mercredi 3 octobre 2018

Qu’avons-nous fait de Bruxelles ? Un désastre !


La bruxellisation chronique, barbare et sauvage a tout gâché, des choix urbanistiques, architecturaux, environnementaux, ont enlaidi une ville qui avait de l’allure et n’en finit plus, de nos jours, de compter ses plaies et, comment l’oublier, ses déficits en matière de salubrité publique...


COMMENTAIRE DU SCHERBEEKOIS RECALCITRANT
SCHAERBEEK A ÉCHAPPÉ AU MASSACRE 

Certes , ils ont cochonné Bruxelles et ses environs. Le journaliste a raison. Mais Schaerbeek?
Curieusement, sur un plan strictement urbanistique, Schaerbeek a échappé au massacre et a assez peu changé en 100 ans. Le Brusilia n'était pas construit et la RTBF VRT n'avait pas encore pris la place du tir national. Mais à part la construction de l'avenue Paul Deschanel, l'urbanisation du bd Lambermont dans les années vingt et trente et la construction de quelques écoles (16 et 17), rien n'a fondamentalement changé. Le parc immobilier, un des plus originaux des 19 communes est à peu près intact, de même que le joyau qu'est le parc Josaphat.
Le Nolsisme a dévalorisé ce patrimoine que plus personne ne voulait voir nonobstant sa sidérante beauté. Les choses ont changé. Schaerbeek redevient Scchaerbeek. Certes, la bourgeoisie aisée a eu tendance à fuir vers la périphérie. Mais attention, depuis trente ans environ une population de jeunes créatives et de jeunes créatifs  redécouvre les charmes de cette commune qui, comme sa soeur jumelle Saint-Gilles, a connu des heures de gloire au début du siècle dernier.
Le vrai fléau c'est la bagnole qui a tout envahi mais à terme elle disparaîtra de nos rues qu'elle encombre à toutes les heures du jour et de la nuit surtout.
Je conseille à chacune et à chacun de regarder notre commune avec des yeux neufs : de redécouvrir les coins exquis du parc Josaphat sous la lumière d'automne, de regarder autrement les places des Bienfaiteurs, le quartier Riga/Huart Hamoir, de remonter à pied la belle avenue Louis Bertrand, de s'arrêter pour boire un café à la terrasse  de l'Espérance et de contempler le spectacle qui s'offre à nos yeux:  de somptueuses façades art nouveau, les jolies femmes qui passent, les jeunes hommes affairés et les très nombreux cyclistes qui poussent de gros porte-bagages ou tirent des attelages avec enfants. C'est franchement bon enfant. Qui sont tous ces gens? Ils sont de toutes les couleurs et de toutes les origines, de toutes les générations ils parlent toutes les langues et s'efforcent de pratiquer sereinement le vivre ensemble. Ils y parviennent à peu près.
Ils représentent la classe créative dont parle si bien Richard Florida. Ils aiment Schaerbeek, ils s'y sentent bien, ils y rencontrent leurs partenaires de vie, font des enfants.  Mais ils ne restent pas. Il faut se demander pourquoi.
Georges Verzin est le seul à s'en préoccuper et à proposer dans son livre Schaerbeek vaut mieux que Schaerbeek. Vous ne l'avez pas lu? Vous ne savez où le trouver? J'en ai vu toute une pile devant le comptoir de "Côté Gourmand"! Il suffit de se servir. Mais attention, il faut le lire! Méfiez vous, vous ne le lâcherez pas. Surtout, vous prenez un risque: celui de devoir voter pour lui et pour moi? 

Marc Guiot  23ème sur la liste.

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