samedi 28 avril 2018

Les zones 30 ne seront pas généralisées à Bruxelles

Le Soir 

Le parlement bruxellois a rejeté vendredi une proposition des Verts visant à limiter à 30 km/h la vitesse sur l’ensemble des voiries communales en Région bruxelloise. Une partie de la majorité bruxelloise (PS-DéFI-CDH ; Open VLD-SP.A-CD&V) s’est abstenue, se disant favorable à l’introduction progressive d’une telle mesure.
Selon les écologistes, la Région bruxelloise est la seule où le nombre d’accidents corporels et de blessures ne diminue pas structurellement. Une vitesse inadéquate en est une des principales raisons. Pour eux, alors que plusieurs communes bruxelloises mettent en place des zones 30, la Région rate le coche pour agir de manière uniforme.
La majorité favorable mais progressivement
Les partis de la majorité du Parlement bruxellois ont quant à eux fait savoir à l’issue du vote qu’ils voulaient avancer progressivement vers une généralisation de la zone 30 au niveau local à Bruxelles.
Ils reconnaissent qu’une diminution de la vitesse en ville participe à la promotion de la mobilité douce et à une amélioration de la qualité de l’air.
Ils font toutefois valoir que l’instauration d’une règle générale « zones 30 », à l’exception des grands axes, doit être davantage qu’un slogan décrété de façon théorique. Il importe de préparer ce genre de mesure notamment au niveau de la signalisation et des aménagements de voirie, mais également au niveau de la communication vis-à-vis du citoyen.
De plus, de telles mesures d’accompagnement doivent se conjuguer à des contrôles de vitesse, impliquant les communes. La concertation avec les pouvoirs locaux est donc indispensable.
Toujours d’après les groupes de la majorité, les chiffres démontrent que les zones 30 constitueront bientôt 75 % du réseau routier bruxellois, contre 55 % actuellement, ce qui témoigne d’une conscientisation présente à tous niveaux sur la nécessité de diminuer la vitesse dans les rues.
PS, DéFI, CDH, Open VLD, SP.A et CD&V ont dit soutenir le gouvernement régional dans « sa volonté d’aller plus loin, en concertation avec toutes les parties prenantes, dans le cadre du prochain Plan régional de Mobilité ».


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE  PROCHAIN PLAN RÉGIONAL DE MOBILITÉ? 

On aurait envie d'en rire s'il ne fallait pas aujourd'hui même se replonger dans la jungle du trafic bruxellois que ce soit en voiture, en bus ou à vélo.
Il y aurait donc un plan régional de mobilité? Et qui donc en serait-il l'auteur? Pascal Smet? Sans  doute. Il  n'y a que lui pour organiser un tel chaos au plus grand mépris de tous les usagers , y compris la corporation dure à cuire des chauffeurs de taxi. Un ami me téléphone de Montpellier pour me signaler qu'il déjeune en terrasse au centre ville au son des petits oiseaux. Comme Gand, Séville ou Bordeaux, Montpellier a choisi  de limiter l'accès des voitures au centre urbain. Il y aurait donc des municipalités capables  de gérer l'ingérable? Comment y parvenir avec 19 bourgmestres et autant de collèges échevinaux et une Région incapable de leur imposer quoi que ce soit. Le caprice d'Yvan Mayeur d'imposer, sans concertation,  un piétonnier "sauvage" au centre de Bruxelles aura contribué plus que l'ensemble des plans régionaux de mobilité  à instaurer le chaos et condamner la capitale à une quasi immobilité.  On m'objectera qu'on ne circule pas mieux dans la métropole anversoise où pourtant Bart De Wever est le seul à décider et pas qu'en matière de trafic. Les zones 30 généralisées à Bruxelles c'est une excellent slogan électoral. Mais est ce vraiment la solution?
MG



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