lundi 14 mai 2018

Grande Mosquée: Ducarme appelle la justice à "faire respecter les règles"

Le Vif
Source: Belga

Le ministre des Classes moyennes, des Indépendants, des PME, de l'Agriculture, et de l'Intégration sociale, Denis Ducarme, a appelé dimanche la justice à "faire respecter les règles" en matière de respect de l'état de droit après les révélations sur le contenu de la formation des imams dispensée en arabe au sein de l'école du Centre islamique et culturel de Belgique (CICB), qui abrite la Grande Mosquée de Bruxelles.
BELGA/Nicolas Maeterlinck
"On est en droit d'attendre de nos autorités judiciaires qu'elles ne soient pas timides sur un dossier comme celui-là", a-t-il affirmé lors de l'émission L'Invité de la chaîne de télévision privée RTL-TVi.
"On ne doit pas être timide par rapport à des comportements islamistes. Il faut (...) qu'on ne recommette pas les erreurs du passé en la matière. Quand vous avez des dérives telles que celles-là, il faut que les autorités judiciaires fassent respecter nos règles", a ajouté M. Ducarme (MR).
"Cela fait quinze ans que je dis que dans ce pays il y a des problèmes au niveau de la formation des imams, mais pas tous. L'islamisme, c'est la peste", a encore dit le ministre libéral.
Selon un rapport de l'Organe de Coordination pour l'Analyse de la Menace (OCAM) dévoilé mercredi par plusieurs médias, la formation des imams dispensée au sein du CICB incite les fidèles à se lancer dans le djihad armé, à persécuter les homosexuels et à tenir des propos antisémites.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY. 
DON'T CHANGE A WINNING TEAM

Cela fait plus de huit ans que DiverCity embouche vainement cette trompette: les imams, les professeurs de religion islamiques  et autres aumôniers de prison doivent être formés par nos universités et non pas être importés du Maghreb, d'Arabie ou de Turquie.
L'ancien président de l'exécutif des musulmans semblait partager ce point de vie.
Quand à son successeur, il fait  apparemment allégeance directe à Erdogan.
On ne change pas d'attelage au milieu du gué. Il est fascinant de constater que le communautarisme nationaliste, en l'occurrence turc veille à toute force prendre le dessus sur l'excellence.
La Belgique a besoin d'un islam de Belgique qui soit compatible avec les valeurs du pays d'accueil.
Le vif titre: "islam modéré en danger ?"
(...) "Une alliance turco-salafiste a réussi à porter un nouveau président turc à la tête de l'Exécutif des musulmans de Belgique. Comme en France, la Turquie d'Erdogan veut s'imposer dans l'islam institutionnel."
Ce n'est pas précisément une bonne nouvelle.
MG


L'EXÉCUTIF DES MUSULMANS DE BELGIQUE A UN NOUVEAU PRÉSIDENT
Le Vif
L'Exécutif des musulmans de Belgique a désigné un nouveau président à l'issue d'une réunion, vendredi soir, indique la RTBF sur son site internet. Mehmet Ustun, responsable de la mosquée Sultan Ahmet à Heusden-Zolder (Limbourg) succède à Salah Echallaoui.
Mehmet Ustun © Belga
M. Echallaoui était en poste depuis 2016. Il poursuit en tant que vice-président francophone de l'institution, tandis que Bayram Saatci devient vice-président néerlandophone.
L'EMB était en proie à des tensions internes depuis plusieurs semaines. Le Vif évoquait vendredi une pression des courants plus rigoriste et de l'aile turque pro-Erdogan. Selon d'autres sources, il est surtout question de dissensions liées à l'illégalité du statut du président sortant. Salah Echallaoui qui n'est pas membre élu de l'EMB avait succédé à Nourredine Smaïli en 2016 alors que le mandat de ce dernier était toujours en cours.


LE PRÉSIDENT DE L’EXÉCUTIF DES MUSULMANS DE BELGIQUE SUR LA SELLETTE
Le Soir
. La branche turque souhaite reprendre la présidence de l’Exécutif des Musulmans de Belgique occupée par Salah Echallaoui depuis deux ans.

En 2014, l’Exécutif a été renouvelé pour trois ans par l’Assemblée générale. Or, en 2016, lorsque Noureddine Smaili, président désigné en 2014, a fait un pas de côté, Salah Echallaoui a accepté un mandat de « minimum deux ans », ce qui rebattait les cartes du règlement. Le 2 avril dernier, ces deux années sont arrivées à échéance. La frange turque réclame donc son « droit » à prendre ses responsabilités à la tête de l’institution.
UN PARTENAIRE APPRÉCIÉ DES AUTORITÉS
Or, à bonne source, l’actuel président ne souhaite pas quitter ses fonctions. Les autorités officielles n’en sont certainement pas plus désireuses, même si elles ne peuvent intervenir dans ce processus. Salah Echallaoui, porteur d’un islam modéré, est en effet devenu un partenaire apprécié au cabinet du minisitre de la Justice, Koen Geens, mais aussi au cabinet Marcourt, en Fédération Wallonie Bruxelles. Diplomate discret mais non moins déterminé, il a entamé depuis deux ans une série de réformes au sein de son institution. Il manœuvre notamment en coulisses pour une refonte du conseil des théologiens, souhaite créer une fonction de prédicatrice, ainsi qu’un institut pour former les imams en Belgique. Preuve de la confiance qui lui est accordée, les autorités souhaitent que l’EMB reprenne la gestion de la Grande Mosquée, dont la Convention avec l’Arabie Saoudite vient d’être rompue par l’Etat fédéral. Il est également partie prenante de l’Institut de promotion des formations sur l’islam, aussi appelé « Institut Marcourt », mis en place au début de l’année académique côté francophone.
LE RISQUE : UNE IMPLOSION DE L’INSTITUTION
(...)Le risque : provoquer un clash et une scission, voire l’explosion de l’Exécutif si les Turcs, reliés à la Diyanet, soit le ministère des affaires religieuses en Turquie, quittent la table. L’équipe actuelle souhaiterait trouver une voie médiane pour ne pas mettre à mal l’institution, qui a déjà vécu par le passé de nombreuses années chaotiques.

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