samedi 8 septembre 2018

Marc Uyttendaele sur l’affaire Cécile Djunga: «Impunité, impunité, impunité»




(extraits,  in Le Soir)
L’émotion est vive à la suite des agressions racistes et répétées dont a été victime Cécile Djunga. Nombreux sont ceux qui expriment leur effroi face au racisme bête et méchant, ordinaire, infligé à la présentatrice météo de la RTBF. L’administrateur-général de la RTBF annonce l’engagement de procédures judiciaires. Cécile Djunga est victime de son époque, de la mort du « politiquement correct », du dévoiement de la liberté d’expression et d’une impunité tolérée de manière transversale dans la société. Les réseaux sociaux, les égouts de la pensée que sont les forums de discussion des journaux, la lâcheté des plus hauts magistrats du pays conduisent à mettre en échec le fondement même de l’idéal démocratique, à savoir la responsabilité que chacun doit assumer pour les actes et propos qui sont les siens.

UNE ALCHIMIE AVEC LES ACTES ASSUMÉS DANS DES VITRINES POLITIQUES
Quoi de plus beau en apparence qu’une parole libérée, que le droit inconditionnel de chacun d’aller à contre-courant de la pensée dominante, d’oser des opinions qui empruntent des chemins de traverse, que d’échapper à la gangue du politiquement correct ? Et pourtant, dans la réalité quotidienne, cette libération débouche sur une normalisation de l’abject : la chasse aux étrangers à Chemnitz, la politique avilie du ministre de l’Intérieur italien ou de son clone local, Theo Francken, sans évoquer l’extrême droite banalisée en Autriche, en Pologne, en Hongrie, voire dans certains pays scandinaves.

UN LION ÉDENTÉ
De manière générale, la loi pénale sanctionne toute atteinte qui est faite à l’honneur d’une personne.
Malheureusement, lorsqu’il s’agit d’user de ces instruments pour sanctionner ceux qui, sans vergogne, se défoulent haineusement sur les réseaux sociaux, l’arsenal législatif mis en place ressemble parfois à un lion édenté.
(...)Il est hasardeux d’attaquer frontalement la parole citoyenne, fut-elle populiste. Voilà pourquoi nous n’en aurons pas fini de sitôt avec ces rigoles virtuelles où circulent, en toute impunité, pensées et propos fangeux.


SCHILD & VRIENDEN : DE WEVER VA "NETTOYER" LA N-VA, L'UNIVERSITÉ DE GAND SUSPEND LE FONDATEUR DU MOUVEMENT
La Libre Belgique (extraits)
L'Université de Gand a suspendu le fondateur de "Schild & Vrienden" et a annoncé avoir lancé une procédure disciplinaire à son encontre.
Comme l'explique Het Nieuwsblad, ceux qui s'attendaient à un mea culpa de Dries Van Langenhove, le fondateur de 'Schild & Vrienden', vont être déçus. "Les blagues vulgaires n'ont rien à voir avec notre mouvement. Nous sommes injustement qualifiés d'antisémites et de racistes. C'est de la pure calomnie de la part de la VRT", a affirmé le fondateur du mouvement.
Le recteur de l'Université de Gand a affirmé avoir suspendu le principal intéressé et avoir lancé une procédure disciplinaire pour l'exclure définitivement. Dries Van Langenhove fait partie du conseil d'administration de l'Université.

DE WEVER VEUT NETTOYER LA N-VA
Le président de la N-VA Bart De Wever a dit dans une interview au Morgen vouloir examiner les "allégations" attribuées à des sympathisants du mouvement d'extrême droite "Schild & Vrienden" membres de l'organisation des Jeunes de la N-VA et "décider ensuite si les protagonistes ont encore leur place au sein du parti". Quoi qu'il en soit, "le racisme et l'extrémisme n'ont pas de place chez nous", a-t-il affirmé.
Une vingtaine de Jeunes N-VA affichent leur inclination pour Schild & Vrienden, un mouvement dont la VRT a débusqué des conversations secrètes entre membres échangeant des remarques racistes et sexistes voire affichant des sympathies pro-nazies. Certains Jeunes N-VA ont affiché leur soutien à l'organisation, d'autres, membres du parti nationaliste, ont participé à des actions ainsi qu'aux conversations secrètes sur internet. Quelques uns se trouvent sur les listes en vue des élections communales.
Nous allons procéder à un nettoyage, puis nous continuerons" notre action, a ajouté le président du parti. "Si certains souhaitent vraiment s'infiltrer, ce sera la porte", a-t-il assuré.

Le PS demande au gouvernement fédéral un plan d'attaque contre l'extrême droite
(...) Ce reportage fait aussi écho aux propos racistes dont a été victime la comédienne et animatrice de télévision Cécile Djunga, commente Charles Michel.


COMMENTAIRE DU SCHAERBEEKOIS RECALCITRANT
DERADICALISER PAR L'INTECULTUREL
JEAN CORNIL ÉCRIT : "LE COMBAT CONTRE LE RACISME NE SERA JAMAIS FINI" 

Certes non, il ne sera jamais fini mais dramatiser ne sert à rien sinon peut être à souffler sur les braises. Il y a, selon nous, une autre voie pour combattre le racisme mais elle exige un gros effort sur soi, c'est celle du dialogue interculturel et inter convictionnel.
Autrement dit l'interculturel pour déradicaliser les consciences obtuses.
C'est difficile, nous l'avons dit déjà, nous le répéterons à l'envi mais c'est fécond et contagieux.
Georges Verzin est à Schaerbeek le candidat qui incarne le mieux cette démarche. Il a combattu Nols et ses dérives délétères et après lui tous les égarements racistes et xénophobes. Il est celui que personne n'attend, celui qui est en position de surprendre, le cas échéant, d'arbitrer l'issue du scrutin.
Son itinéraire personnel et politique l'ont blindé sans le briser jamais et incité, au contraire,  à toujours se dépasser. Son livre dit cela mieux que ne le saurait expliquer le meilleur des spécialiste en RH. L'enfance difficile, le militantisme paroissial, le curriculum scolaire d'un éternel premier de classe, l'université, le rugby, les rencontres, la rudesse du monde politique et, last but not least, son amour immodéré pour Schaerbeek.
Son  bouquin mérite le détour. Il faut absolument vous le procurer et surtout, il faut le lire pour découvrir l'homme et sa vision transversale de l'avenir d Schaerbeek. Transversale dans la mesure où elle transcende les velléités partisanes et les égos des politiciens locaux à la vue courte mais  dont les dents longues raclent le parquet de la salle du conseil communal.
Georges est l'atout majeur de sa liste d'inspiration MR et résolument citoyenne .  Et surtout, cette liste est l'atout majeur de Georges Verzin autour du thème réunir pour réussir sous le sigle du coup de pied de l'âne lequel résume tout et devrait, idéalement, tonifier cette équipe.
Les contacts que j'ai pu nouer avec des Schaerbeekoises et des Schaerbeekois de ce groupe  que je n'aurais jamais croisés si je n'avais rejoint cette liste m'ont révélé des personnalités à potentiel élevé.  Le plus dur n'est-il pas de réunir a dream team? Georges Verzin a réussi cet exploit. Il lui reste, il nous reste, à transformer l'essai. Comment?
EN PRENANT RÉSOLUMENT LE PARTI DE L'ÉTHIQUE, c'est à dire en  incarnant les valeurs démocratiques qui nous animent, en luttant pour une vraie participation citoyenne, en donnant une forme concrète à nos intuitions diverses en vue de faire bouger les lignes et d'inciter les Schaerbeekois à rêver leur cité autrement.
Il y a douze ans François Robert écrivait dans Le Soir à propos des communales: "Schaerbeek devient le laboratoire de tous les possibles".  Il s'agit donc bien de déradicaliser la xénophobie et le racisme par l'interculturel et un sursaut éthique et citoyen mais aussi par un projet éducatif nouveau et comme le dit Georges Verzin dans son livre, par un nouveau contrat social, de préférence intergénérationnel et cosmopolite . A défaut, ce pourrait bien être le chaos dans dix ans. 

Marc Guiot 46°ème sur le liste de l'âne récalcitrant. Vous ne le verrez pas sur les affiches, ni sur les marchés, les braderies, les brocantes, mais il vous donne rendez-vous sur ce site au quotidien.




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