lundi 19 février 2018

"La N-VA n'est pas apte à gouverner Bruxelles", estime Guy Vanhengel

La Libre

"La N-VA n'est pas apte à gouverner Bruxelles, car elle n'en veut pas, de Bruxelles comme Région", déclare samedi dans les pages de l'Echo le ministre bruxellois des Finances et patron de l'Open Vld dans la capitale, Guy Vanhengel. Ce dernier répond à Didier Reynders, président de la Régionale bruxelloise du MR, qui s'est dit prêt, il y a une dizaine de jours, à travailler avec la N-VA à Bruxelles. Vincent De Wolf, chef de groupe MR au parlement bruxellois, nuance quant à lui dans Le Soir la position de son parti. "Je ne vais pas vous dire que nous n'allons pas pouvoir gouverner avec la N-VA quand on voit ce que nous faisons au gouvernement fédéral", avait notamment commenté M. Reynders. "On a réussi à mettre l'institutionnel de côté et à travailler la N-VA sur le socio-économique", avait-il ajouté.
"Le discours et l'attitude de la N-VA se rapprochent de plus en plus du Vlaams Belang, on le voit avec les communications de ses deux figures de proue, Francken et Jambon. (...) Cela devient de plus en plus compliqué à soutenir pour un libéral", pointe Guy Vanhengel. "Pour ceux qui ne veulent pas de ce type de discours et veulent éviter que l'institution bruxelloise soit utilisée pour nous rapprocher de la fin du pays, il y a une alternative: c'est nous, les libéraux sociaux."
Selon le ministre bruxellois des Finances, "la N-VA n'est pas apte à gouverner Bruxelles, car elle n'en veut pas, de Bruxelles comme Région". "C'est d'une approche métropolitaine dont on a besoin pour résoudre nos problèmes. Mais de cela, ils ne veulent pas." Pour Guy Vanhengel, Didier Reynders essaie "de gagner sur tous les tableaux. Ca ne va pas. (...) Il a essayé de rafler nos voix, maintenant il essaye de rafler des voix à la N-VA. Ce faisant, il se fait des ennemis".
De son côté, Vincent De Wolf, bourgmestre d'Etterbeek, estime que "la démonstration a été faite qu'ils (la N-VA ndlr.) ont été capables - ils l'ont fait au fédéral - de mettre l'institutionnel et le communautaire de côté". "Si cela est possible à Bruxelles, alors oui, c'est un parti démocratique, il n'y a pas de raison qu'on ne discute pas avec eux", plaide-t-il dans Le Soir. Si les nationalistes flamands peuvent donc mettre le communautaire au frigo, "cela vaut la peine d'essayer de faire quelque chose avec eux". "Par contre, si on en reste à ce que j'avais lu à l'époque au niveau du communautaire et de l'institutionnel, je pense qu'il est difficile de gouverner ensemble à Bruxelles", nuance le chef de groupe MR au parlement bruxellois.
Belga


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DU RIFIFI CHEZ LES LIBÉRAUX BRUXELLOIS?

La réaction de Guy Vanhengel est intéressante à plus d'un titre. D'abord parce qu'elle révèle une tension entre VLD et MR bruxellois laquelle fait écho à un désaccord apparent- un de plus- entre Reynders et Vincent De Wolf, les deux hommes forts du MR à Bruxelles au sujet des intentions de la N-VA. En effet De Wolf met des conditions à un rapprochement MR-NVA que ne semblent pas imposer Reynders: "mettre le communautaire au frigo".
"Une des mesures urgentes" écrit un forumeur  "à faire pour garder la classe moyenne à Bruxelles est de réduire les dépenses ( éliminer toutes ces ASBL ? parasites entre autres) et diminuer le revenu cadastral qui est plus du double des communes flamandes voisines. Ce n'est pas les mesurettes temporaires de Van Hengel pour compenser cela. Vous parlez des avantages pour acquérir un logement mais ces avantages on les perd très vite au cours du temps avec le revenu cadastral'."
Surtout Guy Vanhengel confirme l'horreur que l'idée de construire une communauté urbaine métropolitaine bruxelloise (qui s'étendrait sur toute la province de Brabant) inspire la N-VA.
Pourtant, c'est ce qui a contribué au superbe développement de villes telles que Lille, Turin ou Barcelone.
C'est clair, elle n'en veut à aucun prix, or c'est vital pour l'avenir de Bruxelles. C'est dire aussi qu'elle souhaite le déclin de Bruxelles, lequel s'observe au quotidien depuis quelques années.
Ces messieurs auraient-ils pris conscience du problème majeur qui défigure Bruxelles et la rend invivable: le trafic automobile mal, voire non régulé et une politique urbanistique à 19 vitesses. Tout cela rend Bruxelles carrément invivable et donne à la capitale du Royaume, des Flandres et de l'Europe de plus en plus des allures da métropole  de république soviétique des années cinquante. Il se dit que les députés européens envisagent de demander que le Parlement siège désormais à Strasbourg. Si par l'impéritie de son gouvernement,  Bruxelles devait perdre l'Europe elle ne tarderait pas régresser dangereusement dans l'âpre concurrence à laquelle se livrent les grands villes d'Europe.
Comment voter en 2019 pour mettre fin aux égarements du gouvernement Vervoort? Il est clair que l'avancée de Défi est une partie de la réponse. Reste à savoir si une alliance entre Maingain (Défi) et Reynders (MR) n'est pas complètement utopique.
Tout laisse à penser qu'une reconduction de la coalition PS-Defi demeure le pronostic le plus vraissemblable.  


AU CENTRE DES DÉBATS, LA N-VA RÉPOND: «LES BRUXELLOIS SONT FATIGUÉS DE L’AMATEURISME»
LE SOIR

Le député Johan Van den Driessche répond aux critiques de Guy Vanhengel.
Les Bruxellois sont fatigués du manque de décision et de l’amateurisme avec lesquels l'Open VLD coopère  », s’est exprimé ce samedi le député N-VA Johan Van den Driessche. Il répond aux critiques de Guy Vanhengel, le président de l’Open VLD, qui déclarait dans l’Echo que «  la N-VA n’est pas apte à gouverner Bruxelles  ».
«  La N-VA veut travailler pour faire de Bruxelles une ville prospère  », a rajouté Johan Van den Driessche dans un communiqué.
Ces déclarations font suite aux propos de Didier Reynders, qui se disait prêt la semaine dernière à collaborer avec la N-VA à Bruxelles.

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