jeudi 20 septembre 2018

TROP THÉORIQUE L’ENSEIGNEMENT UNIVERSITAIRE ?


Le Soir

A l’ère d’internet et de l’accès généralisé aux savoirs, les universités n’ont d’autre choix que de s’adapter. De nouvelles pratiques pédagogiques y voient le jour, qui veulent placer l’étudiant au centre de son apprentissage.
Et l’une des innovations sur lesquelles misent recteurs  pour créer l’université de demain : avec moins d’exposés théoriques, PLUS D’OUTILS DIGITAUX ET DES ÉTUDIANTS DAVANTAGE IMPLIQUÉS DANS LEUR APPRENTISSAGE.
En juillet dernier, le président sortant de la Fédération des Étudiants Francophones (FEF), Maxime Mori, dressait pourtant, dans ces colonnes, un constat sans ménagement : estimant que les universités servent à « enfoncer de la matière dans les neurones pour la restituer à un examen deux fois par an », il appelait à plus « D’INVESTISSEMENT PERSONNEL ET D’ENGAGEMENT CITOYEN » dans les études (voir Le Soir du 16 juillet 2018). La volonté des universités de se transformer proviendrait-elle de la même conclusion ? Estiment-elles, elles aussi, que leurs étudiants sont davantage des têtes bien pleines, rodées à l’exercice du par cœur, que des têtes bien faites, adaptées au futur monde du travail ?
(...)
La majorité des étudiants manquent, selon Philippe Lambrecht, administrateur-secrétaire général de la FEB, d’une « capacité d’adaptation » au contexte hors universitaire, qui nécessite par exemple « de travailler en équipe, de TROUVER DES SOLUTIONS PAR SOI-MÊME… » « Les entreprises pallient souvent ces manques via des formations, mais est-ce normal ? » s’interroge-t-il, précisant que les principales lacunes des étudiants belges portent sur les compétences linguistiques et numériques.
Les universités semblent avoir compris le message et s’efforcent désormais de renforcer les « soft skills » de leurs étudiants – comme la capacité à résoudre des problèmes, la gestion du temps, l’esprit collectif ou la motivation – de plus en plus demandées sur le marché de l’emploi.(...)
UN ENSEIGNEMENT PARTICIPATIF
L’Université libre de Bruxelles (ULB) planche sur un projet pilote, visant à RÉINVENTER DE FOND EN COMBLE LES MÉTHODES D’ENSEIGNEMENT au sein d’une ou deux facultés (d’ici à 2019 ou 2020). Actuellement, l’heure est au recensement de toutes les pratiques innovantes déjà à l’œuvre dans les auditoires de l’ULB. (...)
Consciente que « les cours magistraux de deux heures ne favorisent pas l’activité et l’attention des étudiants », l’ULB veut, à travers ce projet, « rendre les étudiants acteurs de leur apprentissage »  Une évolution qui passera aussi par le réaménagement de certaines classes de cours, pour y PERMETTRE PLUS D’INTERACTIVITÉ.
Internet, et l’accès presque illimité aux savoirs qu’il permet, a incontestablement changé la donne et poussé les universités à se remettre en question. Les outils numériques rendent également possibles les innovations qui s’offrent à elles. 






COMMENTAIRE DU SCHAERBEEKOIS RECALCITRANT
CHANGER L'ÉCOLE ET RENDRE LES ÉLÈVES ACTEURS DE LEUR APPRENTISSAGE  
 
Certes il est souhaitable de repenser la pédagogie universitaire. Mais n'est ce pas nécessaire également au niveau primaire et secondaire?
"Changez l'école" est le titre du livre de Ken Robinson sous titré" la révolution qui va transformer l'éducation."
"Le monde connaît des changements  révolutionnaires; nous avons aussi besoin d'une révolution de l'éducation" (p.15)
Il serait temps qu'un candidat échevin inspiré brise le crédo du "on a toujours fait comme ça" et propose  une nouvelle vision de l'enseignement communal schaerbeekois. Il en a la possibilité sous la forme d'un nouveau projet éducatif communal qui soit téméraire par ses innovations.
"La réussite scolaire doit être aussi élevée que possible, et les établissements doivent privilégier les méthodes d'enseignement qui permettent d'y parvenir. "(p. 28). A Schaerbeek, comme ailleurs, un grand nombre de jeunes souffrent  de difficultés d'apprentissage, de problèmes affectifs et sociaux, mais disposent néanmoins d'un fort potentiel. Ils ont besoin d'un soutien scolaire, d'une sorte de tutorat susceptible de les accompagner, de les rassurer, de les encourager.
Il va falloir innover au sein du système éducatif actuel "en donnant plus d'autonomie à des chefs d'établissement et des enseignants visionnaires soucieux de créer les conditions d'épanouissement et de réussite de leurs élèves" (cf 67) Les meilleures écoles ont toujours respecté fait ça et respecté ce principe.
"L'enseignement  devrait permettre aux élèves de comprendre et d'apprécier leur culture et de respecter celle des autres"(p. 74) Une  culture vit par interaction de toutes les autres. En fait, le système éducatif tel qu'il est permet, quoi qu'on pense,  l'innovation.
Parce qu'ils ne s'adaptent pas au système, trop d'élèves  croient que le problème est en eux, qu'ils ne sont pas assez intelligents ou qu'ils soufrent de difficultés d'apprentissage. En vérité le problème ne réside pas dans leur incapacité d'apprendre mais dans la manière dont on leur demande d'apprendre. (111) 

Je lis dans Le Vif de ce jour:
VOICI LES COMPÉTENCES INDISPENSABLES DONT AURONT BESOIN VOS BAMBINS POUR SE PRÉPARER À DEMAIN
C. Charlot
"Aussi étonnant que cela puisse paraître, face à l'intelligence artificielle, certains observateurs ne plaident pas pour des spécialisations hyper pointues et pour des connaissances purement techniques. Ils prêchent plutôt pour que les enfants d'aujourd'hui acquièrent une série de compétences, en apparence basiques, telles que la créativité, la culture générale, la CAPACITÉ À APPRENDRE OU L'ESPRIT CRITIQUE."
C'est dire que tout nouveau projet éducatif doit absolument se fixer "Apprendre à apprendre" et "le soutien scolaire" comme des priorités.  C'est un excellent terrain d'essai pour mettre en place une dynamique intergénérationnelle: les ainés expérimentés venant au secours des plus jeunes en difficultés scolaires
J'y reviendrai plus en détail. 

Marc Guiot 23 ème sur la liste MR & CITOYENS.
Je ne suis plus 46ème mais désormais 23 ème (46/2=23)


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