dimanche 11 février 2018

Les enfants de Sven Mary également menacés de mort


Le Vif
Le lendemain de son vif plaidoyer au cours duquel il a plaidé l'irrecevabilité des poursuites pour le terroriste Salah Abdeslam, Sven Mary, qui s'est également attiré les foudres sur les réseaux sociaux, a reçu une quarantaine de courriels menaçants et haineux. 

© Belga Image 

Ses enfants ont également été menacés, rapportent samedi Het Nieuwsblad, Het Belang van Limburg, Gazet van Antwerpen et De Standaard. L'avocat n'a pas encore introduit de plainte auprès de la police mais ne rejette pas la possibilité de le faire.
Cible de mails haineux ces dernières années, Sven Mary, bien qu'il ait appris à composer avec cette situation, estime cependant que "certains sont maintenant passés à la vitesse supérieure".
"'Vos enfants devraient eux-mêmes exploser'. Quand je lis des choses comme cela, ça m'insupporte. J'ai écrit à ces personnes (...) de venir tenir leur discours 'surexcité' en face à face. (...). Je leur répondrai à ma manière. Aucun de ces pauvres gars n'a encore répliqué", souligne Sven Mary. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TOUT CECI EST FORT COMPLIQUÉ 

"Compliqué", tout est regardé désormais comme compliqué, les journalistes n'ont plus que cet adjectif à la bouche.
Sans doute Sven Mary a-t-il la passion du métier d'avocat chevillée au corps. Sans doute ce ténor du barreau estime-t-il que tout prévenu, si indéfendable soit-il, a le droit d'être défendu. Sans doute est-il persuadé qu'il a le devoir moral de le défendre. Mais quand il demande la libération du terroriste en raison d'un vice de procédure résultant d'une confusion de l'emploi des langues il pousse le bouchon très loin. On dira que c'est de bonne guerre mais est-ce de bonne justice?  La vindicte populaire et populiste qui n'entend rien à toutes ces subtilités de procédure se déchaîne contre l'avocat, le menace lui et ses enfants.
Ce n'est pas joli, joli, concédons le mais c'est exactement dans l'esprit d'une  démocratie en crise plus obsédée par l'émotion que par la raison. La vindicte populaire ne serait pas opposée à ce que l'on impose le supplice de la roue au condamné (il ne l'est pas encore) et que l'exécution ait lieu sur la place publique.
Les mauvaises langues -elles sont nombreuses- diront que l'avocat recherche avant tout un effet de publicité personnelle. Il est vrai que chacun désormais connaît son nom et reconnaît son visage et sa dégaine entre mille. Ce qui est certain, c'est que tout ce cinéma télévisé permet au prévenu de transformer son procès en tribunal médiatique.
Le moins qu'on puisse dire c'est que la juge y fait très pauvre figure et cela c'est très mauvais pour l'image de la justice.
Le palais de justice de Bruxelles est en ruine. On ne pouvait choisir meilleur décor pour y instruire le procès de deux monstres sans foi ni loi.
MG 

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