lundi 25 juin 2018

"La pénurie d’enseignants est alarmante et pourtant, il n'y aura pas d'excellence sans professeurs !"

Une opinion signée par l'ensemble des directeurs de l'enseignement libre secondaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
La Libre Belgique

Cette année, la réforme des Titres et Fonctions a paralysé les écoles. Les dégâts sont énormes. Les allégements consentis par la Ministre sont clairement insuffisants. Trop d’heures de cours n’ont pas pu être données.
Tenez-vous bien. En juin 2018, des élèves ont passé le CE1D sans avoir eu de professeur pendant plusieurs mois. Ils seront donc soit condamnés à recommencer leur 2e année, soit libérés sans préparation en 3e année générale grâce à (ou à cause de) la compréhension de tout un conseil de classe… décimé. Les recours s’annoncent…
UN MONSTRE AUX EFFETS TERRIBLES
Trop souvent, les élèves se sont retrouvés seuls face à leurs bouquins, en salle d’étude, quand ce n’est pas chez eux ou en ville, libérés par leur établissement scolaire. Des heures où ils n’avaient pas cours suite à l’absence de l’un ou l’autre professeur. Et pourtant, ils y ont bien droit à ces heures d’apprentissage ! L’instruction est un service public. Seulement, des règles de plus en plus lourdes, de plus en plus bureaucratiques et limitatives à l’embauche sont entrées en vigueur en septembre 2016 - provoquant l’ire des directions. Ce monstre s’appelle le décret "Titres et Fonctions" (1). Un édifice censé professionnaliser la fonction d’enseignant et améliorer le niveau d’enseignement mais qui, dans sa mise en œuvre, a les effets contraires.
DES DÉMARCHES KAFKAÏENNES
Dans un contexte criant de pénurie d’enseignants, la Fédération Wallonie-Bruxelles répond par un filtre de plus en plus décourageant. Conséquence : pour chaque engagement, donc pour chaque remplacement, une production complètement kafkaïenne de P.-V. de carence si la direction ne trouve pas de professeur doté du titre requis, injure à l’esprit écologique de notre époque.
La production de ces P.-V. met en demeure les directions de publier une offre d’emploi ou de contacter tous les candidats inscrits dans une base de données (par ordre de priorité) avant toute embauche. Délai de 24 heures minimum pour un remplacement inférieur à 10 jours, 3 jours pour un remplacement de plus longue durée. Autant dire que les élèves sont bien partis pour attendre au moins 72 heures sans professeur.
Ajoutons au tableau noir le morcellement des fonctions induit par ce décret qui peut entraîner l’obligation d’engager quatre professeurs pour un emploi assuré jadis par un seul enseignant.
DÉCOURAGEANT !
A coups de décrets successifs, on nous demande d’un côté d’améliorer le service et l’encadrement de nos élèves et, d’un autre côté, on nous assène des règles abrutissantes qui découragent certaines directions d’entamer les procédures si le remplacement est d’une durée inférieure à un mois. Vous avez bien lu : un mois !
Madame la Ministre se propose de faire revenir en classe les professeurs en préretraite (ou en DPPR : Disponibilité pour convenances Personnelles précédant la Pension de Retraite). Ceci revient à ignorer qu’une personne en DPPR a mûrement réfléchi sa décision avant de s’engager dans ce processus d’aménagement de fin de carrière, présenté comme irréversible. Ces professeurs ont constaté la pénibilité du métier, ce n’est pas pour remonter dans le train !
Notons que, par contre, ce système décourage aussi les employés des autres secteurs (du privé notamment) de se lancer dans la carrière sans agrégation ou titre pédagogique, puisqu’ils sont relégués au statut de "titre non requis", donc non prioritaires à l’embauche, à des salaires inférieurs à ceux qu’on ne nous envie déjà pas, et sans tenir compte d’aucune expérience utile pour les cours généraux. Voilà qui n’est guère motivant… Pourquoi, par exemple, ne pas leur proposer deux ans pour obtenir un titre pédagogique ? Avec récupération du salaire non perçu ?
ET L’HUMAIN DANS TOUT ÇA ?
On transforme les directions (ou les services d’engagement) en notaires du diplôme, sans plus s’intéresser à la personnalité, aux compétences ou aux motivations des candidats. Comme si le charisme ou la bienveillance n’avaient en la matière plus aucune valeur. Doit-on évoquer les candidats notoirement incompétents, dont personne ne veut plus, qui squattent les bases de données (le fameux PrimoWeb), dont les directions s’échangent les noms et que tous essaient d’éviter en retardant les engagements (augmentant ainsi les heures creuses des élèves) espérant que, de guerre lasse, un collègue directeur ou directrice cède avant eux ?
C’est d’autant plus inquiétant lorsqu’on sait que la pénurie frappe aussi les écoles au public défavorisé, public dont la privation de cours est peu ou n’est pas prise en charge à domicile. Madame la Ministre nous a déjà entendus à ce sujet et a consenti certains allégements au terme d’un moratoire de près d’un an. Mais ce n’est pas assez ! Nous restons prisonniers d’un carcan beaucoup trop rigide qui morcelle et déstabilise littéralement les équipes pédagogiques.
C’EST LA PIRE RÉFORME
Les directions défendent la professionnalisation du métier d’enseignant, mais elles ne peuvent adhérer aux règles édictées quand elles constatent les dégâts engendrés dans les écoles, suite à cette réforme, la pire sans doute inventée depuis 15 ans !
On vante un Pacte pour un Enseignement d’Excellence qui donnerait de l’autonomie aux directions. Les directions se demandent bien de quelle autonomie il s’agit. La différence entre réseaux est telle que dans le réseau de la FWB, le Pacte a "failli donner la possibilité d’engager eux-mêmes leurs enseignants" (sic). Phrase qui fit sursauter les directions du réseau libre confessionnel qui engagent le personnel. A quoi bon former les directions avec des modules de GRH si elles sont réduites à engager des enseignants sur base d’un papier et non d’une personnalité ?
La pénurie d’enseignants est alarmante et il est urgent d’arrêter le processus bureaucratique de cette réforme, dont l’intention n’est finalement que très peu rencontrée. Il n’y aura pas d’excellence sans professeurs !
(1) La réforme des Titres et Fonctions consiste à créer des niveaux de priorité pour l’accès à l’enseignement de chaque cours dans le Secondaire. Chaque diplôme est soit requis (priorité absolue), soit suffisant, soit de pénurie. Il peut aussi être de pénurie non listé, nécessitant de demander l’autorisation à une chambre de pénurie qui se réunit une fois par semaine.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"IL N’Y AURA PAS D’EXCELLENCE SANS PROFESSEURS"

2014, élections régionales au fédéral et à Wallobrux. On allait voir ce qu'on allait voir. Elio Di Rupo conclut rapidement une majorité en Wallonie avec le CDH arrachant à celui ci, à la hussarde, la promesse de ne pas s'allier aux libéraux et surtout à la N-VA au fédéral. En compensation le CDH reçoit pour Joëlle Milquet le super ministère de l'éducation et de la culture. Le programme de gouvernement donne la priorité absolue à une réforme en profondeur de l'enseignement à Wallobrux. Tout la regardent comme indispensable.  Pleine de feu, la bouillante Joëlle met le pacte d'excellence en chantier.
Brouillonne mais téméraire, la vaillante chrétienne démocrate est déterminée à faire bouger les lignes. Mais la capitaine courageuse est contrainte de quitter le navire que pilotera sans beaucoup d'inspiration ni d'expérience la charmante Marie Martine Schyns .
Montant sur la passerelle avec courage la jeune Marie Martine  ne tarde pas  à tout  embrouiller. La montagne accouche d'une souris. Surtout,  sous la pression des syndicats, l'administration impose par décret ministériel  la réforme des Titres et Fonctions qui va paralyser l'ensemble les écoles sur le territoire de Wallobrux. Dans un contexte criant de pénurie d’enseignants, la Fédération Wallonie-Bruxelles répond par un filtre de plus en plus décourageant. On vante un Pacte pour un Enseignement d’Excellence qui donnerait de l’autonomie aux directions. Les directions se demandent bien de quelle autonomie il s’agit.
De fait, "La pénurie d’enseignants est alarmante et il est urgent d’arrêter le processus bureaucratique de cette réforme, dont l’intention n’est finalement que très peu rencontrée. Il n’y aura pas d’excellence sans professeurs !"
Et pourquoi au juste cette terrible pénurie d'enseignants à Wallobrux?
En raison de la pénibilité du métier d'enseignant.e.  Pas besoin de faire un dessin, chacun comprend combien il est devenu pénible d'exercer ce beau métier dans certaines écoles d'où la discipline s'est retirée depuis longtemps et où les valeurs et la culture du pays d'accueil sont remises en question par un public élève de plus en plus gagné aux thèses communautaristes.
Conséquence? En premier lieu l'accroissement du décrochage scolaire qui ne tarde pas à se transformer en décrochage social et pour quelques uns  en échouage en prison dont on lira qu'elle "est un cul-de-sac et contribue à renforcer les problèmes plutôt qu'à leur apporter la moindre solution de long terme."
Victor Hugo était persuadé qu'il suffisait d'ouvrir une école pour fermer une prison.
C'était sans doute exact à son époque. Ce l'est apparemment beaucoup moins aujourd'hui chez nous. Alors que faire?
Faire entrer l'école dans les prisons? y proposer de l'enseignement de la seconde chance, de l'apprentissage dans le dessein de préparer une réinsertion dans la société après la sortie de prison? On en est vraiment loin. Encore le voudrait-on qu'il faudrait trouver et former des enseignants qui soient prêts à travailler en milieu carcéral. La crise des vocations enseignantes est extrêmement préoccupante car elle augure d'une crise de la transmission des valeurs et de notre culture. Autrement dit nous traversons en Europe une véritable crise de civilisation dont les conséquences commencent à se faire sentir.
MG


RÉFLÉCHIR À L'APRÈS-PRISON: IL N'Y A PLUS D'AUTRE CHOIX
Le Vif

Pour qui travaille sur les questions de processus et des lieux de radicalisation, un constat est clair en France comme en Belgique : la prison a été un des principaux fournisseurs officiels de djihadistes entre 2012 et 2018, directement ou indirectement.
Ceux dont l'obsession se portait sur Molenbeek, sur les mosquées salafistes, en oubliant le rôle des quartiers, d'internet, l'importance de villes en France comme Trappes ou les quartiers de Nice qui y ont envoyé plus de djihadistes que la ville bouc-émissaire belge, peuvent-ils encore refuser de porter un regard objectif sur la situation carcérale en Europe ? Trop de prisonniers, installations vétustes voire insalubres, manque de personnel[1], mélange des genres et des détenus notamment entre petits délinquants et recruteurs dont l'idéologie s'est répandue comme une mauvaise grippe, sous-financement voire absence des programmes de réinsertion, taux de récidives importants. La prison, si tant est qu'elle rassure en éloignant un temps des personnes dangereuses pour la société, n'est plus une solution viable dans nos sociétés post-modernes pour lutter contre le trouble à l'ordre public et le risque terroriste. Elle est un cul-de-sac et contribue à renforcer les problèmes plutôt qu'à leur apporter la moindre solution de long terme.
S'il est crucial, politiquement, de revoir nos alliances internationales notamment avec des pays pourvoyeurs de l'idéologie salafiste, il est encore plus fondamental, pour un État de mettre cartes sur table pour trouver une solution urgente au mouroir des prisons. Ceux qui y entrent, s'ils ne font pas l'objet d'un suivi personnalisé et d'un véritable projet de vie pour ne plus replonger dans l'enfer de la délinquance, sont de futurs apprentis-terroristes en puissance, fût-ce par investissement dans la cause djihadiste par volonté de vengeance. Plus on désocialise un individu et lui enlève jusqu'à la dignité de l'espoir d'une vie meilleure, moins il sera prêt à réintégrer cette société qui ne veut plus de lui. Chaque jour passé dans ces prisons qui sont la honte de nos démocraties, régulièrement dénoncées par l'Observatoire International des Prisons, sont un jour de plus de fermentation d'une idéologie de mort et d'une pulsion de haine qui finiront par habiter confortablement la tête de milliers de jeunes entrés en prison pour des faits de droit commun et des délits moindres.
Par ailleurs, pendant que nos représentants politiques, tétanisés, le regard fixé sur les sondages, refusent obstinément d'y réfléchir, les premières vagues de condamnés pour soutien à des activités terroristes au début de la guerre en Syrie sortiront bientôt de prison, peines maximales purgées. Or, on en est toujours à se demander ce que serait un programme efficace de déradicalisation qui, cerise sur le gâteau, ne devrait rien coûter à des systèmes judiciaires déjà sur les rotules du fait des économies linéaires qui leur sont imposées par tous les gouvernements, de gauche comme de droite.
Il va de soi que le fait que nous soyons dans un Etat de droit ne nous permet pas, au-delà de quelques mesures préventives, de suivre ces personnes une fois sorties et leur "dette envers la société" réglée, en vue d'assurer la sécurité publique. Il est évident que c'est bien en amont, dès le début de leur peine, qu'il convient d'agir.
En Belgique, la surveillance électronique est en place de manière réduite depuis 22 ans. En France, le placement sous surveillance électronique fixe comme aménagement de peine, a fait l'objet d'une loi votée en 1997. La surveillance mobile pour lutter contre la récidive est en place depuis 2005. Le problème est que les programmes de réinsertion avant la sortie de prison sont sous-financés et que le bracelet autonome électronique est loin d'être généralisé. Les entreprises fournisseurs, de leur côté, savent très bien qu'il n'est pas question de fournir un bracelet de plus, mais celui que les autorités attendent : le bracelet le plus perfectionné qui soit, et qui permette de savoir en temps réel la position à quelques mètres près de l'individu sous surveillance[2]. C'est un moindre mal et cela permettrait une surveillance efficace dont n'a pas pu bénéficier le prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray il y a bientôt deux ans, victime d'Adel Kermiche. Pourtant, les solutions techniques existent qui pourraient permettre tant d'éviter de telles dérives que de permettre une réinsertion plus harmonieuses en sortant des prisons des gens dont ce n'est pas la place.
Il faut bien sûr inscrire cette mesure parmi d'autres. Mais elle doit faire partie d'un ensemble coordonné qui doit être adopté d'urgence. Si l'on déplace les lignes budgétaires consacrées au pur sécuritaire, si l'on refinance les services psychologiques, éducatifs, et de réinsertion et si l'on équipe de bracelets autonomes électroniques de dernière génération tous les "sortants" faisant l'objet d'une décision judiciaire préalable selon leur degré de dangerosité savamment analysé, on fera bien plus d'économies qu'en s'obstinant au "tout prison" qui représente un coût considérable à court, moyen et long terme, surtout si l'on prend en compte les dégâts profonds qu'il finit par infliger au corps social.
Il est aujourd'hui impossible de suivre l'ensemble de celles et ceux qui vont être rendus à la liberté dans les mois qui viennent sans que l'on ne leur ait offert de véritable opportunité de résilience. Les forces de police sont les premières à protester à ce sujet. Or, si l'État avait fait le choix d'installer une centrale de surveillance avec une vingtaine de personnes dédiées, ce seraient plusieurs milliers de bracelets personnalisés qui pourraient être suivis en temps réel selon des critères de déplacement pour leurs "propriétaires" précisément définis en fonction de mesures de justice et équipés d'un solide de plan de réinsertion. Il n'en est rien. Alors que certains pays comme la Suède, la Norvège et les Pays-Bas vident leurs prisons, avec des taux de récidive planchers, la France n'ose plus montrer l'état des siennes, et la Belgique achète des places de prison aux Pays-Bas en hésitant toujours entre rassemblement ou séparation des radicalisés.
Il est temps de réfléchir à l'avenir de nos sociétés : il est clair que la surveillance électronique, qui doit se faire de façon très encadrée, doit permettre aux autorités de savoir en temps réel à 5 mètres près, où se trouve un individu sous contrôle qui pourrait potentiellement représenter un risque pour la population. S'il est impossible dans nos démocraties, et heureusement, d'enfermer quelqu'un sur un simple soupçon, le bracelet autonome électronique, mesure largement moins invasive, doit représenter un outil d'avenir pour garantir plus de sécurité à nos concitoyens et de meilleures chances d'insertion pour celles et ceux qui ont fauté.
Alors que le bracelet fixe incite les juges à prononcer des obligations de pointage allant jusqu'à plusieurs fois dans une même journée aupres des force de l'ordre, le bracelet mobile est bien plus ajusté à une mise à l'épreuve (probation) qui a ce souci d'entraver le moins possible l'accompagnement clinique et éducatif vers la réinsertion sociale. Les travaux d'Olivier Razac[3] en France ou de Marion Vacheret[4] au Canada, démontrent depuis plus de 10 ans, que la fonction de probation, à ce point technologisée en milieu ouvert, ne peut pas être assurée par les travailleurs sociaux. Elle doit être confiée aux métiers de la sureté public et nécessite un changement de la loi en conséquence.
Il est temps d'enterrer le concept de prison tel que nous le connaissons. C'est aussi un investissement dans notre sécurité collective à long terme.
Par Michaël Privot, islamologue associé à l'ULG (Université de Liège) et Sébastien Boussois, chercheur en sciences politiques associé à l'ULB (Université Libre de Belgique) et à l'UQAM (Montréal)
[1]A l'heure où nous écrivons ces lignes, le personnel pénitentiaire en Belgique est de nouveau en grève pour réclamer que l'encadrement minimum prévu légalement soit rempli. Sachant que cela ne suffirait de toute façon pas pour que les prisons puissent remplir leur mission de réhabilitation.
[2]Aujourd'hui, le marché en Europe se répartit entre Thalès, Géosatis qui appellent leur produit bracelet autonome électronique et Brain to Sell, bracelet autonome sécurisé. La nouvelle dénomination "autonome" désigne la nouvelle génération qui permet à son "détenteur" d'être mobile, sans installation chez lui et lui octroie de fait plus de liberté sous surveillance.
[3] Olivier Razac, "Mesures de sûreté et travail social pénitentiaire", Champ pénal/Penal field [En ligne], Vol. VIII | 2011.
[4] Marion Vacheret, 2008, "Scientificité, technicisation et mécanisation, la déresponsabilisation des agents pénaux", in Collectif, Actes du colloque : Le pénal aujourd'hui : pérennité ou mutations, Centre international de criminologie comparée, Montréal, décembre 2007.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
C'EST TOUT RÉFLÉCHI! ELLE EST UN CUL-DE-SAC ET CONTRIBUE À RENFORCER LES PROBLÈMES PLUTÔT QU'À LEUR APPORTER LA MOINDRE SOLUTION DE LONG TERME!

Ceux qui y entrent, s'ils ne font pas l'objet d'un suivi personnalisé et d'un véritable projet de vie pour ne plus replonger dans l'enfer de la délinquance, sont de futurs apprentis-terroristes en puissance, fût-ce par investissement dans la cause djihadiste par volonté de vengeance.
Chaque jour passé dans ces prisons qui sont la honte de nos démocraties, régulièrement dénoncées par l'Observatoire International des Prisons, sont un jour de plus de fermentation d'une idéologie de mort et d'une pulsion de haine qui finiront par habiter confortablement la tête de milliers de jeunes entrés en prison pour des faits de droit commun et des délits moindres.
Or, on en est toujours à se demander ce que serait un programme efficace de déradicalisation qui, cerise sur le gâteau, ne devrait rien coûter à des systèmes judiciaires.
Il est évident que c'est bien en amont, dès le début de leur peine, qu'il convient d'agir.
MG






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