mardi 27 février 2018

Le PS, le meilleur ami du petit patron


Pierre HavauxJournaliste
Du Le Vif/L'Express du 22/02/18
Un "vrai parti des indépendants" est né. Il n'est pas tout neuf puisqu'il s'agit du PS. 


   © Belgaimage 

Qui croit dur comme fer à sa tardive vocation. Nul doute que le petit patron bruxellois et wallon saura se souvenir de la méchante façon dont la suédoise, son partenaire MR compris, l'a traité dans sa réforme de l'impôt des sociétés. L'Union des classes moyennes en a conçu un vif chagrin de s'être sentie snobée.
A la Chambre, son président Pierre-Frédéric Nyst (photo) a eu cette petite phrase qui a tinté aux oreilles socialistes : " A Bruxelles et en en Wallonie, les indépendants et les dirigeants d'entreprise ne sont pas seulement des acteurs économiques, mais aussi des électeurs... " Message reçu cinq sur cinq au PS : haro sur les vilains libéraux qui " causent du mal aux indépendants. " A quand le MR, le " vrai parti des prolétaires " ? 



COMMENT LES CLASSES FAVORISÉES ONT ROMPU AVEC LE RESTE DU PAYS 

Dans une note de la Fondation Jean-Jaurès, le politologue Jérôme Fourquet montre comment le modèle républicain s’est insidieusement érodé.
LE MONDE

Les riches ont-ils cessé de « faire nation » ? Se sont-ils progressivement coupés du reste de la population au point de se vivre en dehors de la communauté nationale, comme exemptés de leurs responsabilités sociales ? Cette thèse, un brin provocatrice, est défendue par le politologue Jérôme Fourquet dans une note de la Fondation Jean-Jaurès à paraître mercredi 21 février, intitulée « 1985-2017 : quand les classes favorisées ont fait sécession », et à laquelle Le Monde a eu accès.
Si la conclusion de l’étude est discutable, faute de preuves suffisamment tangibles, le cheminement qui y conduit agrège des éléments tout à fait indéniables. Depuis le milieu de la décennie 1980, alors même qu’un président socialiste venait de s’installer à l’Elysée, « un processus protéiforme s’est mis en place, creusant un fossé de plus en plus béant entre la partie supérieure de la société et le reste de la population », écrit l’auteur.
S’appuyant sur les travaux de nombreux chercheurs tels Eric Maurin et Christophe Guilluy, Jérôme Fourquet insiste sur ce paradoxe propre à la France : alors que le pays est champion européen de la dépense publique, affiche un niveau de prélèvements obligatoires parmi les plus hauts du monde, limite plus qu’ailleurs les inégalités de revenus, le recul de la mixité sociale ronge le modèle républicain.
« Coups de tonnerre »
En trente ans, les citoyens les plus aisés sont parvenus à se construire un confortable entre-soi, loin du vulgum pecus dont ils ne savent plus rien du mode de vie, du raisonnement ou des aspirations. D’où le creusement du fossé entre ce qu’on a appelé « la France d’en haut » et celle « d’en bas », les « coups de tonnerre » qui ont éclaté le 21 avril 2002 lorsque Lionel Jospin s’est retrouvé devancé par Jean-Marie Le Pen à l’issue du premier tour de la présidentielle ou lorsque le non a triomphé lors du référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005, alors même... 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
INÉGALITÉS ET PRIVILÈGES AURONT ILS RAISON DE LA DÉMOCRATIE?

"En trente ans, les citoyens les plus aisés sont parvenus à se construire un confortable entre-soi, loin du vulgum pecus dont ils ne savent plus rien du mode de vie, du raisonnement ou des aspirations"
Paul De Grauwe, notre meilleur économiste belge confirme et commente commente:
"Il semble bien que nos démocraties occidentales soient en train de perdre leur aura de légitimité. Faute de cette légitimité elles ne survivront pas. N'oublions pas que le système démocratique tel que nous le pratiquons compte à peine un siècle."
"Le plus inquiétant désormais, c'est que divers régimes autoritaires ont désormais le vent en poupe. En Chine, mais aussi en Russie, en Turquie, même au States ils bénéficient d'une vraie légitimité. Les Chinois ont confiance en leur système autoritaire  parce qu'ils estiment qu'il leur apporte la prospérité matérielle."
En Europe et aux Etats Unis, la légitimité démocratique est menacée parce que les régimes politiques ne parviennent plus à produire de la richesse pour la majorité de la population. C'est dire que "le peuple" a tendance à bouder la démocratie. Tous ceux qui sont amenés à trouver les systèmes démocratiques injustes ont tendance à les rejeter au profit de visions plus dictatoriales.
C'est dire combien les systèmes démocratiques sont fragiles.
Certes la séparation de pouvoirs, la liberté de la presse, l'organisation régulière d'élections sont des démarches épatantes.
Mais elles ont de plus en plus de mal à résister aux temps nouveaux. Surtout , le régime démocratique ne parvient plus à faire profiter chacun de la prospérité générale.
"Liefde is een werkwoord. Zo ook democratie. Er moet aan gewerkt worden."
L'analyse de Paul de Grauwe est absolument irréfutable. Démocratie et économie sociale de marché (comme disent les Allemands) sont les deux faces de la même médaille. On l'a vu après la première guerre mondiale, quand la pauvreté, l'inflation et le chômage se sont abattus sur l'Allemagne, la république démocratique de Weimar s'est écroulée c'est le nazisme qui a triomphé. Il n'a pas tardé à rendre aux Allemands déçus et en colère la fierté, la confiance et la détermination. Ils ont reçu en supplément la guerre et l'anéantissement de leur pays et de leur société.
Après guerre, le système démocratique et un capitalisme régulé ont rendu la démocratie très populaire en Europe car apparemment très efficace à restaurer la prospérité. 
Sommes-nous arrivés à la fin de ce cycle? Il semble bien que oui. Les inégalités sont de plus abyssales et de plus en plus mal ressenties quand  la précarité et le chômage se développent dangereusement.
De plus en plus la démocratie est décriée, chez nous mais aussi et surtout en Europe de l'Est, en Pologne, en Hongrie et même en Autriche.  Gare à la montée des périls.
MG


BROZE DEMOCRATIEËN
De Morgen
Paul De Grauwe is professor aan de London School of Economics. Zijn column verschijnt wekelijks. 

Westerse democratieën staan onder druk. De VS en het VK waren ooit bakens van democratie. Twee landen naar wie een groot deel van de wereld opkeek. Ze waren voor vele mensen rolmodellen van hoe moderne democratieën moesten functioneren. Niet meer.
In de VS hebben tientallen miljoenen mensen gestemd voor een vulgaire, haatdragende en zelfvoldane man die zijn hele carrière gebouwd heeft op leugen en bedrog. Die nu alles in het werk stelt om de funderingen van de rechtsstaat uit te hollen en om de belangen van de plutocraten te versterken. In het VK hebben tientallen miljoenen (vooral oudere) mensen de rug gekeerd naar een
open maatschappij en trekken zich terug in de nostalgie van het grote Britse Imperium, toen de Britse elite de wetten stelde voor een 
GROOT DEEL VAN DE WERELD.
Het lijkt erop dat westerse democratieën hun politieke legitimiteit aan het verliezen zijn. Zonder legitimiteit zullen ze verdwijnen. Laten
we niet vergeten dat de democratie zoals we die vandaag kennen slechts een goede eeuw oud is. Het algemeen stemrecht, inclusief
het stemrecht voor vrouwen, bestaat slechts 100 jaar in de meeste westerse landen. In België slechts 70 jaar. Gedurende millennia
heeft de menselijke beschaving dictaturen en autoritaire regimes gekend. Het is dus best mogelijk dat dergelijke regimes opnieuw de
norm worden als democratieën hun legitimiteit verliezen.
Politieke wetenschappers maken een onderscheid tussen 'input-legitimiteit' en 'output-legitimiteit'. Het eerste heeft betrekking op de
procedures om tot politieke beslissingen te komen. De procedures die gevolgd worden, moeten democratisch zijn om legitiem te zijn.
Er moeten regelmatige verkiezingen zijn; er moet een scheiding van de machten zijn; een vrije pers enzovoort. Dan pas is een regime
legitiem.
Output-legitimiteit heeft te maken met de resultaten van de politieke beslissingen. Een politiek systeem is legitiem als de mensen
ervaren dat hun welvaart erop vooruitgaat dankzij het systeem. De procedure die gevolgd wordt, speelt hier geen rol om het systeem
als legitiem te ervaren.
Het meest verontrustende vandaag is dat een aantal autoritaire regimes vandaag, en ik denk dan vooral aan China, een grote politieke
legitimiteit vertonen. Het lijdt weinig twijfel dat de grote meerderheid van de Chinezen vertrouwen hebben in hun politiek systeem omdat de perceptie heerst dat dit systeem verantwoordelijk is voor de fenomenale toename van de materiële welvaart van China. Dat beslissingen op autoritaire wijze worden genomen deert de meeste Chinezen niet.
Het contrast met vele Europese landen en de VS is groot. De politieke legitimiteit in die landen is laag gezakt omdat de politieke
regimes er niet in slagen welvaart te creëren voor het grootste deel van de bevolking. Het is niet toevallig dat in de VS en het VK de
politieke legitimiteit zo sterk is aangetast. Het zijn ook de twee landen waar grote delen van de bevolking gedurende decennia niet
hebben geprofiteerd van de economische groei. Deze laatste is vooral gegaan naar diegenen die het al goed hadden.

UNFAIR SYSTEEM VERWERPEN
Telkens zien we dat, wanneer landen er niet in slagen de welvaart van grote delen van de bevolking te behartigen, die bevolking het
systeem verwerpt. Of de politieke beslissingen al dan niet gebeurd zijn door een democratische procedure te volgen doet er dan niet
toe. Mensen die het systeem unfair vinden zullen het verwerpen zelfs als de democratische procedures angstvallig zijn gevolgd.
Democratische regimes zijn dus broos. Scheiding der machten, persvrijheid, regelmatige verkiezingen zijn fantastische uitvindingen
maar kunnen de tand des tijds niet doorstaan als ze er niet in slagen iedereen te doen profiteren van de welvaart. En daar slagen ze
vandaag in vele westerse landen niet in.
Liefde is een werkwoord. Zo ook democratie. Er moet aan gewerkt worden. Niet zozeer aan de beslissingsprocedures. Wel aan een
beleid (belastingbeleid, sociaal beleid) dat erin slaagt iedereen te doen genieten van de vruchten van de economische groei.
PAUL DE GRAUWE










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