lundi 17 septembre 2018

"L'automobiliste est le bouc émissaire rêvé"

MONIQUE BAUS
La Libre
OPINIONS

Alors que s’ouvre la semaine de la mobilité et que les voitures restent au garage dans Bruxelles, ce dimanche, Thomas Morales semble jouer la provocation.
Son nouvel essai, Éloge de la voiture, sort en librairies jeudi.
Résolument amoureux des belles autos, le spécialiste y ressuscite une époque révolue. Lorsqu’on voulait croire que tout était possible.
Car, pour lui, les jolies carcasses d’alors incarnent les rêves, le plaisir, la liberté et l’espoir perdus à jamais.




COMMENTAIRE DU SCHAERBEEKOIS AUTOMOBILISTE  RECALCITRANT
HARO SUR LE BAUDET AUTOMOBILE

"Aujourd'hui c'est dimanche,
sans auto c'est étrange..."
Les autorités régionales et communales nous  interdisent d'utiliser nos véhicules à essence une fois l'an. Certes, le spectacle de Bruxelles sans voitures est fascinant, surtout sous un doux soleil d'automne, en famille. On entendra chanter les oiseaux.  On croisera le bourgmestre à bicyclette ou en cuistax avec ses échevins sauf un. Les listes concurrentes au grand complet marcheront dans les rues, les candidats de toutes listes politiques chargés de folders et tracts divers  tenteront de conquérir votre voix.  Il y aura foule au parc Josaphat et dans les espaces publics envahis par les Schaerbeekois devenus  piétons malgré eux. Le glacier Cocoza fera une belle recette. Les vélos de toutes sortes seront de sortie et occuperont  le haut du pavé.  En brûlant gaiment les feux rouges,  ils feront reculer ceux qui se déplacent pedibus.
Les piétons d'un jour laisseront  à regret la bagnole au garage où devant la maison . Il feront belle figure, la mine réjouie. Et pourtant...l'interdiction de circuler en automobile comme au temps du choc pétrolier ne fait pas le bonheur de tous. L'automobiliste qui sommeille en chacun de nous n'oublie pas ses colères à chaque fois qu'il doit traverser cette ville infernale, défigurée par les travaux anarchiques et une congestion permanente des artères vitales et secondaires. Et je ne parle pas  du cauchemar qu'est devenu parquer en ville. Un vrai sport de combat. On aura beau culpabiliser, brimer et "pruner" l'automobiliste de toutes les manières,  il ne renoncera pas facilement pas à sa chère automobile. "Chère" dans tous les sens du terme, chère à son coeur et lourde , de plus en plus lourde, pour son portefeuille. A vrai dire on ne jouit guère  de l'automobile  que depuis un gros siècle. Avant on se déplaçait autrement. Avant c'était à pied à cheval ou à dos d'âne. Si on en croit inconditionnels du " tout à la bécane", cela pourrait se reproduire beaucoup plus vite qu'on ne voudrait.

L'automobiliste asinus  schaerbeekois récalcitrant 
 

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