertisements in Lebanese newspapers aimed at deterring potential migrants, and Germany, which paid for billboards in Afghanistan with a similar message.
However, an expert on migration at the UK’s leading development thinktank said evidence suggests that “awareness campaigns” have little or no impact on the decision-making of would-be migrants and are more about being able to tell voters at home: “We are doing something.”
“The information just does not filter through because people decide on the basis of what they hear from family and friends – people they trust – rather than foreign governments,” said Jessica Hagen-Zanker, research fellow for migration at the Overseas Development Institute.
“Information about the journey is so irrelevant and the risks seem so small compared to their daily struggles. In some ways these campaigns are about a government being able to say to voters, ‘we are doing something’, even though it is not necessarily effective.”
She said that a better approach would be to make the journeys safer and open up paths for legal migration.
Her concerns were echoed by Benjamin Ward of the Europe and Central Asia division at Human Rights Watch, who said: “The question of why people migrate and what might make a difference to their decision is very complicated. It’s not clear that better information about the perils of the journey is going to have much of an impact.”
A spokesperson for the Home Office said the project was one of the ways in which it was seeking to raise awareness of the dangers of illegal migration, helping to protect people and reduce the numbers making an often deadly journey. Planning documents for the campaign state: “Currently, there is a lack of footage showing the realities of the journey to Libya’s coast and the hardships in detention centres and militia-run camps, particularly for migrants from the Horn of Africa and east Africa.”
Home Office research suggests that migrants are not prepared for the risks they will face on the journey from their country of origin and that highlighting the reality could encourage many potential migrants to reconsider their decision.
More than 180,000 people attempted the crossing to Europe from the Libyan coast in 2016, representing 50% of all attempted crossings. Although numbers fell back to 120,000 in 2017 there has been a sharp rise in numbers since the new year. More than 22,500 migrants have reportedly died or disappeared globally since 2014 – more than half of them perishing while attempting to cross the Mediterranean. The route accounted for 90% of all migration-related deaths in the region in 2016. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DISSUASION? 

A qui s'adresse cette campagne de dissuasion. Aux candidats réfugiés de l'Afrique subsaharienne ou à l'électeur britannique qu'elle entend rassurer quand à ses crainte de voir l'immigration submerger le Royaume Uni? Il ne m'étonnerait pas que la NVA reprenne cette idée à son compte.
MG

La Libre Belgique
NATHALIE STEIWER, CORRESPONDANTE À BERLIN

Les familles politiques se déchirent après la conclusion du contrat entre SPD, CDU et CSU.
Le carnaval bat son plein en Allemagne et la pagaille politique est à son comble. Après quatre mois d’allers et retours, la chancelière Angela Merkel avait enfin son programme de gouvernement et une équipe de coalition presque complète mais voilà : l’encre du contrat de mariage est à peine sèche que les familles politiques se déchirent déjà.
Première victime des déflagrations internes, Martin Schulz a renoncé à briguer le poste de ministre des Affaires étrangères sous la pression de son parti. "J’espère sincèrement que cela mettra fin aux débats personnels au sein du SPD", a-t-il expliqué vendredi. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
EXIT SCHULZ 

Le fringant et très arrogant président du parlement européen a fait long feu au SPD. Il ne sera pas ministre des affaires étrangères et rien ne dit que le gouvernement de Angela Merkel verra vraiment le jour. Macron, on l'imagine se fait un sang d'encre. Son projet de relance du couple franco allemand a du plomb dans l'aile.
Mais surtout: quelles surprises nous réserve Berlin?
MG