lundi 9 avril 2018

Richard Miller (MR) veut interdire le parti Islam


BELGA


Le député fédéral Richard Miller (MR) souhaite l'interdiction du parti Islam, a-t-il rappelé samedi à l'agence Belga en réaction à la diffusion du programme de la formation islamiste. Il affirme craindre une percée d'Islam lors du prochain scrutin communal, qui verra le parti se présenter dans 28 communes bruxelloises et wallonnes.
Redouane Ahrouch, l'un des cofondateurs d'Islam, a rappelé cette semaine que son parti prônait notamment l'établissement d'un Etat islamique en Belgique et l'instauration de la charia sur son territoire. Des propos que M. Miller qualifie d'"inacceptables".
"Ce projet va à l'encontre de nos libertés et droits fondamentaux inscrits dans la Constitution", estime M. Miller, qui soulève notamment les problèmes posés par ces propositions en termes d'égalité devant la Justice. Le député fédéral rappelle qu'il s'était prononcé dès 2012 pour l'interdiction de ce parti, qui, selon lui, fait de l'abus de droit pour promouvoir ses idées.
Le parlementaire libéral affirme craindre une percée du parti Islam lors des prochaines élections communales grâce à son "appel au religieux". Il n'exclut pas que d'autres formations "aux tendances communautaristes" soient tentées de former des majorités communales avec celui-ci.
Pour parer à cette éventualité, M. Miller a déjà introduit deux propositions de modification de la Constitution. L'une d'elles vise notamment l'inscription de la laïcité et de la neutralité de l'Etat.
Un groupe de travail parlementaire, auquel M. Miller participe, s'est déjà penché sur la question, mais ses travaux avaient été interrompus par les attentats de Bruxelles. "Nous devrions reprendre cette tâche, car nous avons là une occasion d'avancer", déclare M. Miller, qui estime que ses positions sont partagées au sein du MR. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L'ISLAM DE LA STIB? 

"Redouane Ahrouch, l'un des cofondateurs du parti Islam, a rappelé cette semaine que son parti prônait notamment l'établissement d'un Etat islamique en Belgique et l'instauration de la charia sur son territoire. Des propos que M. Miller qualifie à raison d'"inacceptables"."
Redouane Ahrouch veut remplacer la démocratie par la charia, il est normal que la démocratie riposte de la manière la plus sèche.
La position de Miller a le mérite d'être claire et sans  "accommodement" possible. Miller plaide pour la séparation entre religion et Etat selon le prescrit de la constitution. Le parti Islam n'a d'islam que le nom, il s'agit en réalité d'une formation islamiste de caractère salafiste. On aimerait que les socialistes s'expriment dans le même sens et aussi, et surtout les mandataires musulmans qui occupent une position de pouvoir au niveau législatif, exécutif et judiciaire.
Leur silence serait-il synonyme d'acquiescement complice?
Olivier Maingain lui aussi est partisan d'une interdiction pure et simple: "Il faut avoir le courage d'interdire un parti comme Islam qui a un projet théocratique contraire à la démocratie. Pour cela, il faut un fondement juridique. A cette fin, votons ma proposition d'inscrire la laïcité dans la Constitution. A la majorité de prendre enfin attitude."
L'un des cofondateurs du parti, Redouane Ahrouch par ailleurs chauffeur de bus à la STIB. est conseiller communal à Anderlecht
Il souhaite notamment séparer les hommes et les femmes dans les transports publics. "Durant les heures de pointe, certaines personnes, surtout d'origine étrangère, profitent du fait que les véhicules sont pleins à craquer pour se coller aux femmes. Ce ne sont pas seulement les femmes musulmanes qui se sentent ainsi humiliées. C'est pourquoi je plaide pour les hommes montent à l'avant et les femmes à l'arrière", a-t-il précisé.
Selon M. Ahrouch, un tiers de la population bruxelloise est musulmane. "Avec ce nom (Islam), nous représentons ce groupe", a ajouté le conseiller communal anderlechtois. Ah oui vraiment?
Est-ce à dire que la majorité des musulmans sont séduits par cette approche là de l'islam: l'islam de la STIB?
"D'ici douze ans, en 2030, Bruxelles sera principalement composée de musulmans. Et que souhaitez-vous: un médiateur ou un extrémiste?
On ne saurait être plus clair. On sait que de manière générale, les citoyens d'origine turque votent par préférence pour un candidat turc, quelles que soit sa couleur politique.   Est ce à dire que les Bruxellois musulmans vont être enclins à donner leur voix au parti Islam? C'est une vrai question et elle semble préoccuper sérieusement le landerneau politique.  
Le parti Islam compte  actuellement deux conseillers communaux, l'un à Anderlecht, l'autre à Molenbeek. C'est dérisoire mais il semblerait qu'il pourrait faire un tabac aux élections communales d'octobre, ce qui provoquerait un électro choc politique à Bruxelles et dans le pays tout entier: en Wallonie comme en Flandre.
Les réactions ont été vives en Flandre après la révélation d'éléments du programme électoral du parti Islam.
"Un parti politique nommé Islam grandit en Belgique. Ils appellent sans complexe à l'introduction de la charia. La charia est en violation avec les droits de l'homme. Les partis pour la charia sont donc antidémocratiques. De vrais loups déguisés en agneaux! a affirmé - en français - le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA), sur Twitter.
"Dans leur monde régi par la charia, les femmes n'ont pas de droits. Et cela commence avec une ségrégation dans le transport public. Ce parti Islam me révolte. C'est pour cette raison que Safai Darya (la militante des droits de l'homme belgo-iranienne Darya Safai, qui a rejoint la N-VA, ndlr) et des milliers d'autres femmes ont dû fuir l'Iran. C'est cracher sur l'Europe", a-t-il ajouté.
Deux partis membres de la coalition gouvernementale au pouvoir en Flandre et au fédéral, la N-VA et l'Open Vld, ont annoncé leur volonté d'élaborer une base légale pour interdire les partis extrémistes tels que le parti Islam - ce qui n'est actuellement pas possible en Belgique, contrairement à l'Allemagne.
De toute évidence, ceci exigerait une modification de la Constitution après les élections de mai 2019.
Les propos de l'un des cofondateurs du parti Islam, Redouane Ahrouch, sur la proposition de séparer les hommes et les femmes dans les transports publics ont aussi provoqué une vive réaction de la secrétaire d'Etat bruxelloise à l'Égalité des Chances, Bianca Debaets (CD&V), qui les a qualifiés de "choquants" et d"anticonstitutionnels" dans un communiqué.
"Ces propos constituent une menace pour notre démocratie et notre vivre ensemble. Prôner une séparation entre les femmes et les hommes dans les transports en commun va totalement à l'encontre de nos valeurs fondamentales et de nos libertés. Je vais demander à l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes d'analyser ces propos et de voir dans quelle mesure ils incitent à la discrimination sur base du sexe. S'il est prouvé juridiquement qu'ils constituent une incitation à la discrimination, je ferai en sorte que des mesures adéquates puissent être prises", a ajouté Mme Debaets, rejointe par son président de parti, Wouter Beke, sur Twitter.
C'est dire si le landerneau politique est en émoi.
Les musulmans seraient bien inspirés de lire attentivement leur texte fondateur. Ils comprendraient alors que celui-ci est avant tout une guidance éthique, un rappel synthétique des messages éthiques juifs et chrétien qui l'ont précédé.  Réduire l'islam à la charia et à une orthopraxie c'est comme réduire le catholicisme à l'inquisition. Mais c'est évidemment de bonne guerre, la guerre des civilisations qui fait rage partout dans le monde et singulièrement en Europe.
Pourtant c'est bien cela que tente propose M. Ahrouch à ses coreligionnaires. Avez cous remarqué combien sont rares les femmes musulmanes qui conduisent des bus de la Stib? Est ce un pur hasard ou l'expression d' une volonté communautariste, celle de la tendance qui fait la loi ai sein de cette institution dont se réclament les deux portes paroles de ce parti appelé Islam? 
MG
  

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