mercredi 7 février 2018

Avempace aide les étudiants à trouver la méthode de travail gagnante

La Libre
AVEMPACE - PARTNER CONTENT 

 
Constatant l’impressionnant taux d’échec des nouveaux étudiants et le faible taux d’emploi des jeunes diplômés, Avempace les coach efficacement. Leur méthode de travail les aide à trouver un stage ou un job d’étudiant en lien avec leurs aspirations professionnelles.
AVEMPACE n’est pas seulement le nom d’un savant andalou du XIIème siècle. C’est aussi une ASBL visant à mieux lancer les jeunes dans l’enseignement supérieur et à les aider à se projeter, dès le début de leurs études, vers leur avenir professionnel. En effet, le taux d’échec en première année de bachelier est alarmant. Deux tiers des étudiants doivent redoubler, voire se réorienter. Et à la sortie des études, le parcours reste semé d’embûches : 25 % des jeunes âgés entre 25 et 30 ans se trouvent sans emploi. C’est donc pour aider les étudiants et les jeunes diplômés que deux médecins, Olivier Roland et Quentin Spilliaert, ont fondé Avempace. À l’époque, parallèlement à leurs études, ces deux amis donnaient déjà de nombreux cours particuliers et coachaient des étudiants plus jeunes. Arrivés au terme de leur parcours académique, les deux médecins ont décidé de poursuivre et de développer cette activité. « Nous sommes partis de deux constats. D’une part, un fossé s’est creusé entre l’enseignement secondaire et les études supérieures. Les jeunes ne sont pas suffisamment préparés. Ils n’ont pas appris à étudier et possèdent d’importantes lacunes, notamment dans les matières scientifiques. Et d’autre part, un second fossé s’est creusé entre les études supérieures et le monde du travail. Pour les jeunes diplômés, il est difficile de décrocher un emploi, car ils manquent d’expérience professionnelle en lien avec leurs compétences », explique Quentin Spilliaert.
TROUVER SA MÉTHODE DE TRAVAIL
Pour aider les étudiants à réussir leurs études supérieures, Avempace leur propose une formation unique en méthodologie, qui rassemble des outils fondés scientifiquement, et issus des courants pédagogiques les plus actuels. « Parfois, la solution à l’échec réside simplement dans le fait d’acquérir une méthode de travail et une routine dans son étude », explique Olivier Roland. À travers dix modules d’une heure, les coachs d’Avempace vont guider les étudiants afin qu’ils trouvent la méthode la plus adaptée à leurs caractéristiques personnelles. Durant le premier cycle de formation, les étudiants vont devoir cerner leurs forces et faiblesses et ce qui les motive et ce qui les freine. Ils devront également analyser leur méthode de travail, ce qu’ils peuvent conserver et ce qu’ils doivent changer. « L’étudiant va prendre conscience de tout ce qui se passe lorsqu’il étudie. Le changement ne peut venir qu’après une bonne conscientisation, qu’après une phase d’autoréflexion. » Ensuite, les coachs vont leur présenter toute une série d’outils qui vont leur permettre de planifier leur étude et de maîtriser leurs réserves de concentration. L’idée ? Les placer dans les meilleures conditions pour bien comprendre et mémoriser une matière. « Chaque personne va utiliser ces outils différemment. C’est pourquoi l’étudiant doit bien comprendre la typologie à laquelle il appartient. C’est donc une démarche très personnalisée », précise Olivier Roland. Enfin, les coachs vont leur apprendre à devenir proactifs dans leur projet d’études, voire professionnel, à gérer le stress et à se préparer correctement à un examen. « Nous allons aussi aborder la réussite au-delà des études. Nous allons les inciter à utiliser tout ce qu’ils ont appris sur eux-mêmes pour trouver leur propre voie professionnelle », ajoute Olivier Roland. Les étudiants d’Avempace sont encadrés par des coachs professionnels et des professeurs détenteurs d’un doctorat. Des étudiants en master apportent également leur aide aux étudiants.
RÉUSSIR L’EXAMEN DE MÉDECINE ET DENTISTERIE
Outre les séances axées sur la méthode de travail, Avempace organise une préparation à l’examen d’admission en médecine et en dentisterie. « L’an dernier, nous avons envoyé un questionnaire à nos étudiants sortant de cet examen. Près de 90 % d’entre eux ont jugé notre préparation adaptée à la matière et au niveau de celui-ci », se félicite Quentin Spilliaert. Cette année, ces cours préparatoires débuteront dès le mois de mars. « Certaines universités organisent leur propre programme de préparation. Notre plus-value est que nous travaillons en petits groupes d’étudiants et que notre programme est plus intensif », précisent les deux fondateurs.
UN ESPACE D’ÉTUDE OUVERT SEPT JOURS SUR SEPT
Avempace met également à la disposition des étudiants un espace d’étude ouvert toute l’année et tous les jours de la semaine, de 7h30 à 23h30. Situé à Bruxelles, à quelques encablures de la station de métro Arts-Loi, cet espace est inclus dans le prix du programme de méthodologie. Il est aussi ouvert à tous les autres étudiants. « Il existe déjà des centres de coaching et des sociétés de cours privés, mais Avempace est le seul organisme d’aide à l’étude à proposer un espace supervisé et ouvert toute l’année », se réjouit Quentin Spilliaert.
DES PRIX ABORDABLES POUR LES ÉTUDIANTS
Contrairement aux nombreux coachs, sociétés et autres professeurs particuliers qui peuvent être très onéreux, Avempace est une ASBL et ne recherche donc pas le profit. « Nos services ne sont malheureusement pas gratuits, car nous avons des coûts de fonctionnement, mais nous proposons des tarifs abordables pour les étudiants », stipule Quentin Spilliaert. Depuis son ouverture en mars 2017, Avempace a déjà vu défiler plus de 250 étudiants. À l’avenir, l’ASBL espère ouvrir des centres dans d’autres villes, telles que Namur, Louvain-la-Neuve ou encore Liège. Aujourd’hui, Avempace tente d’être subsidié par l’Union européenne, qui cherche justement à lutter contre le chômage des jeunes. « Nous désirons également participer à la communication du programme Erasmus+. Il existe de multiples possibilités pour les séjours Erasmus, mais beaucoup d’étudiants ne sont pas suffisamment informés. Par ailleurs, nous voulons développer des stages en entreprises dans d’autres pays européens grâce à ce programme Erasmus+», conclut Olivier Roland. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PAS DE RÉUSSITE SCOLAIRE SANS MÉTHODE DE TRAVAIL ET UNE BONNE GESTION DU TEMPS 

Qu'on ne se fasse aucune illusion. Ce qui fait la différence entre l'échec scolaire massif des élèves issus de l'immigration et le moindre taux de redoublement des enfants de la bourgeoisie s'explique par le recours des familles plus aisées aux leçons particulières qui constituent pour certains enseignants un treizième mois.
A l'époque où j'étais encore préfet d'athénée j'ai réuni autour de la table mes meilleurs élèves de cinquième. Je leur ai posé une seule question? Vous êtes les plus performants donc vous avez une bonne méthode de travail. Qui vous l'a inculquée? Personne n'a répondu l'école. En revanche beaucoup ont mentionné les parents, un frère un oncle, une voisine. Et puis tout le monde s'est mis à vanter les petites fiches d'Alexandre qui se vendaient sous le manteau. Alexandre le surdoué a rougi et nous a avoué que sa maman institutrice lui avait enseigné à les concocter quand il avait dix ans. Interrogée la maman confirma. Mais quand je lui demandai si elle enseignait cette technique à ses élèves elle me répondit par un laconique: non pourquoi? J'en suis resté pantois. J'ai moi même organisé alors avec quatre professeurs un atelier de méthode de travail et de gestion de temps pour les retardataires. Taux de réussite 95%. J'en fus médusé.
J'ai alors acquis la conviction qu'il n'y a pas de remédiation possible en dehors d'une forme de coaching. AVEMPACE fait le même constat et il ne fait aucun doute que cette asbl va cartonner, surtout avec le coup de pouce de cet article de la Libre.
Rappelons quand même que l'ULB organise depuis des années avec succès un tutorat dans les écoles secondaires avec un pool d'étudiants qui viennent au secours de leurs camarades du secondaire en détresse dans l'une ou l'autre matière. Rappelons aussi que le professeur Louis Vande Velde dont plus personne ne parle préconisait la directivité transparente. Il exigeait que l'enseignant précise exactement ce qu'il attendait de ses élèves: restitution littérale ou regard critique; résolution de problème ou recherche d'information, analyse ou synthèse. Il partait de l'idée que chaque aptitude, chaque compétence comme on dit désormais est susceptible d'être entraînée systématiquement.  C'est une évidence mais combien d'enseignants le comprennent et surtout le mettent en pratique. A propos de "comprendre", n'est-ce pas l'aptitude la plus difficile à acquérir et à inculquer.
L'école ne devrait au fond n'être rien d'autre qu'une machine ou plus exactement une méthode à nous aider à comprendre.
Il me semble que c'est assez rarement le cas.
MG

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