vendredi 31 août 2018

Schaerbeek: Les riverains du quartier Louis Bertrand mécontents


RICHARD DE WULF, DH

Les riverains du quartier Louis Bertrand, à Schaerbeek, sont à bout. Ils ne supportent plus les nuisances massives et récurrentes cet été qui se déroulent sur l’espace vert situé devant la tour Brusilia, et ils ont décidé de le dénoncer.
Le comité de quartier a décidé de solliciter la commune afin de trouver une solution aux problèmes. Une membre du comité a d’ailleurs publié un message sur le groupe Facebook regroupant les habitants de Schaerbeek. "C’est vraiment la goutte d’eau. Une de nos membres a une vue directe sur la zone et moi je la vois depuis ma terrasse. La situation est problématique et nous voulons attirer l’attention des autorités là-dessus. On ne peut pas laisser la situation comme cela. Cette lettre a donc été envoyée au nom du comité dans ce but par une membre fondatrice", raconte un membre du comité de quartier.
Les habitants reprochent la présence massive de personnes qui ne sont pas encadrées, selon eux, par la commune. Ils pointent aussi la saleté qu’ils jugent importante sur la pelouse Louis Bertrand. "Depuis le début du beau temps, il y a des rassemblements sur la pelouse, c’est rempli de gens. C’est compréhensible avec le beau temps, mais cela crée de vrais problèmes. Il n’y a aucune surveillance. On ne voit ni gardiens de la paix, ni policiers. Les personnes restent là, parfois avec des enfants, jusqu’à 1 ou 2 heures du matin. Il y a aussi la problématique de la propreté. Il est bien normal que les gens profitent de l’espace vert, mais ils laissent beaucoup de déchets sur place. Ce n’est pas normal. Nous voulons alerter sur le fait que les choses se dégradent à cet endroit", commente la personne de contact du comité.
La commune est bien consciente de la situation et ne nie pas les problèmes occasionnés cet été. Le cabinet du bourgmestre explique d’ailleurs que des actions pour la propreté sont mises en œuvre sur la pelouse devant le Brusilia comme des opérations théâtrales de sensibilisation.
Le chef de cabinet, Marc Weber, explique également : "Il y a effectivement une occupation très importante de la pelouse devant le Brusilia cette année. C’est en lien avec la densité de population qui augmente et la canicule de ces derniers jours qui rendent difficile la vie à l’intérieur. Le service propreté de la commune est actif et passe très régulièrement pour nettoyer. Mais on ne peut pas être derrière tous les groupes présents sur la pelouse.
Richard De Wulf


COMMENTAIRE DU SCHAERBEEKOIS RECALCITRANT
LA VACANCE DE MONIEUR HULOT

Nicolas Hulot a remis sa démission. On pourrait dire et on pourrait croire que ceci n'a aucun rapport avec les pelouses saccagées et outragées de l'avenue Louis Bertrand.  Et on aurait tort. Très grand tort. Car on s’aveuglerait. Notre monde se démonde sous nos regards ébahis;  le réchauffement climatique est tel que nos habitudes se modifient  et que l'espace public change de fonction à Schaerbeek, au parc Maximilien, au parc de Bruxelles, au bois de la Cambre, partout...
Une missive a été envoyée à la commune par le comité de quartier.
Marc Weber, porte parole du Collège répond : "Il y a effectivement une occupation très importante de la pelouse devant le Brusilia cette année. C’est en lien avec la densité de population qui augmente et la canicule de ces derniers jours qui rendent difficile la vie à l’intérieur. Le service propreté de la commune est actif et passe très régulièrement pour nettoyer. Mais on ne peut pas être derrière tous les groupes présents sur la pelouse.
Gouverner c'est prévoir , cher monsieur Weber: c'est vrai à Schaerbeek, à petite échelle, c'est vrai  en Grèce ou en Californie où les forêts ont brûlé cet été.
Le Collège des Echevin et bourgmestre de Schaerbeek n'a rien prévu en l'occurrence. Tranquillos il est parti en vacances en s'en lavant les mains. Les riverains schaerbeekois  excédés par les incivilité d'autres Schaerbeekois s'en souviendront dans l'isoloir en octobre prochain. La vacance du pouvoir et celle de monsieur Hulot participent de la même logique celle de l'indifférence et de la banalisation. "Après moi les mouches". On banalise tout: l'insécurité est  balayée d'un revers de main. Les cambriolages? Que nenni! L'impossibilité  de se garer le soir? On va creuser un parking place Lehon. Le décrochage scolaire, le chômage des jeunes? On va inaugurer de nouveaux bâtiments scolaires et ouvrir une école Montessori!   Ben voyons! L'agonie du petit commerce de proximité? Organisons vite une petite braderie, une brocante peut-être?  C'est du grand n'importe quoi.
"La qualité de vie", le bien" vivre ensemble" ne sauraient faire l'économie d'une bonne gestion des espaces publics. Certes les espaces verts schaerbeekois  sont joliment entretenus. Mais quid de leur sécurisation, de leur surveillance, de leur animation?
Vacance du pouvoir! Vacance de monsieur Hulot! C'est du pareil au même.
La seule façon dans l’instant de rendre hommage à celui qui a décidé de renoncer au pouvoir commente Béatrice Delvaux dans le Soir «  pour ne pas devenir cynique et abaisser son seuil d’exigence  », est de reproduire ici son alerte au monde et de transmettre un peu de sa funeste mise en garde. Lisez ces mots, réécoutez cette interview : c’est nous qu’ils sont censés mettre en mouvement, alors qu’il est déjà un peu trop tard.
Lisez plutôt!
«  Je ne comprends pas que nous assistions les uns et les autres à la gestation d’une tragédie bien amorcée dans une forme d’indifférence. La planète est en train de devenir une étuve. Nos ressources naturelles s’épuisent. La biodiversité fond comme neige au soleil et ce n’est toujours pas appréhendé comme un enjeu prioritaire. Et surtout, on s’évertue à entretenir voire à réanimer un modèle économique marchand qui est la cause de tous ces désordres. Nous avons basculé dans la tragédie climatique. Cet été, la Californie brûle, la Grèce brûle, l’Inde est sous inondation et nous aussi avons vécu une année terrible. Petit à petit, on s’accommode de la gravité et on se fait complice de la tragédie en cours de gestation. La pression à court terme sur les dirigeants est si forte qu’elle préempte leurs moyens d’agir à moyen et long terme. On reste avec l’illusion que l’enjeu est écologique alors qu’il est culturel, sociétal et civilisationnel. On ne s’est pas mis en ordre de marche pour l’aborder autrement. Les phénomènes nous explosent à la figure et nous nous en rendrons compte trop tard.  »
Prévenus. Nous sommes prévenus.  Schaerbeekoises , Schaerbeekois réveillez vous!
Nicolas Hulot  se retire, commente le journal Le Monde,  "en espérant, sans trop y croire, que ce geste provoquera un électrochoc et réveillera les consciences."
« Avons-nous commencé à réduire nos émissions de gaz à effet de serre ? Non. Avons-nous commencé à réduire l’utilisation des pesticides ? Non. A enrayer l’érosion de la biodiversité ? Non
« C’est un problème de démocratie. Qui a le pouvoir ? Qui gouverne ? »
Posez- vous donc la question! 

Marc Guiot le Schaerbekois récalcitrant, très récalcitrant. 46ème sur la liste Verzin.

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