jeudi 11 octobre 2018

SCHAERBEEK EN QUÊTE D'UNE MEILLEURE IMAGE ?







    

Trois membres de la liste MR & CITOYENS (40 ans, 30 ans et 70 ans), se sont retrouvés le premier vendredi d’octobre sur la belle terrasse ensoleillée de Côté Gourmand pour un bilan de campagne à quelques jours du scrutin communal. A eux trois, ils incarnent la dynamique interculturelle et intergénérationnelle qui est l’ADN de la liste de Georges Verzin. Ils aiment se retrouver pour faire le point à cet endroit charmant au cœur de leur chère commune, au carrefour des belles avenues Louis Bertrand et Deschanel, à l'orée du parc Josaphat plus beau que jamais sous la douce lumière d'un délicieux été indien. The place to be comme dirait le bourgmestre actuel de Schaerbeek.

Certains bobos lui préféreront les terrasses du Belga ou celles du parvis de Saint Gilles par pur effet de mode et de conformisme "anticonformiste". Les plus branchés les snoberont en faveur de la terrasse Voltaire de la "plache" Brugman. Il s’agit d’une réelle erreur voire d’un égarement. En effet, rien n'est plus beau à Bruxelles que ce coin schaerbeekois en pleine renaissance. Il en va ainsi de beaucoup de choses comme le magnifique parc Josaphat, l’un des plus beaux d'Europe, ou du folklore local avec le mythique Pogge qui renaît enfin de ses cendres. Schaerbeek attire à nouveau les artistes.

Le plus jeune des trois se plaint que ses amis et collègues domiciliés à Woluwe Saint-Pierre s'étonnent qu'il puisse se plaire à Schaerbeek. Il regrette toutefois que Schaerbeek manque de cafés conviviaux comme le Côté Gourmand et aussi de restaurants gastronomiques. De son côté, la deuxième fait valoir qu'il n'est pas vraiment facile de vivre en mère célibataire dans le bas de Schaerbeek pour qui ne se résigne pas à porter le voile. Quant à l'aîné des trois, il s’étonne que certains habitants de Schaerbeek puissent encore douter de la bonne image de Schaerbeek trois décennies après le départ du désastreux Roger Nols. Ses amis soulignent que des problèmes importants doivent être réglés à Schaerbeek : des poches d'insécurité, le chômage des jeunes qui frise les 40%, les voiries communales ne sont pas propres, la mobilité est difficile et le parking surtout est un cauchemar. Sans oublier que les loyers sont chers, les centimes additionnels élevés et les commerces de qualité absents. 

Tous ces points noirs sont listés dans Schaerbeek vaut mieux que Schaerbeek, le bouquin de Georges Verzin, tête de la liste MR & CITOYENS, qui se révèle de loin le meilleur challenger du bourgmestre par son charisme flamboyant et sa vision claire de l'avenir de Schaerbeek.

Les trois protagonistes sont convaincus que l’opuscule de Georges Verzin est excellent mais qu’il peine à percer dans les médias et dans le grand public alors qu'il est disponible dans toutes les librairies et précisément au « Coin gourmand ».

Sa vision de Schaerbeek s'articule sur quatre axes : une réforme hardie de l'enseignement communal, une offensive foudroyante sur le terrain des classes moyennes et du commerce de proximité ; une percée fulgurante de caractère interculturel et intergénérationnel (réunir pour réussir) incarnée par les membres de sa liste, enfin par un thème de campagne fort : le coup de pied de l'âne.

En somme de quoi casser la baraque et s'imposer face à des listes concurrentes cotonneuses et faiblement profilées. A part les 7 ou 8 bagnoles couvertes d'affiches du candidat Ozkara qui tournent en boucle dans le bas de Schaerbeek, le Schaerbeekois ne voit pas bouger grand chose dans la cité des ânes.

Ils s’accordent tous les trois pour dire que Schaerbeek continue en effet à souffrir d'un déficit d'image. Ils se demandent aussi comment corriger cette situation.

C'est vrai qu'avec moins de trafic, moins de nuisances et d'incivilités et surtout plus de projets pour assurer une meilleure cohésion sociale, Schaerbeek pourrait prétendre à un meilleur vivre ensemble. Cela exigerait à tout le moins un supplément de "faire ensemble" interculturel et intergénérationnel.

Tartes à la crème! Langue de bois?  Pas du tout! Schaerbeek en a sous la pédale. Elle mérite qu'on se défonce pour elle : son bel urbanisme, ses magnifiques façades, ses marchés, ses habitants obstinés comme des ânes et issus de partout. Oui plus qu'un problème, la diversité est un atout.

Tous les trois sont prêts à convenir que la majorité actuelle a beaucoup œuvré pour casser l'image d'un Schaerbeek nolsien et attirer de nouveaux habitants jeunes et dynamiques.  Mais ils ne restent pas. Ce Collège s'est endormi sur ses lauriers. Il a beaucoup perdu de son dynamisme et surtout de sa capacité à nous faire rêver.

Les problèmes s'accumulent : incivilités des jeunes, mobilité et difficultés de parking, manque de propreté, faiblesse de l'enseignement communal.  Les nouveaux Schaerbeekois, ces bobos si chers à Bernard Clerfayt qui les chouchoute, ne restent pas. Pourquoi ? Les raisons sont multiples. Ils ne trouvent pas un enseignement de qualité pour leurs enfants. Ils sont exaspérés par la manière dont est géré le trafic et ils ne parviennent pas à garer leur véhicule une fois le soir tombé. Ils regrettent la non présence d'une police de proximité. Ils trouvent la commune sale malgré les gros efforts déployés par l'équipe au pouvoir. Nettoyer c'est bien ; ne pas salir c'est mieux. Bref, ils quittent Schaerbeek précisément pour Saint Gilles, Ixelles ou carrément pour la périphérie. Tout le monde le sait, le vit et le déplore.

Seul Georges Verzin, cet éternel empêcheur de gérer en rond, fait des propositions radicales, ambitieuses et surtout réalistes et concrètes.
Depuis des décennies, Verzin se bat sur tous les fronts pour défendre sa commune qu'il aime à la passion. Il connaît Schaerbeek comme personne et mieux encore, il la comprend. C'est dire s'il dérange. Il a depuis toujours rué dans les brancards. Il est l'âne qui rue dans les brancards et donne le coup de pied salutaire à la majorité sortante. Le trio attend le résultat des élections communales du 14 octobre avec impatience. Il est peut-être venu le temps d’une meilleur image de Schaerbeek.
Marc Guiot (23ème) et David Leys (15ème)

Aucun commentaire: