samedi 31 mars 2018

Lutter contre le terrorisme


Par Alain Duhamel  Libération

Au-delà de l’hommage rendu aux victimes, Emmanuel Macron doit traiter la question des rapports entre laïcité, communautarisme et unité nationale.
C’est un sujet sur lequel on aimerait bien entendre enfin Emmanuel Macron nous exposer en détail sa doctrine : comment, à l’épreuve des attentats, concilier unité nationale, laïcité et communautarisme ? Dans les circonstances actuelles - drame de Trèbes, assassinat antisémite, lutte contre Daech -, le thème s’impose, et c’est au Président de donner le ton et de fixer la ligne. Ses trois prédécesseurs s’y sont essayés sur des registres différents et avec des réponses incomplètes. On n’a pas oublié la commission Bernard Stasi sur la laïcité, mise en place par Jacques Chirac, le débat sur l’identité française lancé par Nicolas Sarkozy ou les discours solennels, d’ailleurs, de belle tenue, de François Hollande et de Manuel Valls face aux terribles attentats auxquels ils ont dû faire face.
Aucun n’a cependant formulé une réponse globale, encore moins une doctrine. Chacun a interprété, avec dignité, la musique de l’unité nationale lors des drames qui sont survenus sous leurs mandats. Emmanuel Macron l’a fort bien fait lui aussi. Personne n’a cependant voulu aller au fond de la question. Et pourtant, celle-ci se pose comme jamais. Elle se pose parce que l’on constate que désormais la polémique enfle, que le climat se dégrade et que la démagogie prend des proportions herculéennes. C’est le réflexe d’unité nationale qui se fissure. Pour la première fois, l’opposition ne se contente pas d’ouvrir les dossiers et de contester les moyens employés contre le terrorisme, comme c’est son droit absolu, elle s’en prend directement au président de la République, accusé de «naïveté coupable» et même «d’absence d’action».
Laurent Wauquiez, qui s’extrémise de plus en plus et renchérit sur Marine Le Pen, proclame qu’Emmanuel Macron «ne combat pas le terrorisme qui ronge notre pays, ne lutte pas contre le communautarisme avec la fermeté qui s’impose». Nous y sommes. Le président de LR met en accusation le chef de l’Etat et conteste sa volonté de lutter contre terrorisme et communautarisme, naturellement amalgamés dans son esprit. Fin de l’union nationale. On dira qu’il s’agit là de manœuvres politiciennes, de postures caricaturales, de cynisme ordinaire du tandem Wauquiez - Le Pen. Erreur, car c’est la cohésion nécessaire face au terrorisme qui se défait, et c’est Daech qui atteint très exactement son objectif, fracturer les communautés démocratiques.
D’où la nécessité pour Emmanuel Macron, au-delà de l’hommage solennel aux victimes, au-delà de la célébration légitime des vertus républicaines, au-delà du renforcement des moyens (sa loi antiterroriste d’octobre dernier était au bas mot la quatorzième du genre, chacune d’entre elle élargissant les pouvoirs judiciaires et les moyens d’action policière), d’où la nécessité de traiter la question des rapports entre laïcité, communautarisme et unité nationale dans notre pays.
La laïcité est réglée par la loi de 1905 (maintes fois amendée) qui respecte les religions mais elle les confinent dans l’espace privé. Elle est aujourd’hui dépassée pour deux motifs : le développement spectaculaire des moyens d’expression (réseaux sociaux, Internet, information continue) rend largement caduque la distinction entre espace public et espace privé. Quant à l’islam, deuxième religion de France, il n’existait pas dans le pays au moment où fut adoptée la loi de 1905 dans le tumulte et l’invective.
En France, l’islam est une religion sans statut et de surcroît, en France comme ailleurs, et particulièrement dans sa version sunnite, ici dominante, une religion sans Eglise institutionnelle. L’islam en France est un objet politique, culturel, religieux non identifié, largement abandonné à lui-même. Il subit de fortes influences étrangères (d’Algérie, du Maroc, de Turquie, d’Arabie Saoudite), il est doté de faibles institutions représentatives sans prestige et sans autorité. Il est à construire et à inventer. Il n’y a pas, en France, de règle du jeu pour l’islam, contrairement à la situation du catholicisme, du protestantisme, du judaïsme, du bouddhisme ou des orthodoxes.
Cette situation absurde, paradoxale, est surtout dangereuse. Tant que les musulmans français n’auront pas des mosquées dignes de leur religion mais financées en France, des imams réellement formés et intégrés dans la société française, tant que l’islam restera une zone grise, la place sera largement ouverte pour le salafisme dans sa version guerrière, non quiétiste, pour les Frères musulmans, bref pour les versions anti-occidentales, anti-démocratiques, anti-françaises de l’islam.
On ne peut pas mener la lutte contre le terrorisme par tous les moyens légaux et matériels et laisser simultanément l’islam comme en suspension sur le territoire français, sans statut, sans structures, sans règles et sans perspectives publiques. Il n’y aura pas de lutte efficace contre le terrorisme sans que la question de la laïcité et du communautarisme reçoive une réponse.
Alain Duhamel


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"LE CORAN CONTRE L'INTÉGRISME" (Ali Daddy)

"Il n’y aura pas de lutte efficace contre le terrorisme sans que la question de la laïcité et du communautarisme reçoive une réponse."
Qu'on se le dise et pas qu'en France mais aussi en Belgique et partout en Europe.
Selon un sondage publié par le Figaro, les Français interrogés veulent plus de fermeté mais ils estiment toutefois que la droite ne ferait pas mieux qu'Emmanuel Macron. "83% des Français seraient favorables au renvoi des «fichés s» étrangers"
Il est clair que Laurent Wauquiez, le nouveau leader des Républicains,  s'efforce, à partir de telles constatations,  de rallier l'électorat du FN un peu comme De Wever tente-avec succès- de siphonner l'électorat Vlaams Belang. Sa stratégie est limpide. Il est conscient que   61 % des 1009 Français interrogés sont favorables au vote de nouvelles mesures d'exception pour leur sécurité, quitte à limiter leurs propres libertés. Un constat partagé jusque dans les rangs de la gauche par un sympathisant sur deux.
88 % des Français seraient même favorables à la proposition de Manuel Valls d'interdire le salafisme en France, une mesure perçue cependant comme difficile, voire impossible à appliquer. Mais tout cela est purement conjoncturel et tactique.
      Dans sa "lettre d'exil, la barbarie et nous" la sarkhoziste Jeannette Bougrab, fille de harki, née en 1973 à Châteauroux s'attaque au fond du problème et elle rend, elle aussi, le salafisme responsable de cette déviance dangereuse. Bougrab« mesure la chance d’être de [sa] génération, celle d'avoir fait des études à une époque où il était encore possible de devenir docteur en droit public en ayant des parents qui ne savaient ni lire ni écrire. Aussi, l’école laïque française, "qui n’a pas su se réformer", n’échappe pas désormais à l’obscurantisme, terreau de l’intégrisme : "Jadis sanctuaire qui permettait l’intégration des enfants d’horizons lointains, elle cristallise aujourd’hui tous les travers du communautarisme."
Et l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy de désigner l’ennemi, celui qui finance, avec son pétrole, l’islamisme en France, via les écoles coraniques et les mosquées salafistes, l’Arabie saoudite, où l’idéologie terroriste puise sa doctrine criminelle dans les principes du wahhabisme.
"S’il n’y avait pas eu l’or noir, la question du wahhabisme n’aurait été qu’une affaire anecdotique aux marges du monde islamique. Il aurait été confiné à quelques contrées désertiques. Il n’aurait pas étendu son ombre politico-religieuse à la quasi-totalité de l’espace musulman.
"En Arabie saoudite, « les droits les plus fondamentaux sont inexistants ». Le wahhabisme en est la cause et prolifère dans des « territoires meurtris par des guerres civiles à répétition, qui exposent les populations à l’exode et à la mort ».
"L’islamisme radical veut imposer au monde sa loi prétendument divine, exclusive par principe de toute autre :  sa propagande joue tour à tour sur la corde romantique – l’islam « fiévreux et fervent » – pour ensorceler les plus faibles et sur la corde culpabilisante – le procès en islamophobie – pour désarmer les plus forts."
"Aujourd’hui, après les attentats de Paris, de Bruxelles et de Berlin, les gouvernements osent enfin utiliser le terme qui jusqu’à présent leur brûlait les lèvres : « guerre ». Ils commencent seulement à prendre la mesure d’un conflit mondial mené par les sectateurs de l’islam contre l’Occident, cette civilisation de mécréants et d’hérétiques."
"Heureusement qu’il existe des intellectuels continuant de vivre dans leur pays, et qui ont le courage de dénoncer tout haut une réalité que nous, Occidentaux, refusons de condamner même tout bas : au prix de leur vie, de nouveaux hérétiques se battent contre des Inquisitions renouvelées. Ils sont courageux, voire téméraires, et incarnent l’esprit de résistance."
Jeannette Bougrab a choisi de nommer les responsables : « djihadisme, salafisme, wahhabisme, islam radical, Daech, Arabie saoudite, Qatar, … »
Elle se désole de surcroît de la mollesse d'une « laïcité moribonde » face à un « fondamentalisme galopant ». « Osons les mots. Ouvrons les yeux ! L'islam radical poursuit un but politique ".
Surtout, elle s'indigne  quand l'Institut Montaigne révèle que  29 % des musulmans de France jugent la charia plus importante que la loi républicaine ?
"Aucune forme de tolérance n'est justifiable à l'égard de ceux qui nient nos valeurs ? " « C'est contre un ennemi qui divinise la mort que nous luttons. Nous ne le vaincrons qu'en réapprenant à mourir pour une plus haute idée de la vie, avec la ferme volonté d'être prêts à tout donner pour elle. »
De fait, Alain Duhamel a mis le doigt sur l'essentiel: "Il n’y aura pas de lutte efficace contre le terrorisme sans que la question de la laïcité et du communautarisme reçoive une réponse."
Mais cela n'est pas seulement vrai pour la France, c'est une évidence pour l'Europe tout entière, de l'Atlantique à L'Oural.
De toute évidence, la version wahabiste du salafisme ne cesse de progresser partout, y compris en Belgique. Constatons toutefois que le gouvernement belge a été bien inspiré de mettre enfin un terme à la convention de coopération étroite et de financement par l'Arabie saoudite du centre islamique de la mosquée  du Cinquantenaire.
Qu'il soit clair dans l'esprit de tous que le salafisme, le wahabisme ne sont jamais  que des interprétations du Coran et qu'il en existe d'autres.  Puisse chaque musulman, tenté par l'interprétation littérale du Coran, faire sienne la formule paulienne : "La lettre tue, et l'esprit donne vie" (2ème épître aux Corinthiens, III, 6) ! Face aux massacres violents auxquels nous assistons, le silence est coupable.
Il est devenu indispensable et surtout urgent de  mener une réflexion en profondeur sur les causes mêmes de la difficulté de nombreux jeunes issus des immigrations à s'intégrer harmonieusement dans la société qui les accueille.
Sans doute est-ce de l'échec et du décrochage scolaire de trop nombreux jeunes que naît leur sentiment d'exclusion lequel entraîne une forme d'exclusion sociale créant de la sorte  un terreau favorable d'une part à un rejet de notre système social et d'autre part un terrain de chasse  idéal pour les  extrémistes religieux désireux de les endoctriner dans une dynamique de radicalisation dangereuse, voire d'incitation au djihadisme. Leurs méthodes qui passent par un recrutement en rue mais surtout sur internet sont d'une redoutable efficacité. Toujours elles ont un fondement religieux de caractère plus islamiste que musulman certes mais toujours fondé sur une interprétation en l'occurrence fondamentaliste du texte fondateur.
Comment les ramener, ces dénégateurs, ces égarés sur le chemin de rectitude, voilà la vraie question qui se pose à nous.
Nous ne saurions assurément faire l'économie d'une analyse des causes de l'échec de notre enseignement en matière de transmission de notre projet éducatif européen/belge/francophone
C'est, en tout état de cause  le" bouillon de culture communautariste" qui génère les facteurs de radicalisation,  il semble dès lors indispensable non seulement de réfléchir aux causes profondes de l'exclusion sociale qui génère cette radicalisation mais surtout de tenter de guérir le mal par le bien. Qu'est ce à dire?
   Surtout bien évidemment  promouvoir à l'école et en dehors de l'école  l’esprit critique comme outil principal  de déradicalisation et de prévention. Dans l’esprit du grand public, "raison", "esprit critique" et "islam" ne font pas bon ménage, ils seraient même carrément antinomiques. Certes, cette observation peut s’appliquer aux croyants fondamentalistes et ils sont nombreux à faire une lecture littéraliste, aveugle du Coran. Poussée à l’extrême une telle lecture peut aboutir à une approche carrément intégriste du texte fondateur notamment dans les cas de radicalisation. Les radicaux ne font-ils pas une lecture de mauvaise foi à partir de versets isolés de leur contexte ?
Pourtant il est, répétons le une fois encore, au risque de lasser, une autre lecture possible et hautement souhaitable du Coran, une lecture de bonne foi. Une lecture structuraliste, c’est-à-dire inspirée par le grand islamologue français Jacques Berque et qui respecte l’architecture du texte en mettant en relation les versets les uns avec les autres et qui seule permet de saisir à la fois l’authenticité, l’originalité et la hardiesse du Coran, autrement dit sa nature propre qui est essentiellement éthique.
« Appréhende le Coran comme s’il t’était révélé à toi personnellement » dit un hadith célèbre. C’est-à-dire sans l’intermédiaire de quiconque, imam, recteur ou prédicateur auto proclamé qu’il soit lettré et/ou se prétende inspiré. Une lecture libre-exaministe du Coran comme celle que firent de la Bible les chrétiens réformés ou protestants, ceux qui protestaient notamment contre la lecture et le commentaire imposé des clercs catholiques.   
N'est ce pas cette approche critique et personnelle qu'il convient de prôner et de promouvoir non pas une lecture et une interprétation biaisée, haineuse, réductrice et dogmatique? C’est que, à bien le lire,  le Coran en appelle à la raison aussi bien qu’à l’esprit critique.
« Nous l'avons fait descendre en forme de Coran arabe escomptant que vous raisonniez » (XII, 2).
Cet esprit critique est, à l'évidence, l'arme la plus efficace contre la radicalisation. Lui seul en effet peut déconstruire les conditionnements installés par les prédicateurs autoproclamés qui opèrent dans l’ombre des arrières mosquées, en rue et surtout sur la toile.
Il s’agit bien en effet de déconstruire par l’esprit critique tout discours qui cherche à égarer et cela en se référant à des contre-arguments tirés du Coran lui-même : « Va dans la rectitude, ne suis pas leurs passions » (XLII, 15).
Expliquer le Coran rationnellement à des jeunes musulmans dans l’"errance" telle  devrait être la méthode préconisée pour  ramener sur le droit chemin, « le chemin de Rectitude » (I, 6), les éléments qui ont été égarés par des dénégateurs islamistes, ces « instigateurs sournois » (CXIV, 4), ces « maîtres d’illusion » (XXXV, 5). C’est précisément  ainsi  que le Coran nomme les "dénégateurs", c’est-à-dire de ceux qui pervertissent la parole coranique qui est en réalité une  guidance éthique, laquelle s'inspire largement des guidance (descentes) antérieures: la Thora et les évangiles..
« Il en est parmi eux un parti qui se tord la langue sur l'Ecriture, pour vous faire croire  que c'est l'Ecriture alors que ce n'en est pas.... » (III, 78).
Qui fut radicalisé par une lecture perverse et sectaire du Coran ne saurait être déradicalisé que par une lecture libératrice de ce même Coran.  Il s'agit d'un travail de reconstruction coranique après l'oeuvre de déconstruction des "mal agissants".
Mais un tel travail libérateur, une telle reconstruction éthique, ne saurait être effectué que par quelqu’un qui sait son Coran et surtout qui a compris son sens profond, c’est-à-dire sa démarche éthique et pacificatrice. Qui est capable de cela? Voilà la vraie question. Il est donc urgent et on en vient au deuxième point  de former dans nos universités des théologiens critiques capables d'expliquer et de commenter "l'éthique coranique" laquelle doit être appréhendée comme un "rappel" des guidances éthiques (juive et chrétienne) qui l'ont précédé.  La meilleure arme contre le radicalisme intégriste ne saurait être, selon Ali Daddy que le Coran lui-même, un texte appréhendé par une raison clairvoyante et critique capable de penser le texte fondateur en le questionnant sans relâche. Un Coran en accord avec les valeurs fondatrices de l’Europe : l’État de droit, les lumières et la laïcité. Telle est la méthode à préconiser pour ramener les "égarés" sur le "chemin de rectitude". Car « qui bien se guide ne saurait être égaré par qui s’est fourvoyé » (V, 105). Ce verset d'une puissance inouïe mérite d'être longuement médité par tout musulman et également par tout non musulman. Ali Daddy, Larbi Kechat ou Rachid Benzine disent la même chose. Mais certains trouvent ces esprits novateurs peu représentatifs. Pourtant, ils répondent clairement à la question fondamentale de feu Mohammed Arkoun, le grand islamisant de la Sorbonne. Allons-nous assister à l'islamisation de la modernité ou à la modernisation de l'islam? Tous les trois, et ils sont loins d'être les seuls plaident sans hésiter pour une modernisation de l'islam dans le respect des valeurs occidentales (droits de l'homme, égalité hommes femmes, séparation culte et politique, etc). 
La vocation du musulman est de lire ce Livre mais aussi et surtout de le comprendre afin d’en saisir la nature intrinsèquement éthique : une éthique universelle. Le nouveau ministre de l'intérieur allemand se trompe quand il affirme (et 77% des Allemands avec lui) que l'islam ne fait pas partie de la culture européenne.
Cette éthique, faut-il le rappeler est définie dans le Coran comme celle du Bel-Agir (ihsân)
« Bel-agir trouverait-il récompense autre que bel-agir ? » (LV, 60)
Autrement dit :Fais le bien bien pour le seul amour du bien!
Gandhi, qui lisait indifféremment la Bible, le Coran et la Bhagavadgita  affirmait : « L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit ».
La démarche coranique est, en tout état de cause, une démarche logique, rationnelle et critique.  Peu le reconnaissent et moins encore en tirent les conséquences.
Le récit de Joseph est une invitation qui va dans ce sens:
« Ce sont là des signes du Livre explicite
Nous l’avons fait descendre en forme de Coran arabe, escomptant que vous raisonniez. » (XII, 1-2)
Faire preuve de clairvoyance, de lucidité et de discernement comme corollaires à l’esprit critique, c’est justement ce qu’il faut mettre dans la tête de nos jeunes !
« Il en est parmi eux un parti qui se tord la langue sur l’Ecriture, pour vous faire croire que c’est de l’Ecriture alors que ce n’en est pas, et qui disent que cela vient de Dieu alors que cela ne vient pas de Lui ; ils profèrent sur Dieu le mensonge, et ils le savent… » (III, 78)
En vérité les jeunes égarés par une parole mensongère ignorent tout de cela  et c'est précisément  pour cela qu’il faut les aider  à faire travailler leurs «neurones» ! Le Coran bien compris est la meilleure arme contre l'intégrisme. Seul leur esprit critique leur fera distinguer  le vrai du faux et leur évitera de se jeter sur le premier « gourou» ou avocat du  «Daech» qui passe !
« Bel-agir trouverait-il récompense autre que bel-agir ? » (LV, 60)

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