jeudi 8 février 2018

Un élève agresse sauvagement son professeur à Laeken, la scène est filmée

La Libre Belgique


Un élève de l'Athénée Royal Rive gauche a roué de coups son professeur en plein cours.
Le nez cassé, une fracture de l'arcade sourcillière et une incapacité de travail pour une durée indéterminée : un professeur de l'Athenée Royal Rive gauche, située rue Marie-Christine à Laeken, a été la victime d'un de ses élèves en plein cours ce lundi. La scène s'est déroulée dans une classe de troisième professionnelle. Le professeur, qui travaille dans la section "équipement en bâtiment", "a demandé à l'élève de s'asseoir car il traînait dans la classe" explique un employé de l'Athénée à Sud Presse, sous couvert de l'anonymat.
C'est à ce moment-là que l'élève a commencé à rouer de coups son professeur. Une agression qui a été filmée par un de ses camarades de classe puis déposée sur Youtube avec le commentaire suivant : "le prof a bien ramasser !! loool !! keski y a ? prof ou bien provi oula meme prefet ! ces ca maintenan le tarif ! des tartes et des paiche !". Plus tard, la vidéo a été retirée de la plateforme.
Le professeur, de son côté, n'a pas encore fait son retour au sein de cette école connue pour être "difficile". Une plainte, transmise au parquet, a été déposée à la police.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PENURIE DE PROFS? WHY?

Un article repris récemment par DiverCity se demandait pourquoi on avait tant de mal à engager des enseignants pour nos écoles. La réponse est donnée partiellement par cet article.
L'élève agresseur sera sans doute renvoyé de l'école pour être inscrit de force ailleurs. Peut-être fera-t-il de la prison auquel cas il sera confronté à des caïds d'un calibre supérieur au sien qui se chargeront de le radicaliser.  Le prof agressé quittera vraisemblablement l'enseignement pour de bon et l'établissement aura tout le mal du monde pour trouver un remplacent après cet article largement diffusé dans la presse. Je noircis le tableau? Pas sûr. Ce n'est pas Marie-Martine Schyns qui prendra sa place. Elle a les titres requis, pourtant. J'ai vraiment aimé enseigner dans un athénée communal schaerbeekois fréquenté par des élèves de toutes catégories sociales magnifiquement préparés par des instituteurs motivés et engagés, de vrais militants de la pédagogie. Tout baignait dans une atmosphère de discipline "librement consentie" sous la houlette d'un préfet paternaliste et inspiré. Si j'étais invité à prendre la place du professeur victime de ce passage à tabac, je refuserais poliment cette désignation et envisagerais un autre métier, le journalisme par exemple. Et on s'étonnera encore  que l'enseignement officiel ne fait plus recette.
MG

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